Un regard sur l’exposition « De Vincent van Gogh à Pablo Ruiz Picasso.»

La ballade des deux amies, Hanna et Julie ou l’expression d’un  désir de  curiosité vers l’Art, un regard sur l’exposition « De Vincent van Gogh à Pablo Ruiz Picasso.»: Mais quand la question est de savoir si une chose est belle, ce que l’on veut savoir, ce n’est pas si l’existence de cette chose a ou pourrait avoir quelque importance pour nous-même ou pour quiconque, mais comment nous en jugeons quand nous nous contentons de la considérer (dans l’intuition ou la réflexion).

 JulieHanna

 Si l’art n’a jamais occupé les esprits comme en ce début de XXIème siècle, s’il prend une place sans cesse croissante dans les curiosités de l’homme cultivé, c’est qu’il bénéficie d’un phénomène beaucoup plus ample : le monde moderne est sollicité, obsédé par tout ce qui est visuel.

On appelle intérêt la satisfaction qui est liée pour nous à la représentation de l’existence d’un objet. Une telle représentation a donc toujours du coup une relation à la faculté de désirer, soit en tant qu’elle est son principe déterminant, soit en tant qu’elle est tout au moins nécessairement liée à son principe déterminant. Mais quand la question est de savoir si une chose est belle, ce que l’on veut savoir, ce n’est pas si l’existence de cette chose a ou pourrait avoir quelque importance pour nous-même ou pour quiconque, mais comment nous en jugeons quand nous nous contentons de la considérer (dans l’intuition ou la réflexion). Si quelqu’un me demande si je trouve beau le palais que j’ai devant les yeux, je peux toujours répondre que je n’aime pas ce genre de choses qui ne sont faites que pour les badauds ; ou bien, comme ce sachem iroquois, qui n’appréciait rien à Paris autant que les rôtisseries ; je peux aussi, dans le plus pur style de Rousseau, récriminer contre la vanité des Grands, qui font servir la sueur du peuple à des choses si superflues ; je puis enfin me persuader bien aisément que si je me trouvais dans une île déserte, sans espoir de revenir jamais parmi les hommes, et si j’avais le pouvoir de faire apparaître par magie, par le simple fait de ma volonté, un édifice si somptueux, je ne prendrais même pas cette peine dès lors que je disposerais déjà d’une cabane qui serait assez confortable pour moi. On peut m’accorder tout cela et y souscrire : mais là n’est pas le problème. En posant ladite question, on veut seulement savoir si cette pure et simple représentation de l’objet s’accompagne en moi de satisfaction, quelle que puisse être mon indifférence concernant l’existence de l’objet de cette représentation. (…) Il ne faut pas se soucier le moins du monde de l’existence de la chose, mais y être totalement indifférent, pour jouer le rôle de juge en matière de goût.

dans le but de connaître finalement la beauté en soi.

Diotime : Voilà donc quelle est la droite voie qu’il faut suivre dans le domaine des choses de l’amour ou sur laquelle il faut se laisser conduire par un autre : c’est, en prenant son point de départ dans les beautés d’ici-bas pour aller vers cette beauté-là, de s’élever toujours, comme au moyen d’échelons, en passant d’un seul beau corps à deux, de deux beaux corps à tous les beaux corps, et des beaux corps aux belles occupations, et des occupations vers les belles connaissances qui sont certaines, puis des belles connaissances qui sont certaines vers cette connaissance qui constitue le terme, celle qui n’est autre que la science du beau lui-même, dans le but de connaître finalement la beauté en soi.

Platon, Le Banquet, 211b-211c

 Gravures de Picasso

A l’origine de l’art poétique dans son ensemble, il semble bien y avoir deux causes, toutes deux naturelles. Imiter est en effet, dès leur enfance, une tendance naturelle aux hommes – et ils se différencient des autres animaux en ce qu’ils sont des êtres fort enclins à imiter et qu’ils commencent à apprendre à travers l’imitation –, comme la tendance commune à tous, de prendre plaisir aux représentations ; la preuve en est ce qui se passe dans les faits : nous prenons plaisir à contempler les images les plus exactes de choses dont la vue nous est pénible dans la réalité, comme les formes d’animaux les plus méprisés et des cadavres. Une autre raison est qu’apprendre est un grand plaisir non seulement pour les philosophes, mais pareillement aussi pour les autres hommes – quoique les points communs entre eux soient peu nombreux à ce sujet. On se plaît en effet à regarder les images car leur contemplation apporte un enseignement et permet de se rendre compte de ce qu’est chaque chose, par exemple que ce portrait-là, c’est un tel ; car si l’on se trouve ne pas l’avoir vu auparavant, ce n’est pas en tant que représentation que ce portrait procurera le plaisir, mais en raison du fini dans l’exécution, de la couleur ou d’une autre chose de ce genre.

Aristote, Poétique, chap. IV

Devant le Vincent van Gogh

L’art est supérieur à la nature car il exprime la pensée

D’une façon générale, il faut dire que l’art, quand il se borne à imiter, ne peut rivaliser avec la nature, et qu’il ressemble à un ver qui s’efforce en rampant d’imiter un éléphant. Dans ces reproductions toujours plus ou moins réussies, si on les compare aux modèles naturels, le seul but que puisse se proposer l’homme, c’est le plaisir de créer quelque chose qui ressemble à la nature. Et de fait, il peut se réjouir de produire lui aussi, grâce à son travail, son habileté, quelque chose qui existe déjà indépendamment de lui. Mais justement, plus la reproduction est semblable au modèle, plus sa joie et son admiration se refroidissent, si même elles ne tournent pas à l’ennui et au dégoût. Il y a des portraits dont on a dit spirituellement qu’ils sont ressemblants à vous donner la nausée. Kant donne un autre exemple de ce plaisir qu’on prend aux imitations : qu’un homme imite les trilles du rossignol à la perfection comme cela arrive parfois, et nous en avons vite assez ; dès que nous découvrons que l’homme en est l’auteur, le chant nous paraît fastidieux  ; à ce moment nous n’y voyons qu’un artifice, nous ne le tenons ni pour une œuvre d’art, ni pour une libre production de la nature.

