L’espace culturel Gingko’Art de Pontoise et les journées du Patrimoine :« La Création Animalière contemporaine II », du 20 septembre au 14 décembre 2014.

L’espace culturel Gingko’Art de Pontoise et les journées du Patrimoine : l’inauguration d’un nouveau rendez-vous artistique sur le thème de la représentation animale II, à l’occasion des journées Européennes du Patrimoine. Une nouvelle exposition placée sous le signe du surréalisme dans la création animalière contemporaine… L’invité d’honneur est la plasticienne italienne Laura Cadelo-Bertrand sélectionnée par le MAD, museum de New York pour exposer soixante créations originales.

Ce deuxième rendez-vous de la création animalière contemporaine se déroulera à partir du 20 septembre prochain, en harmonie avec les Journées du Patrimoine. Une nouvelle exposition dont l’ambition première est de revisiter l’Art animalier, avec des disciplines aussi variées que le dessin, la gravure, la photographie, la peinture et la sculpture; cette année plusieurs nouveautés pour la deuxième édition, du design, de la vidéo . plus de quarante œuvres d’art réalisées par douze artistes dont quatre représentants(es) des Ateliers de la Cité Cézanne de Pontoise.

Avec la participation de Klod Amar, Laura Cadelo-Bertrand, Silvio Cadelo, Salvador Dali, Audrey Duchet-Caillas, Fanny Fage, Dominique Giral, Isabelle Panelas-Huard, Clotilde Prévost, Mirabelle Roosenburg, Bernadette Wiener et Myung Rim Yi.

La relation au patrimoine peut quelquefois confiner au passéisme ou à la nostalgie. L’introduction, apparemment paradoxale au sein du patrimoine, d’artistes pleinement engagés dans les problématiques actuelles est pourtant susceptible de retisser un lien vivant entre le passé et notre époque contemporaine. Mais si l’art éclaire le patrimoine, il convient néanmoins de ne pas l’instrumentaliser :

L’art reste irréductible à une mission précise, il s’épanouit par la liberté qu’il incarne.

Klod Amar, une artiste pontoisienne participe à cette nouvelle aventure animalière avec une œuvre originale intitulée « Myrmécophaga-tridactyla».

en fait, un ensemble de dessins sur le thème de la personnalité esthétique des fourmis, un prétexte plasticien à une installation qui propose l’observation sous verre, à la loupe, du comportement de ses charmantes créatures…

Une création métaphorique de la société, un plaidoyer pour la paix dans le monde !

Klod-Amar,-__Myrmécophaga-t

Les entomologistes savent depuis longtemps que certaines espèces de fourmis forment des sociétés très unies, qui comptent des millions d’individus. Ces insectes présentent des comportements complexes, tels que le contrôle de la circulation, la gestion des déchets, l’élevage des pucerons, la culture des champignons, et, plus surprenant encore, la guerre, sous forme d’engagements organisés d’une armée contre une autre, où les deux camps risquent d’être anéantis.

En fait, nous ressemblons davantage aux fourmis qu’à nos plus proches parents vivants, les grands singes, qui vivent en sociétés beaucoup plus restreintes. Nous nous ressemblons jusque dans nos stratégies guerrières ! Pour les fourmis, comme pour l’homme, la guerre implique une étonnante variété de choix tactiques quant aux modes d’attaque et aux décisions stratégiques déterminant où et quand livrer bataille.

« Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, la sur-réalité […] c’est à sa conquête que je vais. »

Une plongée dans l’univers de Dali.

L’art de Dali tourne essentiellement autour de lui-même. C’est pourquoi, on retrouve, dans ce court-métrage, les symboles propres à la mythographie du maître du surréalisme.

Les fourmis, par exemple, récurrentes dans l’œuvre de Dali, symbolisent la putréfaction. Le fait de vivre sans se poser de question sur la vie, le fait d’agir sans se demander pourquoi cette action, tombée dans la routine, mène immanquablement à la putréfaction.

Dans le film, « Le chien Andalou »l’homme, en regardant sa main, peut-être trop consacrée à l’onanisme, se rend compte de cette putréfaction et cette prise de conscience déclenche ce besoin de donner une impulsion à sa vie.

Une invité d’honneur en la personne de Laura Cadelo-Bertrand, une artiste italienne spécialisée dans le design et la sculpture .

Sculptrice, jewel Designer, lampes, décors…

Laura-Cadelo-Bertrand,-_Jar

Depuis 1997 sur la base de ses propres créations théâtrales, elle créer des sculptures, des décors et des bijoux artistiques en utilisant principalement les métaux.

De 2001 à 2007 elle créer des bijoux pour diverses marques de mode et en 2007 elle ouvre son atelier – espace vente à Reggio Emilia, où sont souvent organisées des expositions d’artistes de tous genres.

Elle a exposé á la Triennale de Milan, à la Fondazione Monte Paschi Siena ("Insetti Insiena" 2013), dans nombreuses galeries et publiée sur des magazines tels que Vogue, Elle, Vanity Fair, A&D, Illustrati, Collezioni (Accessori, Trends, Haute Couture Sposa).

Elle participe régulièrement au Salon parisien « Maison & Objet », où elle a été sélectionnée pour le secteur CRAFT géré par les Ateliers d’Art de France.

Elle est co-fondatrice de l’Espace artistique « Ateliers Viaduegobbitre » à Reggio Emilia, formé par plusieurs artistes de diverses disciplines qui organise régulièrement expos et évènements.

Elle a été nommée pour les Arts & Crafts Design Award 2014, et invitée au MAD Museum de New York à exposer 60 pièces pour l’évènement sur la bijouterie contemporaine LOOT Mad for Jewelry 2014, du 4 au 6 octobre 2014.

Sylphide créature aux allants mécaniques,
La demoiselle s’abandonne aux migrations
Pour l’azur meilleur et dans sa folle ascension
L’insolente poursuit son envolée oblique.
Quel est donc cet orfèvre des arts métalliques
Qui te vêt des tourmalines attributions ?
Diaphanes élytres sous les hélianthes scions
–
Ton enveloppe flamboie de feux organiques.
La libellule, ma passionnelle bestiole
Sait consoler dûment mes peines vitrioles.

Silvio Cadelo est né le 10 octobre 1948 à Modène, est un auteur de bande dessinée italien. Après avoir fait les beaux-arts, il intègre une troupe de théâtre expérimental. Son parcours théâtral dure quelques années au cours desquelles il officie en tant que scénographe, acteur et metteur en scène.
Il travailla également comme affichiste. À la fin des années 1970, tenté par la peinture, il se porte finalement sur la bande dessinée qu’il juge moins mercantile. Il dessine pour les revues italiennes Linus, Alter et Frigidaire. Il rencontre alors Jean Annestay qui lui ouvre des perspectives sur la France. En 1981, il publie son premier album Skeol au graphisme très inspiré de l’école Métal hurlant, notamment Moebius. On y découvre sa propension pour les créatures aux morphologies exotiques, que l’on retrouve à la même époque dans ses illustrations pour le jeu de rôle VII Legio d’International Team1 et dans Introduzione Alla Zoologia Fantastica d’Ettore Tibaldi. À l’occasion de la publication du portfolio Strappi, Annestay demande à Alejandro Jodorowsky d’en écrire la préface. Séduit, Jodorowsky lui propose de travailler ensemble, Cadelo s’installe alors à Paris pour réaliser La saga d’Alandor avec lui, mais leurs ambitions divergent sur l’orientation du récit et le courant passe mal entre les deux artistes, la série restera inachevée avec deux tomes. Néanmoins, ce travail l’aura fait connaître et aura familiarisé le public avec son style particulier empreint de symbolisme.

