L’Espace culturel Gingko’art de Pontoise présente: Valérie Hamel, photographe, une exposition intitulée, « Au-delà du silence…»

L’artiste trouve dans le tissu urbain une inspiration sans cesse renouvelée. A travers près de 40 images, l’exposition retrace plus de quinze ans d’un parcours photographique qui a mené cette artiste des atmosphères de son lieu d’habitation aux squares parisiens via les plages de Normandie, avec toujours cette attention si particulière portée à l’énigmatique. L’artiste n’aperçoit pas la nature des choses comme elle apparaît au commun, puisque son émotion lui révèle les vérités intérieures sous les apparences.

Un appel à la contemplation, une invitation à abandonner une forme de rationalité pour accéder à l’impossible et en profiter.

La photographie est souvent considérée comme un art qui se suffit à lui même, et leurs auteurs peu enclins au travail littéraire.

Témoignage précieux d’un temps passé, écrin de tranches de vie, sensation du toucher au-delà de l’image…

La passagère du Pont des Arts

La passagère du Pont des Arts

Conçues comme des poèmes visuels, ses images nous entraînent dans le monde de l’infini et de l’indicible, dans un univers où le mystère côtoie le familier, l’étrange, le poétique. Elles invitent à la plus grande concentration au milieu même des choses les plus insignifiantes, célèbrent une certaine qualité de lumière qui renvoie à un profond mystère et cherchent à dépasser, en une image, la simple forme des choses pour exprimer tout à la fois les sensations, les sentiments et les pensées.

Pourtant lorsqu’on a l’occasion d’en apprendre plus sur ce qu’une image veut dire ou les directions, les inspirations qui ont menées la photographe, l’œuvre s’enrichit d’autant. En rencontrant Valérie Hamel qui travaille d’abord la construction mentale qu’elle illustre de photographies, nous allons à la recherche de ces artistes vers une voie où l’image et la pensée sont indissociables.

« La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.

Le temps court et s’écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l’éternité saisit l’instant qui l’a éblouie. »

Henri Cartier-Bresson

«Un monde d’une transparence unique, léger, doux, accueillant et sensible pour une série d’images indatables, entre nostalgie et rêve, qui en appellent au bonheur. Chaque carré est comme un petit conte séduisant dans lequel on a envie de se lover, de rester, de se protéger puisque le temps est arrêté, que la lumière est là, installée telle une caresse et qu’il n’y a plus aucune raison d’aller retrouver ailleurs un monde qui ne saurait avoir des teintes aussi raffinées. […] Un appel à la contemplation, une invite à abandonner une forme de rationalité pour accéder à l’impossible et en profiter.»

Porte close

Porte close

Depuis 1997, Valérie Hamel photographie avec un Pentax K1000. Il y a presque 4 décennies, si vous vouliez apprendre les ficelles de la photo, l’une de vos options en matière d’appareil était un reflex basique 35mm manufacturé par Pentax : le K1000. Ce reflex abordable avait tout ce dont le photographe amateur avait besoin : il était complètement mécanique, avait des réglages manuels, un système de mesure TTL, des vitesses d’obturation allant de 1/1000 à 1 seconde et était compatible avec tous les objectifs pour boîtier K disponibles. Remarqué pour sa longévité exceptionnelle, Pentax produisit cet appareil basique mais fonctionnel de 1976 à 1997, en vendant plus de 3 millions d’unités.

L’appareil devient extension de l’œil. Tout au fil de sa carrière, ce type d’appareil ne la quittera jamais… Le format de ses images (inhérent à ce type d’appareil) est rectangulaire, ce qui renforce, plus que le format carré, la dynamique de ses sujets. Quant à ses tirages (sur papier presque mat), elle les aime dans toutes les nuances de gris. Ses photographies sont essentiellement en noir et blanc.

Valérie Hamel a réalisée un travail onirique assez étonnant. Elle a une lumière très particulière, assez transparente et extrêmement légère. On devine des ombres qui se promènent dans des paysages urbains qui sont à la fois des mélanges de paysages d’intérieur et d’extérieur, des paysages mentaux inquiétants et très énigmatiques.

On a l’impression de se promener dans une sorte de rêve nuageux, léger et aérien. C’est un travail qui procède beaucoup de cette sorte de transparence de l’image.

Il ne faut pas que la technique envahisse la photographie comme pour faire écran à son essence.

La photographie comme la peinture est l’expression d’un condensé de « l’Esprit » ou de la « Conscience » humaine, dans sa dimension la plus profonde.

Sur la plage abandonnée

Sur la plage abandonnée

Tout le contraire de ce flot d’images pour la plupart inutiles, éphémères et superficielles, dont nous bombardent continuellement les médias,
au point de créer la plus grande confusion intérieure.

La photographie telle que je la conçois, est « un arrêt sur image »,
de sorte que la pensée émotionnelle dans sa cacophonie et sa bousculade effrénées,
s’arrête enfin paisiblement, et que l’Esprit dont la Nature essentielle est l’immobilité contemplative, émerge tout à coup dans la lumière de la Beauté éternelle.

La photographie argentique est une technique photographique permettant l’obtention d’une photographie par un processus photochimique comprenant l’exposition d’une pellicule sensible à la lumière puis son développement et, éventuellement, son tirage sur papier.

Elle se pratique en noir et blanc et en couleur.

« Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l’enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans
un
pays étrange. »

Bill Brandt

Le terme « argentique » s’est répandu au début des années 2000 quand le besoin s’est fait sentir de distinguer la photographie classique, sur pellicule, de la photographie dite « numérique » en plein essor.