Friedrich Hegel, Introduction à l’esthétique.

La chaise de Bernadette Wiener

Qu’est-ce que dessiner ? Comment y arrive-t-on ? C’est l’action de se frayer un passage à travers un mur de fer invisible, qui semble se trouver entre ce que l’on sent et ce que l’on peut. Comment doit-on traverser ce mur, sachant qu’il ne sert à rien d’y frapper fort ? A mon avis on doit miner ce mur et le traverser à la lime, lentement et avec patience.

Lettre de Vincent Van Gogh à Théo, 22 octobre 1882

J’ai voulu susciter l’idée que ces gens qui mangent des pommes de terre à la clarté de leur lampe ont creusé la terre de leurs mains, ces mêmes mains avec lesquelles ils mangent, et ainsi cela suggère le travail manuel et un plat honnêtement gagné.

Lettre de Vincent à Théo, 30 avril 1885

J’ai essayé d’exprimer les terribles passions de l’humanité au moyen du rouge et du vert.

Lettre de Vincent à Théo, 8 septembre 1888

Dans mon tableau Le Café la nuit j’ai cherché à exprimer l’idée que le café est un endroit où l’on peut se ruiner, devenir fou, commettre des crimes. Alors j’ai cherché, par des contrastes de rose tendre et de rouge sang, de doux vert Louis XV et Véronèse, contrastant avec les jaune et les vert-bleu durs, tout cela dans une atmosphère de fournaise infernale, de soufre pâle, à exprimer comme la puissance des ténèbres d’un assommoir.

Et en même temps, avec un apparence de gaieté japonaise et la bonhomie du Tartarin…

Lettre de Vincent à Théo, 9 septembre 1888

Hanna et Julie devant la Vénus de Rodin

La peinture linéaire pure me rendait fou depuis longtemps lorsque j’ai rencontré Van Gogh qui peignait, non pas des lignes ou des formes, mais des choses de la nature inerte comme en pleines convulsions.

Et inertes.

Comme sous le terrible coup de boutoir de cette force d’inertie dont tout le monde parle à mots couverts, et qui n’est jamais devenue si obscure que depuis que toute la terre et la vie présente se sont mêlées de l’élucider.

Or, c’est de son coup de massue, vraiment de son coup de massue que Van Gogh ne cesse de frapper toutes les formes de la nature et les objets.

Cardés par le clou de Van Gogh,

les paysages montrent leur chair hostile,

la hargne de leurs replis éventrés,

que l’on ne sait quelle force étrange est, d’autre part, en train de métamorphoser. (…)

Je crois que Gauguin pensait que l’artiste doit rechercher le symbole, le mythe, agrandir les choses de la vie jusqu’au mythe,

alors que Van Gogh pensait qu’il faut savoir déduire le mythe des choses les plus terre-à-terre de la vie.

En quoi je pense, moi, qu’il avait foutrement raison.

Car la réalité est terriblement supérieure à toute histoire, à toute fable, à toute divinité, à toute surréalité.

Antonin Artaud, Van Gogh le suicidé de la société 1947

Hanna et le Bonobo

« Je crois sincèrement que la meilleure critique est celle qui est amusante et poétique ; non pas celle-ci, froide et algébrique, qui, sous prétexte de tout expliquer, n’a ni haine ni amour, et se dépouille volontairement de toute espèce de tempérament ; mais, – un beau tableau étant la nature réfléchie par un artiste, – celle qui sera ce tableau réfléchi par un esprit intelligent et sensible. […] Pour être juste, c’est-à-dire pour avoir sa raison d’être, la critique doit être partiale, passionnée, politique, c’est-à-dire faite à un point de vue exclusif, mais au point de vue qui ouvre le plus d’horizons. »

Charles Beaudelaire.

 L'Oratoire et l'hippocampe de Isabelle Panélas-Huard

Nous avons l’art afin de ne pas mourir de la vérité.

Nietzsche, Werke, XVI, 248

 

L’œuvre d’art délivre celui qui la crée, mais aussi ceux qui la contemplent de leurs tensions intérieures en leur permettant de les extérioriser. Telle un sismographe ultra-sensible, elle enregistre les désirs et les craintes, la façon de concevoir la vie et le monde, les émotions familières, et la façon d’y vibrer propre aux hommes d’une même foi, d’une même époque, d’un même groupe social, d’une même culture. En même temps, l’art est un des rares moyens dont dispose un individu pour rendre perceptible aux autres ce qui le différencie d’eux : le monde de rêves, de tourments ou d’obsessions dont il est seul à porter le poids. De chacun, alors, il exprime ce qu’on croyait inexprimable : son secret.

René Huyghe, l’Art et l’Homme, 1957.

 Devant la vierge noire

Regarde la lumière et considère sa beauté. Bats (cligne) l’oeil et regarde-là ; ce que tu vois n’était pas d’abord et ce qui en était n’est plus. Qui est celui qui la refait si celui qui l’a faite meurt continuellement ? De même que la pierre jetée dans l’eau se fait centre et cause de divers cercles, et que le son produit dans l’air se répand circulairement sa voix, de même les corps se répandent, ainsi tout corps placé parmi l’air lumineux se répand circulairement, emplit les parties environnantes de ses infinies images (son image indéfiniment reproduite) et apparaît tout en tout, et tout en chaque petite partie. Toutes les choses qui sont cachées en hiver et sous la neige resteront découvertes et manifestes en été. Dit pour le mensonge qui ne peut rester occulte.

