L’éloge de la folie et l’Espace culturel Gingko’art: Du pigment à la matière, Pour ne pas nous perdre dans les nuages !

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«Je veux aller plus loin, je veux vous prouver qu’il n’y a pas d’actions d’éclat que je n’inspire, pas d’arts ni de sciences que je n’aie pour ainsi dire créés ». UNE EXPOSITION EN PARTENARIAT AVEC LA 33 ÈME ÉDITION DU FESTIVAL … Lire la suite

Interviews croisées sur RGB

Exposition : Regard sur le dessin contemporain, de Cézanne à l’abstraction

Interviews croisées avec Jean Pierre Plundr, à la radio RGB 99.2 (début à 9.57 mn).

 

L’Espace Culturel Gingko’Art de Pontoise propose un regard sur le dessin contemporain

L’Espace Culturel Gingko’Art de Pontoise propose un regard sur le dessin contemporain de la figuration à l’abstraction au XXIème siècle : un essai critique sur le dessin contemporain! Ce qui vient des ages de la vie; née de l’homme-artiste, l’image du dessin réagit sur lui…

Chaque année vers le mois de mars, Paris devient la capitale du dessin où les plus grands collectionneurs français et étrangers ainsi que les conservateurs des musées du monde entier se retrouvent pour partager leurs connaissances. Le Palais de la Bourse devient alors le centre névralgique de ces échanges, tant marchands qu’intellectuels, où l’on peut découvrir et acquérir les plus belles pièces réservées tout au long de l’année par des galeries triées sur le volet. .« Regards sur le dessin contemporain», de Cézanne à l’abstraction, est une exposition qui présente un Cabinet d’art graphique composé par douze artistes, ainsi l’espace Gingko’Art de Pontoise se place dans l’actualité avec une exposition toute en nuance.

Des actes créateurs qui s’offrent à l’artiste, le plus immédiatement lisible est le dessin; il est aussi le premier auquel l’artiste ait recours pour ébaucher la forme future de ce qu’il se borne encore à ressentir en lui.
Il est encore celui où s’inscrit le plus directement, le plus spontanément son système nerveux et musculaire. Il est un geste, même quand il se veut une pensée. Et ce geste est solidaire, donc expressif de l’organisme, du tempérament, de la psychologie dont il devient la pointe agissante.

Cette nouvelle réunion de douze artistes peintres, aquarellistes et plasticiens proposeront leurs œuvres sur papier aux cimaises de la galerie autour des sculptures de Sylvaine Laforgue pour voyager vers une scénographie originale et complémentaire de la vision esthétique…

Au début du mois de juin, L’exposition participera à la seizième édition des « Rendez-vous aux jardins ».

Organisée par le ministère de la Culture, sur le thème, « L’Europe des jardins », la manifestation se déroulera le vendredi 1er, samedi 2 et dimanche 3 juin 2018.

Cézanne peint…! Au commencement était Paul Cézanne, le Maître d’Aix en provence, puis, l’exposition proposera les œuvres de la jeune artiste Sora ; un travail original et novateur réalisé sur une palette graphique !

Pour que le vent de la création transporte le papier vers de nouveaux voyages !

« De la sève au dessin »

L’esprit du renouveau avec la participation de: Sybil Aubin, Chantal Derosier Roly, Michel Frichet , Pierre Gauthier, Sylvaine Laforgue, Maud Legall, Jean-Pierre Plundr, Gérard Renvez, Marine Salgues, Sora, Martin Valentiny et Yi Myung Rim.

Le motif de plaisir n’est pas réservé à l’esthétique classique. D’une manière ou d’une autre, il n’est pas d’art qui ne doive plaire. Le plaisir ne se réduit ni à l’agréable, ni à la jouissance. Il n’est pas de l’ordre du contentement, mais de la tension maintenue.

Il est plaisir de désirer : désir de la forme qui se cherche, désir de l’oeuvre qui s’expose. Montrer les gestes du dessin pour faire sentir en eux les élans de ce plaisir du corps dessinant, montrer aussi quelles formes, images, emblèmes du plaisir s’offrent à ces tracés, tel est le propos de cette exposition.

La sélection de près de 50 œuvres est représentative de toutes les visions du dessin, figuratives ou abstraites et dans une période chronologique large du 19 ème siècle jusqu’à nos jours.

Glisser dans son bagage quelques couleurs et un carnet de croquis, prendre le temps de s’asseoir, sur une pierre ou un banc, et de recueillir du bout du crayon le spectacle qui s’offre à vous… Colline ou cathédrale, âne ou pissenlit, dessiner en voyage, c’est, à mille lieues de l’instantanéité photographique, prendre le temps de l’écoute, du regard et donc de la rencontre. Ralentir le pas, faire naître un paysage sous son pinceau et rapporter un témoignage vivant des voyages que l’on a accomplis, c’est aussi prolonger son périple par l’imaginaire. Car l’aquarelle itinérante est un double voyage, dans un lieu étranger et dans sa re-création par le pinceau.