Silvio-Cadelo,-_In-Karna_

Se glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit.
Suivre tes pas, ton ombre à la fenêtre.
Cette ombre à la fenêtre c’est toi, ce n’est pas une autre, c’est toi.
N’ouvre pas cette fenêtre derrière les rideaux de laquelle tu bouges.
Ferme les yeux.
Je voudrais les fermer avec mes lèvres.
Mais la fenêtre s’ouvre et le vent, le vent qui balance bizarrement
la flamme et le drapeau entoure ma fuite de son manteau.
La fenêtre s’ouvre: ce n’est pas toi.
Je le savais bien.

Salvador Dali

Originaire de Catalogne, Salvador Dali entre en 1921 à l’École des Beaux-arts de Madrid, d’où il est renvoyé en 1926 pour indiscipline. De cette formation, il conserve malgré tout l’amour de la grande peinture, qu’il complète par la découverte des avant-gardes artistiques telles que le Futurisme italien, le Cubisme et l’œuvre de De Chirico. À cette époque, il fréquente les milieux anarchistes et se lie d’une profonde amitié avec le poète Federico Garcia Lorca, qui écrit l’Ode à Salvador Dali, et avec Luis Buñuel alors étudiant.

Il commence à produire une œuvre personnelle autour de 1927, par exemple la toile intitulée Le sang est plus doux que le miel, qui dépeint un paysage désertique où sont dispersées des figures insolites, dont ses premières formes molles. Mais ce n’est qu’avec le film Un Chien andalou, réalisé en 1929 avec Luis Buñuel, qu’il s’impose dans le milieu artistique et attire l’attention des Surréalistes.

Au cours de l’été 1929, ses nouveaux amis lui rendent visite en Catalogne avec, parmi eux, Helena Diakonova, surnommée Gala, future compagne de Dali. La même année a lieu sa première exposition personnelle à Paris. À partir de 1930, le scandale causé par la projection de L’Age d’or accroît sa notoriété. Il réalise de multiples objets surréalistes et applique à sa peinture la méthode paranoïaque critique.

Pendant la guerre, il séjourne aux États-Unis où il produit des illustrations, des publicités et rédige sa biographie, La Vie secrète de Salvador Dali. Il conçoit aussi des décors de théâtre et de cinéma, notamment pour Spellbound en 1945 (La Maison du Dr Edwardes) d’Alfred Hitchcock. Par la suite, il partage son temps entre New York, Paris et Port-Lligat, où se trouve sa propriété de Cadaqués, ne cessant d’apparaître au cours d’interventions provocatrices.

Salvador-Dali,-__Caducée__

Audrey Duchet-Caillas ou la vie en plein vol : J’ai devant les yeux un visage hallucinant, un visage composé de morceaux d’espace ou plus exactement, l’ expression d’un visage qui n’a que cela à montrer, un instant d’excès : une expression très marquante mais sans identité particulière. D’identité, il en eut forcément une ce visage, mais la peinture l’a ignorée car il n’était pas important que ce visage pût être identifié en tant que visage de telle ou telle personne mais en tant qu’expression ou simple état possible du visage humain. Mais alors pourquoi cette expression plutôt qu’une autre, sinon parce que dans son excès, celle-ci a la capacité de frapper l’ attention. Le choix du traitement n’est donc pas innocent. Pour provoquer une émotion révélatrice, Audrey Duchet-Caillas a choisi de montrer un aspect particulier du visage humain. S’il fallait absolument classer la peinture de A.D.C dans une catégorie, on pourrait dire alors qu’elle réalise une peinture possédant les caractères d’une vision extraordinaire. Extraordinaire ne signifie pas fantastique, car c’est bien notre monde qu’elle peint, pas les chimères qui apprivoisent notre terreur cosmique. Chaque peintre possède une capacité de saisie particulière qui sur la toile devient le signe emblématique de sa vision. Le signe de Audrey, son style, c’est la vitesse de saisie. Quant à la peinture proprement dite et ses techniques, elles sont sommées d’obéir à quelqu’un qui ne prend le temps de s’attarder ni aux rêves ni aux détails.

Audrey-Duchet-Caillas

Extrait d’un texte de Claude Margat du 7 Novembre. 2013

Les plaines de la mer, immobiles et nues,
Coupent d’un long trait d’or la profondeur des nues.
Seul, un rose brouillard, attardé dans les cieux,
Se tord languissamment comme un grêle reptile
Au faîte dentelé des monts silencieux.
Un souffle lent, chargé d’une ivresse subtile,
Nage sur la savane et les versants moussus
Où les taureaux aux poils lustrés, aux cornes hautes,
À l’oeil cave et sanglant, musculeux et bossus,
Paissent l’herbe salée et rampante des côtes.

Fanny Fage est née à Algrange, en Moselle en 1987.

« Après des cours d’aquarelle et de dessin durant mon enfance et mon adolescence, la décision était prise : je voulais travailler dans le monde du dessin, et plus précisément celui de l’illustration ! Quelque chose m’attirait dans le fait de donner vie aux mots, aux textes par la réalisation d’images. Une amie m’a raconté une fois que, lorsqu’elle était petite, alors qu’elle lisait un livre, elle s’était soudain précipitée vers sa mère en lui disant : « je ne comprends pas, quand je lis, j’ai des images qui viennent dans ma tête ! » Quelque part, je trouve cela magique de pouvoir moi-même poser ces images sur le papier, afin de partager ce qu’un texte m’évoque.

Après une licence arts plastiques à Montpellier, j’ai effectué 3 années d’études à l’ESA St Luc de Bruxelles, en option illustration où j’ai pu pleinement évoluer dans mon domaine, et trouver, petit à petit, un style graphique qui me convienne. »

Fanny-Fage,-_Chat-final_-

Je vis et travaille au Plessis Bouchard dans le Val d’Oise ! J’ai des projets plein la tête, qui j’espère, se retrouveront très prochainement en librairie et ailleurs !

"Donner vie aux mots et aux images…Voilà le but de Fanny Fage, dessinatrice dans l’âme et illustratrice depuis la fin de ses études en art. Fanny Fage cherche en permanence, par l’aquarelle et le dessin, à transcrire ses sentiments, son imaginaire sur papier.
Mais au contraire d’une simple illustration, les oeuvres de Fanny Fage se suffisent à elles-mêmes. Ce sont des planches douces, poétiques et mystérieuses, empruntent d’une vague nostalgie et d’une réelle intemporalité. On peut y admirer la finesse du dessin et la légèreté de la couleur, mais aussi et surtout se créer, grâce à ses planches, de nouvelles histoires, des contes d’hier et aujourd’hui."

