Japon, observatoire de la photographie

Amanda découvre une épreuve argentique vintage et lance un appel pour identifier sa découverte. C’est au hasard des brocantes que l’on peut encore chiner des pièces rares et de grande qualité .

À une époque où les prix de vente des photographies anciennes s’envolent bien loin des mises à prix, acquérir une belle épreuve dans une vente cataloguée ou dans une galerie spécialisée est devenu un véritable tour de force, une prouesse réservée aux plus argentés et pas forcément  aux initiés.

J’ai parcouru les allées du Salon Paris-Photo qui s’est déroulé au Grand Palais il y’a deux semaines, je peux vous dire qu’il fallait souvent débourser une somme à quatre chiffres pour acquérir une jolie pièce. Mais il nous reste la chine, quel plaisir de se lever à 6 heures du matin, une lampe-torche dans la main droite et quelques dizaines d’euro dans la main gauche. Déambuler de stand en stand, de petits cafés plus aigres les uns que les autres, tremper son croissant à l’huile hydrogénée et se dire qu’on va rentrer bredouille !

Puis un jour, après quelques brocantes d’acharnement, dans un vieux carton à dessin, entouré de vieilles gravures sentant le moisi, placé à côté d’un broc publicitaire, encore un !, un tirage argentique,  il est superbe, il mesure 26 centimètres par 29 , mes mains tremblent, ses reflets métalliques m’indiquent les années cinquante et le sujet, un artiste-peintre, qui a emprunté le pull-marin de Picasso, se concentre et semble détendu aux côtés de deux beaux spécimens de la gente féminine. Celui qui a pris ce cliché n’est pas un amateur ! Il faut payer quelques euros, je n’ai qu’une hâte, pouvoir  déguster seule ma découverte, bien au chaud, les pieds en éventail  sur le bureau. Six plombes du mat, j’ai des frissons, j’ai enfin identifié l’homme à la marinière, coup de chance, il en faut, il s’agit du peintre Seiji Togo (1897-1978), une divinité au pays du Soleil Levant ; j’ai découvert les peintures inclassables et techniquement intéressantes de cet artiste dont le nom a été donné au Seiji Togo Memorial Sompo Japan Museum of Art. Un bon début, mais je sèche sur cet énigmatique photographe, alors, aidez-moi, celui ou celle qui trouvera recevra ma reconnaissance éternelle et son nom gravé en lettres de feu sur le blog. Quelle chance pour vous d’aller au devant du célèbre quart d’heure de célébrité.

Amanda vous remercie de participer à ce rallye intellectuel, bien qu’il n’y est rien à gagner, il y a tout à découvrir !
À très bientôt et bon quizz…

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3 réflexions au sujet de « Japon, observatoire de la photographie »

  1. Je pense qu’il s’agit d’une épreuve des années cinquante, soixante, elle est magnifique, j’aimerais l’acquerir pour ma collection , est’elle à vendre ?
    allan cardec

  2. Je suis désolé Allan, mais l’épreuve photographique n’est pas à vendre. Cette découverte d’Amanda est publiée sur le blog pour un appel à l’identification de son auteur. Vous avez une idée? Très beau tirage et prise de vue magnifique, à vous de la faire parler!
    Bonne chance,
    Pierre.

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