Elle apprend à regarder le monde autrement, à être attentif aux nuances et aux lignes de force, et, en restituant les contrées explorées d’une façon personnelle et sensible, permet en outre de revivre le moment de leur découverte.

L’aquarelle n’est qu’un moyen de notation !

Maîtrisée par les artistes anglais depuis le XVIIIe siècle la pratique de l’aquarelle en plein air, sur le motif, se développe en France dans la seconde moitié du XIXe siècle contribuant aux ambitions du paysage moderne. Technique très codifiée dans la tradition de l’école anglaise par un appareil de normes que Paul Signac tournera

en ridicule, louant l’extraordinaire liberté de Johan Barthold Jongkind, elle évolue en France et se transforme, à travers l’influence diffuse de William Turner et surtout l’apport capital d’Eugène Boudin et Jongkind, en un genre très libre qui la révolutionne. Parallèlement, perdure une veine pittoresque et académique supportée notamment par la Société des aquarellistes.

Dès la fin du XVIIe siècle, la pratique de l’étude sur nature était entrée dans le programme et la philosophie de l’enseignement académique ; plus pratique que l’huile, répondant mieux au défi constant de la nature changeante, l’aquarelle s’y substituera opportunément, aussi bien pour les peintres fidèles à l’héritage néo- classique que pour ceux qui s’en libèrent. En conseillant à Signac de se mettre à l’aquarelle, durant l’été 1888, Camille Pissarro en vantait ainsi la parfaite adéquation aux exigences et aux contraintes de l’étude sur nature : “C’est précieux, très pratique, on peut arriver, en quelques minutes, à prendre des notes impossibles autrement – la fluidité d’un ciel, certaines transparences, un tas de petits renseignements qu’un lent travail ne peut donner : c’est si fugitif, les effets”. Des années plus tard Signac aura vérifié la pertinence de ces conseils, et il précise en incise, dans sa monographie consacrée à Jongkind :

“L’aquarelle n’est qu’un moyen de notation, une sorte de mémorandum, un procédé rapide et fécond, permettant à un peintre d’enrichir son répertoire d’éléments trop passagers pour être fixés par le procédé lent de la peinture à l’huile. Un ciel nuageux est un ensemble magnifique mais qui se déforme perpétuellement […]”.

« Il faut traiter la nature par le cylindre, la sphère et le cône. »

L’aquarelle sur nature ou supposée telle a été associée au XIXe siècle dans les traités, les textes critiques ou les écrits d’artistes à l’impression, la notation rapide, l’instantanéité, la sensation, l’emprise sur le fugitif.

Contrairement à la peinture impressionniste contemporaine, elle n’a guère suscité de polémiques car, même dans la tradition académique, elle était considérée comme par essence vouée
à cette “sténographie”. De fait, nombre d’aquarelles sur le motif du XIXe siècle sont achevées ou reprises en atelier, mais l’expérience de cette “sténographie” de la nature et de la lumière a participé à l’une des quêtes fondamentales de la rénovation du paysage impressionniste et moderne .

Au paragraphe 14 de la Critique de la faculté de juger, Kant affirme la prééminence du dessin sur la couleur pour l’appréciation de la beauté : « Dans la peinture, dans la sculpture et même dans tous les arts plastiques, en architecture, dans l’art des jardins, dans la mesure où ce sont là des beaux-arts, le dessin est l’élément essentiel (ist die Zeichnung das Wesentliche) : en lui, ce n’est pas ce qui est plaisant dans la sensation (Empfindung) qui constitue le principe de tout ce qui est disposé en vue du goût, mais c’est simplement ce qui plaît par sa forme. Les couleurs, qui enluminent le tracé (Abriss), relèvent de l’attrait (Reiz) ; assurément peuvent-elles animer l’objet en lui- même pour la sensation, mais elles ne sauraient le rendre digne d’être regardé (auschauungswürdig) et beau.

L’invention de l’abstraction.

Au cours de la deuxième décennie du XXe siècle, un tournant radical et déterminant s’opère en peinture, l’invention de l’abstraction. C’est à dire une démarche consistant à proposer une image « abstraite », qui ne signifie rien « en soi », rompant ainsi avec le monde des apparences. Les peintures abstraites révèlent l’existence de réalités jusqu’alors invisibles et inconnues, que chaque artiste détermine à sa façon, selon ses propres convictions, son parcours, sa culture, sa religion.

