Matthieu Arama virtuose du violon en compagnie d’Antonio Stradivarius

Une exclusivité est offerte à l’association par le violoniste Matthieu Arama (concert master) et son célèbre Stradivarius « Château Fombrauge », de 1713.

Un cadeau du ciel pour le bonheur des mélomanes !

L’Espace culturel Gingko’Art de Pontoise reçoit le 4 septembre prochain,   après une année de dialogues,  le célèbre violoniste-soliste qui viendra offrir cette exclusivité à l’Espace Gingko’Art. La veille, il sera en Espagne et deux jours après, ce sera Toronto. Ce lieu à l’architecture et à l’ambiance si particulière n’en finit plus d’attirer les plus grands artistes internationaux.

Notre virtuose a commencé le violon à l’âge de 6 ans et a fait ses débuts en soliste salle Gaveau à Paris à l’âge de 11 ans. C’est en 2000 qu’il est accepté dans la classe du Maître Igor Oistrakh au Conservatoire Royal de Bruxelles. Pendant 6 ans, il suit l’enseignement d’un des plus illustres représentants de la grande école soviétique et Matthieu obtiendra son Master avec Distinction et la note de 20/20 en violon. L’artiste a participé à des master classes auprès de violonistes prestigieux, tels que Vadim Repin, Ivry Gitlis ou Pavel Vernikov, il est d’ailleurs lauréat de la Bourse Feydeau de Brou St et Paul, et Yamaha music Fondation Europe.

C’est à partir de l’année 2003 que Matthieu Arama acquiert une reconnaissance internationale de première ordre en remportant le Troisième Grand Prix du très prestigieux Concours International de Montréal, puis, sur sa lancée, il obtient en 2004 la médaille de bronze du Concours International de Londres, et en 2005 le quatrième prix du Concours International Shlomo Mintz.

Ces brillants résultats lui ont offert l’occasion de se produire en soliste dans plusieurs pays sur trois continents avec quelques orchestres parmi les plus prestigieux de la scène mondiale, tels que le London Symphony Orchestra à Barbican sous la direction de Sir Andrew Davis, l’Orchestre Symphonique de Montréal, salle Wilfried Pelletier sous la direction du Maestro Ascher Fish, mais aussi le Royal Philharmonic Orchestra (Londres-Barbican), l’Ontario Philharmonic Orchestra (Canada), le Cape Town Philharmonic (RSA), l’Orchestra sinfonica de Juarez (Mexico), l’Orchestre National de Lituanie.

Certaines de ses prestations ont été diffusées par Radio Canada, CBC, France Musique, la Radio Suisse Romande ou encore Fox News.
Après avoir vécu deux ans aux Etats-Unis, Matthieu Arama est aujourd’hui Concert master de l’Orchestre National Bordeaux Aquitaine ; il assure aussi la direction artistique de l’orchestre de Chambre de L’ONBA.

Matthieu Arama joue le violon Stradivarius « Château Fombrauge » qui lui a été confié par le Mécène Monsieur Bernard Magrez.

Le programme de cette fin d’après-midi offert par le violoniste sera Tchaikovsky : Air de Lensky, Frank : sonate pour violon et piano, Paganini : Mose-Fantasia, introduction thème et variations sur la corde sol, Sarasate : Airs-Bohémiens Opus 20.
Notre virtuose sera accompagné au piano par Aurélien Pontier, Ier prix à l’unanimité au Conservatoire de Boulogne-Billancourt et à l’âge de treize ans, il rejoignait le Conservatoire National Supérieur de Musique de Paris dans la classe de Jean-François Heisser. En 1998, il se voyait décerné le Ier prix de piano et remportait le Ier prix à l’unanimité du Concours International de Jeunes Pianistes-Vladimir Kraïnev – de Kharkov (Ukraine).

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Antonio Stradivari est né en 1644 à Cremona en Italie, d’Alessandro Stradivari et d’Anna Moroni; il est mort dans sa ville natale le 18 décembre 1737, à l’âge de 93 ans.
Selon certaines sources, il aurait été élève de Niccolò Amati de 1666 à 1679, et selon d’autres, plus rares, élève de Jean-Baptiste Ruggeri.

Le doute subsiste à ce jour, car aucun document irréfutable, confirmant l’une ou l’autre de ces sources, n’a été jusqu’à présent retrouvé par les historiens. Quoi qu’il en soit, l’étiquette du violon de 1667 l’Ashby Strad, porte la mention alumnus Amati. La famille Amati, dont l’un des ancêtres, Andrea Amati (it) (v. 1505/1510-1577), inventa le violon, à partir de la viole, vers 1560, fut une grande famille de luthiers. Niccolò Amati aura aussi pour élève Andrea Guarneri, dont le nom évoque également une dynastie de luthiers prestigieux.

À sa mort, deux de ses fils – il eut 11 enfants de deux épouses -, Francesco (1671 – 1743) et Omobono (1679 – 1742) tous deux restés à Crémone, continueront l’entreprise de leur père, mais furent éclipsés par l’art de leur père car, bien que fort méritants, ils ne purent jamais égaler son génie.

Antonio Stradivari a été l’un des plus fameux luthiers de l’histoire. Il semble que la réussite de son œuvre soit le choix et le souci de perfection d’une multitude de détails. Les spécialistes s’accordent à définir trois périodes dans sa production:

De 1680 à 1700, en analysant les instruments de la « première période », on note que le travail est très proche de la forme des violons fabriqués par Nicolo Amati tant dans le dessin des ouïes, des volutes, du travail des voutes, des gorges et des filets, que des instruments de Jean-Baptiste Ruggeri ou encore Giovani Paolo Maggini. Ce sont de petits modèles dits stradivarius amatisés sauf quelques exceptions comme le hallier, orné en 1679.

Dans une « seconde période », de 1700 et 1710, où son époque est marquée par une évolution des besoins en lutherie pour des salles de concert de plus en plus vastes, nécessitaient des instruments d’une puissante sonorité – ce qui n’était pas l’apanage des violons assemblés par Amati – Stradivari sut améliorer la qualité de sa production en ce sens, notamment en allongeant le corps de l’instrument et en abaissant les voutes. Poussant l’expérience assez loin, il crée les longuets – le gain en longueur étant d’environ 5 mm – dans les dernières années du XVIIème siècle.

Enfin, avec les instruments de la « troisième période », qu’il produisit dès 1709, il revient à un modèle plus classique notamment dans les proportions du coffre, et dès les années 1725 – 1727, ils sont considérés comme étant les meilleurs de sa production. Cette période est d’ailleurs qualifiée par les experts d’« âge d’or » qui voit la réalisation de violons d’anthologie: le « Viotti » en 1709, le « Vieuxtemps » en 1710, le « Dauphin » et le « Soil » en 1714, « l’Alard » en 1715, et le « Messie » en 1716.
Ainsi que les violoncelles le « Duport » en 1711, « Batta » en 1714 et « Piatti » en 1720.
Les sept dernières années sont celles de la vieillesse où il se charge de diriger son atelier avec ses deux fils et son dernier élève, Carlo Bergonsi (1686-1747).
Ces violons portent l’étiquette Sotto la disciplina di Antonio Stradivari, en mentionnant parfois son âge.

2 réflexions au sujet de « Matthieu Arama virtuose du violon en compagnie d’Antonio Stradivarius »

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