Emprunté au vocabulaire de la chimie, il fait référence aux minuscules agrégats d’argent qui constituent les images produites selon ce procédé. Il doit probablement son succès en français à une heureuse euphonie avec « numérique » (« digital » en anglais) dont il paraît l’antonyme naturel: même nombre de syllabes, même terminaison en «ique », même distinction savante. Cependant, le terme « numérique », dans cette acception, est issu de la théorie du signal où les procédés non numériques sont plus généralement appelés « analogiques ». On parle donc aussi parfois de « photographie analogique » et c’est plutôt ainsi qu’elle est désignée en anglais. L’image inscrite sur la pellicule est en effet une reproduction analogue de ce qui est photographié alors que dans un appareil numérique, l’image est codée sous forme binaire.

Enregistrement des images sur pellicule:

La pellicule est constituée d’un film support en plastique, recouvert d’une émulsion : c’est une couche de gélatine sur laquelle sont couchés en suspension des cristaux d’halogénure d’argent; pour les émulsions modernes il s’agit de bromure d’argent (AgBr). Dans ce cas, chaque cristal est formé de plusieurs milliards d’ions d’argent (Ag+) et d’ions de brome (Br−) organisés en un réseau cubique.

Lors de l’exposition à la lumière, une image latente se forme en petite gouttelette:

  • des photons provenant de la partie éclairée du sujet arrivent sur la pellicule;
  • pour chaque photon absorbé se forme une paire électron-trou: un électron se libère du réseau et va être capté par un ion Ag+;
  • cet ion Ag+ est réduit, c’est-à-dire qu’il se transforme en un atome d’argent qui est exclu du réseau cristallin.

Pour chaque cristal, selon l’intensité lumineuse de la partie du sujet qu’il décrit, de zéro à une dizaine d’atomes se forment. Ces atomes ont tendance à s’agglutiner pour former un agrégat (cluster en anglais).

Pour les émulsions actuelles, seuls les cristaux contenant au moins quatre atomes d’argent pourront être entièrement réduits lors du développement photographique, en particules noires visibles par l’œil humain (les grains d’argent) pour cause de la bande interdite (issue du modèle des bandes). Le développement est un phénomène d’accélération de la réduction des ions Ag+ en atomes d’argent : les cristaux contenant un agrégat ayant un potentiel électrique supérieur à celui du révélateur, c’est-à-dire un agrégat de quatre atomes ou plus, vont attirer les électrons du révélateur vers les ions du cristal, qui vont finir par tous être réduits. En revanche, les autres cristaux n’atteignant pas la masse critique de quatre atomes en agrégat rendent des électrons au révélateur et se transforment en ions invisibles. Ces ions seront ensuite dispersés lors d’une phase de lavage et de fixage. C’est la gélatine qui isole les cristaux les uns des autres et leur permet de réagir individuellement.

Le jardin des tuileries

Le jardin des tuileries

À cause d’un phénomène de recombinaison rapide de la paire électron-trou sans effet chimique, et de l’oxydation par le trou de certains atomes d’argent provisoirement formés, le rendement de la réaction de formation initiale des atomes d’argent est de 0,2 atome par photon. Il faut donc 15 photons pour produire les 3 atomes d’argent nécessaires à la formation des grains lors du développement. D’un point de vue macro, on peut donc constater que 80% de la lumière qui arrive sur la pellicule est non-assimilée.

Une publication de décembre 1999 dans la revue Nature par Jacqueline Belloni, Mona Treguer, Hynd Remita et René de Keyser montre qu’on peut décupler le rendement de cette réaction en incorporant dans l’émulsion du formiate d’argent (HCO2− + Ag+), qui agit comme un « piège à trou », c’est-à-dire un inhibiteur des phénomènes compétitifs qui limitent habituellement le rendement de la réaction2. La société de chimie Agfa est détentrice de brevets déposés à la suite de cette découverte, mais aucune application commerciale de cette dernière n’est apparue sur le marché.

Résolution des images:

Dans le cas d’une pellicule à grains fins (donc peu sensible à la lumière), la taille moyenne d’un grain d’argent est d’environ 20 micromètres. Il y en a donc environ 2 millions à la surface d’un négatif de 24 mm x 36 mm, et près de 180 millions à la surface d’une plaque de 24 cm x 30 cm. Même si un grain d’argent n’est pas exactement l’équivalent d’un pixel puisqu’il ne peut (à l’issue du développement) être que réduit ou intact, alors qu’un pixel peut enregistrer l’intensité lumineuse reçue, on constate que la résolution d’une image obtenue à l’aide d’une plaque photographique peut aujourd’hui encore être nettement supérieure à celle des meilleurs appareils photographiques numériques.

Espace Gingko’Art
2, Place de l’Hôtel de ville
01 34 43 55 13 & 06 10 20 05 56
gingko-art@orange.fr

Ouverture du mardi au samedi de 15h30 à 17 heures
Accès par A15, direction Rouen, sortie n°9 direction centre ville-Hôtel de ville.
SNCF gares du Nord ou Saint-Lazare Pontoise RER ligne C Terminus Pontoise Gare

BONNE ET HEUSEUSE ANNÉE À TOUTE LA PLANÈTE

Puissiez vous trouver, comme chaque habitant de la Terre, grâce à la magie du nouvel an, l’étoile infaillible qui vous guidera vers la lumière, la paix, la vérité et l’amour universel.

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Meilleurs Vœux ! Que la paisibilité, la créativité et la joie soient avec vous tous les jours de l’Année nouvelle !