Chacun des quatre artistes pionniers de l’abstraction, Frantisek Kupka, Vassily Kandinsky, Kasimir Malevitch et Piet Mondrian, aboutit ainsi à sa propre formulation de l’abstraction, indépendamment des autres. Ils ont néanmoins franchi le seuil de l’abstraction à peu près au même moment, entre 1911 et 1917.
Et la peinture en a été bouleversée à jamais. Néanmoins il serait très injuste d’oublier l’Américain Arthur Dove qui réalise également à partir de 1910 des peintures abstraites très personnelles (au pastel) s’inspirant des formes de la nature et, surtout, Francis Picabia, dont le tableau « Caoutchouc », daté de 1909, est sans doute la première véritable œuvre consciemment abstraite de l’histoire.

De la puissance de l’image
à la
Dictature de l’image et du son

« L’homme de tous les temps s’est intéressé à l’art. S’il n’est pas d’exception à cette règle, il est juste d’ajouter qu’aucune époque ne lui a porté une passion comparable à la nôtre ; la peinture, en particulier, celle du passé comme celle du présent, est devenue pour nos contemporains une sorte d’obsession.

C’est que, en dépit de la place prise par les intellectuels au premier plan de la scène contemporaine, nous ne sommes plus des hommes de pensée, des hommes dont la vie intérieure se nourrisse dans les textes. Les chocs sensoriels nous mènent et nous dominent ; la vie moderne nous assaille par les sens, par les yeux, par les oreilles. L’automobiliste va trop vite pour lire des pancartes ; il obéit à des feux rouges, verts. Le piéton, bousculé, hâtif, ne peut que saisir au passage l’aspect d’un étalage, l’injonction d’une affiche. L’oisif, qui, assis dans son fauteuil, croit se détendre, tourne le bouton qui fera éclater dans le silence de son intérieur la véhémence sonore de sa radio ou dans la pénombre les trépidants phantasmes de la télévision, à moins qu’il ne soit allé chercher dans une salle obscure les spasmes visuels et sonores du cinéma. Un prurit auditif et optique obsède, submerge nos contemporains. Il a entraîné le triomphe des images. Elles font le siège de l’homme, dont elles ont mission, dans la publicité, de frapper, puis de diriger l’attention. Ailleurs, elles supplantent la lecture dans le rôle qui lui était dévolu pour nourrir la vie morale.

« Les grandes œuvres d’art ne sont grandes que parce qu’elles sont accessibles et compréhensibles à tous. »
Léon Tolstoï

Mais au lieu de se présenter à la pensée comme une offre de réflexion, elles visent à la violenter, à s’y imprimer par une projection irrésistible, sans laisser à aucun contrôle rationnel le temps d’édifier un barrage ou de tendre seulement un filtre. Lucien Febvre [historien français contemporain] avait donné aux Temps modernes, issus de la Renaissance, le nom de « civilisation du livre ».

Cette appellation est dépassée et il semble nécessaire de la remplacer, à partir du XXe siècle, par celle, que j’ai proposée, de « civilisation de l’image ». […]

Cette prolifération de l’image, envisagée comme un instrument d’information, précipite la tendance de l’homme moderne à la passivité ; on peut dire que cet assaut continuel du regard vise à créer une inertie du spectateur. Hors d’état de réfléchir et de contrôler, il enregistre et subit une sorte d’hypnotisme.

[…] La publicité, la télévision ou le cinéma se plient à ces principes et les appliquent à l’emploi qu’ils font de l’image, quand ils entendent se servir d’elle pour imprimer aux esprits une orientation déterminée. La publicité, en particulier, qui vise sans ambages à une dictature mentale, tire toute son efficacité de leur stricte observance. »

Ouvrir les portes de son jardin au public l’espace d’un week-end. L’Espace culturel Gingko’Art situé au 2, Place de l’Hôtel de ville propose, outre la balade au jardin, un rythme, une halte vers une exposition intitulée, « De Cézanne à l’abstraction! ».
Le jardin terrasse de l’Espace culturel correspond aux jardins monastiques d’autrefois, agrémenté d’une touche japonisante. Au centre, se tient une feuille de Gingko biloba faite de métal et de résine réalisée par le sculpteur Xavier Boggio ; le mobilier de métal découpé à la lance plasma est l’oeuvre du sculpteur Claire Lioult dit, « La Fée railleuse ».

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise
Contacts : Tel 09 54 58 35 37 et 06 10 20 05 56
E.mail : gingko-art@orange.fr

« La première chose que j’ai faite au monde, c’est dessiner, comme tous les gosses d’ailleurs, mais beaucoup ne continuent pas »

Pablo Picasso, in Guillaume Apollinaire, « Propos de Pablo Picasso », in Correspondance Picasso / Apollinaire, Edition de Pierre Caizergues et Hélène Seckel, Paris, Gallimard / RMN, 1992

Conte de Noël

Je vais vous conter la belle histoire de Puppy le petit chien et de l’Hiver !

« Connaissez-vous Puppy? C’est un petit chien fait de feuilles, de fleurs et de mousse, une sculpture créée par monsieur Jeff Koons, aux yeux en boutons de bottines noir, au nez carré, et au pelage vert et jaune avec des fleurs multicolores. On l’appelle Puppy, car toujours il danse et fait des pirouettes. C’est un petit chien très joyeux, comme vous, et pourtant le charmant Puppy habite un drôle de pays.