Dominique Giral artiste numérique basé à Saint-Ouen-l’aumône, propose une œuvre interactive ou le spectateur influence le déroulement des images.

Le visiteur contemple l’évolution des images et des sons dans un espace émotionnel.

Le temps ne s’arrête pas, mais le visiteur, par son mouvement, peut influencer momentanément le déroulement des images: De notre naissance dépend l’association d’un des 12 animaux de l’astrologie chinoise ( selon les mois ) et de l’un des cinq éléments (selon l’année : Bois, Feu, Terre, Métal ou Eau) pour établir un cycle sexagésimal ( note : quel coïncidence avec mon age pour la création de ce travail ). Par ce biais, je souhaitai montrer une certaine diversité de notre univers par une boucle de vie qui se renouvelle jamais de la même manière, mais qui vit dans la complémentarité (YIN YANG) .

Dominique-Giral,_yinyang_

«  Acteur et spectateur »

Le visiteur contemple l’évolution des images et des sons dans un espace émotionnel.

Avec de l’infiniment petit jusqu’au fin fond de l’univers toujours en mouvement, le YIN YANG se colore selon les caractères des animaux ou selon les cinq éléments .

Les couleurs peuvent être arbitraires en rapport avec les éléments selon notre connaissance, mais aléatoires en début et en fin de cycle (la naissance ou la mort )

le YIN ( ombre ) Yang ( lumière ) peuvent être symbolisés par le soleil ou la lune, le masculin ou le féminin.

Ce sont les symboles qui constituent l’univers ou les deux formes complémentaires prises par l’énergie ( un rapport avec la théorie de la relativité ? ), les deux polarités qui s’attirent ou se repoussent.

Le temps ne s’arrête pas, mais le visiteur, par son mouvement, peut influencer momentanément le déroulement des images:

Les animaux sortent de leur parcours ou virevoltent
La pluie ou les astres modifient leurs trajectoires

Les animaux de l’astrologie chinoise expriment des traits de caractères où l’on peut se reconnaître ou non, qui expliquent notre diversité et nos complémentarités.

Isabelle Panelas-Huard dite Isabelle Huard commence sa carrière artistique en 1999. Elle fréquente alors l’atelier de l’ADAC de Paris, dans la section modèle vivant. Deux ans plus tard, elle fait sa première exposition au Festival européen de la sculpture avenue Georges V à Paris.

A ses débuts, elle sculpte des nus dans un style académique avant d’évoluer vers un style personnel. Son univers se peuple alors de personnages asiatiques et d’animaux. Elle rapporte de ses voyages des sujets à thèmes, en particulier des Mandarins et des Samouraïs.

Les animaux se font peu à peu très présents avec des hippopotames, des ours, tout en rondeur, aux formes épurées, aux surfaces lisses. Actuellement ses recherches la conduisent vers un travail en force, au couteau, de façon à accentuer la dynamique de l’animal, à donner plus de relief à ses lignes et ses caractéristiques propres. En fonction du message qu’elle veut véhiculer, elle imprime plus ou moins fortement son empreinte dans la terre. C’est le cas de son fameux Rhino-féroce, très travaillé.

A noter que ces animaux sont souvent traités dans un sens symbolique, avec une attention toute particulière portée à la tête, généralement plus grosse que la normale : rhinocéros et hippopotames nous apparaissent dotés d’une tête qui fait la moitié du corps alors qu’en réalité elle représente le tiers.

Isabelle Huard développe régulièrement son apprentissage dans le domaine de la ciselure, du moulage et de la patine dans la fonderie d’art Chapon.

L’artiste participe à de nombreuses exposition depuis 2001, en particulier le salon des Artistes indépendants, le salon Nature et animaux à Paris, le salon international du monde de la culture et des arts à Cannes. Ses travaux ont été de nombreuses fois récompensés, en particulier son Rhino-Féroce, trois médailles d’or. En 2004, elle vient d’être sélectionnée pour le Salon National des Artistes Français. Elle signe ses pièces I.P.H, monogramme de son nom.

Isabelle Panélas-Huard, après avoir travaillé avec différentes galeries de Paris (place des Vosges), de province et à l’étranger (Allemagne, Suisse, Italie), est actuellement exposée en permanence à la "galerie 23" au domaine de Rochevilaine à Billiers, ainsi qu’a la galerie "les artistes et la mer" à St Malo.

Isabelle-Panelas-Huard,-_To

Ses secrets partout qu’il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé
Ma vie au loin mon étrangère
Ce que je fus je l’ai quitté
Et les teintes d’aimer changèrent
Comme roussit dans les fougères
Le songe d’une nuit d’été

Clotilde prévost résidente de la Cité Cézanne de Pontoise nous propose cette année l’originalité surréaliste avec la réalisation sculpturale d’une impressionnante mouche de métal et de jeux de miroirs. L’oeuvre est réalisée spécialement pour l’espace Gingko’Art, et, sera placée sur le plancher de verre situé dans la chapelle du XVème siècle, là où bossuet fût sacré Évêque de Condom, le 21 septembre 1670.

Jʼinstalle dans le paysage des sculptures dʼanimaux. La sculpture pouvant devenir environnement.

Mouche 1 est une sculpture faisant suite à une succession de Vaches* où le matériau métal et miroir joue avec le vide et le plein, créant des jeux dʼoptique, dʼapparitions, disparitions, fragmentations …

Lʼoeuvre rejoignant ainsi le domaine de lʼart cinétique. Mouche 1 ouvre à travers son regard les perspectives de lʼanamorphose et du mouvement.

Sa structure filiforme est légèreté, apportant aussi un effet vibratoire au touché. Pensée de Dali :

Imaginativement la vie humaine nʼa pas plus de valeur que la vie dʼune mouche.

Pratiquement, je respecte toute vie, même celle dʼune mouche, animal aussi énigmatique et admirable quʼune fée.

Clotilde-Prévost,-__Mouche-

J’ai horreur des mouches sales. Je n’aime que les mouches proprissimes/très propres.

Salvador Dalí


Mirabelle Roosenburg
nous propose cette année un ensemble, une trilogie de trois collages ;

l’un d’entre eux est utilisé pour la conception de l’affiche de l’exposition.

La technique du collage est particulièrement apte à provoquer cette étincelle. Les surréalistes en furent particulièrement conscients. Le nombre des collages qu’ils ont exécutés en témoigne.

De tous les surréalistes, Max Ernst est certainement celui qui a composé le plus de collages, dont il exécuta les premiers en 1920. Il les réunit dans trois grands recueils qui sont restés en date dans l’histoire du surréalisme: La Femme sans Tête (1929), Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel (1930) et Une Semaine de Bonté ou les Sept Péchés capitaux (1934).

Mirabelle-Roosenburg,_conso

Max Ernst : "Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage."

"Le mot image veut dire ce qu’il veut dire, ce qu’on lui fait dire, aussi bien ce que les gens ont appelé une métaphore : c’est un mot un peu drôle, un peu savant, comme une figure ou un visage de rhétorique, toutes ces choses ont des noms ! Mais du moment qu’on écrit avec de l’encre ou un crayon, on peut faire des images aussi, surtout comme moi, quand on ne sait pas dessiner, on peut faire des images avec de la colle et des ciseaux, et c’est pareil qu’un texte, ça dit la même chose".