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BONNE ET HEUSEUSE ANNÉE À TOUTE LA PLANÈTE
L’ESPACE GINGKO’ART

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Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins, semons des fleurs.

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J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler ‘véritablement, jusqu’à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassée dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours,

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait :

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton !
– Dessine-moi un mouton…

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j’ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n’est pas ma faute. J’avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l’âge de six ans, et je n’avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d’étonnement. N’oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis :

– Mais… qu’est-ce que tu fais là ?

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse :

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton…

Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j’avais surtout étudié la géographie, l’histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :

– Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton.

Comme je n’avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l’un des deux seuls dessins dont j’étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d’entendre le petit bonhomme me répondre :

– Non ! Non ! je ne veux pas d’un éléphant dans un boa. Un boa c’est très dangereux, et un éléphant c’est très encombrant. Chez moi c’est tout petit. J’ai besoin d’un mouton. Dessine-moi un mouton.

Alors j’ai dessiné. Il regarda attentivement, puis:

– Non ! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

Je dessinai :

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence :

– Tu vois bien… Ce n’est pas un mouton, c’est un bélier. Il a des cornes…

Je refis donc encore mon dessin. Mais il fut refusé, comme les précédents :

– Celui-là est trop vieux. je veux un mouton qui vive longtemps.

Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci. Et je lançai :

– Ça c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon jeune juge :

– C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à ce mouton ?
– Pourquoi ?
– Parce que chez moi c’est tout petit…
– Ça suffira sûrement. je t’ai donné un tout petit mouton.

Il pencha la tête vers le dessin :

– Pas si petit que ça… Tiens Il s’est endormi…

Et c’est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.

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Extrait: « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943 à New York.

ALLEMAND ein gutes neues Jahr / prost Neujahr,
ALSACIEN e glëckliches nëies / güets nëies johr,
ANGLAIS happy new year,
ARABE aam saiid / sana saiida, BAMBARA bonne année
BASQUE urte berri on,
BERBÈRE asgwas amegas, BETI mbembe mbu,
BIÉLORUSSE Z novym hodam,
BOSNIAQUE sretna nova godina,
BRETON bloavez mat,
BULGARE chestita nova godina,
CANTONAIS kung hé fat tsoi,
CATALAN bon any nou,
CHINOIS xin nièn kuai le / xin nièn hao,
CORÉEN seh heh bok mani bat uh seyo,
CORSE pace e salute,
CRÉOLE ANTILLAIS bon lanné ,
CRÉOLE GUADELOUPÉEN bonne année,
CRÉOLE GUYANAIS bon nannen / bon lannen,
CRÉOLE HAITIEN bònn ané,
CRÉOLE MARTINIQUAIS bon lanné / bonanné
CRÉOLE MAURICIEN mo swet zot la banané,
CRÉOLE RÉUNIONNAIS bone-érèz ané
CROATE sretna nova godina,
DANOIS godt nytår, ESPAGNOLfeliz año nuevo,
ESTONIEN head uut aastat,
FINNOIS onnellista uutta vuotta,
FLAMAND gelukkig Nieuwjaar,
GALLOIS blwyddyn newydd dda,
GREC kali chronia / kali xronia eutichismenos o kainourgios chronos,
HÉBREU shana tova,
HONGROIS boldog új évet,
ISLANDAIS farsælt komandi ár,
ITALIEN felice anno nuovo, buon anno,
JAPONAIS akemashite omedetô,
KABYLE asseguèsse-ameguèsse
LANGUEDOCIEN (OCCITAN) bona annada,
LETTON laimigo Jauno gadu,
LITUANIEN laimingu Naujuju Metu,
MACÉDONIEN srekna nova godina,
MAORI kia hari te tau hou
NÉERLANDAIS gelukkig Nieuwjaar,
NORVÉGIEN godt nytt år,
OCCITAN bona annada
POLONAIS szczesliwego nowego roku,
PORTUGAIS feliz ano novo,
PROVENÇAL bòna annada / bono annado (provençal rhodanien)
ROUMAIN un an nou fericit / la multi ani,
RUSSE S novim godom,
SERBE srecna nova godina
SLOVAQUE stastlivy novy rok
SLOVÈNE srecno novo leto,
SUÉDOIS gott nytt år,
SWAHILI mwaka mzuri,
TAHITIEN ia ora te matahiti api,
TCHÈQUE štastný nový rok,
TURC yeni yiliniz kutlu olsun,
UKRAINIEN Z novym rokom,
WALLON bone annéye / bone annéye èt bone santéye.

Le Gingko vous offre un conte de Noël

Que la paix et la promesse de Noël vous remplissent le cœur de joie. Il serait si agréable de pouvoir se retrouver ensemble, comme autrefois, afin de célébrer la Noël comme il se doit. Nous aurions tant à nous dire, de vive voix et avec le sourire!

Ces quelques mots visent cependant à faire oublier quelque peu la distance qui nous sépare en vous confirmant le lien qui nous unit par le cœur et la pensée.

Joyeux Noël!

Dans toutes les langues européennes.

Froehliche Weihnachten, Frohe Weihnachten, Zalig Kerstfeest , Joyeux Noël, Jwaïeu Nouel, Jénwèl, Chestita Koleda, Mutlu yillar et Kala Christouyenna, Glaedelig Jul, Nollaig Chridheil, Feliz Navidad, Roomsaid Joulu Puhi, Iloista Joulua ou Huyvä Joulua, Joyeux Noël, Kala Christouyenna, Vroolijk Kerfeest, Kellemes karacsonyi unnepeket, Nodlaig mhaith chugnat, Gleðileg Jól, Gleðileg Jól, Buone Feste Natalizie, Buon Natale, Priecigus Ziemassvetkus, Linksmu Kaledu, su Kaledoms, Schéi Chrëschtdeeg Joyeux Noël, Il Milied it-tajjeb, Bòn nové, Gledelig Jul, Wesolych Swiat, Boas Festas, Veselé vanoce, Sarbatori vesele, un Crãciun fericit, Veselé Vianoce, Vesel božic / vesele božicne praznike, God Yul, Fröhlichi Wiehnacht, Joyeux Noël, Mutlu yilla.