Un pays où le temps n’existe plus. Il ne s’est jamais installé ici !

C’est un pays où il n’y a pas de saison : pas d’automne, pas d’hiver, pas de printemps, pas d’été. Jamais le vent ne souffle, ni la pluie, ni la neige ne tombent. Le ciel n’a pas de couleur. Parfois des nuages passent, doucement dans le ciel, mais sans déranger le temps.

On peut porter tous les jours les mêmes habits et les arbres ont toujours des fruits, beaux et bons. Quand on cueille une pomme, hop ! une autre pomme pousse immédiatement, comme par enchantement, toute aussi bonne et toute aussi juteuse. Voilà le beau pays de Puppy où rien ne semblait devoir changer. Et pourtant, un jour, Puppy trouve un livre à la bibliothèque Guillaume Apollinaire, et il lit ….la belle et incroyable histoire du père Noël.

Le Papa Noël habite loin, loin, dans un pays où il fait très froid. Toute l’année, avec ses lutins, il fabrique des jouets, pour tous les enfants du monde.

Puis, le soir de Noël, il charge tous ces jouets dans son traîneau et il les apporte aux enfants endormis.

Çà alors !, s’écrit Puppy, mais le Papa Noël n’est jamais venu ici.

Alors Puppy se met à rêver. Comme elle aimerait que le Papa Noël lui apporte des jouets. Mais pour cela, il faudrait que l’hiver s’installe dans son pays et fasse tomber de la belle neige, bien blanche.

Alors Puppy appelle l’Hiver : Hiver où es-tu ? Hiver que fais-tu ?

Tout d’abord, ce ne fut qu’un nuage, une brume qui s’enroula au pied du lit de Puppy. Puis un long ruban couleur arc en ciel déploya des bras, noueux comme des branches. Un corps de terre où miroitaient des feuilles, des mers et des forêts s’éleva et tout en haut un visage rayonnait, tel un soleil. Puppy éberlué demande d’une voix tremblante : « mais qui es-tu ? »

Tu m’as appelé, je suis le Temps. J’ai la tête dans les étoiles et les pieds dans les profondeurs de la terre. Tu as demandé l’Hiver, alors me voilà. C’est moi qui fait les saisons. Je suis donc très important ; tout le monde parle de moi :

« Bonjour ! Quel temps fait-il ? Quel beau temps ! Je n’aurai jamais le temps ! Quel temps de chien ! »

Même à la télé, on essaie de savoir le temps qu’il fera. Mais je suis imprévisible ! je fais ce qui me plait. Je souffle parfois le chaud, parfois le froid. Cela dépend de mon humeur. Bref, je fais la pluie et le beau temps !

Mais, dit Puppy intimidé, j’avais demandé juste l’hiver !

– Ah, Ah, Ah !, s’esclaffe le temps, mais l’hiver tout seul n’existe pas ! il lui faut l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres. Il lui faut le printemps pour réchauffer la terre que l’hiver a glacée, mes saisons ont besoin les unes des autres. Ensemble, elles se donnent la main et forment une ronde éternelle.

Mais pourquoi donc veux-tu l’hiver ?Je voudrais qu’il fasse froid pour que le Papa Noël passe cette nuit, dans le Salon de Julie à Pontoise, j’y dors la nuit après avoir traversé la Place de l’Hôtel de ville et glissé sous la porte du Gingko’Art, avec des gâteaux, des centaines de boîtes de thé du monde entier, des pâtisseries réalisées par la gentille Katia et des cakes délicieux , des TiBiscuits de belles décorations et des tableaux très colorés … cette année un petit nougat est arrivé !

Dans le Salon de Julie j’aime boire un bon chocolat, il y a une décoration de Noël fabuleuse avec des sapins, des pâtisseries sous des cloches de verre, de jolies tasses et des lumières de fées…

Alors Puppy réfléchit et se met à chanter : « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soufflant crachant dans les grands sapins verts…. »A la fin de la chanson, le Temps charmé lui dit : « Merci petit chien en mousse. Tu m’as fait grand plaisir. Maintenant, tu vas aller te coucher, car il est tard. Pose tes chaussures au pied de ton lit et ferme tes yeux. Fais de beaux rêves et si tu rêves du Papa Noël, peut être il passera cette nuit… ».

