« De Vincent van Gogh à Pablo Ruiz Picasso.»

L’Espace culturel se propose de retrouver l’esprit du noir & blanc avec la découverte de quelques chefs-d’oeuvres de la gravure, de l’unique eau-forte gravée par van Gogh, le portrait du Docteur Gachet, « L’homme à la pipe » à la série des quatorze illustrations de Picasso. Degas, Matisse, Paul van Ryssel, et les invités contemporains: Klod Amar, Silvio Cadelo, Hélène Legrand, Isabelle Panelas-Huard, David Rondin, Bernadette Wiener, un hommage à van Gogh, Yi Myung Rim.

 » Car on ne contrecarre pas aussi directement une lucidité et une sensibilité de la trempe de celle de Van Gogh le martyrisé. Il y a des consciences qui, à de certains jours, se tueraient pour une simple contradiction, et il n’est pas besoin pour cela d’être fou, fou repéré et catalogué, il suffit au contraire, d’être en bonne santé et d’avoir la raison de son côté. » 

Van Gogh ou le suicidé de la société est le vibrant hommage d’un fou rendu à un autre fou. Mais que signifie donc être fou ? Artaud interroge sur le bienfondé de cette société qui condamne ses génies à la camisole. Accusant les psychiatres d’avoir assassiné Van Gogh, Antonin Artaud rappelle que ce meurtre est aussi le sien. Lorsqu’il déclare qu’ il y a dans tout dément un génie incompris dont l’idée qui luisait dans sa tête fit peur, et qui n’a pu trouver que dans le délire une issue aux étranglements que lui avait préparé la vie. » (p.51), doit-on comprendre par là que la folie est pour lui la manifestation du génie ? La réponse est oui et pour Artaud, la société craignant les esprits libres, est coupable du suicide de Van Gogh mais de bien d’autres encore : Baudelaire, Edgar Poe, Gérard de Nerval, Nietzsche, Kierkegaard, Hölderlin, Coleridge, Lautréamont, tous ont fait l’objet de procès injustifiés. Van Gogh, fustigé par une société indigne de son talent en est mort, abandonné aux souffrances les plus insensées et anéanti par l’incompréhension la plus totale…

« Doué d’un esprit juste et d’une mémoire fidèle, il n’oublie ni le bienfait, ni l’injure. Il sera très vindicatif.

Enclin à la discussion, à la lutte, qu’il aime, qu’il recherche, son intelligence l’y fait souvent briller.

L’orgueil, l’ambition, l’égoïsme, sont trois mobiles qui rendront l’être mélancolique le plus malheureux.

On pourrait presque dire que tous les grands hommes, les philosophes, les tyrans, les grands conspirateurs, les grands criminels, les grands poètes, les grands artistes, étaient essentiellement mélancoliques.

L’homme-Dieu est le type idéal de la mélancolie moderne.»

Paul-Ferdinand Gachet.

Le Docteur Paul Ferdinand Gachet, homéopathe, collectionneur et ami de nombreux peintres impressionnistes et néo-impressionnistes, soigna Vincent van Gogh durant les dernières semaines de sa vie. En retour, il fut immortalisé par cette gravure particulièrement expressive, unique eau-forte jamais réalisée par van Gogh, ainsi que par deux huiles sur toiles (Portrait du Dr Gachet, de La Faille, nos. F 753, fig.1, et no. F 754). La technique de l’eau forte fut enseignée à van Gogh par Gachet lui-même. L’artiste hollandais envoya l’une des premières preuves du présent sujet à son frère Théo, qui s’enthousiasma:

« Il faut que je te dise quelque chose sur ton eau-forte. C’est une vraie eau-forte de peintre. J’aime beaucoup ce dessin » (lettre du 23 juin 1890).

L’inscription au revers de la présente preuve indique qu’elle fut réalisée sous la direction du fils du Docteur Gachet, après le décès de ce dernier en 1909.

Paul Ferdinand Gachet, homeopathic doctor, collector and friend of many Impressionist and Post-Impressionist painters, is immortalized in this expressive print, Van Gogh’s only etching, and in two painted portraits (Portrait du Dr Gachet, de La Faille, nos. F 753, fig.1, et no. F 754). It was Dr. Gachet himself who taught the young Dutch artist how to make etchings. Vincent sent an early impression of the present work to his brother Theo, who upon receipt replied « And now I must tell you something about your etching. It is a true painter’s etching, I find it a very beautiful drawing ». (Letter to Vincent, 23rd June 1890). The inscription on the reverse of the present impression confirms that it was made under the direction of Gachets son Paul after the death of his father in 1909.

« Aujourd’hui, j’ai revu le Dr Gachet et je vais peindre chez lui mardi matin puis je dînerai avec lui et après, il viendrait voir ma peinture.

Il me paraît très raisonnable mais est aussi découragé dans son métier de médecin de campagne que moi dans ma peinture…Enfin, je crois volontiers que je finirai par être ami avec lui.»

Vincent van Gogh.

Vincent van Gogh_photo 1

Figure inséparable de la dernière période de la vie de Vincent à Auvers, le docteur Gachet revêtait une personnalité originale. Médecin homéopathe s’intéressant à la chiromancie, sa véritable passion le portait vers les arts. Il était lui-même un bon graveur et entretenait des relations avec une multitude d’artistes, parmi lesquels Manet, Monet, Renoir et Cézanne. C’est donc naturellement que van Gogh se présenta chez lui au lendemain de son internement à Saint-Rémy-de-Provence, sur les conseils de son frère Théo. Spécialisé en psychiatrie, le praticien aida de son mieux Vincent à vaincre ses angoisses tout en lui offrant un confort matériel propice à l’épanouissement.

Le portrait du docteur participe de cette phase créative particulièrement intense. Modèle privilégié, il est campé dans une attitude mélancolique, reflet de « l’expression navrée de notre temps », ainsi que l’écrira van Gogh. Seule touche d’espoir dans ce portrait sévère, aux tonalités froides, la fleur de digitale qui, par ses vertus curatives, apporte un peu de réconfort et d’apaisement. Malgré son dévouement, le docteur Gachet ne pourra empêcher le geste irrémédiable de van Gogh, qui devait bientôt se donner la mort.

Pablo Ruiz Picasso

tryptique_picasso copie

Hélène chez Archimède , textes de André Suarès, illustrations de Pablo Picasso.

A travers une sélection de 14 bois gravé réalisées en 1955, le public est invité à découvrir les multiples variations que l’artiste a créées autour de “ l’éternel féminin ”.

L’ensemble des gravures exposées, permet de voir combien les femmes de la vie de Picasso, mais aussi les femmes imaginées, rêvées et fantasmées ont compté dans sa production artistique. Leurs portraits nous font entrer dans leur intimité.

La gravure occupe une place privilégiée dans la pensée picturale de Picasso. Véritable journal intime de sa création, elle est le lieu où s’expriment tous ses thèmes de prédilection : l’éros, la famille, la référence aux grands maîtres, le peintre et son modèle dans l’atelier, l’illustration d’ouvrages poétiques.

Passionnante et originale par les multiples facettes qu’elle révèle autour du thème central de la femme dans l’œuvre de Picasso, cette exposition permet de mettre en lumière l’oeuvre gravé de l’artiste, rarement montré en France.

Le sourire de Picasso devant la porte du château de Vauvenargues, 1957

En constante recherche d’innovation, Picasso a sans doute donné à l’art du XXème siècle, selon Pierre Daix, les plus belles et les plus nombreuses représentations de la femme mais aussi les plus disloquées. Leur place privilégiée dans l’œuvre de l’artiste ne témoigne toutefois pas seulement du lien étroit entre sa production artistique et sa vie familiale, mais également de sa perpétuelle interrogation sur le sens de l’art et le mystère de la création.

S’il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème.”

Pablo Picasso

Les invités contemporains

Hélène Legrand.

Hélène Legrand

Des études poursuivies à l’UER d’art plastique (Paris 1) au cours des années 80 me destinaient à produire du concept plutôt que de la peinture de chevalet jugée obsolète par les modernes radicaux qui nous enseignaient. Force nous était faite de constater qu’après Duchamp « on ne pouvait plus peindre » !