Noël

Noël

Histoire des symboles de Noël:

Chaque symbole contribue à son intensité et est venu progressivement embellir la fête. 
Voici l’histoire des principaux symboles de Noël tel qu’il est fêté par le plus grand nombre.

La bûche:

Les Gaulois, les Germains et les Scandinaves, brûlait la bûche pour célébrer le solstice d’hiver. 
Au Moyen-âge, la bûche de Noël portait porte-bonheur, on faisait brûler des bûches à Noël car cela apportait chaleur et lumière. Les cendres devaient être précieusement conservées car on disait qu’elles protégeaient de l’orage, guérissaient des maladies et fertilisaient les terres.

Maintenant, le bûche de la cheminée est remplacée par la bûche du pâtissier !

La crèche:

Au XIIIème siècle, la crèche vivante apparut avec comme témoin saint François d’Assise. Au XVIIème siècle, les santons font leurs apparitions. Au XIXème siècle la crèche familiale.

L’arbre de Noël:

Au XVIIème siècle, le sapin de Noël est originaire d’Alsace, . On y pendait de petites pommes rouges. En 1837, la belle-fille du roi Louis-Philippe commanda l’érection d’un arbre de Noël aux Tuileries. A la suite de la guerre de 1870, les Alsaciens et Lorrains qui s’installèrent à Paris contribuèrent à asseoir la coutume.

Les cadeaux de Noël:

Les cadeaux du solstice d’hiver existent depuis l’Antiquité. 
Ils ont conservé de nos jours les 3 symboles qui y étaient attachés : la richesse en offrant des objets précieux ou de l’argent. La douceur en offrant du miel, des fruits ou des friandises. La vie en offrant de la lumière par une bougie. De nos jours, on retrouve toujours ces 3 symboles. 
La dinde:

L’oie, le paon, le cygne étaient souvent dégustés à Noël ou tout au moins au solstice d’hiver. Ce sont d’une part des animaux solaires, et d’autre part leurs gros œufs symbolisent la vie. Soleil et vie étaient donc associés à l’entrée dans l’hiver froids et ses longues nuits. La dinde a été introduite du Nouveau Monde au XVIème siècle et s’est imposée de nos jours.

Les quêtes de Noël:

La veille de Noël avait lieu dès le Moyen-âge une quête, comme d’ailleurs à la saint Martin et à la fête des Rois. 
Il s’agissait plutôt de quêtes d’adultes qui devinrent avec l’amélioration du niveau de vie des quêtes d’enfants. Il était mal vu de ne rien donner ! 
Les quêtes d’enfants pour Noël ont commencé à disparaître à la fin du XIXème siècle avec l’urbanisation et la baisse du monde paysan. 
Les cadeaux reçus lors des quêtes, sont aujourd’hui déposés au bord de la cheminée ou au pied du sapin.

Laissez-vous conter Noël!

Géomance

Géomance

Je vais vous conter la belle histoire de Géomance et l’Hiver.

« Connaissez-vous Géomance ? C’est une petite fille, une marionnette, aux yeux bleus, au nez en trompette, et des cheveux roux. On l’appelle Géomance, car toujours elle danse et fait des pirouettes. C’est une petite fille très joyeuse, comme vous, et pourtant Géomance habite un drôle de pays. Un pays où le temps n’existe plus. Il ne s’est jamais installé ici. Ici, c’est un pays où il n’y a pas de saison : pas d’automne, pas d’hiver, pas de printemps, pas d’été. Jamais le vent ne souffle, ni la pluie, ni la neige ne tombent. Le ciel n’a pas de couleur. Parfois des nuages passent, doucement dans le ciel, mais sans déranger le temps.
On peut porter tous les jours les mêmes habits et les arbres ont toujours des fruits, beaux et bons. Quand on cueille une pomme, hop ! une autre pomme pousse immédiatement, comme par enchantement, toute aussi bonne et toute aussi juteuse. Voilà le beau pays de Géomance où rien ne semblait devoir changer. Et pourtant, un jour, Géomance trouve un livre à la bibliothèque Guillaume Apolinaire, et elle lit ….

« L’histoire du Papa Noël »

Père Noël

Père Noël

Le Papa Noël habite loin, loin, dans un pays où il fait très froid. Toute l’année, avec ses lutins, il fabrique des jouets, pour tous les enfants du monde. Puis, le soir de Noël, il charge tous ces jouets dans son traîneau et il les apporte aux enfants endormis… »

Cà alors !, s’écrit Géomance, mais le Papa Noël n’est jamais venu ici.

Alors Géomance se met à rêver. Comme elle aimerait que le Papa Noël lui apporte des jouets. Mais pour cela, il faudrait que l’hiver s’installe dans son pays et fasse tomber de la belle neige, bien blanche.

Lumières de Fées

Lumières de Fées

Alors Géomance appelle l’Hiver : Hiver où es-tu ? Hiver que fais-tu ?