Jacques Prévert.

Avec l’artiste sculptrice-céramiste Bernadette Wiener, l’idée dominante de son œuvre intitulée « Célestes », c’est de proposer l’inattendu, changer les repères, accueillir le sourire…
Nécessité d’aller sur des chemins plus légers que ceux empruntés dans les installations que je réalise par ailleurs. Dérision et poésie sont ici mes guides, même si la part symbolique est toujours présente.

Le choix de l’éléphant avec tout ce qu’il évoque dans la civilisation indienne et africaine, dans nos propres souvenirs d’enfant, ce qu’il représente aujourd’hui dans notre monde «électronisé», le fait de le placer où il n’est pas attendu… La présence du ressort et de ses volutes, de la spirale qu’il développe… Autant d’éléments que je vous propose pour susciter vos propres rêveries, vous laisser vagabonder dans votre imaginaire. Et si les Célestes c’était moi, c’était toi, c’était nous :
l’enfant qui reste en chacun, le facétieux qui sommeille en tout être sérieux, le tendre qui se cache derrière les gros durs,
L’esprit vagabond qui se trouve pris au piège de la réalité…
La sortie serait-elle là où l’on ne l’attend pas …

Bernadette-Wiener,-__Célest

Et moi j’apercevais – pourtant
Qu’on fût loin de Cythère -
Un objet singulier. Mystère :
C’est un éléphant.
Notre maison étant tout proche,
On le prit avec nous.
Il mettait, pour chercher des sous
Sa trompe dans ma poche.

Yi Myung Rim a étudié sans cesse tout ce qui était nécessaire à sa finalité, et ne commence jamais un tableau sans avoir bien médité sur les attitudes de ses figures qu’elle dessine toutes en particulier avec soin. Aussi nous pouvons sur ses premières pensées et sur les simples esquisses qu’elle fait, connaître que son ouvrage est conforme à ce qu’elle présage du résultat.

Les créations de Yi Myung Rim reflètent alors des états de conscience, ses compositions obéissent aux lois de l’équilibre et de l’harmonie, mais encore à une logique interne, organisatrice des mouvements et des attitudes.

Quand Yi Myung Rim peint un tableau, que ce soit un songe, une plaine, un océan ou le ciel, la voie lactée ou la planète du Petit Prince, songez toujours à la présence de l’homme, à ses affinités de joie ou de souffrance avec un tel spectacle ; alors, l’artiste,
d’une voix intime vous parlera de ses origines, de ses occupations, de ses inquiétudes, de ses prédilections ; l’idée entraînera dans cette galaxie l’humanité tout entière, en créant un paysage mental, vous penserez à illuminer la vie, à l’histoire du monde…

Yi-Myung-Rim,-_Nautile_

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous…

La sculpture animalière est un genre de sculpture qui se caractérise par des œuvres dont le sujet principal est un animal, domestique, sauvage ou imaginaire.

En Europe, la sculpture animalière a longtemps été tenue pour mineure. Elle connaît un tournant à l’occasion du Salon de Paris de 1831 où une sculpture d’Antoine-Louis Barye intitulée le Tigre dévorant un gavial suscite l’admiration du public. Barye est l’un des premiers sculpteurs à abandonner la représentation mythologique de l’animal au profit d’une représentation naturaliste. C’est à cette période, à la fin du XIXème siècle, que se développe le renouveau de la sculpture animalière.

Cette année le surréalisme dans la création animalière est le fil conducteur, le lien entre les artistes, entre la forme animale et les formes du désir.

Le surréalisme s’inspire des théories psychanalytiques de Freud. À travers une exploration de l’inconscient et l’interprétation des rêves, les surréalistes proposent des images de mondes poétiques empreintes d’une atmosphère énigmatique.

Au début du siècle, les nouvelles théories de Freud sur l’inconscient et l’analyse des rêves intéressent et fascine nombre d’intellectuels.

Cette nouvelle approche de la personnalité de l’individu et de l’être ouvre de nouvelles perspectives aux artistes qui voient à travers la création artistique une excellente manière d’explorer davantage ce monde énigmatique et intérieur qu’est le MOI.

Mais les surréalistes ne cherchent pas à interpréter les rêves ou l’inconscient. Ils les révèlent esthétiquement. C’est une sorte de création du rêve à travers la peinture. D’ailleurs, les artistes de ce mouvement tentent de se mettre en état de rêve pour créer. Leurs tableaux sont une expression du fonctionnement de la pensée.

Max Ernst propose des mondes étranges peuplés d’êtres hybrides fantastiques qui évoquent les représentations du passé médiéval de Jérôme Bosch ou des Riches Heures du Duc de Berry.

Magritte crée des images fortement symboliques, énigmes et de non-sens linguistiques. L’artiste semble s’amuser de jeux de mots ou jeux de sens en composant des images de mondes poétiques.

C’est ainsi qu’il nous peint pas exemple le fameux tableau Ceci n’est pas une pipe (en effet, c’est la peinture d’une pipe), ou encore des visages sur lesquels se dessinent des nuages (on peut vraiment avoir la tête dans les nuages). Le style de ses tableaux est très net et a un caractère presque naïf comparé à celui de Dali.

contre le silence de la nuit ; contre les chouettes, dont le vol oblique leur rase le museau, emportant un rat ou une grenouille dans le bec, nourriture vivante, douce pour les petits ; contre les lièvres, qui disparaissent en un clin d’œil ; contre le voleur, qui s’enfuit au galop de son cheval après avoir commis un crime ; contre les serpents, remuant les bruyères, qui leur font trembler la peau, grincer les dents ; contre leurs propres aboiements, qui leur font peur à eux-mêmes ; contre les crapauds, qu’ils broient d’un seul coup sec de mâchoire (pourquoi se sont-ils éloignés du marais ?) ; contre les arbres, dont les feuilles, mollement bercées, sont autant de mystères qu’ils ne comprennent pas, qu’ils veulent découvrir avec leurs yeux fixes, intelligents ; contre les araignées, suspendues entre leur longues pattes, qui grimpent sur les arbres pour se sauver ; contre les corbeaux, qui n’ont pas trouvé de quoi manger pendant la journée, et qui s’en reviennent au gîte l’aile fatiguée ; contre les rochers du rivage ; contre les feux, qui paraissent aux mâts des navires invisibles ; contre le bruit sourd des vagues ; contre les grands poissons, qui, nageant, montrent leur dos noir, puis s’enfoncent dans l’abîme ; et contre l’homme qui les rend esclaves. Après quoi ils se mettent à courir dans la campagne, en sautant, de leurs pattes sanglantes par-dessus les fossés, les chemins, les champs, les herbes et les pierres escarpées.