Et le temps s’enfuit, laissant l’hiver derrière lui. La neige se mit à tomber et au milieu de la nuit, on entendit au loin une musique qui s’approchait. C’était les chants de Noël de la grande cathédrale Saint-Maclou de Pontoise et dans le Salon de Julie les beaux objets se sont animés, les tasses se sont mises à danser et les verres à faire de la musique jusqu’au petit matin et Pontoise se souviendra très très longtemps d’une bonne odeur de cannelle et de chocolat, des parfums du bout du monde …

Le petit chien Puppy retourna vers l’espace Gingko’Art après avoir traversé la Place de l’Hôtel de ville et s’installa sous sa cloche de verre, sur une colonne blanche et fixa son regard émerveillé pour l’éternité…

Si vous approché du petit chien fait de mousse et de feuilles avec de jolies fleurs jaunes vous entendrez peut-être l’histoire de Puppy le chien!

Un soir, une petite Marie me l’a raconté après une visite au Gingko’Art dans sa journée,elle s’approcha de la cloche de verre et lentement dans un petit souffle appelé murmure, le petit chien lui avait raconté sa merveilleuse histoire dans le creux de l’oreille gauche!

Ne le dites à personne, c’est le secret de Noël !

L’ESPACE CULTUREL GINGKO’ART DE PONTOISE PRESENTE: L’OMBRE D’UN REGARD !


UNE RENCONTRE AVEC L’ART DU PORTRAIT QUI RIVALISE D’ESTHÉTISME ET DE VARIATIONS PHOTHOGRAPHIQUES.

Il naît de là cette apparente apogée de l’idée du consacré, que l’artiste lui-même est suspecté des intentions ou de la volonté que tout cela soit vraiment étudié, pensé au préalable…

Féminin Pluriel, la féminité dans sa diversité, où le féminin se cultive au singulier.
La photographe Catherine Gugelmann expose jusqu’au 23 février 2018 une galerie de quarante-cinq portraits de jeunes femmes contemporaines et représentatives du monde moderne.

Des jeunes femmes, tranche d’âge la plus perméable à la dictature de l’image, glanées au hasard des rencontres, sont venues poser avec un élément féminin (vêtement, foulard, bijou,…) de leur origine culturelle.

Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l’enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans un pays étrange.

La photographie n’est pas à l’extérieur du photographe, elle est en lui-même, comme une rencontre attendue…

La photographe Catherine Gugelmann a déjà depuis cinquante semaines réalisée de nombreux portraits de jeunes femmes, représentatives de la jeunesse d’aujourd’hui et véritables ambassadrices du monde moderne.

l’Espace Galerie de l’Association Gingko’Art expose la beauté et l’intelligence, l’originalité et l’humilité sont, comme prévu, au rendez-vous!

Réaliser un portrait n’est pas chose facile, celui ou celle qui se trouve placé devant l’objectif de la chambre noire peut être impressionné ! Le matériel est imposant et le photographe doit en quelques minutes placer ses éclairages, faire évoluer le sujet, trouver le meilleur angle, définir le plus beau profil. Bien que les scénari définissant les poses soient étudiés au préalable avec la complicité du sujet, il faut quand même ajuster certaines compositions, certains placements ou réfréner une envie, revoir une composition qui ne profiterait pas au résultat final. Catherine Gugelmann a cette particularité qu’elle conçoit presque immédiatement la posture valorisante.

L’espace culturel Gingko’Art se félicite de cette collaboration et vous fait découvrir les premières épreuves.

L’exposition féminin pluriel souhaite présenter la féminité dans sa diversité, une vision multiple où le féminin se cultive au singulier.

Elle se construit à la première personne au gré de sa personnalité, selon son tempérament, son bain familial, son imprégnation cultuelle, et se modèle aussi selon sa propre évolution.

Chacune invente ce qu’elle doit devenir, ce qu’elle peut dépasser. Elle se crée et acquiert son caractère unique, loin des clones façonnés par l’industrie de la mode et brandi en 4×5 comme un modèle inatteignable.
Qui ne rougirai pas devant de tels canons : une peau claire et parfaite, des jambes démesurées, et une morphologie optimisée par les logiciels de retouche. De quoi douter quand bien même ce modèle n’existe pas dans la réalité. Ainsi, en contrepied de ce stéréotype, j’ai voulu montrer, que la féminité se nichait chez chaque femme, qu’elle était à multiples facettes.

Des jeunes femmes, tranche d’âge la plus perméable à la dictature de l’image, glanées au hasard des rencontres, sont venues poser avec un élément féminin (vêtement, foulard, bijou,…) de leur origine culturelle et révèlent conjointement ce qui les sépare et les rapproche de leur identité de jeunes femmes actuelles. Elles imposent ainsi des silhouettes mêlant modernité et tradition et témoignent combien notre perception de la féminité est influencée par les courants migratoires.

Ainsi, la féminité est une attitude construite aux carrefours de ces contingences, l’inné, l’acquis, c’est une transmission et un apprentissage, elle est multiple, elle n’est pas ce modèle intempestif qui tire chacune vers le conforme. Elle se déploie en une kyrielle d’histoires particulières et intimes que chacune, ici, a bien voulu me délivrer.