Léonard de Vinci.

 

« De Vincent van Gogh à Pablo Ruiz Picasso.»

L’Espace culturel se propose de retrouver l’esprit du noir & blanc avec la découverte de quelques chefs-d’oeuvres de la gravure, de l’unique eau-forte gravée par van Gogh, le portrait du Docteur Gachet, « L’homme à la pipe » à la série des quatorze illustrations de Picasso. Degas, Matisse, Paul van Ryssel, et les invités contemporains: Klod Amar, Silvio Cadelo, Hélène Legrand, Isabelle Panelas-Huard, David Rondin, Bernadette Wiener, un hommage à van Gogh, Yi Myung Rim.

 » Car on ne contrecarre pas aussi directement une lucidité et une sensibilité de la trempe de celle de Van Gogh le martyrisé. Il y a des consciences qui, à de certains jours, se tueraient pour une simple contradiction, et il n’est pas besoin pour cela d’être fou, fou repéré et catalogué, il suffit au contraire, d’être en bonne santé et d’avoir la raison de son côté. » 

Van Gogh ou le suicidé de la société est le vibrant hommage d’un fou rendu à un autre fou. Mais que signifie donc être fou ? Artaud interroge sur le bienfondé de cette société qui condamne ses génies à la camisole. Accusant les psychiatres d’avoir assassiné Van Gogh, Antonin Artaud rappelle que ce meurtre est aussi le sien. Lorsqu’il déclare qu’ il y a dans tout dément un génie incompris dont l’idée qui luisait dans sa tête fit peur, et qui n’a pu trouver que dans le délire une issue aux étranglements que lui avait préparé la vie. » (p.51), doit-on comprendre par là que la folie est pour lui la manifestation du génie ? La réponse est oui et pour Artaud, la société craignant les esprits libres, est coupable du suicide de Van Gogh mais de bien d’autres encore : Baudelaire, Edgar Poe, Gérard de Nerval, Nietzsche, Kierkegaard, Hölderlin, Coleridge, Lautréamont, tous ont fait l’objet de procès injustifiés. Van Gogh, fustigé par une société indigne de son talent en est mort, abandonné aux souffrances les plus insensées et anéanti par l’incompréhension la plus totale…

« Doué d’un esprit juste et d’une mémoire fidèle, il n’oublie ni le bienfait, ni l’injure. Il sera très vindicatif.

Enclin à la discussion, à la lutte, qu’il aime, qu’il recherche, son intelligence l’y fait souvent briller.

L’orgueil, l’ambition, l’égoïsme, sont trois mobiles qui rendront l’être mélancolique le plus malheureux.

On pourrait presque dire que tous les grands hommes, les philosophes, les tyrans, les grands conspirateurs, les grands criminels, les grands poètes, les grands artistes, étaient essentiellement mélancoliques.

L’homme-Dieu est le type idéal de la mélancolie moderne.»

Paul-Ferdinand Gachet.

Le Docteur Paul Ferdinand Gachet, homéopathe, collectionneur et ami de nombreux peintres impressionnistes et néo-impressionnistes, soigna Vincent van Gogh durant les dernières semaines de sa vie. En retour, il fut immortalisé par cette gravure particulièrement expressive, unique eau-forte jamais réalisée par van Gogh, ainsi que par deux huiles sur toiles (Portrait du Dr Gachet, de La Faille, nos. F 753, fig.1, et no. F 754). La technique de l’eau forte fut enseignée à van Gogh par Gachet lui-même. L’artiste hollandais envoya l’une des premières preuves du présent sujet à son frère Théo, qui s’enthousiasma:

« Il faut que je te dise quelque chose sur ton eau-forte. C’est une vraie eau-forte de peintre. J’aime beaucoup ce dessin » (lettre du 23 juin 1890).

L’inscription au revers de la présente preuve indique qu’elle fut réalisée sous la direction du fils du Docteur Gachet, après le décès de ce dernier en 1909.

Paul Ferdinand Gachet, homeopathic doctor, collector and friend of many Impressionist and Post-Impressionist painters, is immortalized in this expressive print, Van Gogh’s only etching, and in two painted portraits (Portrait du Dr Gachet, de La Faille, nos. F 753, fig.1, et no. F 754). It was Dr. Gachet himself who taught the young Dutch artist how to make etchings. Vincent sent an early impression of the present work to his brother Theo, who upon receipt replied « And now I must tell you something about your etching. It is a true painter’s etching, I find it a very beautiful drawing ». (Letter to Vincent, 23rd June 1890). The inscription on the reverse of the present impression confirms that it was made under the direction of Gachets son Paul after the death of his father in 1909.

« Aujourd’hui, j’ai revu le Dr Gachet et je vais peindre chez lui mardi matin puis je dînerai avec lui et après, il viendrait voir ma peinture.

Il me paraît très raisonnable mais est aussi découragé dans son métier de médecin de campagne que moi dans ma peinture…Enfin, je crois volontiers que je finirai par être ami avec lui.»

Vincent van Gogh.

Vincent van Gogh_photo 1

Figure inséparable de la dernière période de la vie de Vincent à Auvers, le docteur Gachet revêtait une personnalité originale. Médecin homéopathe s’intéressant à la chiromancie, sa véritable passion le portait vers les arts. Il était lui-même un bon graveur et entretenait des relations avec une multitude d’artistes, parmi lesquels Manet, Monet, Renoir et Cézanne. C’est donc naturellement que van Gogh se présenta chez lui au lendemain de son internement à Saint-Rémy-de-Provence, sur les conseils de son frère Théo. Spécialisé en psychiatrie, le praticien aida de son mieux Vincent à vaincre ses angoisses tout en lui offrant un confort matériel propice à l’épanouissement.