Lautréamont, Les Chants de Maldoror, I

Dalí était un grand passionné des mouches qu’il considérait comme l’insecte paranoïaque-critique par excellence, cependant il exprimait une aversion atavique pour les fourmis. Lorsqu’il était petit, il vit une fourmi dévorer un lézard en état de décomposition. Plus tard, déjà adolescent, dans ses rites de sublimation de l’angoisse et de l’exorcisme de la mort, il avait l’habitude de se risquer à regarder une caisse pleine de fourmis illuminées par des gouttes phosphorescentes afin de conjurer le funeste Destin. Ainsi, ses insectes, emblème de Cérès, restèrent associés à l’image de la mort et c’est pour cela que l’apparition des fourmis tout au long de son œuvre transmit une connotation lugubre. Dalí, toujours ambivalent, a incorporé à son univers boulimique le beau qui l’exaltait mais aussi le sinistre qui l’horrifiait et il Dalínisa aussi bien ses craintes que ses phobies, sentiments qui étaient, pour lui, inextricablement liés. Pour lui, la répugnance est une sentinelle qui reste très proche de nos plus profonds désirs. Pour preuve, une procession de minuscules et frénétiques fourmis parcourt toute son œuvre, pullulant à travers ce saisissant, extravagant et singulier camembert paranoïaque-critique qu’est l’espace temps Dalínien.

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« La Création Animalière contemporaine II », du 20 septembre au 14 décembre 2014.
L’exposition participe aux journées Européennes du Patrimoine : ouverture le samedi 20 septembre de 10h à 19h, et le dimanche  21 septembre de 10H à 19h.

Le site de la Fondation Gala – Salvador Dali :
http://www.salvador-dali.org/

Sur la route de l’encre de chine… Un Maître de la calligraphie nous offre sa performance sur l’asphalte de la Place de l’Hôtel de Ville

artiste Le coup d’envoi de l’exposition l’Art & l’âme, un voyage au centre des œuvres inédites de l’artiste coréenne Yi Myung Rim, installée à pontoise depuis 16 ans, s’est déroulé le samedi 5 juillet avec la participation exceptionnelle du Maître coréen Park Jong – Hoi. L’artiste âgé de soixante dix ans aidé de deux assistants a déroulé le papier de soie sur la chaussée de la place de l’Hôtel de Ville et, pendant plus de deux heures, les pinceaux ont calligraphié, structuré les contours d’une vigne, d’un cerisier en fleurs ou encore la légèreté d’un chrysanthème et des pousses de bambous.

copyright : Zen@Com conseil / Laurent Lebaillif

L’art performance propose l’expérience unique de partage d’un temps, d’un espace, d’une action. Expression éphémère, la performance n’a lieu qu’une fois et pour un public déterminé. Le spectateur a assisté alors à un événement non reproductible – en tout cas tel quel. Dans son communiqué de 1966 sur « Comment faire un happening » , Allan Kaprow (1927-2006) relevait déjà la non-reproductibilité au nombre des règles à respecter : « N’exécutez le happening qu’une seule fois. Le réitérer c’est l’éventrer, ça ressemble à du théâtre et ça provoque la même chose que la répétition : ça oblige à penser qu’il pourrait y avoir amélioration. Parfois, ce serait de toute façon presque impossible à répéter – imaginez-vous faire des copies de vos vieilles lettres d’amour pour voir la pluie délaver vos tendres pensées. Alors pourquoi s’en soucier ? ». Autre exigence du genre : obtenir du temps réel. Bien que les actions puissent être simplement suggérées, on verra plus souvent les artistes aller au bout de ce qu’ils ont entrepris (sans accélérer ni ralentir les actions pour les rendre plus expressives qu’elles ne le sont naturellement), quitte à laisser s’installer une inévitable durée. Rien ne sert de faire les choses à moitié ; il faut laisser l’expérience parvenir à maturation. Voilà pourquoi certaines performances s’étalent sur plusieurs heures, plusieurs jours (voire davantage).

Encres-de-chine-II-et-acrylL’oeuvre qui résulte de cette performance est visible par transparence sur le plancher de verre dans la chapelle de l’espace Gingko’Art jusqu’au 20 septembre.

copyright : Zen@Com conseil / Laurent LebaillifLa démarche qui caractérise Yi Myung Rim, devenue Maître de l’abstraction, consiste à proposer, purement et simplement, une "image abstraite". 
L’oxymore que constitue cette expression, une image étant traditionnellement définie comme une réplique de la réalité, indique la nouveauté de l’entreprise. Les peintures abstraites sont des images autonomes qui ne renvoient à rien d’autre qu’elles-mêmes. Dans ce sens, elles s’apparentent aux icônes de la religion orthodoxe qui manifestent la présence d’un contenu plutôt qu’elles ne le représentent, mais, à la différence de ces images religieuses, les peintures abstraites rompent avec le monde des apparences. Elles révèlent l’existence de réalités jusqu’alors invisibles et inconnues, que chaque artiste détermine à sa façon, selon ses propres convictions, son parcours et sa culture, de l’art populaire aux théories les plus spéculatives.

Exposition, Yi Myung Rim, « L’Art & l’Âme »,
jusqu’au 20 septembre 2014

Espace Gingko’Art de Pontoise
2, Place de l’Hôtel de Ville 95300 Pontoise
Ouvertures : du mardi au samedi, de 15h30 à 19 heures et sur rendez-vous.

Contacts:
01 34 43 55 13  et 06 10 20 05 56
gingko-art@orange.fr
gingko art.wordpress.com

 

Nouvelle exposition à l’Espace culturel Gingko’Art de Pontoise: Yi Myung Rim, « L’Art & l’Âme »

Yi Myung Rim, « L’Art & l’Âme »
이명림 : “예술과 영혼”

Les dernières créations de l’artiste coréenne seront présentées aux cimaises de l’espace culturel jusqu’au vingt septembre. Cette nouvelle exposition s’inscrit dans le cadre des festivités organisées autour de la commémoration des relations Franco-Coréennes; cent trente ans d’échanges culturels entre Paris et Séoul.

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La population coréenne en France est estimée à 13.000 personnes :

 il s’agit d’abord d’étudiants (ou d’anciens étudiants ayant choisi de rester en France, souvent suite à des mariages mixtes franco-coréens), notamment en français, en philosophie et dans les disciplines artistiques (beaux-arts, architecture, musique, danse et, plus largement, arts du spectacle) ;

lorsque les militaires étaient au pouvoir en Corée du Sud (de 1961 à 1993), des Coréens ont également choisi de s’installer en France : certains appartenaient à des mouvements d’opposition réprimés ; d’autres, issus des milieux artistiques, ont ouvert la voie aux nombreux étudiants coréens qui viennent aujourd’hui en France pour acquérir ou compléter une formation en art ;

les cadres d’entreprises coréennes en France sont, enfin, devenus de plus en plus nombreux, au fur et à mesure que le développement économique de la Corée du Sud a porté ce pays à son rang actuel de dixième puissance économique mondiale.

La démarche qui caractérise Yi Myung Rim, devenue Maître de l’abstraction, consiste à proposer, purement et simplement, une "image abstraite". L’oxymore que constitue cette expression, une image étant traditionnellement définie comme une réplique de la réalité, indique la nouveauté de l’entreprise. Les peintures abstraites sont des images autonomes qui ne renvoient à rien d’autre qu’elles-mêmes. Dans ce sens, elles s’apparentent aux icônes de la religion orthodoxe qui manifestent la présence d’un contenu plutôt qu’elles ne le représentent, mais, à la différence de ces images religieuses, les peintures abstraites rompent avec le monde des apparences. Elles révèlent l’existence de réalités jusqu’alors invisibles et inconnues, que chaque artiste détermine à sa façon, selon ses propres convictions, son parcours et sa culture, de l’art populaire aux théories les plus spéculatives.