Pourtant mon parcours divergea : ma rencontre avec la pensée de Claude Lévi-Strauss (le structuralisme teintait encore, à l’époque, le discours universitaire) fut décisive : préservation, transmission devinrent l’enjeu de mon travail et l’inquiétude de voir la peinture devenir « un métier perdu », une « perte sévère », le moteur d’une nécessité à représenter le monde en peinture.

Depuis, dans le lieu du tableau, je tente de « piéger » dans l’embuscade de la représentation ce qui est menacé de disparition du monde avec une nette prédilection pour les instances silencieuses : sujets délaissés de l’histoire de l’art en un premier temps puis l’animal, le végétal et le paysage dans l’expérience vivante du réel.. C’est à l’exemple des autres arts non affectés par les ruptures successives du xxème siècle et une absence de transmission du métier que j’ai recours à une esthétique éclectique : citations de codes, de signes, restauration du sujet, pluralité des styles, anachronismes etc.

La phénoménologie accompagne depuis quelques années ce travail (Maurice Merleau-Ponty et Henry Maldiney notamment) en ce qu’elle permet de restaurer une continuité du sens au mouvement temporel de l’attention : saisir par le regard, sans l’arracher à l’ensemble, « la chose même » dans son inépuisable permanence.

David Rondin.

David Rondin

de la peinture dite abstraite.

Prenons une image… Un aveugle ayant toute sa tête devrait sans hésiter faire la différence entre la vibration d’une rose et celle d’un camion à l’arrêt. Il n’aura aucun mal à ressentir la puissance de la rose, et l’inertie du camion, inertie d’autant plus sensible, vibratoire, que la vie ne l’anime pas au sens organique du terme. Donc le peintre abstrait démarre comme çà, en aveugle, aveuglé doublement par la simple mobilité de son regard, qui ne s’appuie sur aucune mise en scène visible du réel. Puis au fur et à mesure qu’il avance son tableau, il se fait voyant, il devient captif des sensations vibratoires de la peinture, de l’acte de peindre au moyen duquel il va tenter d’extraire de la nuit du regard le sentiment du monde qui l’habite à ce moment-là précis où il peint.

Tout son corps et plus, tout son être, deviennent alors un canal par où circulent non seulement l’énergie de l’univers, une totalité vivante vivant en lui, mais aussi les vibrations de la mémoire active dans son psychisme. Notre mémoire étant un réservoir évolutif-sujet à de permanentes variations- une matière en fusion dont il serait compliqué de mesurer l’impact exact sur nos actions présentes. Un tableau dit abstrait est une sorte de miroir qu’on tend à la création même, et qu’on arrache à la matière. C’est en miniature une recréation du monde, une matière-esprit ou un esprit-matière, comme on veut… La matérialité de la peinture se confond avec l’esprit des formes que le peintre engendre quand sa conscience de peintre est au maximum en alerte, au pic de sa concentration, c’est-à-dire assez proche de l’ivresse ou de la transe chamanique.

Bernadette Wiener.

Bernadette Wiener

« Petite chaise » offerte par Klod …

Témoin de notre dialogue pour l’exposition

« Reflets de Mémoires »

dans la chapelle du Collège de Carpentras.

Elle dessine, je modèle sur le thème de cette rencontre improbable entre le fauteuil du prophète Elie et la petite chaise d’Arles de Vincent Van Gogh…

Chaise vide…

Mais chargée, habitée par l’esprit du peintren!

Bernadette Wiener, artiste plasticienne céramiste, a trouvé dans la terre son univers de création.

Son cheminement, tantôt grave, tantôt léger, est à l’image de la dualité qu’elle montre dans son travail, qui peut se lire dans deux axes principaux: gravité associée à la recherche de l’essence même de la matière, à la pureté des formes; légèreté associée à l’aspect ludique et gai, parfois franchement drôle. Ainsi les éléphants « Célestes », s’échappant de leur cage ou courant sur des ressorts, semblent légers et suspendus à un fil, en lévitation.

Mais, quelles que soient les œuvres, plus graves ou plus légères en fonction des périodes de son cheminement personnel, elle sait toujours nous conduire sur les chemins du rêve.

Sous notre regard, les céramiques se transforment, soit par la magie de ses installations, soit par celle de notre imagination. Ainsi la lumière qui accroche sur les émaux les transforme en « bols à rêves. »

Evitant tout lyrisme, elle nous fait entrer dans un resserrement de notre rapport au monde, nous emmène dans la profondeur des choses. Et ce contact intime qu’elle entretient avec la matière, elle l’utilise comme tremplin vers le poétique, l’étrange, l’inattendu.

Sa connaissance du travail de la terre et des émaux, elle n’en fait pas étalage, mais l’utilise au service de sa sensibilité pour pénétrer la personnalité des choses simples, faisant de ses œuvres de véritables poèmes en terre.

Klotho APELBAUM

Yi Myung Rim, artiste coréenne.

Yi Myung Rim, née en 1962. __Composition abstraite__.

L’intelligence, l’intuition et la chance de Yi Myung Rim vont la préserver de ces deux écueils. La rencontre des œuvres de Klee lui fait découvrir un maître européen dont l’enseignement et l’exemple ne l’arracheront pas brutalement à l’esprit de sa culture originelle. Klee n’a jamais été, vers l’Orient, plus loin que Kairouan. Il n’a pas subi d’influence précise de la part des paysagistes ou des calligraphes chinois.

Mais il aborde la peinture avec une attitude intérieure analogue à celle des grands maîtres d’Extrême-Orient, et très précisément de ceux qui furent profondément imprégnés de bouddhisme, ou de la philosophie morale du Tao.

« Avant de faire le tour du monde, proposait Diderot, si nous faisions le tour de nous-même.»

Yi Myung Rim a évolué comme Kandinsky et Klee et ne songe qu’au vrai, à détacher la subjectivité du peintre et de la réalité objective, à opposer le monde du dehors à l’univers intérieur. Il ne s’agit pas pour l’artiste coréenne de s’abstraire non plus que de se retraire. Il s’agit de se retrouver, que l’eau calme du lac et le calme miroir du ciel s’accordent aux sources de l’âme et au miroir de l’esprit, et qu’on ne puisse plus discerner si le paysage intérieur est un reflet du paysage extérieur – ou le contraire.

 

Nous remercions vivement la formation musicale BMPB, (Big Martroy Place Band), pour sa participation et sa générosité.

Formation musicale Big Martroy Place Band

Logo BMPB

Logo Ginko

Galerie Gingko’Art

Ouverture du mardi au dimanche de 15h à 19 heures, & sur rendez-vous!

Le Gingko’Art et la musique: comme accroché au ciel, un homme et son violon

Le Gingko’Art et la musique: comme accroché au ciel, un homme et son violon.

L’Espace culturel Gingko’Art de Pontoise reçoit le jeudi 8 janvier prochain, Salle du Dôme de Pontoise, le célèbre violoniste-soliste Matthieu Arama pour un concert exceptionnel. A cette occasion, il présentera son premier album, Violin Showcase, constitué de pièces de Paganini, Sarasate ou encore Wieniawsky parmi les plus virtuoses du répertoire. Sorti en diffusion internationale en Novembre 2013 chez le label Brillant Classics, il connait déjà un grand succès auprès des critiques (4 stars Fono Forum en Allemagne, Klassieke Zaken en Hollande).



Matthieu Arama virtuose du violon s’accompagne d’un instrument d’excellence. Animés par un même enthousiasme pour la rencontre de l’art et du spirituel, un groupe d’amis, se sont réunis pour proposer un concert dans le but de partager leur passion pour des musiques en rapport avec une forme de spiritualité humaniste et universelle.

Portrait Arama

Matthieu Arama joue sur  le « Duc de Crémone », violon d’Andrea Guarnerius de 1676

Une exclusivité offerte à l’Espace culturel Gingko’Art de Pontoise, heureuse en ce début d’année 2015, d’en faire profiter un très large public ainsi que les mélomanes. Ce lieu à l’architecture et à l’ambiance si particulière n’en finit plus d’attirer les plus grands artistes internationaux.
Matthieu Arama violoniste Supersoliste-Concertmaster de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine. Le virtuose joue le « Duc de Crémone », un violon prestigieux d’Andrea Guarnerius de 1676 qui lui a été confié par l’Association Zilber.