Le portrait du docteur participe de cette phase créative particulièrement intense. Modèle privilégié, il est campé dans une attitude mélancolique, reflet de « l’expression navrée de notre temps », ainsi que l’écrira van Gogh. Seule touche d’espoir dans ce portrait sévère, aux tonalités froides, la fleur de digitale qui, par ses vertus curatives, apporte un peu de réconfort et d’apaisement. Malgré son dévouement, le docteur Gachet ne pourra empêcher le geste irrémédiable de van Gogh, qui devait bientôt se donner la mort.

Pablo Ruiz Picasso

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Hélène chez Archimède , textes de André Suarès, illustrations de Pablo Picasso.

A travers une sélection de 14 bois gravé réalisées en 1955, le public est invité à découvrir les multiples variations que l’artiste a créées autour de “ l’éternel féminin ”.

L’ensemble des gravures exposées, permet de voir combien les femmes de la vie de Picasso, mais aussi les femmes imaginées, rêvées et fantasmées ont compté dans sa production artistique. Leurs portraits nous font entrer dans leur intimité.

La gravure occupe une place privilégiée dans la pensée picturale de Picasso. Véritable journal intime de sa création, elle est le lieu où s’expriment tous ses thèmes de prédilection : l’éros, la famille, la référence aux grands maîtres, le peintre et son modèle dans l’atelier, l’illustration d’ouvrages poétiques.

Passionnante et originale par les multiples facettes qu’elle révèle autour du thème central de la femme dans l’œuvre de Picasso, cette exposition permet de mettre en lumière l’oeuvre gravé de l’artiste, rarement montré en France.

Le sourire de Picasso devant la porte du château de Vauvenargues, 1957

En constante recherche d’innovation, Picasso a sans doute donné à l’art du XXème siècle, selon Pierre Daix, les plus belles et les plus nombreuses représentations de la femme mais aussi les plus disloquées. Leur place privilégiée dans l’œuvre de l’artiste ne témoigne toutefois pas seulement du lien étroit entre sa production artistique et sa vie familiale, mais également de sa perpétuelle interrogation sur le sens de l’art et le mystère de la création.

S’il y avait une seule vérité, on ne pourrait pas faire cent toiles sur le même thème.”

Pablo Picasso

Les invités contemporains

Hélène Legrand.

Hélène Legrand

Des études poursuivies à l’UER d’art plastique (Paris 1) au cours des années 80 me destinaient à produire du concept plutôt que de la peinture de chevalet jugée obsolète par les modernes radicaux qui nous enseignaient. Force nous était faite de constater qu’après Duchamp « on ne pouvait plus peindre » !

Pourtant mon parcours divergea : ma rencontre avec la pensée de Claude Lévi-Strauss (le structuralisme teintait encore, à l’époque, le discours universitaire) fut décisive : préservation, transmission devinrent l’enjeu de mon travail et l’inquiétude de voir la peinture devenir « un métier perdu », une « perte sévère », le moteur d’une nécessité à représenter le monde en peinture.

Depuis, dans le lieu du tableau, je tente de « piéger » dans l’embuscade de la représentation ce qui est menacé de disparition du monde avec une nette prédilection pour les instances silencieuses : sujets délaissés de l’histoire de l’art en un premier temps puis l’animal, le végétal et le paysage dans l’expérience vivante du réel.. C’est à l’exemple des autres arts non affectés par les ruptures successives du xxème siècle et une absence de transmission du métier que j’ai recours à une esthétique éclectique : citations de codes, de signes, restauration du sujet, pluralité des styles, anachronismes etc.

La phénoménologie accompagne depuis quelques années ce travail (Maurice Merleau-Ponty et Henry Maldiney notamment) en ce qu’elle permet de restaurer une continuité du sens au mouvement temporel de l’attention : saisir par le regard, sans l’arracher à l’ensemble, « la chose même » dans son inépuisable permanence.

David Rondin.

David Rondin

de la peinture dite abstraite.

Prenons une image… Un aveugle ayant toute sa tête devrait sans hésiter faire la différence entre la vibration d’une rose et celle d’un camion à l’arrêt. Il n’aura aucun mal à ressentir la puissance de la rose, et l’inertie du camion, inertie d’autant plus sensible, vibratoire, que la vie ne l’anime pas au sens organique du terme. Donc le peintre abstrait démarre comme çà, en aveugle, aveuglé doublement par la simple mobilité de son regard, qui ne s’appuie sur aucune mise en scène visible du réel. Puis au fur et à mesure qu’il avance son tableau, il se fait voyant, il devient captif des sensations vibratoires de la peinture, de l’acte de peindre au moyen duquel il va tenter d’extraire de la nuit du regard le sentiment du monde qui l’habite à ce moment-là précis où il peint.

Tout son corps et plus, tout son être, deviennent alors un canal par où circulent non seulement l’énergie de l’univers, une totalité vivante vivant en lui, mais aussi les vibrations de la mémoire active dans son psychisme. Notre mémoire étant un réservoir évolutif-sujet à de permanentes variations- une matière en fusion dont il serait compliqué de mesurer l’impact exact sur nos actions présentes. Un tableau dit abstrait est une sorte de miroir qu’on tend à la création même, et qu’on arrache à la matière. C’est en miniature une recréation du monde, une matière-esprit ou un esprit-matière, comme on veut… La matérialité de la peinture se confond avec l’esprit des formes que le peintre engendre quand sa conscience de peintre est au maximum en alerte, au pic de sa concentration, c’est-à-dire assez proche de l’ivresse ou de la transe chamanique.

Bernadette Wiener.

Bernadette Wiener

« Petite chaise » offerte par Klod …

Témoin de notre dialogue pour l’exposition

« Reflets de Mémoires »

dans la chapelle du Collège de Carpentras.