L’espace et l’art de la lumière.

La forme vaincue par la lumière : L’antagonisme, le duel du jour et de la nuit. Pour exister, la clarté lutte contre l’ombre. Car, Paul Valery l’a dit :

« Mais rendre la lumière
 Suppose d’ombre une morne moitié ».

On ne peut aborder la lumière sans voir surgir immédiatement son double néfaste qui cherche à l’entamer, à la détruire, à l’anéantir. L’agression d’ailleurs est réciproque.Cette alternance de la lumière, qui fait exister les choses, et des ténèbres, qui les replongent dans un apparent néant, cohabitent avec et grâce à la symbolique instinctive que l’artiste traduit avec une imagination, une concentration extrême.Une lumière associée au vide lumineux, à l’air, à l’impalpable, tandis que le noir traduit la masse opaque et dense de la matière.

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Yi Myung Rim dispose sur une table de petits récipients contenant cette précieuse substance noire, épaisse et profonde comme les abysses de la pensée et colore peu à peu la surface du papier pour juger de l’effet et de la disposition de tous les corps entre eux, des circonvolutions de la matière, et cherche sans cesse à s’inspirer de la lumière, à la recherche de l’unité de la forme et du contenu…Puis, la feuille propose les aspects de la nature et de la vie, tels qu’ils nous sont représentés par l’artiste, en accord avec nos habitudes spatiales, que notre regard soit sollicité de tourner et comprendre des volumes réduits à deux dimensions et remis en relief par une juste répartition des ombres et des clairs.

Les créations de Yi Myung Rim reflètent alors des états de conscience, ses compositions obéissent aux lois de l’équilibre et de l’harmonie, mais encore à une logique interne, organisatrice des mouvements et des attitudes.

L’Art de l’artiste coréenne Yi Myung Rim, aide l’homme à être le plus paisible, car il lui permet de réagir contre un certain processus d’aliénation spirituelle, dont les métaphysiques de la matière et de l’esprit représentent les moments extrêmes.

Céder à ce processus, c’est se précipiter dans l’une ou l’autre de ces abstractions inhumaines, fatalistes qui s’appellent existentialisme et angélisme.La vraie culture est au contraire un protocole de conscience.A mesure que l’homme, découvre, grâce au travail de l’artiste, la stérilité de son égocentrisme, il enrichit des facultés, et, en tirant des énergies nouvelles de cette encre de chine appliquée et captivante, qu’elle contribue à notre développement spirituel et moral.

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Ce que je connais des travaux de Yi Myung Rim quand elle était encore à l’École des Beaux-arts de Versailles, une artiste adolescente qui s’efforçait d’être une « grande personne », comme Matisse, comme Picasso. La brusque plongée dans le monde étranger à sa Corée natale, la boulimie de musées, de galeries, de rencontres, de lectures notamment Rimbaud, de voyages en particulier l’Italie et la culture occidentale, la découverte des maîtres anciens, puis le peintre Giogio Morandi, l’esprit se questionne, et rajeunit l’oeil de Yi Myung Rim. Puis, c’est à cette époque qu’elle reçoit l’inattendu, l’œuvre de Paul Klee qui jusque là était seulement entrevue ; Klee va devenir un médiateur, un recours merveilleux contre deux périls qui menacent alors la jeune artiste : rester un peintre enraciné à l’excès dans l’admirable passé de son peuple, ou se trouver agressivement détachée de celui-ci, européanisée, et peut-être par la même dénaturée.

L’intelligence, l’intuition et la chance de Yi Myung Rim vont la préserver de ces deux écueils. La rencontre des œuvres de Klee lui fait découvrir un maître européen dont l’enseignement et l’exemple ne l’arracheront pas brutalement à l’esprit de sa culture originelle. Klee n’a jamais été, vers l’Orient, plus loin que Kairouan. Il n’a pas subi d’influence précise de la part des paysagistes ou des calligraphes chinois.

Mais il aborde la peinture avec une attitude intérieure analogue à celle des grands maîtres d’Extrême-Orient, et très précisément de ceux qui furent profondément imprégnés de bouddhisme, ou de la philosophie morale du Tao.

« Avant de faire le tour du monde, proposait Diderot, si nous faisions le tour de nous-mêmes ».

Yi Myung Rim a évolué comme Kandinsky et Klee et ne songe qu’au vrai, à détacher la subjectivité du peintre et de la réalité objective, à opposer le monde du dehors à l’univers intérieur. Il ne s’agit pas pour l’artiste coréenne de s’abstraire non plus que de se retraire. Il s’agit de se retrouver, que l’eau calme du lac et le calme miroir du ciel s’accordent aux sources de l’âme et au miroir de l’esprit, et qu’on ne puisse plus discerner si le paysage intérieur est un reflet du paysage extérieur – ou le contraire.

Comme certains dinosaures de la peinture, Yi Myung Rim a reçu une première révélation dès l’âge de six ans, à la lecture du « Petit Prince », de Saint Exupéry et plus précisément à la découverte de ses illustrations – le trait et la couleur employée ne cesseront de conditionner

C’est à l’âge de13 ans, que la jeune adolescente découvre les écrits du philosophe chinois Zhuangzi et son ouvrage, « le rêve du papillon ».

L’auteur, apprécié par celle qui venait de découvrir les métaphores de l’écrivain avait permis de révéler une sensibilité naturelle, elle avait alors pris conscience du silence dans lequel était muré ce qu’il y avait de plus précieux, de plus unique et inexploré en chacun. L’expression du vide comme un état primordial et nécessaire à toute création objective, le vide par quoi tout commence et tout s’achève ; un principe que l’artiste préconise dans la construction métaphysiques de ses créations.Des conceptions originales définies par le temps, l’espace, les variations chromatiques de la lumière ainsi qu’une observation rigoureuse de la nature. Se confondre dans l’essence même des protocoles d’évolution que seuls les mouvements perpétuels imposés par « Dame Nature », préfaces à l’interprétation du trait et des gestes des pinceaux de soie qui déposent le précieux produit noir ; l’encre de Chine…

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« Un jour, le philosophe Zhuangzi s’endormit dans un jardin fleuri, et fit un rêve. Il rêva qu’il était un très beau papillon. Le papillon vola çà et là jusqu’à l’épuisement ;  puis, il s’endormit à son tour. Le papillon fit un rêve aussi. Il rêva qu’il était Zhuangzi. À cet instant, Zhuangzi se réveilla. Il ne savait point s’il était, maintenant,
 le véritable Zhuangzi ou bien le Zhuangzi du rêve du papillon.

Il ne savait pas non plus si c’était lui qui avait rêvé du papillon, ou le papillon qui avait rêvé de lui».

La période Parisienne.