Rien de didactique dans cette démarche. Il ne s’agit pas de débattre ou de convaincre mais d’écouter, tout simplement, de regarder et de se laisser porter, emporter.

Le programme de cette fin d’après-midi offert par le violoniste sera Tchaikovsky:

Souvenir d’un lieu cher op42 n°1 Méditation op42 n°2 Scherzo
Tchaikovsky: Cygne Blanc, solo extrait du Lac des Cygnes
Cygne Noir, solo extrait du Lac des Cygnes
Ysaïe: Ballade, sonate n°3 pour violon seul
Stravinsky: Toccata
Aria
Ludwig Minkus: La Bayadère, Grand Solo

Un cadeau pour le plaisir de tous et le bonheur des mélomanes !

Matthieu Arama commence le violon à l’âge de 6 ans et fait ses débuts en soliste salle Gaveau à Paris à l’âge de 11 ans.

Quelques années plus tard, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Sylvie Gazeau. Il y obtient en 2000 le Premier Prix mention très bien à l’unanimité avec un Prix Spécial de l’association des anciens élèves. La même année, il a l’honneur d’être accepté dans la classe du Maître Igor Oistrakh au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il y obtiendra son Master avec la Plus Haute Distinction et la note de 20/20 en violon.
Matthieu Arama a obtenu le 3eme Grand Prix du prestigieux Concours International de Montréal et est Médaillé de Bronze du Concours International de Londres (Benjamin Britten). Il est aussi 4ème Prix du Concours International Shlomo Mintz (Sion-Valais) et lauréat des bourses Feydeau de Brou St Paul et de la Yamaha Music Foundation Europe.
Suite à ces résultats, Matthieu s’est produit en soliste dans les plus grandes salles du monde : Barbican à Londres, Wilfried Pelletier de la Place des Arts à Montréal, La Grande salle du Conservatoire Tchaikovsky à Moscou, Le City Hall du Cap (RSA), La Grande Salle du Conservatoire de Bruxelles, la Salle Gaveau à Paris ou encore l’Opéra et l’Auditorium Dutilleux à Bordeaux, avec des orchestres tels que le London Symphony, le Royal Philharmonic, l’Orchestre Symphonique de Montréal, l’Ontario Philharmonic, le Cap Town Philharmonic l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine où il tient le poste de Concertmaster ou encore l’Orchestre National de Lituanie. Soliste, il a joué sous la direction de chefs tels que Sir Andrew Davis, Asher Fish, Roberto Benzi, Shlomo Mintz, Marco Parisotto, Kwamé Ryan…
Récitals et concerts de musique de chambre l’ont amené à se produire dans des salles prestigieuses en France comme à l’étranger. Certaines de ses prestations ont été diffusées par Radio Canada, CBC, France Musique, la Radio Suisse Romande ou encore Fox News.

Passionné par l’enseignement, Matthieu Arama est Professeur au Pôle d’enseignement Supérieur de Bordeaux Aquitaine et à l’Institut Supérieure des Arts de Toulouse.
Son premier album Violin Showcase, constitué de pièces de Paganini, Sarasate ou encore Wieniawsky parmi les plus virtuoses du répertoire, est sorti en diffusion internationale en Novembre 2013 chez le label Brilliant Classics et connait déjà un grand succès auprès des critiques (4 stars Fono Forum en Allemagne, Klassieke Zaken en Hollande).

Matthieu Arama joue le « Duc de Crémone », violon d’Andrea Guarnerius de 1676 qui lui a été confié par l’Association Zilber Vatelot-Rampal.

Matthieu Arama est aujourd’hui Supersoliste-Concertmaster de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine.

matthieu-stadivarius2

Matthieu Arama sera accompagné au piano par Aurélien Pontier,1er prix à l’unanimité au Conservatoire de Boulogne-Billancourt et à l’âge de treize ans, il rejoignait le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jean-François Heisser. En 1998, il se voyait décerné le Ier prix de piano et remportait le Ier prix à l’unanimité du Concours International de Jeunes Pianistes-Vladimir Kraïnev – de Kharkov (Ukraine).

Une aide aux jeunes musiciens

L’association Zilber, association Loi 1901 à but non lucratif , créée en 1995 à l’initiative de Monsieur Roger Zilber  avec le soutien de la Maison Vatelot-Rampal a pour but de mettre à la disposition de jeunes musiciens talentueux des violons, altos ou violoncelles de qualité pour leur permettre de poursuivre leur carrière.
Les musiciens bénéficiaires de la mise à disposition de ces instruments seront choisis sur dossier par un Comité, qui se réunira une fois par an, lui-même désigné par le Conseil d’Administration de l’Association. 

Ce comité est composé de : 
Roger Zilber, Président,
Jean-Jacques Rampal, Vice-Président,
Etienne Vatelot, Membre d’Honneur, Gérard Caussé, Olivier Charlier, Patrice Fontanarosa, Alain Meunier, Régis & Bruno Pasquier, Suzanne Gessner et Gaëlle Le Gallic.
Ces prêts d’instruments sont consentis pour une année renouvelable une fois. 

Les propriétaires souhaitant confier leurs instruments à l’Association Zilber auront toutes les garanties concernant ce prêt. Un contrat est rédigé entre l’association Zilber et le propriétaire, le musicien et l’association Zilber.
Vous pourrez prendre contact avec Thérèse Bourou-Rubinsztein au siège de l’Association Zilber, C/O Maison Vatelot-Rampal, 11 bis rue Portalis 75008, ou par téléphone au 01.45.22.17.25 pour tous renseignements complémentaires.

De jeunes musiciens talentueux ont déjà bénéficié de ce prêt:

 Mathieu Arama, Lise Bertaud, Noémie Boutin, Alexis Cadernaz, Julien Dieudegard, Pavel Gomzyakov, Kristi Gjezi, Anne-Sophie Le Rol, Joëlle Martinez, Christophe Mourguiart, Deborah & Sarah Nemtanu, Jérémie Pasquier, Nemanja Radulovic, Loic Rio, Joseph André, Lionel Schmit, Julien Szulman, Antoine Tamestit et Arnaud Vallin.

Comme accroché au ciel
Je vois sur la maison
Le tableau irréel
D’un homme et son violon
Qui la nuit et le jour
Sans un instant d’arrêt
Fait chanter plein d’amour
Les cordes sous l’archet

Pochette album

Réservations
Sur place :
Espace Gingko’Art
2, Place de l’Hôtel de ville
95300 Pontoise

Par téléphone : 01 34 43 55 13 ou 06 10 20 05 56

Par Email  : gingko-art@orange.fr

Le 6 décembre Fanny Fage dédicacera son premier ouvrage illustré

Un nouveau livre, un Noël avant la lettre ! Une soirée placée sous le thème animalier. Événement, la jeune Val-d’Oisienne, Fanny Fage illustratrice, dédicacera son premier ouvrage.

Encore quelques jours pour voir les œuvres de nos artistes:

Klod Amar, Laura Cadelo-Bertrand, Silvio Cadelo, Salvador Dali, Audrey Duchet-Caillas, Fanny Fage, Dominique Giral, Isabelle Panelas-Huard, Clotilde Prévost, Mirabelle Roosenburg, Bernadette Wiener et Myung Rim Yi… déjà plus de huit cent visiteurs!

Bienvenue, pour célébrer cette soirée de clôture de l’exposition intitulée « La Création Animalière Contemporaine II », qui se déroulera à l’Espace Gingko’Art de Pontoise le samedi 6 décembre à partir de 18 heures. Pour l’occasion la jeune artiste Fanny Fage qui était présente aux cimaises de la galerie Gingko’Art avec quinze compositions réalisées à l’encre et aux aquarelles dédicacera son premier ouvrage illustré. Les animaux dans la Langue Française, « Expressions Animales », Aux Éditions « La poule qui pond ». Un ouvrage composé de magnifiques dessins pour enfants avec des textes inspirés de proverbes.