Tout d’abord, ce ne fut qu’un nuage, une brume qui s’enroula au pied du lit de Géomance. Puis un long ruban couleur arc en ciel déploya des bras, noueux comme des branches. Un corps de terre où miroitaient des feuilles, des mers et des forêts s’éleva et tout en haut un visage rayonnait, tel un soleil. 
Géomance éberluée demande d’une voix tremblante : « mais qui es-tu ? »

– Tu m’as appelé, je suis le Temps. J’ai la tête dans les étoiles et les pieds dans les profondeurs de la terre. Tu as demandé l’Hiver, alors me voilà. C’est moi qui fait les saisons. Je suis donc très important ; tout le monde parle de moi :

« Bonjour ! Quel temps fait-il ?
 Quel beau temps !
Je n’aurai jamais le temps ! 
Quel temps de chien ! »

Même à la télé, on essaie de savoir le temps qu’il fera. Mais je suis imprévisible ! je fais ce qui me plait. Je souffle parfois le chaud, parfois le froid. Cela dépend de mon humeur. Bref, je fais la pluie et le beau temps !

– Mais, dit Géomance intimidée, j’avais demandé juste l’hiver !

– Ah, Ah, Ah !, s’esclaffe le temps, mais l’hiver tout seul n’existe pas ! il lui faut l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres. Il lui faut le printemps pour réchauffer la terre que l’hiver a glacée, mes saisons ont besoin les unes des autres. Ensemble, elles se donnent la main et forment une ronde éternelle.

– Mais pourquoi donc veux-tu l’hiver ?

– Je voudrais qu’il fasse froid pour que le Papa Noël passe cette nuit, dans la boutique d’Isandra à Pontoise, j’y dors la nuit avec des centaines de cadeaux, des petits personnages et des tableaux, des beaux vêtements et des sculptures extraordinaires…

La boutique Isandra

La boutique Isandra

Ou alors il peut passer dans la boutique de Julie boire un bon chocolat, il y a une décoration de Noël fabuleuse avec des sapins, des pâtisseries sous des cloches de verre, de jolies tasses et des lumières de fées…

Le Salon de Julie

Le Salon de Julie

Alors Géomance réfléchit et se met à chanter : « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soufflant crachant dans les grands sapins verts…. »

Nounours

Nounours

A la fin de chanson, le Temps charmé lui dit : « Merci petite fille. Tu m’as fait grand plaisir. Maintenant, tu vas aller te coucher, car il est tard. Pose tes chaussures au pied de ton lit et ferme tes yeux. Fais de beaux rêves et si tu rêves du Papa Noël, peut être il passera cette nuit… ».

Cloches et Champignons

Cloches et Champignons

Et le temps s’enfuit, laissant l’hiver derrière lui. La neige se mit à tomber et au milieu de la nuit, on entendit au loin une musique qui s’approchait. C’était les chants de Noël de la grande cathédrale Saint-Maclou de Pontoise et dans la boutique Isandra les beaux objets se sont animés jusqu’au petit matin et Pontoise se souviendra très très longtemps d’une bonne odeur de cannelle et de chocolat, des parfums du bout du monde …

A Noël je n’ai pas plus envie de rose que je ne voudrais de neige au printemps. J’aime chaque saison pour ce quelle apporte.
William Shakespeare

Julie34_nEspace Gingko'ArtIsandra

 

 

 

IMAGINE LES ANIMAUX de DAN JACOBSON : soirée dédicace à l’espace GINGKO’ART 

L’ESPACE CULTUREL GINGKO’ART ET LES ÉDITIONS ISANDRA, PRÉSENTENT LE 19 NOVEMBRE PROCHAIN À PARTIR DE 18H30: LE NOUVEAU LIVRE DE DAN JACOBSON, « IMAGINE LES ANIMAUX », UNE SOIRÉE PLACÉE SOUS LE SIGNE DE LA DÉDICACE ET DU DIALOGUE AVEC LES ARTISTES PHOTOGRAPHES AURÉLIANE CHAILLET-VESTUR ET CATHERINE GUGELMANN AINSI QUE L’ARTISTE NUMÉRIQUE ENZO ABAK. ENTRE CRÉATION ANIMALIÈRE ET SUBLIGRAPHIES…

Quand le Possible devient Réel…

Le Maxi réalisme

C’est un mouvement réaliste imaginaire, un décalage par rapport au temps présent, passé, 
ou futur entre deux mondes qui se rejoignent, créant ainsi une virtualité plausible.
 Physiquement, tout est possible, concrètement le rêve l’emporte sur la réalité. Le Maxiréalisme s’éloigne du réalisme photographique, n’est pas figé comme l’hyperréalisme, plus humain, pas statique mais scénique, intimiste ou humoristique. Les toiles généralement de grand format, sont brossées ou lissées avec une exigence du dessin et de la perspective poussée à l’extrême de façon à perturber l’œil du spectateur et à créer l’ambiguïté entre le Rêve et le Réel.
 Le Maxiréalisme apporte une créativité contemporaine nourrie par l’héritage de nos anciens Maîtres.

Rimbaud n’avait-il pas des visions de Bateau Ivre lorsqu’il longeait la seine?”
Dan Jacobson.

Ce peintre absorbe le temps pour le remodeler dans un dérèglement qui prend tout son sens. Ses tableaux expriment l’éventualité d’une rencontre entre deux mondes complètement opposés et ne pouvant s’unir que par la force du rêve et de la perception. Le droit au rêve devient une réalité. Les normes du raisonnable se modifient au profit de l’impensable. Par le biais de sa peinture et de ses aquarelles, Dan Jacobson nous guide vers d’autres dimensions parallèles affleurant notre présent. Parfois, elles se résument à la téléportation d’un élément. Mais elles peuvent aussi se transformer en une confrontation entre deux époques. En clair, l’impossible n’est possible que lorsqu’il n’y a plus de barrière. Et cet obstacle, c’est le temps. L’artiste nous en livre la clé par le truchement d’un imaginaire bien plus que réel. Et c’est là le « Paris » de Dan Jacobson.