Elle dessine, je modèle sur le thème de cette rencontre improbable entre le fauteuil du prophète Elie et la petite chaise d’Arles de Vincent Van Gogh…

Chaise vide…

Mais chargée, habitée par l’esprit du peintren!

Bernadette Wiener, artiste plasticienne céramiste, a trouvé dans la terre son univers de création.

Son cheminement, tantôt grave, tantôt léger, est à l’image de la dualité qu’elle montre dans son travail, qui peut se lire dans deux axes principaux: gravité associée à la recherche de l’essence même de la matière, à la pureté des formes; légèreté associée à l’aspect ludique et gai, parfois franchement drôle. Ainsi les éléphants « Célestes », s’échappant de leur cage ou courant sur des ressorts, semblent légers et suspendus à un fil, en lévitation.

Mais, quelles que soient les œuvres, plus graves ou plus légères en fonction des périodes de son cheminement personnel, elle sait toujours nous conduire sur les chemins du rêve.

Sous notre regard, les céramiques se transforment, soit par la magie de ses installations, soit par celle de notre imagination. Ainsi la lumière qui accroche sur les émaux les transforme en « bols à rêves. »

Evitant tout lyrisme, elle nous fait entrer dans un resserrement de notre rapport au monde, nous emmène dans la profondeur des choses. Et ce contact intime qu’elle entretient avec la matière, elle l’utilise comme tremplin vers le poétique, l’étrange, l’inattendu.

Sa connaissance du travail de la terre et des émaux, elle n’en fait pas étalage, mais l’utilise au service de sa sensibilité pour pénétrer la personnalité des choses simples, faisant de ses œuvres de véritables poèmes en terre.

Klotho APELBAUM

Yi Myung Rim, artiste coréenne.

Yi Myung Rim, née en 1962. __Composition abstraite__.

L’intelligence, l’intuition et la chance de Yi Myung Rim vont la préserver de ces deux écueils. La rencontre des œuvres de Klee lui fait découvrir un maître européen dont l’enseignement et l’exemple ne l’arracheront pas brutalement à l’esprit de sa culture originelle. Klee n’a jamais été, vers l’Orient, plus loin que Kairouan. Il n’a pas subi d’influence précise de la part des paysagistes ou des calligraphes chinois.

Mais il aborde la peinture avec une attitude intérieure analogue à celle des grands maîtres d’Extrême-Orient, et très précisément de ceux qui furent profondément imprégnés de bouddhisme, ou de la philosophie morale du Tao.

« Avant de faire le tour du monde, proposait Diderot, si nous faisions le tour de nous-même.»

Yi Myung Rim a évolué comme Kandinsky et Klee et ne songe qu’au vrai, à détacher la subjectivité du peintre et de la réalité objective, à opposer le monde du dehors à l’univers intérieur. Il ne s’agit pas pour l’artiste coréenne de s’abstraire non plus que de se retraire. Il s’agit de se retrouver, que l’eau calme du lac et le calme miroir du ciel s’accordent aux sources de l’âme et au miroir de l’esprit, et qu’on ne puisse plus discerner si le paysage intérieur est un reflet du paysage extérieur – ou le contraire.

 

Nous remercions vivement la formation musicale BMPB, (Big Martroy Place Band), pour sa participation et sa générosité.

Formation musicale Big Martroy Place Band

Logo BMPB

Logo Ginko

Galerie Gingko’Art

Ouverture du mardi au dimanche de 15h à 19 heures, & sur rendez-vous!

Le Gingko’Art et la musique: comme accroché au ciel, un homme et son violon

Le Gingko’Art et la musique: comme accroché au ciel, un homme et son violon.

L’Espace culturel Gingko’Art de Pontoise reçoit le jeudi 8 janvier prochain, Salle du Dôme de Pontoise, le célèbre violoniste-soliste Matthieu Arama pour un concert exceptionnel. A cette occasion, il présentera son premier album, Violin Showcase, constitué de pièces de Paganini, Sarasate ou encore Wieniawsky parmi les plus virtuoses du répertoire. Sorti en diffusion internationale en Novembre 2013 chez le label Brillant Classics, il connait déjà un grand succès auprès des critiques (4 stars Fono Forum en Allemagne, Klassieke Zaken en Hollande).



Matthieu Arama virtuose du violon s’accompagne d’un instrument d’excellence. Animés par un même enthousiasme pour la rencontre de l’art et du spirituel, un groupe d’amis, se sont réunis pour proposer un concert dans le but de partager leur passion pour des musiques en rapport avec une forme de spiritualité humaniste et universelle.

Portrait Arama

Matthieu Arama joue sur  le « Duc de Crémone », violon d’Andrea Guarnerius de 1676

Une exclusivité offerte à l’Espace culturel Gingko’Art de Pontoise, heureuse en ce début d’année 2015, d’en faire profiter un très large public ainsi que les mélomanes. Ce lieu à l’architecture et à l’ambiance si particulière n’en finit plus d’attirer les plus grands artistes internationaux.
Matthieu Arama violoniste Supersoliste-Concertmaster de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine. Le virtuose joue le « Duc de Crémone », un violon prestigieux d’Andrea Guarnerius de 1676 qui lui a été confié par l’Association Zilber.

Rien de didactique dans cette démarche. Il ne s’agit pas de débattre ou de convaincre mais d’écouter, tout simplement, de regarder et de se laisser porter, emporter.

Le programme de cette fin d’après-midi offert par le violoniste sera Tchaikovsky:

Souvenir d’un lieu cher op42 n°1 Méditation op42 n°2 Scherzo
Tchaikovsky: Cygne Blanc, solo extrait du Lac des Cygnes
Cygne Noir, solo extrait du Lac des Cygnes
Ysaïe: Ballade, sonate n°3 pour violon seul
Stravinsky: Toccata
Aria
Ludwig Minkus: La Bayadère, Grand Solo

Un cadeau pour le plaisir de tous et le bonheur des mélomanes !

