Irina Ionesco : rencontre avec les Yakusas

Itinéraire d’une photographe :
Irina Ionesco au pays du soleil levant et l’improbable rencontre avec les Yakusas. Le récit d’une journée extraordinaire, contre-plongée entre le bien et le mal faite de prise de vues aux côtés du mont Fuji.

« En avril 1996, je suis partie à Tokyo pour réaliser une série de conférences et mettre sur pied une exposition de mes photographies à la Galerie Nikon. J’avais également envisagé, durant mon séjour, de photographier des Geishas, les Dieux Sumo et des modèles japonais. Mais surtout, mon désir était de rencontrer des femmes tatouées ayant été marquée par le film « La femme tatouée », du réalisateur Yoichi Takabayashi. Sur place, mes éditeurs japonais m’en ont hélas dissuadée : la plupart de ces femmes appartenant au milieu de la prostitution, la démarche s’avérait dangereuse. Néanmoins, un soir, je reçus un appel téléphonique de l’un de mes éditeurs m’annonçant qu’en guise de femmes tatouées, il pouvait me proposer des hommes !

Après un moment d’hésitation, j’acceptai. Lire la suite

Irina Ionesco ou l’esprit de la Mode

Comment présenter la plus grande star de la photographie contemporaine, celle à qui nous devons tant ; tous les photographes de ma génération, ont, à un moment où à un autre, été confronté avec le dialogue d’Irina, à sa vision, à ses effets, à ses compositions et nous avons évolué à la découverte de ses tirages de ses épreuves. De nombreux chefs-d’oeuvre dont nous mesurons déjà l’importance artistique, souvent copiés, jamais égalés.

Le portfolio couleur réalisé pour l’exposition Fashion Victimes à l’espace Gingko’Art de Pontoise est un concentré de luxe et de volupté.

Irina Ionesco qui, au-delà de la technique ou de la beauté des mannequins, domine ses photographies et leur offre une dimension intemporelle, une qualité qui transcende l’instantanéité éphémère et frivole si caractéristique de la photographie de mode.

Le Gingko’Art signe avec sa participation, la quatrième édition de portfolios, Fashion Victimes un coffret d’une grande qualité, les seize tirages numériques ont été réalisés par le laboratoire Anxolab, bonne vision à tous et rendez-vous le mois prochain.

Marc Wolff.

« La composition doit être une de nos préocupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants. »

Henri Cartier Bresson.

Vernissage de l’exposition «Fashion Victimes»

la photographe Irina Ionesco attendue vers 19 heures, a charmé les invités pontoisiens puis un public parisien très nombreux à avoir fait le déplacement de la capitale vers le Gingko’Art.

Une sélection de photographies sur la mode, les Yakusas et les Métamorphoses de la Méduse, autour d’un écrin de lumière de sons et de visuels. Lire la suite

Expo Irina Ionesco, « Fashion Victimes »

L’Espace Gingko’Art accueille l’icône de la photographie érotique du 12 avril au 12 juin.
Irina Ionesco propose le Japon des Yakusas, les Métamorphoses de la Méduse et des clichés inédits sur la mode, ses « Fashion Victimes », en noir et en couleur. Une exposition où l’esthétisme se conjugue avec l’érotisme.

Née le trois septembre dix neuf cent trente-cinq à Paris, d’un père violoniste et d’une mère trapéziste, la jeune Irina est abandonnée à l’âge de quatre ans et envoyée en Roumanie. Elle a passé sa jeunesse, élevée dans le monde du cirque par sa grand-mère et ses oncles, avant de s’installer définitivement à Paris. Irina Ionesco rêvait de devenir danseuse mais son corps frêle et souple la prédisposait à être contorsionniste ; de quinze à vingt-deux ans, elle a fait le tour des cabarets, en Europe, au Moyen-Orient et en Afrique avec deux boas géants.
« J’étais l’esclave des serpents, à la fin, j’en ai eu marre ! ».

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Le Mystère de la Chambre Noire et la pédagogie

Marc Héritier a clôturé le mars de la photographie samedi dernier à l’Espace Gingko’Art. Une heure de conférence et de débats autour de son public pontoisien, de l’attention et beaucoup de complicité après cinq semaines de prises de vues. L’association qui œuvre pour le développement et la compréhension des techniques photographiques se félicite de la qualité et du niveau des conférenciers. Une salle attentive qui a rendu hommage à celui qui a su éclairer chaque personnalité, valoriser l’esprit.