Extrait de « Arts  Actualités Magazine » de Harry Kampianne.

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
 d‘hommes !
Des arcs-en-ciel tendus comme des brides

Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

Dan Jacobson1

Dan Jacobson est un peintre français contemporain, né en 1942 à Paris. Il vit entre ses ateliers du Val d’Oise et de Paris.

Diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques ESTIENNE, ses professeurs sont Albert Flocon et Jean Cluseau Lanauve.

1962 : Il Obtient le Grand Prix de l’Art et l’Industrie aux Beaux Arts de Paris.

La Marine Nationale lui commande un reportage de 40 aquarelles sur la vie des marins à la base d’Hourtin.

Parallèlement à sa peinture, il exerce une activité de Directeur Artistique dans les grandes agences de publicités parisiennes.

1975 : Roger Tagliana lui offre les cimaises de la « Maison de Van Gogh » à Auvers sur Oise pour sa première exposition, avec un reportage télévisé par Micheline Sandrel sur FR3.

1978 : la galerie Drouant lui décerne le prix de la Jeune Peinture parrainé par TOFOLI ;
il y exposera régulièrement.

Ses expositions à thème  se multiplient dans les galeries  en France et à l’étranger :
 » la mer et les marins pêcheurs, passion pour la voile, les marchés, les bistrots, Paris d’Hier et d’aujourd’hui, Evasion, à Fleur d’eau » ( galeries les Heures Claires / Médicis / la Caverne des Arts/ les Orfèvres / Drouant / Saint Roch / Colette Dubois / Arts Expo / Opéra Gallery / l’Orée du Rêve …)

1995 : création du mouvement « MAXIREALISTE » au Salon COMPARAISONS;
il en devient le chef de file.

Pendant la Coupe du Monde de Football, il expose au Toit de la Grande Arche
ses grandes toiles « Imagine Paris » …

Depuis l’Edition 1999, Dan figure au « BENEZIT »

2001 : Il est l’invité officiel à MEXICO de « FRANCIA 2001 » organisé par le centre Français du Commerce Extérieur.

2002 : Acquisition d’une de ses œuvres par le Musée de la Marine.

2005 : Le Député Maire Axel PONIATOWSKI invite au Centre d’Art Jacques Henri Lartigue de l’ISLE ADAM « Dan Jacobson et les Maxiréalistes ».

Invité d’honneur dans plusieurs salons, il est Sociétaire du Salon d’Automne / Comparaison / SNBA / Salon du Dessin et de la Peinture à l’eau / Salon de la Marine.

Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections particulières.

Auréliane Chaillet-Vestur

auréliannechaillet

EXCLUSION

L’artiste nous propose ici un travail plongeant dans le monde de Kafka et de « La Métamorphose ».

C’est en utilisant la métaphore des insectes que je souhaite parler du phénomène d’exclusion que ressentent, de par une différence quelle qu’elle soit, des personnes au sein d’une société. Au travers de paysages et de portraits hybrides, l’insecte, sans nul doute l’animal le plus exclu de notre société, qui nous inspire peur, curiosité, sentiment d’envahissement et dégout se mêle à l’humain dans une représentation fantastique très imagée. L’exclu, en marge, devient tel qu’il est perçu ; un parasite qui ne peut que se greffer à une société qui le repousse.

Ces images volontairement fantastiques pour la plupart d’entre elles résultent de ma volonté de faire passer un message face à ces exclusions autrement que par un reportage plus proche de la réalité. Ma passion des insectes a également pesé dans mon choix de ce sujet et c’est en ramenant ces « petites bêtes » à une échelle humaine que je souhaite attirer l’attention sur ceux à qui nous ne prêtons que rarement attention.

Ce travail de photographie contemporaine cherche à faire passer un message mais aussi à provoquer chez vous, contemplateurs, des émotions et des interprétations qui vous seront propres.

« L’araignée qui fait peur est écrasée, le phasme parmi ses branchages est occulté, le papillon de nuit drogué de lumière est ignoré jusqu’à sa funeste overdose, une cité de fourmis devenue gênante gazée. »

Catherine Gugelmann.

catherinegugelmann

Née en 1969, Catherine Gugelmann commence la photo à 16 ans.

Après des études de cinéma, elle travaille comme photographe indépendante puis, depuis 2001, avec l’Agence France Presse et l’agence Opale. Tout en privilégiant le portrait, elle développe un travail personnel présenté en expositions, mêlant numérique et argentique, autour du street art, du corps et des portraits d’animaux. »

J’ai voulu donner une vision pérenne à ces silhouettes fugaces, prolonger la durée de vie de ces visions.

Pour la présentation de l’exposition « Jungle urbaine » autour de la création animale:

« Jungle urbaine » présente un panorama incomplet et partial de la créativité de la représentation animale dans le street art, à travers des photographies réalisées à Paris, Berlin, Marseille, Bruxelles ou New York. Alors que le contexte urbain accentue la frontière entre Nature et Culture, une faune exilée hante les murs des capitales et interroge sur la présence de l’animal dans nos vies. Bestiaire ludique où animaux réels et imaginaires affichent leur personnalité, s’imposant, démesurés, sur toute une façade ou à déceler, minuscules, au détour d’une ruelle.

