Nick Brandt: On this earth, A shadow falls

Un nouveau livre rare pour la bibliothèque vient d’arriver ! Il est signé par l’Artiste.


Portrait de l’homme photographe qui murmurait à l’oreille des animaux sauvages.

L’artiste a exposé ses photographies dans le monde entier, Londres, Berlin, Los Angeles, San Francisco, Santa Fe et New York, il vit aujourd’hui à Topanga Canyon en Californie, avec sa femme Orla et toute une ménagerie d’animaux adoptés.

Nick Brandt est un photographe qui exerce son talent exclusivement sur les terres africaines, ses objectifs sont d’enregistrer un témoignage visuel et poétique de la faune sauvage, de leur biotope avant qu’ils ne disparaissent.

Né en 1966, l’artiste a grandi à Londres, en  Angleterre, il y étudia la peinture, puis le cinéma à Saint-Martins School of Art. 

Un Conservatoire à ciel ouvert de deux millions d’acres

Il s’est installé aux Etats-Unis en 1992 et a dirigé de nombreuses vidéos de musique pour des artistes comme Michaël Jackson (Earth Song, Stranger in Moscow, Cry), Moby, Jewel (chanteur), ainsi que XTC and Badly Drawn Boy). C’est en dirigeant « Earth Song », une vidéo pour Jackson en Tanzanie, en 1995, que Nick Brandt est tombé amoureux des animaux des terres de l’Afrique de l’Est. Frustré de ne pouvoir capter sur la pellicule les émotions, les sentiments et la fascination par le regard que les animaux exerceraient sur lui, l’artiste photographe a du mettre au point des procédés de tirage photographique qu’aucune autre personne avait réalisé auparavant.

Bien qu’il tire sur film, Brandt scanne ses négatifs, puis esquive, redéfinit ses images avec le concept photoshop. Ses sujets sont ainsi clonés pour atteindre la multiplication dans l’image, un travail qui demande énormément de patience afin qu’il puisse parvenir à nous proposer une vision telle que son concept intellectuel l’avait imaginé. En septembre 2010, pour une réponse urgente à l’escalade du braconnage, en raison d’une demande accrue de l’Extrême-Orient, l’artiste a fondé l’organisation à but non lucratif appelée Fondation Big Life, dédiée à la conservation de la faune de l’Afrique et de leurs écosystèmes. L’Amboselie, qui chevauche les deux écosystèmes entre le Kenya et la Tanzanie, est devenue projet pilote à grande échelle ; dirigée par le célèbre écologiste Richard Bonham, plusieurs équipes anti-braconnage sont placées sur des postes nouvellement construits, situés sur les zones les plus critiques d’une surface de 2 millions d’acres, soit huit mille cents kilomètres carrés.

Pour chaque créature humaine ou animale, un droit commun

« Je ne suis pas intéressé par la création à caractère simplement documentaire ou défini par l’action et le drame, qui ont souvent été la norme en matière de photographie animalière. Ce qui me passionne, c’est l’animal dans l’état de l’Etre, avant qu’il ne soit plus, avant qu’il ne cesse d’exister, dans un monde où la menace s’exerce de manière terrible…
Pour moi, chaque créature humaine ou animale a un droit commun et égal à vivre et ce sentiment, cette conviction que chaque animal et moi sommes égaux, me touche à chaque fois que je cadre dans mon appareil photo !
Les photographies sont mon élégie à ces belles créatures, à ce monde wrenchingly belle qui ne cesse, tragiquement de disparaître sous nos yeux ». 

En 2000, Nick Brandt a entrepris un projet photographique ambitieux: une trilogie de livres pour immortaliser la grandeur naturelle de la faune d’Afrique Orientale avant que celle-ci ne disparaisse.

On this Earth
Est le premier ouvrage constitué de 66 prises de vues, avec l’introduction des écologistes et primatologues Jane Goodall et l’auteur Alice Sebold. Dans ce livre, les photographies nous proposent une vision pure d’un paradis africain, contrastant avec les deux autres ouvrages.

A Shadow Falls
C’est le deuxième livre de la trilogie, A l’Ombre Chutes, ce document est composé de 58 photographies prises entre 2005 et 2008. L’ouvrage comporte des introductions du philosophe Peter Singer, auteur de l’inauguration des travaux de libération des animaux qui nous explique pourquoi les photographies de Nick Brandt interpellent notre conscience, une morale humaine devenue croissante à la compréhension du traitement des animaux sauvages. L’ouvrage est composé d’images d’une beauté éthérée et poétique, une interprétation plus mélancolique du monde photographié. Le critique Vicki Goldberg a écrit : « A Shadow Falls, pris dans son intégralité, est une histoire d’amour sans un heureux pour toujours. »

Le photographe n’a pas utilisé de téléobjectif parce qu’il croit que la proximité avec l’animal fait une énorme différence dans sa capacité à révéler leur personnalité.

Sur cette terre, une ombre tombe…
dernier ouvrage de la trilogie, dont le projet ambitieux d’immortaliser la grandeur naturelle de l’Afrique orientale; jamais ouvrage photographique n’avait atteint un tel niveau d’esthétisme. La trilogie a commencé avec le paradis et une abondance d’animaux; en tournant les pages, tout devient progressivement plus sec, et il y a de moins en moins d’arbres et de faune. Les végétaux sont morts et il n’y a plus d’eau. La dernière photo représente un œuf d’autruche posé sur le fond d’un lac asséché, ce que l’on peut interpréter de plusieurs manières : y a-t-il un espoir ou au contraire aucun ?
Le livre est composé de quatre vingt dix planches plus extraordinaires les unes que les autres, un sens aigu de la composition et un esthétisme qui confère à l’extraordinaire, au crépuscule des Dieux !
De nombreuses épreuves photographiques véhiculent un sens rare de l’intimité, comme si l’artiste savait les animaux, les avait invité à s’asseoir devant l’objectif.

«Vous ne voudriez pas faire le portrait d’un être humain à partir d’une centaine de mètres de distance et de s’attendre à capturer son esprit !… »

Nick Brandt

On This Earth, A Shadow Falls, Artit’s Editions, Big Life Éditions, 2010
192 pages, 90 planches, format 34,3 x 39 cm, ouvrage au tirage limité et signé par l’artiste. Introduction by Jane Goodall, Alice Sebold, Vicki Goldberg, Peter Singer et Nick Brandt.

biglifeeditions.combiglifeafrica.org

L’article a été rédigé sur une base de travail correspondant aux entretiens que l’artiste avait livré pour le magazine lesphotographes.com, interview du 21 février 2010.

L’ouvrage a intégré la bibliothèque photos, il est consultable à l’espace Gingko’Art sur rendez-vous.

Espace bibliothèque, réservations  09 71 51 78 54

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2 réflexions au sujet de « Nick Brandt: On this earth, A shadow falls »

  1. Je suis collectionneur de photos, je suis ravi de lire votre blog et les articles sur Sidibé et Brandt, mes photographes préférés. Votre espace culturel me parait intéressant et pas commun, je viendrai vous rendre une petite visite au printemps. Continuez dans ce sens, vous vous trouverez sur la voix de la reconnaissance, il est rare aujourdhui de croiser la connaissance et l’érudition…
    Denis de Paris

    • Merci à vous pour ces encouragements, nous sommes heureux de partager la même passion photographique et ce sera avec le plus grand plaisir que les portes de l’espace Gingko’Art vous seront grandes ouvertes. Notre printemps évènement sera marqué par le vernissage de Madame Irina Ionesco; l’exposition qui lui sera réservée s’intitulera  » Fashion Victimes ».
      Cordialement,
      Pierre.

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