Fanny Fage est née à Algrange, en Moselle en 1987.artiste

« Après des cours d’aquarelle et de dessin durant mon enfance et mon adolescence, la décision était prise : je voulais travailler dans le monde du dessin, et plus précisément celui de l’illustration ! Quelque chose m’attirait dans le fait de donner vie aux mots, aux textes par la réalisation d’images. Une amie m’a raconté une fois que, lorsqu’elle était petite, alors qu’elle lisait un livre, elle s’était soudain précipitée vers sa mère en lui disant : « je ne comprends pas, quand je lis, j’ai des images qui viennent dans ma tête ! » Quelque part, je trouve cela magique de pouvoir moi-même poser ces images sur le papier, afin de partager ce qu’un texte m’évoque.Après une licence arts plastiques à Montpellier, j’ai effectué 3 années d’études à l’ESA St Luc de Bruxelles, en option illustration où j’ai pu pleinement évoluer dans mon domaine, et trouver, petit à petit, un style graphique qui me convienne. »

baleine

Je vis et travaille au Plessis Bouchard dans le Val d’Oise ! J’ai des projets plein la tête, qui j’espère, se retrouveront très prochainement en librairie et ailleurs !

« Donner vie aux mots et aux images…Voilà le but de Fanny Fage, dessinatrice dans l’âme et illustratrice depuis la fin de ses études en art. Fanny Fage cherche en permanence, par l’aquarelle et le dessin, à transcrire ses sentiments, son imaginaire sur papier.
Mais au contraire d’une simple illustration, les œuvres de Fanny Fage se suffisent à elles-mêmes. Ce sont des planches douces, poétiques et mystérieuses, empruntent d’une vague nostalgie et d’une réelle intemporalité. On peut y admirer la finesse du dessin et la légèreté de la couleur, mais aussi et surtout se créer, grâce à ses planches, de nouvelles histoires, des contes d’hier et aujourd’hui. »

renard

L’Association Gingko’Art, qui vient de signer sa quatorzième exposition en trois années d’existence, en profite pour remercier l’ensemble des artistes, et, de partager ce texte émouvant…À tous ceux qui, avec un dévouement passionné, 
cherchent de nouvelles « épiphanies » de la beauté
pour en faire don au monde 
dans la création artistique.

rat opéra

Au seuil du troisième millénaire, je vous souhaite à tous, chers artistes, d’être touchés par ces inspirations créatrices avec une intensité particulière. Puisse la beauté que vous transmettrez aux générations de demain être telle qu’elle suscite en elles l’émerveillement ! Devant le caractère sacré de la vie et de l’être humain, devant les merveilles de l’univers, l’unique attitude adéquate est celle de l’émerveillement.

Les hommes d’aujourd’hui et de demain ont besoin de cet enthousiasme pour affronter et dépasser les défis cruciaux qui pointent à l’horizon. Grâce à lui, l’humanité, après chaque défaillance, pourra encore se relever et reprendre son chemin. C’est en ce sens que l’on a dit avec une intuition profonde que «la beauté sauvera le monde ».

La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance. Elle est une invitation à savourer la vie et à rêver de l’avenir. C’est pourquoi la beauté des choses créées ne peut satisfaire, et elle suscite cette secrète nostalgie de Dieu qu’un amoureux du beau comme saint Augustin a su interpréter par des mots sans pareil : «Bien tard, je t’ai aimée, ô Beauté si ancienne et si neuve, bien tard, je t’ai aimée !

Puissent vos multiples chemins, artistes du monde, vous conduire tous à l’Océan infini de beauté où l’émerveillement devient admiration, ivresse, joie indicible !

Extraits de la lettre du Pape 
Jean-Paul II 
aux artistes, 1999

couverture chat

 

Espace Gingko’Art
2, Place de l’Hôtel de ville
01 34 43 55 13 & 06 10 20 05 56
gingko-art@orange.fr

Ouverture du mardi au samedi de 15h30 à 17 heures

 

 

La paisibilité à l’espace Gingko’Art de Pontoise: une invitation au voyage vers la connaissance de soi avec l’américaine Chistina Courmont et le Shiatsu…

Rendez-vous avec le Do In, le dimanche 5 octobre de 10h à 12h, initiation et dégustation de produit Bio avec la participation de Christina Courmont praticienne en Shiatsu, diplomée et certifiée depuis 2010, en Amma Assis et Amma Allongé enseigné par Tony Neuman, Certitifée depuis 2014 de « L’ Ecole de Shiatsu D O », enseigné par Jacques Laurent. Élève de « L’Ecole Tsugo », enseigné par Jean Demay.

Aujourd’hui ces méthodes de médecine douce qui trouvent leurs origines dans les médecines ancestrales, sont de plus en plus adaptées dans notre société et continuent dans le 21ème siècle à confirmer leurs capacités à procurer la sensation de bien-être à l’être humain.

Je souhaite pouvoir vous apporter le bien-être dans votre quotidien…

L’histoire du Amma & Shiatsu

Désigné par deux caractères chinois AN et MO, signifiant  » calmer par le toucher « , le shiatsu est adopté par les japonais et prononcé AMMA, Les arts traditionnels chinois, comme l’ herbologie, l’acupuncture, le moxa et le massage ont été introduits au Japon il y a environ 1 300 ans.

Le Amma demeure alors longtemps la pratique principale de méthode bien-être au Japon. Après la seconde guerre mondiale, la popularité du shiatsu s’accroît au Japon, grâce à une commercialisation efficace . Le shiatsu, dans ses contacts avec l’étranger, se fait connaître comme l’approche traditionnelle japonaise, alors que la véritable origine du shiatsu, le Amma à disparu. En fait, les techniques du shiatsu dérivent du Amma et leurs théories coïncident. Dans le livre Ampuku Zukai, écrit en 1827 par Shinsai Ota, sont décrits les premiers protocoles de pressions, fondateurs du Shiatsu actuel.

À partir de 1868, la médecine occidentale fut imposée et les disciplines manuelles de prévention d’un état de bien être par des vibrations, percussions et étirements perdirent de leur importance, au profit de techniques curatives comme la chiropraxie, l’ostéopathie et les « massages occidentaux ».

PRINCIPES FONDAMENTAUX DU SHIATSU

C’est une discipline de thérapie manuelle japonaise séculaire s’exerçant surtout dans le domaine de la prévention et du bien-être.

2-origine

Les principes fondamentaux du shiatsu proviennent de la tradition de l’énergétique orientale (Acupuncture, Do In Ankyo) avec une actualisation permanente en fonction des développements de la science médicale moderne et des thérapeutiques alternatives et holistiques. En Orient, la pensée n’est pas séparable du corps, il n’existe pas de terme ‘psychologie’ à proprement parler, on définit des déséquilibres dans le cycle d’évolution de l’homme. La compréhension de l’être humain dans son entièreté a été développée dans la philosophie chinoise, dans l’ouvrage le Tao Te King enseigné par Lao Tseu (autour du IIème siècle avant notre ère).

La médecine traditionnelle orientale se définit par ‘le respect de la personne dans sa dimension corps-esprit en harmonie avec son environnement’ et joint cette maxime populaire chinoise ‘soigner ce qui n’est pas encore malade’ – le médecin chinois ne recevait des émoluments que si son patient restait en bonne santé, il devenait en quelque sorte le garant de sa longévité.

Le shiatsu repose essentiellement sur une technique de pressions stables et continues – dérivées de l’Anma* traditionnel – exercées au moyen des doigts ou des mains sur les méridiens ou sur les points d’acupuncture des méridiens, visant à prévenir ou à réparer les dysfonctionnements organiques par un rééquilibrage des souffles.

Shiatsu_ideogramme-181x300SHI’    Doigt :

idéogramme désignant les ‘doigts de la main’, composé du caractère, symbolisant la main, et du caractère qui correspond au son ‘shi’ de la lettre, signifiant ‘ramification’, ‘se ramifier’, ‘se diviser’, désignant les doigts.