« Un portrait n’est pas une ressemblance. Dès lors qu’une émotion ou qu’un fait est traduit en photo, il cesse d’être un fait pour devenir une opinion. L’inexactitude n’existe pas en photographie. Toutes les photos sont exactes. Aucune d’elles n’est la vérité. »
Richard Avendon.

Il naît de là cette apparente apogée de l’idée du consacré, que l’artiste lui-même est suspecté des intentions ou de la volonté que tout cela soit vraiment étudié, pensé au préalable…
Chacune des étapes de cette quête photographique permet de reconnaître au passage certaines vérités fondamentales, aperçues dès l’abord, mais qui chaque fois, reparaissent enrichies et souvent avec la complicité du modèle.

« Le véritable artiste c’est celui qui a le don d’éclairer son modèle. »

Il pourrait nous arriver de croire que le photographe avait imaginé tout cela, qu’il l’avait calculé ! La mesure était chiffrée, l’affirmation prétendue superposée au réel, non il n’en est rien ; là réside le grand mystère de la photographie: si l’artiste place le sujet accompagné d’ une lumière étudiée, il n’est que le miroir obéissant qui entrelace des morceaux de vies de personnages dont les visages, les âmes ont surgi du fond d’un secret, d’un aveu qui émerge des mémoires et se révèle peu à peu. À la racine de la vérité où du mensonge se trouve l’image idéalisée que nous avons de nous-même et que nous souhaitons imposer à autrui…

« Les chambres intérieures de l’âme sont comme la chambre noire du photographe. »

« La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants. »
« Le temps court et s’écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui de l’éternité saisit l’instant qui l’a éblouie. »

Henri Cartier-Bresson

Catherine Gugelmann née en 1969, commence la photo à 16 ans.

Après des études de cinéma, l’artiste travaille comme photographe indépendante puis, depuis 2001, avec l’Agence France Presse et l’agence Opale. Tout en privilégiant le portrait, elle développe un travail personnel présenté en expositions, mêlant numérique et argentique, autour du streetart, du corps et des portraits d’animaux. »

Isabelle Panélas Huard dite Isabelle Huard commence sa carrière artistique en 1999. Elle fréquente alors l’atelier de l’ADAC de Paris, dans la section modèle vivant. Deux ans plus tard, elle fait sa première exposition au Festival européen de la sculpture avenue Georges V à Paris.

A ses débuts, elle sculpte des nus dans un style académique avant d’évoluer vers un style personnel. Son univers se peuple alors de personnages asiatiques et d’animaux. Elle rapporte de ses voyages des sujets à thèmes, en particulier des Mandarins et des Samouraïs.

Les animaux se font peu à peu très présents avec des hippopotames, des ours, tout en rondeur, aux formes épurées, aux surfaces lisses. Actuellement ses recherches la conduisent vers un travail en force, au couteau, de façon à accentuer la dynamique de l’animal, à donner plus de relief à ses lignes et ses caractéristiques propres. En fonction du message qu’elle veut véhiculer, elle imprime plus ou moins fortement son empreinte dans la terre. C’est le cas de son fameux Rhino-féroce, très travaillé.

A noter que ces animaux sont souvent traités dans un sens symbolique, avec une attention toute particulière portée à la tête, généralement plus grosse que la normale : rhinocéros et hippopotames nous apparaissent dotés d’une tête qui fait la moitié du corps alors qu’en réalité elle représente le tiers.
Isabelle Huard développe régulièrement son apprentissage dans le domaine de la ciselure, du moulage et de la patine dans la fonderie d’art Chapon.

Elle participe à de nombreuses exposition depuis 2001, en particulier le salon des Artistes indépendants, le salon Nature et animaux à Paris, le salon international du monde de la culture et des arts à Cannes.

Ses travaux ont été de nombreuses fois récompensées, en particulier son Rhino-Féroce, trois médailles d’or.

En 2004, elle vient d’être sélectionnée pour le Salon National des Artistes Français. Elle signe ses pièces I.P.H, monogramme de son nom.

Isabelle Panélas-Huard, après avoir travaillé avec différentes galeries de Paris (place des Vosges), de province et à l’étranger (Allemagne, Suisse, Italie), est actuellement exposée en permanence à la « galerie 23 » au domaine de Rochevilaine à Billiers, ainsi qu’a la galerie « les artistes et la mer » à St Malo.