L’année 1992 représente les années dites urbaines, l’artiste installée dans un ancien hangar de la S.N.C.F, à proximité de Paris,  Yi Myung Rim déambule dans les rues à la recherche de l’objet délaissé, à la recherche du temps perdu, et de cette récupération fortuite recomposer, créer certains paysages abstraits fait de matériaux composites et défini par un ordre mental qui deviennent des vérités si profonde que dans le fragment de la nature intérieur qu’ils contiennent on puisse lire toute la vaste continuité de la terre et du ciel. Certains de ses morceaux de vies caressés d’ombres portées qui varient selon que l’artiste décide d’une finalité, de donner un sens qui se pose sur l’élément eau, sur une herbe imaginaire côtoyant la proximité d’un vieux tesson ou encore d’un élément de vannerie, radiographies, aussi un martinet usagé, une sonnette, une petite échelle, du sel, des graines non germées, une boîte aux lettres, des bobines de films cinématographiques, de grandes clefs anciennes et rouillées, et même un nid d’abeilles, des branches, en fait, tout un univers à la Prévert ! Ainsi, la création fait montre de curiosité de ce qui dans la nature imposée par le paysage urbain n’est que flux passager, attitude inconnue dans la peinture européenne de ces temps.

L’art de Yi Myung Rim à cette époque n’est pas un sépulcre fastueux perdu dans le rêve immuable d’une éternité solitaire ; l’artiste épanouie appartient à la procession de la vie, s’adapte constamment aux surprises découvertes qui l’assaillent, explorant ainsi des sanctuaires de réalité inconnus révélé par la société de consommation ; et tout au long de ses pèlerinages urbains elle construit une œuvre, compose des symphonies picturales réalisé en partie avec des éléments et matériaux de récupération…

Un futur aussi différent du passé que l’arbre est différent de la graine qui l’a vu s’épanouir…

Ces créations aperçues dans l’atelier révèlent une certaine manière de distinguer la forme du contenu. Cette distinction abstraite, qui sépare les termes et les redéfinirent après les avoir isolés sur un morceau de toile découpée comme des unités essentielles et recomposées, des parcelles de nature et de vie.

« Il ne faut peindre que ce qu’on aime ».Picasso

La peinture de Yi Myung Rim est un langage, un moyen de communiquer, un moyen de liaison entre la nature sauvage et la nature humaine : une preuve de l’existence, mais aussi de confiance dans cette existence. Si par époque de création originale l’on retranche certaines œuvres et avec elles le vœu de l’abstraction totale renonçant désespérément de croire au nirvâna pictural, il n’y a pas dans toute son œuvre accomplie, de peinture irréaliste, ni pessimiste, et c’est là une des supériorités incontestables de la peinture poétique de l’artiste; toujours présent une description du monde naturel et surnaturel, de la terre et du ciel, de la vie et de l’espace.

Bientôt, après quelques années passées en Europe, la création rêveuse de l’artiste est devenue plus profonde, une liberté plus souveraine, un champ plus vaste ou les formes et les couleurs dans un certain ordre assemblées, proposent des plaisirs plus dépouillés et séduisent par la finesse et la vigueur des accords et des tons.

Au fil du temps, l’oeuvre de Yi Myung Rim a suscité des réactions étonnamment diverses. On a salué en elle l’artiste du quotidien, on a admiré son inlassable fidélité, principalement à la nature et le sentiment de solitude qu’elle a su traduire.

Sa peinture est considérée comme indéniablement moderne, capable de transcender la pensée, le motif intérieur pour atteindre à la forme pure ; les œuvres peuvent paraître interchangeables, mais elles forment en réalité, une chaîne d’une extrême précision, qui construit un mode de penser, un mode de vie.

Le labyrinthe d’une œuvre se révèle être le mystère d’une femme.

Et ce silence, cette pudeur, ce délicat touché de l’encre de chine étirée, de quelques fragments de papiers collés, derniers témoins de la nature avant de vider les lieux…
Pour l’œil encore ouvert du spectateur, l’œuvre de Yi Myung Rim pose avec évidence le rapport qui lie son créateur au monde de la nature cachée, de la symétrie qui se donne à elle comme celui de la beauté , de l’accord parfait, de la vie, le miracle deux fois possible du même que : des yeux aux regards, des ailes de papillons aux tables de la Loi.

Encres de chine II et acryliques sur papier, coréen, 1M X 190 CM

L’artiste a étudié sans cesse tout ce qui était nécessaire à sa finalité, et ne commence jamais un tableau sans avoir bien médité sur les attitudes de ses figures qu’elle dessine toutes en particulier avec soin. Aussi nous pouvons sur ses premières pensées et sur les simples esquisses qu’elle fait, connaître que son ouvrage est conforme à ce qu’elle présage du résultat.

Yi Myung Rim dispose sur une table de petits récipients contenant cette précieuse substance noire, épaisse et profonde comme les abysses de la pensée et colore peu à peu la surface du papier pour juger de l’effet et de la disposition de tous les corps entre eux, des circonvolutions de la matière, et cherche sans cesse à s’inspirer de la lumière, à la recherche de l’unité de la forme et du contenu…Puis, la feuille propose les aspects de la nature et de la vie, tels qu’ils nous sont représentés par l’artiste, en accord avec nos habitudes spatiales, que notre regard soit sollicité de tourner et comprendre des volumes réduits à deux dimensions et remis en relief par une juste répartition des ombres et des clairs. Les créations de Yi Myung Rim reflètent alors des états de conscience, ses compositions obéissent aux lois de l’équilibre et de l’harmonie, mais encore à une logique interne, organisatrice des mouvements et des attitudes.

Quand l’artiste peint un tableau, que ce soit un songe, une plaine, un océan ou le ciel, la voie lactée ou la planète du Petit Prince, songez toujours à la présence de l’homme, à ses affinités de joie ou de souffrance avec un tel spectacle ; alors, l’artiste,
d’une voix intime vous parlera de ses origines, de ses occupations, de ses inquiétudes, de ses prédilections; l’idée entraînera dans cette galaxie l’humanité tout entière, en créant un paysage mental, vous penserez à illuminer la vie, à l’histoire du monde…

 

Exposition, Yi Myung Rim, « L’Art & l’Âme », jusqu’au 20 septembre 2014

Espace Gingko’Art de Pontoise
2, Place de l’Hôtel de Ville
95300 Pontoise

Ouverture: du mardi au samedi, de 15h30 à 19 heures et sur rendez-vous

Contacts:
01 34 43 55 13
06 10 20 05 56

E.mail :  gingko-art@orange.fr
Blog :   gingko art.wordpress.com

 

 

 

 

 

 

L’Espace Culturel Gingko’Art vous donne Rendez-vous aux Jardins

De la flore à la faune, l’esprit de la beauté et de la sagesse pour l’âge d’Airain avec l’invitée d’honneur, Isabelle Panelas-Huard...

Pour la troisième année, l’espace Culturel Gingko’Art de Pontoise ouvrira ses portes pour accueillir plus de trois cent personnes autour de son jardin Zen et présenter l’œuvre du sculpteur animalier Isabelle Panelas-Huard. Des sculptures originales revisitent un bestiaire éblouissant de réalisme et de modernité avec entre autres, le grand Hippocampe, déjà exposé au Musée de la Marine, le rhinocéros, le grand requin et le bernard l’ermite.