‘ATSU’    Pression :

‘Tenir’, ‘maintenir’, ‘pousser’, ‘presser’.

2-masseuse-aveugle

* Anma, le terme qui associe les deux idées de pression profonde, stable et continue et de masser, frotter pour enlever, est l’exacte traduction de la technique du Shiatsu dans son double aspect de Ho (tonifier par l’An) et de Sha (disperser pour enlever par le Ma).

Le shiatsu est fait non seulement pour se détendre, mais aussi pour développer notre compréhension de nous-mêmes. Au Japon, on dit : ‘Le shiatsu est semblable à l’affection maternelle, la pression des mains fait jaillir la vie.’ Le Shiatsu est une appellation moderne pour exprimer la notion de thérapie manuelle ‘TéaTé’.

Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, Le shiatsu permet de percevoir l’expression de la circulation du KI dans les méridiens.

Le KI conduit le mouvement, et le sang conduit le Shen ou l’esprit, l’animation du corps. Ainsi le corps et l’esprit ont leur expression dans la manifestation qu’est l’incarnation de toutes formes d’êtres vivants. Les êtres humains sont soumis aux lois de la Nature, de leur environnement proche et lointain ; ces lois décrites sous la forme des cinq éléments évoluent dans le cycle des quatre saisons que forment les 365 jours de l’année.

Entrée gratuite avec réservation au préalable.

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville , 95300 Pontoise
Tel : 01 34 43 55 13 et 06 10 20 05 56
E.mail : gingko-art@orange.fr

Christina

Christina Courmont
Amma Art de Bien-Être 

Tél. 06.81.92.02.66
E.mail : amma-art-de-bien-etre@hotmail.fr
http://www.christina-courmont.com/

 Apporter une tenue confortable en coton si possible.

 

 

L’espace culturel Gingko’Art de Pontoise et les journées du Patrimoine :« La Création Animalière contemporaine II », du 20 septembre au 14 décembre 2014.

L’espace culturel Gingko’Art de Pontoise et les journées du Patrimoine : l’inauguration d’un nouveau rendez-vous artistique sur le thème de la représentation animale II, à l’occasion des journées Européennes du Patrimoine. Une nouvelle exposition placée sous le signe du surréalisme dans la création animalière contemporaine… L’invité d’honneur est la plasticienne italienne Laura Cadelo-Bertrand sélectionnée par le MAD, museum de New York pour exposer soixante créations originales.

Ce deuxième rendez-vous de la création animalière contemporaine se déroulera à partir du 20 septembre prochain, en harmonie avec les Journées du Patrimoine. Une nouvelle exposition dont l’ambition première est de revisiter l’Art animalier, avec des disciplines aussi variées que le dessin, la gravure, la photographie, la peinture et la sculpture; cette année plusieurs nouveautés pour la deuxième édition, du design, de la vidéo . plus de quarante œuvres d’art réalisées par douze artistes dont quatre représentants(es) des Ateliers de la Cité Cézanne de Pontoise.

Avec la participation de Klod Amar, Laura Cadelo-Bertrand, Silvio Cadelo, Salvador Dali, Audrey Duchet-Caillas, Fanny Fage, Dominique Giral, Isabelle Panelas-Huard, Clotilde Prévost, Mirabelle Roosenburg, Bernadette Wiener et Myung Rim Yi.

La relation au patrimoine peut quelquefois confiner au passéisme ou à la nostalgie. L’introduction, apparemment paradoxale au sein du patrimoine, d’artistes pleinement engagés dans les problématiques actuelles est pourtant susceptible de retisser un lien vivant entre le passé et notre époque contemporaine. Mais si l’art éclaire le patrimoine, il convient néanmoins de ne pas l’instrumentaliser :

L’art reste irréductible à une mission précise, il s’épanouit par la liberté qu’il incarne.

Klod Amar, une artiste pontoisienne participe à cette nouvelle aventure animalière avec une œuvre originale intitulée « Myrmécophaga-tridactyla».

en fait, un ensemble de dessins sur le thème de la personnalité esthétique des fourmis, un prétexte plasticien à une installation qui propose l’observation sous verre, à la loupe, du comportement de ses charmantes créatures…

Une création métaphorique de la société, un plaidoyer pour la paix dans le monde !

Klod-Amar,-__Myrmécophaga-t

Les entomologistes savent depuis longtemps que certaines espèces de fourmis forment des sociétés très unies, qui comptent des millions d’individus. Ces insectes présentent des comportements complexes, tels que le contrôle de la circulation, la gestion des déchets, l’élevage des pucerons, la culture des champignons, et, plus surprenant encore, la guerre, sous forme d’engagements organisés d’une armée contre une autre, où les deux camps risquent d’être anéantis.

En fait, nous ressemblons davantage aux fourmis qu’à nos plus proches parents vivants, les grands singes, qui vivent en sociétés beaucoup plus restreintes. Nous nous ressemblons jusque dans nos stratégies guerrières ! Pour les fourmis, comme pour l’homme, la guerre implique une étonnante variété de choix tactiques quant aux modes d’attaque et aux décisions stratégiques déterminant où et quand livrer bataille.

« Je crois à la résolution future de ces deux états, en apparence si contradictoires, que sont le rêve et la réalité, en une sorte de réalité absolue, la sur-réalité […] c’est à sa conquête que je vais. »

Une plongée dans l’univers de Dali.

L’art de Dali tourne essentiellement autour de lui-même. C’est pourquoi, on retrouve, dans ce court-métrage, les symboles propres à la mythographie du maître du surréalisme.

Les fourmis, par exemple, récurrentes dans l’œuvre de Dali, symbolisent la putréfaction. Le fait de vivre sans se poser de question sur la vie, le fait d’agir sans se demander pourquoi cette action, tombée dans la routine, mène immanquablement à la putréfaction.

Dans le film, « Le chien Andalou »l’homme, en regardant sa main, peut-être trop consacrée à l’onanisme, se rend compte de cette putréfaction et cette prise de conscience déclenche ce besoin de donner une impulsion à sa vie.

Une invité d’honneur en la personne de Laura Cadelo-Bertrand, une artiste italienne spécialisée dans le design et la sculpture .

Sculptrice, jewel Designer, lampes, décors…

Laura-Cadelo-Bertrand,-_Jar

Depuis 1997 sur la base de ses propres créations théâtrales, elle créer des sculptures, des décors et des bijoux artistiques en utilisant principalement les métaux.

De 2001 à 2007 elle créer des bijoux pour diverses marques de mode et en 2007 elle ouvre son atelier – espace vente à Reggio Emilia, où sont souvent organisées des expositions d’artistes de tous genres.

Elle a exposé á la Triennale de Milan, à la Fondazione Monte Paschi Siena (« Insetti Insiena » 2013), dans nombreuses galeries et publiée sur des magazines tels que Vogue, Elle, Vanity Fair, A&D, Illustrati, Collezioni (Accessori, Trends, Haute Couture Sposa).

Elle participe régulièrement au Salon parisien « Maison & Objet », où elle a été sélectionnée pour le secteur CRAFT géré par les Ateliers d’Art de France.

Elle est co-fondatrice de l’Espace artistique « Ateliers Viaduegobbitre » à Reggio Emilia, formé par plusieurs artistes de diverses disciplines qui organise régulièrement expos et évènements.

Elle a été nommée pour les Arts & Crafts Design Award 2014, et invitée au MAD Museum de New York à exposer 60 pièces pour l’évènement sur la bijouterie contemporaine LOOT Mad for Jewelry 2014, du 4 au 6 octobre 2014.

Sylphide créature aux allants mécaniques,
La demoiselle s’abandonne aux migrations
Pour l’azur meilleur et dans sa folle ascension
L’insolente poursuit son envolée oblique.
Quel est donc cet orfèvre des arts métalliques
Qui te vêt des tourmalines attributions ?
Diaphanes élytres sous les hélianthes scions
–
Ton enveloppe flamboie de feux organiques.
La libellule, ma passionnelle bestiole
Sait consoler dûment mes peines vitrioles.