Matthieu Arama commence le violon à l’âge de 6 ans et fait ses débuts en soliste salle Gaveau à Paris à l’âge de 11 ans.

Quelques années plus tard, il entre au Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Sylvie Gazeau. Il y obtient en 2000 le Premier Prix mention très bien à l’unanimité avec un Prix Spécial de l’association des anciens élèves. La même année, il a l’honneur d’être accepté dans la classe du Maître Igor Oistrakh au Conservatoire Royal de Bruxelles. Il y obtiendra son Master avec la Plus Haute Distinction et la note de 20/20 en violon.
Matthieu Arama a obtenu le 3eme Grand Prix du prestigieux Concours International de Montréal et est Médaillé de Bronze du Concours International de Londres (Benjamin Britten). Il est aussi 4ème Prix du Concours International Shlomo Mintz (Sion-Valais) et lauréat des bourses Feydeau de Brou St Paul et de la Yamaha Music Foundation Europe.
Suite à ces résultats, Matthieu s’est produit en soliste dans les plus grandes salles du monde : Barbican à Londres, Wilfried Pelletier de la Place des Arts à Montréal, La Grande salle du Conservatoire Tchaikovsky à Moscou, Le City Hall du Cap (RSA), La Grande Salle du Conservatoire de Bruxelles, la Salle Gaveau à Paris ou encore l’Opéra et l’Auditorium Dutilleux à Bordeaux, avec des orchestres tels que le London Symphony, le Royal Philharmonic, l’Orchestre Symphonique de Montréal, l’Ontario Philharmonic, le Cap Town Philharmonic l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine où il tient le poste de Concertmaster ou encore l’Orchestre National de Lituanie. Soliste, il a joué sous la direction de chefs tels que Sir Andrew Davis, Asher Fish, Roberto Benzi, Shlomo Mintz, Marco Parisotto, Kwamé Ryan…
Récitals et concerts de musique de chambre l’ont amené à se produire dans des salles prestigieuses en France comme à l’étranger. Certaines de ses prestations ont été diffusées par Radio Canada, CBC, France Musique, la Radio Suisse Romande ou encore Fox News.

Passionné par l’enseignement, Matthieu Arama est Professeur au Pôle d’enseignement Supérieur de Bordeaux Aquitaine et à l’Institut Supérieure des Arts de Toulouse.
Son premier album Violin Showcase, constitué de pièces de Paganini, Sarasate ou encore Wieniawsky parmi les plus virtuoses du répertoire, est sorti en diffusion internationale en Novembre 2013 chez le label Brilliant Classics et connait déjà un grand succès auprès des critiques (4 stars Fono Forum en Allemagne, Klassieke Zaken en Hollande).

Matthieu Arama joue le « Duc de Crémone », violon d’Andrea Guarnerius de 1676 qui lui a été confié par l’Association Zilber Vatelot-Rampal.

Matthieu Arama est aujourd’hui Supersoliste-Concertmaster de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine.

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Matthieu Arama sera accompagné au piano par Aurélien Pontier,1er prix à l’unanimité au Conservatoire de Boulogne-Billancourt et à l’âge de treize ans, il rejoignait le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jean-François Heisser. En 1998, il se voyait décerné le Ier prix de piano et remportait le Ier prix à l’unanimité du Concours International de Jeunes Pianistes-Vladimir Kraïnev – de Kharkov (Ukraine).

Une aide aux jeunes musiciens

L’association Zilber, association Loi 1901 à but non lucratif , créée en 1995 à l’initiative de Monsieur Roger Zilber  avec le soutien de la Maison Vatelot-Rampal a pour but de mettre à la disposition de jeunes musiciens talentueux des violons, altos ou violoncelles de qualité pour leur permettre de poursuivre leur carrière.
Les musiciens bénéficiaires de la mise à disposition de ces instruments seront choisis sur dossier par un Comité, qui se réunira une fois par an, lui-même désigné par le Conseil d’Administration de l’Association. 

Ce comité est composé de : 
Roger Zilber, Président,
Jean-Jacques Rampal, Vice-Président,
Etienne Vatelot, Membre d’Honneur, Gérard Caussé, Olivier Charlier, Patrice Fontanarosa, Alain Meunier, Régis & Bruno Pasquier, Suzanne Gessner et Gaëlle Le Gallic.
Ces prêts d’instruments sont consentis pour une année renouvelable une fois. 

Les propriétaires souhaitant confier leurs instruments à l’Association Zilber auront toutes les garanties concernant ce prêt. Un contrat est rédigé entre l’association Zilber et le propriétaire, le musicien et l’association Zilber.
Vous pourrez prendre contact avec Thérèse Bourou-Rubinsztein au siège de l’Association Zilber, C/O Maison Vatelot-Rampal, 11 bis rue Portalis 75008, ou par téléphone au 01.45.22.17.25 pour tous renseignements complémentaires.

De jeunes musiciens talentueux ont déjà bénéficié de ce prêt:

 Mathieu Arama, Lise Bertaud, Noémie Boutin, Alexis Cadernaz, Julien Dieudegard, Pavel Gomzyakov, Kristi Gjezi, Anne-Sophie Le Rol, Joëlle Martinez, Christophe Mourguiart, Deborah & Sarah Nemtanu, Jérémie Pasquier, Nemanja Radulovic, Loic Rio, Joseph André, Lionel Schmit, Julien Szulman, Antoine Tamestit et Arnaud Vallin.

