Le Cameroun de Patricia Vergez

Carnet de voyage : le pays où les crapauds ont la taille d’un nouveau-né, les escargots gros comme le poing, où les écorces sont cloutées d’épines.

« Seul le chasseur entend le souffle de la tortue dans sa besace ».

C’est après quinze années de présence africaine, que la spécialiste de l’Institut National du Patrimoine nous confie sa passion du voyage et de la photographie, le Cameroun en particulier et ses clichés à caractère ethnographique…

« Le Cameroun était une  colonie allemande, le territoire a été placé sous la tutelle de la Société des Nations à la fin de la Première Guerre mondiale et confié à l’administration de la France et du Royaume-Uni. L’ancien territoire sous administration française accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960. Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique (Cameroons) en 1963 pour former la République Fédérale du Cameroun, qui, le 20 mai 1971, fut renommée République Unie du Cameroun, puis République du Cameroun  depuis 1985.

Le Cameroun et ses frontières actuelles résultent de la colonisation européenne, mais l’histoire de ses habitants remonte à bien plus longtemps. Avant la période coloniale au XIXe siècle, les habitants ne formaient pas un seul groupe homogène et présentaient donc différentes formes d’organisation sociale allant de royaumes structurés à des ethnies nomades. Le Cameroun est aujourd’hui membre de droit de l’Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que du Commonwealth ».

À Pontoise, j’écoute  la main de l’Homme…

« J’aime ce pays, je le pratique depuis quinze années, toujours à l’abri des sentiers battus, avec mon petit Canon de poche, souple et léger, en fait, je l’explore hors-circuit, hors du monde, hors du temps ! Un coup de coeur pour le littoral du Golf de Guinée ; j’y ai découvert une très ancienne jetée appelée également « un pier de débarquement » sur l’océan, en face le Brésil… Là-bas, tout est forêt, c’est la forêt équatoriale qui structure et domine le monde, un écho-système encore mal connu et presque inexploré.
La pourriture et la germination, l’odeur du substrat humide, ce terreau qui sans cesse renouvelé vous accompagne tel un enchantement avoué et prédispose à la magie et aux rites millénaires  baigné dans la moiteur nocturne et salvatrice.
Ici, à Pontoise j’écoute souvent la main de l’Homme Camerounais qui tresse et compose grâce aux feuilles, aux écorces et aux lianes, mille et un objets éphémères du quotidien ! Je vous entends, ne vous arrêtez-pas ! ».

« Même un animal à quatre pattes ne peut suivre deux chemins à la fois ».

Proverbe Bantous

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