Article paru dans le « Dictionnaire illustré des Sculpteurs animaliers et fondeurs de l’Antiquité à nos jours » Jean Charles HACHET / Éditeur : argus valentines. http://www.argusvalentines.com/

Traditionnellement, une sculpture est un objet réalisé par soustraction ou par addition de matière, elle offre une multiplicité de points de vue, le tout dans un matériau pérenne comme le bois , la pierre, le métal… Au XXème siècle, l’histoire de la sculpture est marquée par une succession de ruptures. En 1913 Marcel Duchamp fait entrer l’objet manufacturé dans le champ de la sculpture. Dorénavant l’intention de l’artiste fait œuvre. « Que Mr. Mutt ait fabriqué la fontaine de ses propres mains, ou non, est sans importance. Il l’a choisie. Il a pris un élément ordinaire de l’existence et l’a disposé de telle sorte que la signification utilitaire disparaisse sous le nouveau titre et le nouveau point de vue- il a créé une pensée nouvelle pour cet objet. » (Marcel Duchamp) Après la seconde guerre mondiale, d’autres approches de la sculpture voient le jour. Les artistes réalisent des installations in situ, des sculptures éphémères, des performances (des actions réalisées en public ou non et qui ne durent qu’un instant), qui toutes remettent en question la sculpture en tant qu’œuvre unique et pérenne. Dans cet esprit d’ouverture des moyens de la sculpture les artistes expérimentent tous les matériaux possibles : les combinaisons d’objets, les formes molles, la lumière, l’organique, le végétal, les matériaux industriels ou naturels. Sous des allures désinvoltes, le travail d’Isabelle Panélas-Huard se livre à une analyse minutieuse des éléments constitutifs de la sculpture : volume, matière, poids, équilibre, déséquilibre…. Son œuvre s’inscrit pleinement dans les deux tendances majeures qui ont vu le jour au XXème siècle et qui ont contribué à élargir le champ de la sculpture : celle relative aux sujets animaliers et celle relative au corps du sujet lui-même.

Remerciements chaleureux à toutes les jeunes femmes, modèles d’un jour!

Absa, Afreen, Anaïs, Calista, Caroline, Clarice, Clélia, Constance, Dirosha, Divina, Elisa, Evine, Fanny, Hanna, Inès, Irène, Julie, Kaya, Kimiko, Laura A, Laura B, Léa, Leïla, Lina, Lou, Lucie, Maral, Margaux, Mariane, Maroussia, Olivia, Pauline, Phal, Priscilla, Rolande, Rose, Roxanne, Rusudan, Sandrine, Shayila, Sherylin, Solange, Tara, Thao, Valentine, Vannah, Vena.

Dès les premières décennies de son histoire, la photographie explore déjà pour ainsi dire la totalité des sous-genres du portrait que nous pratiquons encore actuellement : des portraits officiels commandés par les puissants de ce monde au nu – qu’il soit académique, intime, érotique ou pornographique -, en passant par les images de célébrités artistiques ou intellectuelles, le portrait social, le portrait documentaire, le portrait « scientifique », le portrait familial – et notamment le portrait de mariage et les portraits d’enfants -, l’autoportrait, le portrait de groupe, le portrait historisant, le portrait fictif… L’évolution ultérieure ne fera que reconduire cette place importante du portrait:

il sera de tout temps un des usages sociaux majeurs de la photographie.

Le portrait photographique est-il un art ?

Parmi toutes les pratiques photographiques, le portrait n’est-il pas celle qui représente le pire de ce contre quoi l’art contemporain a dû se battre : la croyance perceptive, l’illusion de la ressemblance, l’effet de réel, la confusion des apparences empiriques avec la vérité artistique ? Qui oserait nier que l’histoire de la modernité artistique a été largement celle d’une volonté farouche de se libérer des pièges de l’imitation, du semblant, du simulacre – bref, de l’image. À tel point que rétrospectivement cette histoire (disons du cubisme au minimalisme) peut se lire comme une déconstruction critique de nos manières de voir spontanées et des croyances qui informent ces manières de voir. Est-ce que l’art photographique ne devrait pas lutter avec d’autant plus d’intransigeance contre ces mêmes illusions que, sur le plan du dispositif technique et de l’usage social commun, la photographie est un de leurs effets en même temps, qu’elle ne cesse de les renforcer ? Il semblerait donc que la photographie ne puisse rejoindre la grande aventure de l’art présent qu’au prix d’une déconstruction de ses propres fondements technico-idéologiques. Bref, genre majeur des usages naïfs de la photographie et des fausses croyances qui régissent ces usages, le genre du portrait semble être définitivement compromis, sauf à se penser comme déconstruction métaphotographique de ses propres présupposés.

Pour Jean-Marie Schaeffer ces a priori s’inscrivent dans une théorie de l’art – au-delà, une vision du monde – qui effectivement ne peut penser la photographie comme art spécifique mais uniquement comme forme déchue de la peinture. Il peut donc être intéressant d’inverser la perspective, c’est-à-dire d’envisager les choses du point de vue de la photographie : si le portrait photographique ne trouve pas sa place dans la théorie de l’art en question et dans la vision du monde qui en forme l’arrière-fond, c’est peut-être tout simplement parce qu’il constitue un démenti en acte des présupposés fondamentaux de cette théorie et qu’il met en œuvre une vision de l’homme radicalement différente.