Comme accroché au ciel
Je vois sur la maison
Le tableau irréel
D’un homme et son violon
Qui la nuit et le jour
Sans un instant d’arrêt
Fait chanter plein d’amour
Les cordes sous l’archet

Pochette album

Réservations
Sur place :
Espace Gingko’Art
2, Place de l’Hôtel de ville
95300 Pontoise

Par téléphone : 01 34 43 55 13 ou 06 10 20 05 56

Par Email  : gingko-art@orange.fr

Le 6 décembre Fanny Fage dédicacera son premier ouvrage illustré

Un nouveau livre, un Noël avant la lettre ! Une soirée placée sous le thème animalier. Événement, la jeune Val-d’Oisienne, Fanny Fage illustratrice, dédicacera son premier ouvrage.

Encore quelques jours pour voir les œuvres de nos artistes:

Klod Amar, Laura Cadelo-Bertrand, Silvio Cadelo, Salvador Dali, Audrey Duchet-Caillas, Fanny Fage, Dominique Giral, Isabelle Panelas-Huard, Clotilde Prévost, Mirabelle Roosenburg, Bernadette Wiener et Myung Rim Yi… déjà plus de huit cent visiteurs!

Bienvenue, pour célébrer cette soirée de clôture de l’exposition intitulée « La Création Animalière Contemporaine II », qui se déroulera à l’Espace Gingko’Art de Pontoise le samedi 6 décembre à partir de 18 heures. Pour l’occasion la jeune artiste Fanny Fage qui était présente aux cimaises de la galerie Gingko’Art avec quinze compositions réalisées à l’encre et aux aquarelles dédicacera son premier ouvrage illustré. Les animaux dans la Langue Française, « Expressions Animales », Aux Éditions « La poule qui pond ». Un ouvrage composé de magnifiques dessins pour enfants avec des textes inspirés de proverbes.

Fanny Fage est née à Algrange, en Moselle en 1987.artiste

« Après des cours d’aquarelle et de dessin durant mon enfance et mon adolescence, la décision était prise : je voulais travailler dans le monde du dessin, et plus précisément celui de l’illustration ! Quelque chose m’attirait dans le fait de donner vie aux mots, aux textes par la réalisation d’images. Une amie m’a raconté une fois que, lorsqu’elle était petite, alors qu’elle lisait un livre, elle s’était soudain précipitée vers sa mère en lui disant : « je ne comprends pas, quand je lis, j’ai des images qui viennent dans ma tête ! » Quelque part, je trouve cela magique de pouvoir moi-même poser ces images sur le papier, afin de partager ce qu’un texte m’évoque.Après une licence arts plastiques à Montpellier, j’ai effectué 3 années d’études à l’ESA St Luc de Bruxelles, en option illustration où j’ai pu pleinement évoluer dans mon domaine, et trouver, petit à petit, un style graphique qui me convienne. »

baleine

Je vis et travaille au Plessis Bouchard dans le Val d’Oise ! J’ai des projets plein la tête, qui j’espère, se retrouveront très prochainement en librairie et ailleurs !

« Donner vie aux mots et aux images…Voilà le but de Fanny Fage, dessinatrice dans l’âme et illustratrice depuis la fin de ses études en art. Fanny Fage cherche en permanence, par l’aquarelle et le dessin, à transcrire ses sentiments, son imaginaire sur papier.
Mais au contraire d’une simple illustration, les œuvres de Fanny Fage se suffisent à elles-mêmes. Ce sont des planches douces, poétiques et mystérieuses, empruntent d’une vague nostalgie et d’une réelle intemporalité. On peut y admirer la finesse du dessin et la légèreté de la couleur, mais aussi et surtout se créer, grâce à ses planches, de nouvelles histoires, des contes d’hier et aujourd’hui. »

renard

L’Association Gingko’Art, qui vient de signer sa quatorzième exposition en trois années d’existence, en profite pour remercier l’ensemble des artistes, et, de partager ce texte émouvant…À tous ceux qui, avec un dévouement passionné, 
cherchent de nouvelles « épiphanies » de la beauté
pour en faire don au monde 
dans la création artistique.

rat opéra

Au seuil du troisième millénaire, je vous souhaite à tous, chers artistes, d’être touchés par ces inspirations créatrices avec une intensité particulière. Puisse la beauté que vous transmettrez aux générations de demain être telle qu’elle suscite en elles l’émerveillement ! Devant le caractère sacré de la vie et de l’être humain, devant les merveilles de l’univers, l’unique attitude adéquate est celle de l’émerveillement.

Les hommes d’aujourd’hui et de demain ont besoin de cet enthousiasme pour affronter et dépasser les défis cruciaux qui pointent à l’horizon. Grâce à lui, l’humanité, après chaque défaillance, pourra encore se relever et reprendre son chemin. C’est en ce sens que l’on a dit avec une intuition profonde que «la beauté sauvera le monde ».

La beauté est la clé du mystère et elle renvoie à la transcendance. Elle est une invitation à savourer la vie et à rêver de l’avenir. C’est pourquoi la beauté des choses créées ne peut satisfaire, et elle suscite cette secrète nostalgie de Dieu qu’un amoureux du beau comme saint Augustin a su interpréter par des mots sans pareil : «Bien tard, je t’ai aimée, ô Beauté si ancienne et si neuve, bien tard, je t’ai aimée !

Puissent vos multiples chemins, artistes du monde, vous conduire tous à l’Océan infini de beauté où l’émerveillement devient admiration, ivresse, joie indicible !