J’ai voulu mêler numérique et argentique dans ma démarche. Avec le numérique, faire la prise de vue, nettoyer les traces et dégradations, et ajuster la réalité à mon idée. Avec l’argentique, retrouver la poésie de l’aléatoire, utiliser des plaques de verre du début du XXème siècle et leur émulsion chimique altérée comme ces surfaces de mur soumises aux diktats du temps qui passe.

J’ai voulu donner une vision pérenne à ces silhouettes fugaces, prolonger la durée de vie de ces visions colorées qui égayent la ville et sont vouées à disparaître sous les graffs d’autres artistes, les tracés intempestifs du vandalisme, les manifestations météorologiques ou sous le Torcher des services de la ville

Enzo Abak

enzoabak

Cette série de peintures numériques est teintée d’influences
hétéroclites et baroques.

Par ce biais je souhaite donner à mes vanités une liberté visuelle et symbolique plus large. J’évite de les rattacher trop explicitement à une époque ou un courant esthétique donné.

Elles oscillent entre la représentation sacralisée de la mort, la farce et l’effroi.

Pour ces variations, j’ai puisé l’inspiration non seulement dans des représentations très contemporaines de la mort, mais aussi dans des évocations plus tribales.

Invoquer les anciens esprits à travers les masques rappelle parfois l’effet de sidération produit par la diffusion continuelle d’images macabres déversées jusqu’à l’overdose par les médias actuels.»

Ces mises en scène revêtent un esthétisme souvent douteux, voire choquant.

Cette prolifération virtuelle finit par désincarner la mort dans nos cultures, mais

le magnétisme qu’elle exerce reste naturellement aussi fort.

Une telle déréalisation m’apparaît comme une tentative, vaine par définition, de se soustraire à la décrépitude programmée. Le besoin de rentrer dans une transe visuelle qui ne livre aucun secret. Son pouvoir hypnotique réside dans la boulimie de représentations qu’elle exhibe.

J’expose ce télescopage visuel pour en tirer une harmonie paradoxale, comme si
elle relevait d’une constante universelle, voire d’une nécessité culturelle.

Nous étions trois ou quatre au bout du jour assis
A marier les sons pour rebâtir les choses
Sans cesse procédant à des métamorphoses
Et nous faisions surgir d’étranges animaux
Car l’un de nous avait inventé pour les mots
Le piège à loup de la vitesse
Garçon de quoi écrire
Et naissaient à nos pas
L’antilope-plaisir les mouettes compas
Les tamanoirs de la tristesse
Images à l’envers comme on peint les plafonds
Hybrides du sommeil inconnus à Buffon
Êtres de déraison Chimères
Vaste alphabet d’oiseaux tracé sur l’horizon
De coraux sur le fond des mers
Hiéroglyphes aux murs cyniques des prisons
N’attendez pas de moi que je les énumère
Chasse à courre aux taillis épais Ténèbres-mère
Cargaison de rébus devant les victimaires
Louves de la rosée Élans des lunaisons
Floraisons à rebours où Mesmer mime Homère
Sur le marbre où les mots entre nos mains s’aimèrent
Voici le gibier mort voici la cargaison
Voici le bestiaire et voici le blason
Au soir on compte les têtes de venaison
Nous nous grisons d’alcools amers
O saisons
Du langage ô conjugaison
Des éphémères
Nous traversons la toile et le toit des maisons
Serait-ce la fin de ce vieux monde brumaire
Les prodiges sont là qui frappent la cloison
Et déjà nos cahiers s’en firent le sommaire
Couverture illustrée où l’on voit Barbizon
La mort du Grand Ferré Jason et la Toison
Déjà le papier manque au temps mort du délire
Garçon de quoi écrire

invitation

Louis Aragon évoque, dans ce poème intitulé « Les mots m’ont pris par la main »
(Le Roman inachevé, 1956), la période au cours de laquelle le groupe surréaliste élabora les principes de l’écriture automatique.

couverture

 

Exposition : Artistes coréens en France, musée Cernuschi, d
u 16 octobre 2015 au 7 février 2016

A l’occasion de l’Année de la Corée en France, le musée Cernuschi organise une exposition consacrée aux artistes coréens contemporains ayant travaillé ou travaillant toujours en France.

L’Année France-Corée 2015-2016, qui vient célébrer les 130 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, a été inaugurée le 18 septembre 2015. Elle marque la volonté des deux pays d’intensifier et de densifier leurs relations, de valoriser toute la richesse et la diversité de leurs échanges résolument tournés vers l’avenir.

Cette Année propose, en France puis en Corée, des événements culturels d’envergure dans les musées, les théâtres, les salles de concert mais aussi des manifestations dans les espaces publics. Associant toutes les formes artistiques, des plus classiques aux plus novatrices (art digital, twittérature, etc.), elle réunira aussi tous les publics lors de grands événements sportifs, scientifiques ou encore gastronomiques. Dans le domaine économique, elle permettra de valoriser tous les savoir-faire d’excellence et les pratiques innovantes, tout en favorisant les relations commerciales déjà très dynamiques entre les deux pays. Sur le plan universitaire et scientifique, elle développera des partenariats structurants entre les établissements supérieurs d’enseignement et de recherche.

Bénéficiant d’une volonté et d’une implication politique aux plus hauts niveaux, l’Année France-Corée offrira une visibilité nationale et une ouverture internationale à de nombreux opérateurs français, aux collectivités territoriales, aux partenaires publics et privés qui permettent sa mise en œuvre.