Silvio Cadelo est né le 10 octobre 1948 à Modène, est un auteur de bande dessinée italien. Après avoir fait les beaux-arts, il intègre une troupe de théâtre expérimental. Son parcours théâtral dure quelques années au cours desquelles il officie en tant que scénographe, acteur et metteur en scène.
Il travailla également comme affichiste. À la fin des années 1970, tenté par la peinture, il se porte finalement sur la bande dessinée qu’il juge moins mercantile. Il dessine pour les revues italiennes Linus, Alter et Frigidaire. Il rencontre alors Jean Annestay qui lui ouvre des perspectives sur la France. En 1981, il publie son premier album Skeol au graphisme très inspiré de l’école Métal hurlant, notamment Moebius. On y découvre sa propension pour les créatures aux morphologies exotiques, que l’on retrouve à la même époque dans ses illustrations pour le jeu de rôle VII Legio d’International Team1 et dans Introduzione Alla Zoologia Fantastica d’Ettore Tibaldi. À l’occasion de la publication du portfolio Strappi, Annestay demande à Alejandro Jodorowsky d’en écrire la préface. Séduit, Jodorowsky lui propose de travailler ensemble, Cadelo s’installe alors à Paris pour réaliser La saga d’Alandor avec lui, mais leurs ambitions divergent sur l’orientation du récit et le courant passe mal entre les deux artistes, la série restera inachevée avec deux tomes. Néanmoins, ce travail l’aura fait connaître et aura familiarisé le public avec son style particulier empreint de symbolisme.

Silvio-Cadelo,-_In-Karna_

Se glisser dans ton ombre à la faveur de la nuit.
Suivre tes pas, ton ombre à la fenêtre.
Cette ombre à la fenêtre c’est toi, ce n’est pas une autre, c’est toi.
N’ouvre pas cette fenêtre derrière les rideaux de laquelle tu bouges.
Ferme les yeux.
Je voudrais les fermer avec mes lèvres.
Mais la fenêtre s’ouvre et le vent, le vent qui balance bizarrement
la flamme et le drapeau entoure ma fuite de son manteau.
La fenêtre s’ouvre: ce n’est pas toi.
Je le savais bien.

Salvador Dali

Originaire de Catalogne, Salvador Dali entre en 1921 à l’École des Beaux-arts de Madrid, d’où il est renvoyé en 1926 pour indiscipline. De cette formation, il conserve malgré tout l’amour de la grande peinture, qu’il complète par la découverte des avant-gardes artistiques telles que le Futurisme italien, le Cubisme et l’œuvre de De Chirico. À cette époque, il fréquente les milieux anarchistes et se lie d’une profonde amitié avec le poète Federico Garcia Lorca, qui écrit l’Ode à Salvador Dali, et avec Luis Buñuel alors étudiant.

Il commence à produire une œuvre personnelle autour de 1927, par exemple la toile intitulée Le sang est plus doux que le miel, qui dépeint un paysage désertique où sont dispersées des figures insolites, dont ses premières formes molles. Mais ce n’est qu’avec le film Un Chien andalou, réalisé en 1929 avec Luis Buñuel, qu’il s’impose dans le milieu artistique et attire l’attention des Surréalistes.

Au cours de l’été 1929, ses nouveaux amis lui rendent visite en Catalogne avec, parmi eux, Helena Diakonova, surnommée Gala, future compagne de Dali. La même année a lieu sa première exposition personnelle à Paris. À partir de 1930, le scandale causé par la projection de L’Age d’or accroît sa notoriété. Il réalise de multiples objets surréalistes et applique à sa peinture la méthode paranoïaque critique.

Pendant la guerre, il séjourne aux États-Unis où il produit des illustrations, des publicités et rédige sa biographie, La Vie secrète de Salvador Dali. Il conçoit aussi des décors de théâtre et de cinéma, notamment pour Spellbound en 1945 (La Maison du Dr Edwardes) d’Alfred Hitchcock. Par la suite, il partage son temps entre New York, Paris et Port-Lligat, où se trouve sa propriété de Cadaqués, ne cessant d’apparaître au cours d’interventions provocatrices.

Salvador-Dali,-__Caducée__

Audrey Duchet-Caillas ou la vie en plein vol : J’ai devant les yeux un visage hallucinant, un visage composé de morceaux d’espace ou plus exactement, l’ expression d’un visage qui n’a que cela à montrer, un instant d’excès : une expression très marquante mais sans identité particulière. D’identité, il en eut forcément une ce visage, mais la peinture l’a ignorée car il n’était pas important que ce visage pût être identifié en tant que visage de telle ou telle personne mais en tant qu’expression ou simple état possible du visage humain. Mais alors pourquoi cette expression plutôt qu’une autre, sinon parce que dans son excès, celle-ci a la capacité de frapper l’ attention. Le choix du traitement n’est donc pas innocent. Pour provoquer une émotion révélatrice, Audrey Duchet-Caillas a choisi de montrer un aspect particulier du visage humain. S’il fallait absolument classer la peinture de A.D.C dans une catégorie, on pourrait dire alors qu’elle réalise une peinture possédant les caractères d’une vision extraordinaire. Extraordinaire ne signifie pas fantastique, car c’est bien notre monde qu’elle peint, pas les chimères qui apprivoisent notre terreur cosmique. Chaque peintre possède une capacité de saisie particulière qui sur la toile devient le signe emblématique de sa vision. Le signe de Audrey, son style, c’est la vitesse de saisie. Quant à la peinture proprement dite et ses techniques, elles sont sommées d’obéir à quelqu’un qui ne prend le temps de s’attarder ni aux rêves ni aux détails.

Audrey-Duchet-Caillas

Extrait d’un texte de Claude Margat du 7 Novembre. 2013

Les plaines de la mer, immobiles et nues,
Coupent d’un long trait d’or la profondeur des nues.
Seul, un rose brouillard, attardé dans les cieux,
Se tord languissamment comme un grêle reptile
Au faîte dentelé des monts silencieux.
Un souffle lent, chargé d’une ivresse subtile,
Nage sur la savane et les versants moussus
Où les taureaux aux poils lustrés, aux cornes hautes,
À l’oeil cave et sanglant, musculeux et bossus,
Paissent l’herbe salée et rampante des côtes.

Fanny Fage est née à Algrange, en Moselle en 1987.

« Après des cours d’aquarelle et de dessin durant mon enfance et mon adolescence, la décision était prise : je voulais travailler dans le monde du dessin, et plus précisément celui de l’illustration ! Quelque chose m’attirait dans le fait de donner vie aux mots, aux textes par la réalisation d’images. Une amie m’a raconté une fois que, lorsqu’elle était petite, alors qu’elle lisait un livre, elle s’était soudain précipitée vers sa mère en lui disant : « je ne comprends pas, quand je lis, j’ai des images qui viennent dans ma tête ! » Quelque part, je trouve cela magique de pouvoir moi-même poser ces images sur le papier, afin de partager ce qu’un texte m’évoque.

Après une licence arts plastiques à Montpellier, j’ai effectué 3 années d’études à l’ESA St Luc de Bruxelles, en option illustration où j’ai pu pleinement évoluer dans mon domaine, et trouver, petit à petit, un style graphique qui me convienne. »

Fanny-Fage,-_Chat-final_-

Je vis et travaille au Plessis Bouchard dans le Val d’Oise ! J’ai des projets plein la tête, qui j’espère, se retrouveront très prochainement en librairie et ailleurs !

« Donner vie aux mots et aux images…Voilà le but de Fanny Fage, dessinatrice dans l’âme et illustratrice depuis la fin de ses études en art. Fanny Fage cherche en permanence, par l’aquarelle et le dessin, à transcrire ses sentiments, son imaginaire sur papier.
Mais au contraire d’une simple illustration, les oeuvres de Fanny Fage se suffisent à elles-mêmes. Ce sont des planches douces, poétiques et mystérieuses, empruntent d’une vague nostalgie et d’une réelle intemporalité. On peut y admirer la finesse du dessin et la légèreté de la couleur, mais aussi et surtout se créer, grâce à ses planches, de nouvelles histoires, des contes d’hier et aujourd’hui. »

Dominique Giral artiste numérique basé à Saint-Ouen-l’aumône, propose une œuvre interactive ou le spectateur influence le déroulement des images.