Extraits de la lettre du Pape 
Jean-Paul II 
aux artistes, 1999

couverture chat

 

Espace Gingko’Art
2, Place de l’Hôtel de ville
01 34 43 55 13 & 06 10 20 05 56
gingko-art@orange.fr

Ouverture du mardi au samedi de 15h30 à 17 heures

 

 

La paisibilité à l’espace Gingko’Art de Pontoise: une invitation au voyage vers la connaissance de soi avec l’américaine Chistina Courmont et le Shiatsu…

Rendez-vous avec le Do In, le dimanche 5 octobre de 10h à 12h, initiation et dégustation de produit Bio avec la participation de Christina Courmont praticienne en Shiatsu, diplomée et certifiée depuis 2010, en Amma Assis et Amma Allongé enseigné par Tony Neuman, Certitifée depuis 2014 de « L’ Ecole de Shiatsu D O », enseigné par Jacques Laurent. Élève de « L’Ecole Tsugo », enseigné par Jean Demay.

Aujourd’hui ces méthodes de médecine douce qui trouvent leurs origines dans les médecines ancestrales, sont de plus en plus adaptées dans notre société et continuent dans le 21ème siècle à confirmer leurs capacités à procurer la sensation de bien-être à l’être humain.

Je souhaite pouvoir vous apporter le bien-être dans votre quotidien…

L’histoire du Amma & Shiatsu

Désigné par deux caractères chinois AN et MO, signifiant  » calmer par le toucher « , le shiatsu est adopté par les japonais et prononcé AMMA, Les arts traditionnels chinois, comme l’ herbologie, l’acupuncture, le moxa et le massage ont été introduits au Japon il y a environ 1 300 ans.

Le Amma demeure alors longtemps la pratique principale de méthode bien-être au Japon. Après la seconde guerre mondiale, la popularité du shiatsu s’accroît au Japon, grâce à une commercialisation efficace . Le shiatsu, dans ses contacts avec l’étranger, se fait connaître comme l’approche traditionnelle japonaise, alors que la véritable origine du shiatsu, le Amma à disparu. En fait, les techniques du shiatsu dérivent du Amma et leurs théories coïncident. Dans le livre Ampuku Zukai, écrit en 1827 par Shinsai Ota, sont décrits les premiers protocoles de pressions, fondateurs du Shiatsu actuel.

À partir de 1868, la médecine occidentale fut imposée et les disciplines manuelles de prévention d’un état de bien être par des vibrations, percussions et étirements perdirent de leur importance, au profit de techniques curatives comme la chiropraxie, l’ostéopathie et les « massages occidentaux ».

PRINCIPES FONDAMENTAUX DU SHIATSU

C’est une discipline de thérapie manuelle japonaise séculaire s’exerçant surtout dans le domaine de la prévention et du bien-être.

2-origine

Les principes fondamentaux du shiatsu proviennent de la tradition de l’énergétique orientale (Acupuncture, Do In Ankyo) avec une actualisation permanente en fonction des développements de la science médicale moderne et des thérapeutiques alternatives et holistiques. En Orient, la pensée n’est pas séparable du corps, il n’existe pas de terme ‘psychologie’ à proprement parler, on définit des déséquilibres dans le cycle d’évolution de l’homme. La compréhension de l’être humain dans son entièreté a été développée dans la philosophie chinoise, dans l’ouvrage le Tao Te King enseigné par Lao Tseu (autour du IIème siècle avant notre ère).

La médecine traditionnelle orientale se définit par ‘le respect de la personne dans sa dimension corps-esprit en harmonie avec son environnement’ et joint cette maxime populaire chinoise ‘soigner ce qui n’est pas encore malade’ – le médecin chinois ne recevait des émoluments que si son patient restait en bonne santé, il devenait en quelque sorte le garant de sa longévité.

Le shiatsu repose essentiellement sur une technique de pressions stables et continues – dérivées de l’Anma* traditionnel – exercées au moyen des doigts ou des mains sur les méridiens ou sur les points d’acupuncture des méridiens, visant à prévenir ou à réparer les dysfonctionnements organiques par un rééquilibrage des souffles.

Shiatsu_ideogramme-181x300SHI’    Doigt :

idéogramme désignant les ‘doigts de la main’, composé du caractère, symbolisant la main, et du caractère qui correspond au son ‘shi’ de la lettre, signifiant ‘ramification’, ‘se ramifier’, ‘se diviser’, désignant les doigts.

‘ATSU’    Pression :

‘Tenir’, ‘maintenir’, ‘pousser’, ‘presser’.

2-masseuse-aveugle

* Anma, le terme qui associe les deux idées de pression profonde, stable et continue et de masser, frotter pour enlever, est l’exacte traduction de la technique du Shiatsu dans son double aspect de Ho (tonifier par l’An) et de Sha (disperser pour enlever par le Ma).

Le shiatsu est fait non seulement pour se détendre, mais aussi pour développer notre compréhension de nous-mêmes. Au Japon, on dit : ‘Le shiatsu est semblable à l’affection maternelle, la pression des mains fait jaillir la vie.’ Le Shiatsu est une appellation moderne pour exprimer la notion de thérapie manuelle ‘TéaTé’.

Selon la Médecine Traditionnelle Chinoise, Le shiatsu permet de percevoir l’expression de la circulation du KI dans les méridiens.

Le KI conduit le mouvement, et le sang conduit le Shen ou l’esprit, l’animation du corps. Ainsi le corps et l’esprit ont leur expression dans la manifestation qu’est l’incarnation de toutes formes d’êtres vivants. Les êtres humains sont soumis aux lois de la Nature, de leur environnement proche et lointain ; ces lois décrites sous la forme des cinq éléments évoluent dans le cycle des quatre saisons que forment les 365 jours de l’année.

Entrée gratuite avec réservation au préalable.

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville , 95300 Pontoise
Tel : 01 34 43 55 13 et 06 10 20 05 56
E.mail : gingko-art@orange.fr

Christina

Christina Courmont
Amma Art de Bien-Être 

Tél. 06.81.92.02.66
E.mail : amma-art-de-bien-etre@hotmail.fr
http://www.christina-courmont.com/

 Apporter une tenue confortable en coton si possible.