Privilégiant le dialogue et les regards croisés, l’Année France-Corée 2015-2016 permettra de renforcer toutes les formes de coopération pour construire ensemble un partenariat global pour le XXIe siècle.

Artistes coréens en France
16 octobre 2015 – 7 février 2016 au musée Cernuschi



A l’occasion de l’Année de la Corée en France, le musée Cernuschi organise une exposition consacrée aux artistes coréens contemporains ayant travaillé ou travaillant toujours en France.

Attirés à partir des années 1950 par le rayonnement culturel de Paris, ces derniers ont étudié dans la capitale, se sont intégrés aux milieux artistiques français et ont, par leur travail, participé activement au renouveau de la peinture coréenne ainsi qu’à sa diffusion en Europe.

Bang Hai Ja, photo 1

Bang Hai Ja

L’exposition propose une approche historique et thématique de ce sujet à travers des sections consacrées à la génération des pionniers de l’art coréen contemporain, à l’Académie de peinture orientale, aux rapports entre artistes coréens et école de Paris,  aux conséquences de la pratique calligraphique sur l’œuvre de ces artistes, à l’intérêt porté à des matériaux traditionnels ainsi qu’à leur attrait pour la valorisation des processus créatifs.

Moon Shin, 2

Moon Shin

Les plus importants artistes coréens du XXe siècle, ainsi que quelques artistes plus jeunes, sont présents dans l’exposition: Pai Unsung, Rhee Seund Ja, Kim Whanki, Lee Ungno,  Bang Hai Ja, Han Mook, Moon Shin, Nam Kwan, Park Seo- Bo, Kim Tschang-Yeul, Yun Hyong-Keun, Shim Kyung Ja, Lee Bae, Chung Sang-Hwa, Paek Youngsu, Kim Guiline, Park In-Kyung, Hong Insook, Lee Jinwoo, Chae Sung-Pil, Won Sou-Yeol, Yoon-Hee.

Kim Tschang-Yeul, 3

Kin Tschang Yeul

Les soixante œuvres exposées proviennent des collections du Musée Cernuschi, du Musée national d’art moderne  et contemporain de Corée, du musée Lee Ungno de Daejeon ainsi que de collections privées.

Cette exposition  s’inscrit dans les manifestations de l’Année France-Corée 2015/2016/www.anneefrancecoree.com.

Lee Ungno, 4

Lee Ungno

Elle est organisée avec le soutien de l’Institut français, de la Société des Amis du Musée Cernuschi et le concours du Musée Lee Ungno de Daejeon (Corée).
Elle a bénéficié de l’aide de Dior Parfums et de la Fondation Loo & Lou sous l’égide de la Fondation de Luxembourg.

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Kim Whanki

Figurations coréennes 16 octobre – 7 novembre 2015 à la mairie du 8e arrondissement de Paris, 3 rue de Lisbonne 75008 – Paris



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Lee Bae

Tandis que les artistes présentés au musée deviennent pour la plupart de grands peintres abstraits, la mairie du 8e arrondissement , en partenariat avec le musée Cernuschi et la Société des Amis du Musée Cernuschi, propose au public des oeuvres figuratives d’autres artistes. Leurs choix de techniques, traditionnelles ou occidentales, leurs styles et leurs expérimentations témoignent de leur rapport complexe à la figuration. Ils révèlent aussi leurs différentes sensibilités et leur relation contrastée à leur culture d’origine.

Artistes présentés : Son Seock, Yi Myung-Rim, Tchine Yu Yeung, Yoo Hye-Sook, Moon Chang-Dawn, Hwang Hosup, Jeung Hyun, Kwak Soo-Young, Kwum Sun-Cheol, Min Jung-Yeon.

Commissaire :
Mael Bellec, conservateur du patrimoine au musée Cernuschi – See more at: http://parismusees.paris.fr/fr/exposition/seoul-paris-seoul#sthash.ilSieIEU.dpuf

YI MYUNG RIM

L’Art de l’artiste coréenne Yi Myung Rim, aide l’homme à être le plus paisible, car il lui permet de réagir contre un certain processus d’aliénation spirituelle, dont les métaphysiques de la matière et de l’esprit représentent les moments extrêmes. Céder à ce processus, c’est se précipiter dans l’une ou l’autre de ces abstractions inhumaines, fatalistes qui s’appellent existentialisme et angélisme. La vraie culture est au contraire un protocole de conscience.

Yi Myung Rim

Yi Myung Rim

Le labyrinthe d’une œuvre se révèle être le mystère d’une femme.

Des conceptions originales définies par le temps, l’espace, les variations chromatiques de la lumière ainsi qu’une observation rigoureuse de la nature. Se confondre dans l’essence même des protocoles d’évolution que seul les mouvements perpétuels imposé par « Dame Nature », préfaces à l’interprétation du trait et des gestes des pinceaux de soie qui déposent le précieux produit noir; l’encre de Chine…

Des conceptions originales définies par le temps, l’espace, les variations chromatiques de la lumière ainsi qu’une observation rigoureuse de la nature.

La peinture de Yi Myung Rim est un langage, un moyen de communiquer, un moyen de liaison entre la nature sauvage et la nature humaine: une preuve de l’existence, mais aussi de confiance dans cette existence. Si par époque de création originale l’on retranche certaines œuvres et avec elles le vœu de l’abstraction totale renonçant désespérément de croire au nirvâna pictural, il n’y a pas dans toute son œuvre accomplie, de peinture irréaliste, ni pessimiste, et c’est là une des supériorités incontestables de la peinture poétique de l’artiste; toujours présent une description du monde naturel et surnaturel, de la terre et du ciel, de la vie et de l’espace.

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