Le visiteur contemple l’évolution des images et des sons dans un espace émotionnel.

Le temps ne s’arrête pas, mais le visiteur, par son mouvement, peut influencer momentanément le déroulement des images: De notre naissance dépend l’association d’un des 12 animaux de l’astrologie chinoise ( selon les mois ) et de l’un des cinq éléments (selon l’année : Bois, Feu, Terre, Métal ou Eau) pour établir un cycle sexagésimal ( note : quel coïncidence avec mon age pour la création de ce travail ). Par ce biais, je souhaitai montrer une certaine diversité de notre univers par une boucle de vie qui se renouvelle jamais de la même manière, mais qui vit dans la complémentarité (YIN YANG) .

Dominique-Giral,_yinyang_

«  Acteur et spectateur »

Le visiteur contemple l’évolution des images et des sons dans un espace émotionnel.

Avec de l’infiniment petit jusqu’au fin fond de l’univers toujours en mouvement, le YIN YANG se colore selon les caractères des animaux ou selon les cinq éléments .

Les couleurs peuvent être arbitraires en rapport avec les éléments selon notre connaissance, mais aléatoires en début et en fin de cycle (la naissance ou la mort )

le YIN ( ombre ) Yang ( lumière ) peuvent être symbolisés par le soleil ou la lune, le masculin ou le féminin.

Ce sont les symboles qui constituent l’univers ou les deux formes complémentaires prises par l’énergie ( un rapport avec la théorie de la relativité ? ), les deux polarités qui s’attirent ou se repoussent.

Le temps ne s’arrête pas, mais le visiteur, par son mouvement, peut influencer momentanément le déroulement des images:

Les animaux sortent de leur parcours ou virevoltent
La pluie ou les astres modifient leurs trajectoires

Les animaux de l’astrologie chinoise expriment des traits de caractères où l’on peut se reconnaître ou non, qui expliquent notre diversité et nos complémentarités.

Isabelle Panelas-Huard dite Isabelle Huard commence sa carrière artistique en 1999. Elle fréquente alors l’atelier de l’ADAC de Paris, dans la section modèle vivant. Deux ans plus tard, elle fait sa première exposition au Festival européen de la sculpture avenue Georges V à Paris.

A ses débuts, elle sculpte des nus dans un style académique avant d’évoluer vers un style personnel. Son univers se peuple alors de personnages asiatiques et d’animaux. Elle rapporte de ses voyages des sujets à thèmes, en particulier des Mandarins et des Samouraïs.

Les animaux se font peu à peu très présents avec des hippopotames, des ours, tout en rondeur, aux formes épurées, aux surfaces lisses. Actuellement ses recherches la conduisent vers un travail en force, au couteau, de façon à accentuer la dynamique de l’animal, à donner plus de relief à ses lignes et ses caractéristiques propres. En fonction du message qu’elle veut véhiculer, elle imprime plus ou moins fortement son empreinte dans la terre. C’est le cas de son fameux Rhino-féroce, très travaillé.

A noter que ces animaux sont souvent traités dans un sens symbolique, avec une attention toute particulière portée à la tête, généralement plus grosse que la normale : rhinocéros et hippopotames nous apparaissent dotés d’une tête qui fait la moitié du corps alors qu’en réalité elle représente le tiers.

Isabelle Huard développe régulièrement son apprentissage dans le domaine de la ciselure, du moulage et de la patine dans la fonderie d’art Chapon.

L’artiste participe à de nombreuses exposition depuis 2001, en particulier le salon des Artistes indépendants, le salon Nature et animaux à Paris, le salon international du monde de la culture et des arts à Cannes. Ses travaux ont été de nombreuses fois récompensés, en particulier son Rhino-Féroce, trois médailles d’or. En 2004, elle vient d’être sélectionnée pour le Salon National des Artistes Français. Elle signe ses pièces I.P.H, monogramme de son nom.

Isabelle Panélas-Huard, après avoir travaillé avec différentes galeries de Paris (place des Vosges), de province et à l’étranger (Allemagne, Suisse, Italie), est actuellement exposée en permanence à la « galerie 23″ au domaine de Rochevilaine à Billiers, ainsi qu’a la galerie « les artistes et la mer » à St Malo.

Isabelle-Panelas-Huard,-_To

Ses secrets partout qu’il expose
Ce sont des oiseaux déguisés
Son regard embellit les choses
Et les gens prennent pour des roses
La douleur dont il est brisé
Ma vie au loin mon étrangère
Ce que je fus je l’ai quitté
Et les teintes d’aimer changèrent
Comme roussit dans les fougères
Le songe d’une nuit d’été

Clotilde prévost résidente de la Cité Cézanne de Pontoise nous propose cette année l’originalité surréaliste avec la réalisation sculpturale d’une impressionnante mouche de métal et de jeux de miroirs. L’oeuvre est réalisée spécialement pour l’espace Gingko’Art, et, sera placée sur le plancher de verre situé dans la chapelle du XVème siècle, là où bossuet fût sacré Évêque de Condom, le 21 septembre 1670.

Jʼinstalle dans le paysage des sculptures dʼanimaux. La sculpture pouvant devenir environnement.

Mouche 1 est une sculpture faisant suite à une succession de Vaches* où le matériau métal et miroir joue avec le vide et le plein, créant des jeux dʼoptique, dʼapparitions, disparitions, fragmentations …

Lʼoeuvre rejoignant ainsi le domaine de lʼart cinétique. Mouche 1 ouvre à travers son regard les perspectives de lʼanamorphose et du mouvement.

Sa structure filiforme est légèreté, apportant aussi un effet vibratoire au touché. Pensée de Dali :

Imaginativement la vie humaine nʼa pas plus de valeur que la vie dʼune mouche.

Pratiquement, je respecte toute vie, même celle dʼune mouche, animal aussi énigmatique et admirable quʼune fée.

Clotilde-Prévost,-__Mouche-

J’ai horreur des mouches sales. Je n’aime que les mouches proprissimes/très propres.

Salvador Dalí


Mirabelle Roosenburg
nous propose cette année un ensemble, une trilogie de trois collages ;

l’un d’entre eux est utilisé pour la conception de l’affiche de l’exposition.

La technique du collage est particulièrement apte à provoquer cette étincelle. Les surréalistes en furent particulièrement conscients. Le nombre des collages qu’ils ont exécutés en témoigne.

De tous les surréalistes, Max Ernst est certainement celui qui a composé le plus de collages, dont il exécuta les premiers en 1920. Il les réunit dans trois grands recueils qui sont restés en date dans l’histoire du surréalisme: La Femme sans Tête (1929), Rêve d’une petite fille qui voulut entrer au Carmel (1930) et Une Semaine de Bonté ou les Sept Péchés capitaux (1934).

Mirabelle-Roosenburg,_conso

Max Ernst : « Si ce sont les plumes qui font le plumage, ce n’est pas la colle qui fait le collage. »

« Le mot image veut dire ce qu’il veut dire, ce qu’on lui fait dire, aussi bien ce que les gens ont appelé une métaphore : c’est un mot un peu drôle, un peu savant, comme une figure ou un visage de rhétorique, toutes ces choses ont des noms ! Mais du moment qu’on écrit avec de l’encre ou un crayon, on peut faire des images aussi, surtout comme moi, quand on ne sait pas dessiner, on peut faire des images avec de la colle et des ciseaux, et c’est pareil qu’un texte, ça dit la même chose ».

Jacques Prévert.

Avec l’artiste sculptrice-céramiste Bernadette Wiener, l’idée dominante de son œuvre intitulée « Célestes », c’est de proposer l’inattendu, changer les repères, accueillir le sourire…
Nécessité d’aller sur des chemins plus légers que ceux empruntés dans les installations que je réalise par ailleurs. Dérision et poésie sont ici mes guides, même si la part symbolique est toujours présente.