Isabelle Panélas Huard dite Isabelle Huard commence sa carrière artistique en 1999. Elle fréquente alors l’atelier de l’ADAC de Paris, dans la section modèle vivant. Deux ans plus tard, elle fait sa première exposition au Festival européen de la sculpture avenue Georges V à Paris.

oeuvre sculptee GF_3A ses débuts, elle sculpte des nus dans un style académique avant d’évoluer vers un style personnel. Son univers se peuple alors de personnages asiatiques et d’animaux. Elle rapporte de ses voyages des sujets à thèmes, en particulier des Mandarins et des Samouraïs.

Les animaux se font peu à peu très présents avec des hippopotames, des ours, tout en rondeur, aux formes épurées, aux surfaces lisses. Actuellement ses recherches la conduisent vers un travail en force, au couteau, de façon à accentuer la dynamique de l’animal, à donner plus de relief à ses lignes et ses caractéristiques propres.

oeuvre sculptee GF_1En fonction du message qu’elle veut véhiculer, elle imprime plus ou moins fortement son empreinte dans la terre. C’est le cas de son fameux Rhino-féroce, très travaillé.

A noter que ces animaux sont souvent traités dans un sens symbolique, avec une attention toute particulière portée à la tête, généralement plus grosse que la normale : rhinocéros et hippopotames nous apparaissent dotés d’une tête qui fait la moitié du corps alors qu’en réalité elle représente le tiers.

Isabelle Panélas Huard développe régulièrement son apprentissage dans le domaine de la ciselure, du moulage et de la patine dans la fonderie d’art Chapon.

Elle participe à de nombreuses expositions depuis 2001, en particulier le salon des Artistes Indépendants, le salon Nature et animaux à Paris, le salon international du monde de la culture et des arts à Cannes. Ses travaux ont été de nombreuses fois récompensés, en particulier son Rhino-Féroce, trois médailles d’or. En 2004, elle vient d’être sélectionnée pour le Salon National des Artistes Français.

oeuvre sculptee GF_2Elle signe ses pièces I.P.H, monogramme de son nom.

Pourquoi Dieu a-t-il fait l’homme jardinier ?
C’est parce qu’il savait qu’au jardin la moitié du travail se fait à genoux.

Rudyard Kipling

Les Rendez-Vous aux Jardins

Amoureux de la nature et des cadres bucoliques, à vos agendas ! Le samedi 31 mai et le dimanche 1er juin  de 10h à 18h aura lieu la 12ème édition des ‘‘Rendez-vous aux Jardins’’.

Jardin de l’espace Gingko’Art – 2, place de l’Hôtel de Ville
L’esprit de ce jardin terrasse de 170 m² vous rappellera les jardins monastiques d’autrefois, agrémentés cette fois-ci de plusieurs touches japonisantes. Au centre du jardin, vous pourrez découvrir une feuille de ginkgo biloba du sculpteur Xavier Boggio ainsi qu’une rétrospective du sculpteur animalier Isabelle Panelas-Huard.

Contacts:
01 34 43 55 13
06 10 20 05 56
gingko-art@orange.fr

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Signature d’un nouveau roman érotique le samedi 26 avril à partir de 19 heures

 

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Une nouvelle édition évènement à l’Espace Culturel Gingko’Art de Pontoise: La signature d’un nouveau roman érotique, le samedi 26 avril à partir de 19 heures, une collaboration entre deux talents, Miss Kat écrivain et Denis, illustrateur.
Un rendez-vous très attendu avec l’arrivée du printemps, le «Sacre» de deux virtuoses de l’écriture et du dessin pour nous présenter l’ouvrage suivant: «Les Amoureux libertins», aux Éditions I L V, dans la Collection, « La tulipe noire »…

Miss Kat vous offre aujourd’hui une scénette, écrite spécialement pour vous et qui nous raconte la rencontre de nos deux Amoureux Libertins.

- Il est parti, dit Franck, un peu surpris.
– Ce n’est pas une perte, dit Noémie en se relevant doucement du matelas, depuis lequel elle profitait d’un divin massage de la voûte plantaire.
– Il a l’air vexé.
– Sans doute, mais il n’avait qu’à savoir lécher une femme correctement, rétorque Noémie en souriant.
– Vous êtes venus ensemble, il me semble… Vous voulez sans doute aller le rejoindre ?
– Non, répond Noémie. Mais j’ai soif.
– Alors, allons boire un verre, dit Franck en souriant à son tour.
Devant leurs coupes de champagne, les deux nouveaux « amis » restent muets. Que doit-on dire à une jolie femme après lui avoir massé les pieds ?
L’amant « officiel » et éconduit passe devant leur table sans un regard, sans doute déjà à la recherche d’une autre conquête pour ne pas finir la soirée seul.
– Vous voyez bien que je ne lui manque pas ! dit Noémie.
– Et sinon… C’est votre première fois en club ? demande Franck, maladroitement.
Noémie éclate de rire :
– Arrêtez, s’il vous plait. Vous êtes charmant, mais nul en drague.
Elle lui tend la main par-dessus la table :
– Je m’appelle Noémie.
– Franck, dit-il en attrapant sa main.
Il la garde au creux de sa paume bien plus longtemps que nécessaire et finit par y déposer un baiser. La chaleur irradie dans tout le bras de Noémie et jusqu’à ses joues, qui rosissent joliment.
– Et maintenant, Franck ? demande Noémie, troublée.
– On rentre à la maison ? propose-t-il, taquin…

Illustrateur depuis plus de 30 ans, Denis est né dans le sud de la France au milieu des années soixante. Féru de belles femmes et d’aquarelle, il fait se rencontrer ses passions sur la blancheur du papier. Il a composé son style graphique au fil de ses voyages en Europe et aux Etats-Unis. Il partage avec Pratt et Hemingway un amour profond pour la Venise sensuelle et mystérieuse, peuplée de masques au clair de lune, qui fait vibrer son trait et anime son pinceau.
Sa première commande est un recueil illustré aux éditions Dominique LEROY. D’autres titres viendront, chez le même éditeur, ainsi que  des couvertures pour les éditions L’ivre book.
Parallèlement, d’autres commandes d’auteurs érotiques lui permettent d’illustrer des nouvelles, notamment pour Julie DERUSSY, Miss Kat, Gilles MILO VACERI et Florean MC.

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Les Amoureux libertins,
Texte : Miss Kat
Illustrations : Denis
Dans la Collection, « La Tulipe noire », ILV Édition.

Je la pris près de la rivière
Car je la croyais sans mari
Tandis qu’elle était adultère
Ce fut la Saint-Jacques la nuit
Par rendez-vous et compromis
Quand s’éteignirent les lumières
Et s’allumèrent les cri-cri
Au coin des dernières enceintes
Je touchai ses seins endormis…
Ses cuisses s’enfuyaient sous moi
Comme des truites effrayées
L’une moitié toute embrasée
L’autre moitié pleine de froid
Cette nuit me vit galoper
De ma plus belle chevauchée
Sur une pouliche nacrée
Sans bride et sans étriers

Frederico Garcia Lorca (1898-1936)