Une Soprano au sommet de son Art

La Diva a été très applaudie samedi dernier et pour sa troisième prestation à l’Espace Gingko’Art, a défié les lois de l’apesanteur vocale, bien au-delà des espérances du public ; le final de La Norma était simplement époustouflant.
Une voix s’élève, un ange passe… et Daniela Rada, accompagnée de monsieur Didier Hue au piano, sublime la partition de Vincenzo Bellini. Nous retrouverons la cantatrice le samedi 10 mars à 18 heures dans « Manon », du compositeur Jules Massenet.

La magie de la voix humaine
La vie commence par la voix : le premier cri d’un nouveau-né marque sa venue au monde. La voix n’a jamais perdu son importance en tant qu’élément essentiel de la vie communautaire de l’humanité. Notre voix est un outil indispensable de communication et son intonation peut révéler si nous sommes admirés ou rejetés. Dans les années cinquante-soixante, les voix de femmes hautes et grinçantes ont été considérées particulièrement féminines et attirantes. Aujourd’hui, il y a autant de voix féminines que de voix masculines à la radio et à la télévision, bien que se soit toujours des voix chaudes qui tendent à être plus « broadcastable ». Des voix grinçantes sont plus volontiers associées à la comédie et au comique. Le son de la voix d’une personne dépend de beaucoup de facteurs. Les cordes vocales sont seulement l’un d’entre eux. Le son de la voix est également déterminé par la forme et l’état du larynx ainsi que celui des poumons. Les habitudes de respiration d’une personne familière, même au téléphone, peut alléger la solitude d’une autre et lui transmettre un sentiment amical.

Des harmoniques subliminales
Pour les chanteurs, la voix est leur principal outil de même que leur marque déposée. Par exemple, Franck Sinatra, à qui son agent a donné le surnom de « The voice », a connu un succès légendaire grâce à sa voix inimitable, une voix qui a donné de la magie à chaque chanson.
Les fondamentaux de la voix humaine se situent entre 100 et 400 hertz, alors que les harmoniques ont des fréquences allant jusqu’à 5000 hertz.
Nos oreilles, cependant, peuvent entendre une plage de fréquence beaucoup plus étendue, de 16 à 20 000 hertz. Les microphones, les casques d’écoute et les hauts-parleurs d’enceintes monitor vont même bien au-delà de ces fréquences, car chaque voix et la plupart des instruments possèdent des harmoniques que nous n’entendons pas consciemment, mais que nous percevons dans notre subconscient en tant qu’espace sonore. Lorsque nous trouvons la voix d’un chanteur attrayante, cela dépend en grande partie de ces sons subliminaux. C’est cette subtile alchimie sonore qui fait les grands artistes comme : Anna Netrebko, Freddie Mercury et Annie Lennox.

Fondamentale et harmoniques
Dans la musique, la fondamentale (également appelée tonique) est la note qui caractérise une tonalité et lui donne son nom, par exemple Do dièse. La fondamentale peut également être la plus basse note d’une corde ou, en acoustique, la plus basse note d’un mélange de notes formant un son. Les sources sonores normales produisent rarement des notes pures. En plus de la tonalité fondamentale, un grand nombre de tonalités partielles se trouvant au dessus de la tonalité fondamentale sont produites. Ces soi- disant traits ou harmoniques déterminent la nature d’une source sonore, et donne à une voix ou à un instrument sa sonorité.

La théorie des super cordes, dont l’anagramme devient, de la poussière d’orchestre.
Il n’y aurait pas mille et une sortes de particules élémentaires dans l’Univers, il n’y en aurait qu’une, nous indique la théorie des super cordes. Cette particule fondamentale serait une corde vibrante, analogue à celle d’un violon, dont les harmoniques constitueraient toutes les particules, connues et inconnues. À telle fréquence correspondrait un électron ; à telle autre, un neutrino ; à telle autre encore, un quark, etc… Ainsi le fond de la matière vibrerait telle cette cacophonie plaisante qui monte de la fosse avant le lever de rideau, grande œuvre incompréhensible et belle, jouée par un philharmonique fantôme et infini.

« Le sens caché du monde », Etienne Klein et Jacques Perry-Salkow.
Editions Flammarion décembre 2011.

« À quoi une particule élémentaire peut bien ressembler et ce que le temps fait à l’affaire. »

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