Le choix de l’éléphant avec tout ce qu’il évoque dans la civilisation indienne et africaine, dans nos propres souvenirs d’enfant, ce qu’il représente aujourd’hui dans notre monde «électronisé», le fait de le placer où il n’est pas attendu… La présence du ressort et de ses volutes, de la spirale qu’il développe… Autant d’éléments que je vous propose pour susciter vos propres rêveries, vous laisser vagabonder dans votre imaginaire. Et si les Célestes c’était moi, c’était toi, c’était nous :
l’enfant qui reste en chacun, le facétieux qui sommeille en tout être sérieux, le tendre qui se cache derrière les gros durs,
L’esprit vagabond qui se trouve pris au piège de la réalité…
La sortie serait-elle là où l’on ne l’attend pas …

Bernadette-Wiener,-__Célest

Et moi j’apercevais – pourtant
Qu’on fût loin de Cythère –
Un objet singulier. Mystère :
C’est un éléphant.
Notre maison étant tout proche,
On le prit avec nous.
Il mettait, pour chercher des sous
Sa trompe dans ma poche.

Yi Myung Rim a étudié sans cesse tout ce qui était nécessaire à sa finalité, et ne commence jamais un tableau sans avoir bien médité sur les attitudes de ses figures qu’elle dessine toutes en particulier avec soin. Aussi nous pouvons sur ses premières pensées et sur les simples esquisses qu’elle fait, connaître que son ouvrage est conforme à ce qu’elle présage du résultat.

Les créations de Yi Myung Rim reflètent alors des états de conscience, ses compositions obéissent aux lois de l’équilibre et de l’harmonie, mais encore à une logique interne, organisatrice des mouvements et des attitudes.

Quand Yi Myung Rim peint un tableau, que ce soit un songe, une plaine, un océan ou le ciel, la voie lactée ou la planète du Petit Prince, songez toujours à la présence de l’homme, à ses affinités de joie ou de souffrance avec un tel spectacle ; alors, l’artiste,
d’une voix intime vous parlera de ses origines, de ses occupations, de ses inquiétudes, de ses prédilections ; l’idée entraînera dans cette galaxie l’humanité tout entière, en créant un paysage mental, vous penserez à illuminer la vie, à l’histoire du monde…

Yi-Myung-Rim,-_Nautile_

Où sont-ils, les marins sombrés dans les nuits noires ?
O flots ! que vous savez de lugubres histoires !
Flots profonds redoutés des mères à genoux !
Vous vous les racontez en montant les marées,
Et c’est ce qui vous fait ces voix désespérées
Que vous avez le soir, quand vous venez vers nous…

La sculpture animalière est un genre de sculpture qui se caractérise par des œuvres dont le sujet principal est un animal, domestique, sauvage ou imaginaire.

En Europe, la sculpture animalière a longtemps été tenue pour mineure. Elle connaît un tournant à l’occasion du Salon de Paris de 1831 où une sculpture d’Antoine-Louis Barye intitulée le Tigre dévorant un gavial suscite l’admiration du public. Barye est l’un des premiers sculpteurs à abandonner la représentation mythologique de l’animal au profit d’une représentation naturaliste. C’est à cette période, à la fin du XIXème siècle, que se développe le renouveau de la sculpture animalière.

Cette année le surréalisme dans la création animalière est le fil conducteur, le lien entre les artistes, entre la forme animale et les formes du désir.

Le surréalisme s’inspire des théories psychanalytiques de Freud. À travers une exploration de l’inconscient et l’interprétation des rêves, les surréalistes proposent des images de mondes poétiques empreintes d’une atmosphère énigmatique.

Au début du siècle, les nouvelles théories de Freud sur l’inconscient et l’analyse des rêves intéressent et fascine nombre d’intellectuels.

Cette nouvelle approche de la personnalité de l’individu et de l’être ouvre de nouvelles perspectives aux artistes qui voient à travers la création artistique une excellente manière d’explorer davantage ce monde énigmatique et intérieur qu’est le MOI.

Mais les surréalistes ne cherchent pas à interpréter les rêves ou l’inconscient. Ils les révèlent esthétiquement. C’est une sorte de création du rêve à travers la peinture. D’ailleurs, les artistes de ce mouvement tentent de se mettre en état de rêve pour créer. Leurs tableaux sont une expression du fonctionnement de la pensée.

Max Ernst propose des mondes étranges peuplés d’êtres hybrides fantastiques qui évoquent les représentations du passé médiéval de Jérôme Bosch ou des Riches Heures du Duc de Berry.

Magritte crée des images fortement symboliques, énigmes et de non-sens linguistiques. L’artiste semble s’amuser de jeux de mots ou jeux de sens en composant des images de mondes poétiques.

C’est ainsi qu’il nous peint pas exemple le fameux tableau Ceci n’est pas une pipe (en effet, c’est la peinture d’une pipe), ou encore des visages sur lesquels se dessinent des nuages (on peut vraiment avoir la tête dans les nuages). Le style de ses tableaux est très net et a un caractère presque naïf comparé à celui de Dali.

contre le silence de la nuit ; contre les chouettes, dont le vol oblique leur rase le museau, emportant un rat ou une grenouille dans le bec, nourriture vivante, douce pour les petits ; contre les lièvres, qui disparaissent en un clin d’œil ; contre le voleur, qui s’enfuit au galop de son cheval après avoir commis un crime ; contre les serpents, remuant les bruyères, qui leur font trembler la peau, grincer les dents ; contre leurs propres aboiements, qui leur font peur à eux-mêmes ; contre les crapauds, qu’ils broient d’un seul coup sec de mâchoire (pourquoi se sont-ils éloignés du marais ?) ; contre les arbres, dont les feuilles, mollement bercées, sont autant de mystères qu’ils ne comprennent pas, qu’ils veulent découvrir avec leurs yeux fixes, intelligents ; contre les araignées, suspendues entre leur longues pattes, qui grimpent sur les arbres pour se sauver ; contre les corbeaux, qui n’ont pas trouvé de quoi manger pendant la journée, et qui s’en reviennent au gîte l’aile fatiguée ; contre les rochers du rivage ; contre les feux, qui paraissent aux mâts des navires invisibles ; contre le bruit sourd des vagues ; contre les grands poissons, qui, nageant, montrent leur dos noir, puis s’enfoncent dans l’abîme ; et contre l’homme qui les rend esclaves. Après quoi ils se mettent à courir dans la campagne, en sautant, de leurs pattes sanglantes par-dessus les fossés, les chemins, les champs, les herbes et les pierres escarpées.

Lautréamont, Les Chants de Maldoror, I

Dalí était un grand passionné des mouches qu’il considérait comme l’insecte paranoïaque-critique par excellence, cependant il exprimait une aversion atavique pour les fourmis. Lorsqu’il était petit, il vit une fourmi dévorer un lézard en état de décomposition. Plus tard, déjà adolescent, dans ses rites de sublimation de l’angoisse et de l’exorcisme de la mort, il avait l’habitude de se risquer à regarder une caisse pleine de fourmis illuminées par des gouttes phosphorescentes afin de conjurer le funeste Destin. Ainsi, ses insectes, emblème de Cérès, restèrent associés à l’image de la mort et c’est pour cela que l’apparition des fourmis tout au long de son œuvre transmit une connotation lugubre. Dalí, toujours ambivalent, a incorporé à son univers boulimique le beau qui l’exaltait mais aussi le sinistre qui l’horrifiait et il Dalínisa aussi bien ses craintes que ses phobies, sentiments qui étaient, pour lui, inextricablement liés. Pour lui, la répugnance est une sentinelle qui reste très proche de nos plus profonds désirs. Pour preuve, une procession de minuscules et frénétiques fourmis parcourt toute son œuvre, pullulant à travers ce saisissant, extravagant et singulier camembert paranoïaque-critique qu’est l’espace temps Dalínien.

***

« La Création Animalière contemporaine II », du 20 septembre au 14 décembre 2014.
L’exposition participe aux journées Européennes du Patrimoine : ouverture le samedi 20 septembre de 10h à 19h, et le dimanche  21 septembre de 10H à 19h.

Le site de la Fondation Gala – Salvador Dali :
http://www.salvador-dali.org/