« D’autres vies que la mienne »

Maîtou croise la trajectoire de l’écrivain Emmanuel Carrère, une méditation intense sur l’ouverture aux autres… une énigmatique beauté, saluée par la presse internationale, un ouvrage qui permet de mesurer la justesse et la profondeur.

J’ai souhaité  partager avec vous un beau et émouvant moment  de lecture ;
il s’agit du  livre « D’autres vies que la mienne » de Emmanuel Carrère, auteur , scénariste et réalisateur  français né en 1957 à Paris, petit fils d’émigrés russes, diplômé de l’Institut d’Études Politiques de Paris et récompensé par le prix Renaudot 2011 pour son dernier roman  « Limonov », un livre qui dresse le portrait d’un poète russe contemporain à la vie multi-facettes…
« L’auteur est en vacances avec sa compagne au Sri Lanka et en proie à des questionnements existentiels lorsque survient le tsunami du 26 décembre 2004. Sa famille sortira indemne de cette catastrophe mais il fera la rencontre d’une famille française qui, elle, n’a pas été épargnée  et qui doit faire face au drame : celui de la perte de son enfant, emporté par la déferlante du tsunami.
Peu après, la mort se manifeste à nouveau. Elle emporte sa belle-sœur des suites d’un cancer. La maladie aura eu raison de cette jeune femme de 33 ans, déjà rescapée d’un premier cancer qui l’avait laissé invalide ; qui deviendra malgré cette épreuve une épouse heureuse ; une maman épanouie ; une professionnelle très investie en tant que juge au tribunal d’instance en charge des affaires de surendettement ».

Autofiction, récits de vies et de drames…
« La mort d’un enfant pour ses parents, la mort d’une  femme pour ses enfants et son mari ; voilà le point de départ de l’écriture de ce livre.
Emmanuel Carrère rend hommage aux disparus, témoignent de qui ils ont été, les fait vivre pour toujours, à jamais … Il parle du courage dont à fait preuve sa belle-sœur durant sa vie mais parle également du courage de ceux qui restent, de ceux qui surmontent ces drames,  qui dépassent la douleur laissée par la disparition d’un être proche pour que la vie continue.
Il est question dans ce livre de perte, de souffrance, de maladie, de mort… de pauvreté et de justice également…  de vie aussi (oui, il y a ceux qui restent…) et enfin de renaissance pour  l’auteur lui-même (souvenez-vous : en vacances au Sri Lanka, il était en proie à des questionnements  existentiels), ces histoires l’ont  guidé, l’ont  éclairé sur le difficile métier de vivre ».
Espérant vous avoir donné l’envie de vous plonger dans la lecture de cet excellent récit, je vous donne rendez-vous le mois prochain.
Maîtou
« La vie m’a fait témoin de ces deux malheurs, coup sur coup, et chargé, c’est du moins ainsi que je l’ai compris, d’en rendre compte».

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