Pontoise une ville au cinéma

Drôles de dames : Vicky fait son cinéma , traverse la place de l’Hôtel de Ville et rend visite au voisin du Gingko’Art, Christophe Duvivier, directeur du musée Tavet-Delacour le jour du vernissage de l’Exposition « Pontoise une ville au cinéma ».

La première séance est ouverte, écran blanc sur les nuits blanches des commissaires d’exposition qui se sont donnés beaucoup de mal à l’installation d’un événement qui relate un siècle d’histoire du cinéma.

Le septième art et la ville de Pontoise.
Interview de Patrick Glâtre et Christophe Duvivier, les deux compères !

Vicky : Pourquoi cette ville plus qu’une autre est-elle choisie pour les tournages ?

Patrick Glâtre, Christophe Duvivier : Après la seconde guerre mondiale, la ville de Pontoise devient, avec la possibilité de tourner en extérieur, le décor et l’archétype d’une petite ville française. Seules trois villes françaises sont régulièrement choisies par les cinéastes pour les décors naturels.

Vicky : Combien de films ont été tournés à Pontoise ?

PG, CD : On dénombre plus d’une centaine de films et de téléfilms dans lesquels la ville apparaît. Pontoise s’inscrit de manière singulière dans l’histoire du cinéma, de ses prémices au début du Xxiè siècle à travers les Actualités Cinématographiques, à aujourd’hui avec La Môme (Olivier Dahan), ou tout récemment, Radiostars (Romain Lévy). On peut également citer, Toute la ville accuse de Claude Boissol (1956) et surtout La verte moisson de François Villiers (1959). 

Vicky : Que présente l’exposition, Pontoise une ville au cinéma ?

PG, CD : Le concept de l’exposition est concentré sur le cinéma tourné à Pontoise, nous y présentons des affiches, des photographies rares sur les tournages de films, du matériel, ce qui permet de montrer l’évolution des techniques de prises de vues, enfin, des archives extraordinaires. Nous avons recréé une petite salle de projection avec films et fauteuils d’époque. 

A tous les visiteurs du soir, courez vers ce musée installé dans le bel hôtel particulier de la fin du Xvè siècle, autrefois la demeure du Grand Vicaire de Pontoise, allez vous asseoir sur le velours rouge des fauteuils vintage. Moteur… la projection commence et le vieux film en noir et blanc nous rappelle Le blé en herbe, ô nostalgie, quand tu nous tiens ! Un joli jardin arboré, j’y ai découvert des jeux interdits à côté des sculptures monumentales d’Otto Freundlich. Je précise que le musée Tavet-Delacour dispose de la plus grande collection produite par ce peintre abstrait.

« CE QUE L’ACTEUR NOUS MONTRE A L’EVIDENCE EST SANS DOUTE VRAI DU SCENARIO. LE PROBLEME PRINCIPAL DE L’AUTEUR D’UN FILM PARLANT EST DE SAVOIR QUAND SES PERSONNAGES DOIVENT PARLER ! »

André Malraux (Esquisse d’une psychologie du cinéma, 1976)

Le musée est ouvert du mercredi au dimanche de 10h-12h30 / 13h30-18h. L’exposition durera jusqu’au 4 mars 2012, au 4, rue Lemercier à Pontoise.

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2 réflexions au sujet de « Pontoise une ville au cinéma »

  1. A voir au musée Tavet : des tableaux de Otto Freundlich (1878 – 1943), peintre allemand qui a participé à l’aventure de l’abstraction avant que ses toiles ne soient détruites par les nazis. Il est mort en déportation.
    Le musée présente des œuvres datées de 1919 à 1943, des pastels, gouaches sur papier, huiles sur toiles. C’est un ensemble d’images abstraites, utilisant des motifs géométriques colorés avec les couleurs primaires : rouge, bleu, jaune, et leurs variations en ocre rouge, ocre bleu, ocre jaune.
    Dans « Rosace 1 » (1938, tempera sur papier), nous voyons une grande masse plutôt sombre, une sorte de tête. Elle prend place sur un fond jaune orangé. Au bas du dessin, des formes vertes accréditent l’idée que cette œuvre est un paysage ; nous croyons voir de la végétation.
    Otto Freundlich est un maître de la couleur, un très grand artiste. En 1908, il rencontre à Paris Picasso et Braque. Il est lié au mouvement Dada, dont il organise une exposition en 1919 avec Max Ernst.

  2. Oui Nicolas, vous avez raison de vous étendre sur la production d’Otto Freundlich, coloriste géométrique. Pour ma part je suis particulièrement sensible aux encres noires
    des années dix neuf cent trente six; cette perfection des formes postule leur immobilité hors du temps: rien n’y peut plus être changé; elle exclut donc la vie. Or celle-ci a tout autant de droit à être l’inspiratrice d’une création humaine et du style qui en sera l’aboutissement. A la géométrie statique de tout à l’heure se substituera alors la tendance dynamique. Il est vrai aussi que chez Freundlich la poussée vivante de l’écriture picturale, renonce à faire appel aux formes et aux volumes, son mode d’expression semble enregistrer le geste de sa main, ses impulsions, ses intensités. L’oeuvre de l’artiste prend conscience de ses pouvoirs!
    Merci à vous, votre texte fut un plaisir de lecture.
    Pierre.

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