Conférence : Les pigments dans la peinture

Une première au Gingko’Art, le baptême du feu !
Patricia Vergez, enseignante à l’Institut National du Patrimoine, a proposé le samedi 5 novembre dernier, à 17 heures, son travail et ses découvertes sur les origines, l’évolution et l’emploi des pigments dans la peinture, de l’antiquité à nos jours. Le public a répondu présent et s’est laissé entraîner pendant deux heures vers le Saint-Graal de la grande dame. 

Le Cobalt, plus bleu que le bleu de tes yeux !
Le cours était magistral, passionnant pour les membres de l’Association qui n’ont point tari d’éloges et d’applaudissements. Surprenante, la découverte des couleurs venant du bout du monde vers les centres créatifs de la civilisation occidentale, déjà la mondialisation…

La spécialiste nous a rendu un peu plus intelligents à la compréhension de l’emploi des couleurs et leurs mélanges, de Giotto à Pierre Soulages. Des portraits du Fayoum, découverts en 1888 par Flinders Petrie, (seuls spécimens de peinture de chevalets que l’antiquité nous a légués) et travaillés à l’encaustique, technique reprise par Edouard Vuillard peintre Nabis, à l’évolution vers l’industrialisation de la fabrication de la peinture en tube de métal compactable, fermé hermétiquement en 1841, découverte publiée et brevetée par un américain du nom de John Goffe Rand.

L’artiste et la postérité !
La conférence a permis d’appréhender le souci permanent des artistes concernant la pérennité de leur travail, et l’emploi sélectif des composants de la peinture; aujourd’hui, par l’analyse chimique, leurs préoccupations et leurs sélections nous permettent de dater leurs travaux au vu des matériaux et des liants choisis . Nous rappelons à ce sujet que l’espace scientifique du Gingko’Art est compétent pour analyser et authentifier vos œuvres d’art. L’espace, dirigé par Patricia Vergez, est doté d’un matériel performant de dernière génération. Déjà, des collectionneurs ont pu bénéficier de conseils et d’éclaircissements sur certaines de leurs acquisitions.

«Veut-on exprimer les variations de l’oeil humain en face des diverses couleurs ? Il suffira de placer en abscisse la gamme continue du spectre, en ordonner l’échelle des lumens par quoi se mesure la sensibilité optique, puis de tracer la courbe des modulations de cette sensibilité par rapport aux couleurs; on verra alors s’exprimer la démarche du phénomène, à la fois dans sa généralité et dans la précision extrême de son détail».

René Huyghe, Professeur au Collège de France,
(extrait du Dialogue avec le Visible, Flammarion 1955)

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