Contrairement à une idée reçue, le photographe n’est jamais un sujet désincarné face à un objet maintenu à distance.

Ceci est particulièrement vrai pour le portrait, puisqu’il repose dans sa possibilité même sur une interaction entre le photographe et le portraituré. Il est vrai que cette interaction n’est pas toujours égalitaire et il arrive que le consentement du portraituré soit extorqué ; il suffit de penser aux photos ethnographiques du XIXe siècle ou au portrait judiciaire. Mais lorsque c’est le cas, l’image, loin de masquer les relations de pouvoir qui ont permis sa naissance, les exhibe malgré elle, que ce soit à travers le regard du portraituré (pour s’en rendre compte, il suffit de comparer les portraits d’Indiens réalisés vers 1885 par David F. Barry dans une perspective manifestement « ethniciste », à ceux, plus tardifs et plus respectueux de l’identité des portraiturés, réalisés par Curtis), à travers sa posture corporelle, voire à travers l’organisation formelle de l’image (qu’on pense aux conventions formelles des portraits anthropométriques). Ceci tient au fait que, dans la fabrique du portrait photographique, on n’a jamais un seul sujet humain mais toujours deux : il n’y a pas un regard unique mais deux regards qui s’éprouvent réciproquement.

Il en est ainsi même lorsque le regard du portraituré s’absente : sauf formalisme ou esthétisme, le corps du portraituré lui aussi éprouve le regard du photographe, voire le dénonce. Il faut donc compléter ce qui a été dit plus haut : s’il est vrai que le portraituré ne peut atteindre sa propre identité qu’en s’exposant à la médiation (toujours risquée) du regard du photographe, celui-ci à son tour s’expose à travers la manière dont il prend (ou ne prend pas) en charge cette situation de médiation.

Pour le dire autrement : le portrait photographique présuppose toujours un pacte dont l’enjeu est la rencontre et la négociation de deux désirs.

Or il n’y a aucune raison pour que le désir d’œuvre du photographe et le désir d’image du portraituré coïncident : de ce fait, le portrait rencontre toujours sa vérité dans la manière dont il négocie la tension entre des regards qui se croisent et qui s’éprouvent mutuellement.

Dans la mesure où le photographe, plus radicalement que le peintre, doit toujours composer – et ce au sens littéral du terme – avec le portraituré, le portrait photographique ne saurait être qu’un genre difficile et risqué. Il repose en effet sur un équilibre instable qui peut à tout moment être rompu : soit le portraituré est escamoté par le photographe qui cherche à imposer la souveraineté de sa volonté de puissance par un geste purement formel ou esthétisant ; soit le portraituré se sert du photographe pour accéder à une image narcissique de lui-même, quitte à se faire ainsi le faussaire de sa propre vie.

Jean-Marie Schaeffer
Extrait du catalogue de l’exposition
Portraits, singulier pluriel
Edition Mazan/Bibliothèque nationale de France – 1997

La beauté: le beau naturel et artistique (texte de Hegel)

LE BEAU DANS L’ART SUPÉRIEUR AU BEAU NATUREL
« L’esthétique a pour objet le vaste empire du beau… et pour employer l’expression qui convient le mieux à cette science, c’est la philosophie de l’art, ou, plus précisément, la philosophie des beaux-arts.
Mais cette définition qui exclut de la science du beau le beau dans la nature, pour ne considérer que le beau dans l’art, ne peut-elle paraître arbitraire ? Il est vrai que toute science est en droit de se fixer l’extension qu’elle veut ; mais nous pouvons prendre en un autre sens cette limitation de l’esthétique. Dans la vie courante, on a coutume, il est vrai, de parler de belles couleurs, d’un beau ciel, d’un beau torrent, et encore de belles fleurs, de beaux animaux et même de beaux hommes. Nous ne voulons pas ici nous embarquer dans la question de savoir dans quelle mesure la qualité de beauté peut être attribuée légitimement à de tels objets et si en général le beau naturel peut être mis en parallèle avec le beau artistique. Mais il est permis de soutenir dès maintenant que le beau artistique est plus élevé que le beau dans la nature. Car la beauté artistique est la beauté née et comme deux fois née de l’esprit. Or autant l’esprit et ses créations sont plus élevés que la nature et ses manifestations, autant le beau artistique est lui aussi plus élevé que la beauté de la nature. Même, abstraction faite du contenu, une mauvaise idée, comme il nous en passe par la tête, est plus élevée que n’importe quel produit naturel ; car en une telle idée sont présents toujours l’esprit et la liberté. » ( Esthétique I )

Espace culturel Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise
Visites gratuites: Ouverture le vendredi 24 novembre à partir de 15heures. Heures d’ouvertures de la semaine: du mardi au dimanche de 15h30 à 19h. Contacts: Tel O9 54 58 35 37 et 06 10 20 05 56
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Blog: http://gingko art.wordpress.com