Esquisse pour le Cinéma et confidences sur canapé !

Maïtou se prépare à partir en vacances et n’a pas oublié quelques bons romans pour accompagner ses heures sur le livre de ses plages !

Un petit grain de sable entre la page d’un roman et le cinéma Paradisio ; pour livrer au grand bleu son blé en herbe , partager les funérailles de la grande Mémé en oubliant le chemin des tourments, un surf sur la toile de ses nuits blanches et estivales, là où l’héroïne admirait l’ouragan sur le Caine et partageait un dernier baiser au soleil rouge de ses pensées…
Son taxi mauve l’attendait et notre drôle de dame jetait un ultime regard aux lecteurs sur le quai du dernier métro   avec la satisfaction de nous laisser encore un peu le rideau levé de nos nuits  d’été accomplies !

Chers amis lecteurs et amateurs de cinéma ; un film a-t-il changé votre vie ? 
Vous êtes-vous déjà posé cette question ?
C’est  la question du dernier livre d’Olivia Rosenthal ; écrivain, romancière, dramaturge, née en 1965 à Paris ; paru en mars 2012 aux Éditions Verticales sous le titre : ils ne sont pour rien dans mes larmes…Pour y répondre, l’auteur nous présente 14 témoignages, forme d’écriture déjà  utilisée par Olivia Rosenthal dans différents projets d’écriture permettant,  je cite : « de faire parler des communautés silencieuses » (des ouvriers, des détenus, des gens dont la langue maternelle n’est pas le français, des éleveurs …).

Chacun des témoignages raconte la rencontre singulière d’un homme et d’une œuvre cinématographique ; les expériences rapportées décrivent le lien unique qui rapproche et rattache un être humain à une œuvre cinématographique.
Les « héros cinéphiles » de cette fiction reviennent sur les sensations que provoque le cinéma, les rêveries qu’il déclenche, les doutes qu’il suscite, les erreurs qu’il met en lumière, les questions qu’il pose… enfin bref quand le cinéma s’immisce dans notre vie, quand il nous bouleverse, quand il nous change…
Je vous invite à aller à la rencontre d’Angélique et « la nuit américaine » de Truffaut, de Vincent et « il était une fois la révolution » de Sergio Léone, d’Anne-Sophie et « rouge » de Kieslowski ou encore de Béatrice et « le dernier tango à Paris » de Bertolucci (pour ne citer qu’eux) et d’explorer avec les protagonistes les relations intenses et intimes qui les lient à leur film préféré.
L’épilogue explique la raison de nos larmes en regardant « les parapluies de Cherbourg » de Jacques Demy : « le cinéma atteint les consciences par petites touches », conclut Olivia Rosenthal.

Et vous : un film a-t-il changé votre vie ?

Bonnes vacances à toutes et à tous et vivement la rentrée, enfin presque.
Maïtou, sur le quai du dernier métro… !
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Biographie :
Olivia Rosenthal est née à Paris en 1965. Depuis 1999, elle a publié huit récits aux éditions Verticales, dont On n’est pas là pour disparaître (Prix Wepler 2007) et Que font les rennes après noël? (prix du livre Inter 2011) . Sa première pièce, Les Félins m’aiment bien, a été créée en janvier 2005 à Saint-Denis, dans une mise en scène d’Alain Ollivier avec Valérie Crunchant (Cérès) et Florence Payros (Marianne). Depuis, elle a écrit Les Lois de l’hospitalité qui a été mis en scène par Marie Vialle aux Subsistances à Lyon en avril 2008 (reprise en avril 2011).
Par ailleurs, elle réalise régulièrement, en collaboration avec des cinéastes (Olivier Ducastel, Laurent Larivière), des écrivains (Denis Lachaud, Michaël Batalla, Patrick Chatelier), des chorégraphes (Julia Cima) ou des metteurs en scène (Robert Cantarella) des performances pour divers lieux et festivals (festival d’Avignon ou de Manosque, Ménagerie de verre, Subsistances de Lyon, Le Lieu unique à Nantes, Scène nationale de Poitiers, Théâtre National de Bordeaux Aquitaine…).
En 2008, elle achève une pièce sonore intitulée Viande froide pour le Cent Quatre, lieu culturel (ouvert à l’automne 2008 à Paris) où elle a été accueillie en résidence en 2006/2007. Elle est auteur invitée au Grand R (scène nationale de La Roche-sur-Yon), durant la saison 2008-2009, en résidence à Bobigny (dans le cadre du programme « écrivains en Seine-Saint-Denis ») en 2009-2010 et en résidence à l’Espace 1789 de Saint-Ouen pour l’écriture de son dernier livre Ils ne sont pour rien dans mes larmes. Elle enseigne la littérature à l’Université Paris 8 (Vincennes-Saint-Denis).
Thématique de son œuvre :
Olivia Rosenthal travaille dans son œuvre, de manière volontairement humoristique, sur le rapport entre l’individu et les communautés auxquelles il appartient. Ses livres suivent le parcours intérieur de personnages qui sont toujours sur le point de rompre leurs liens et de transgresser ainsi les interdits qu’eux-mêmes se sont forgés pour rester dans le rang. Depuis quelques années, elle écrit à partir d’entretiens (avec des ouvriers, des détenus, des gens dont la langue maternelle n’est pas le français, des éleveurs etc.), entretiens qui participent à l’écriture de ses fictions. Elle s’est engagée en particulier dans un projet sur « l’architecture en paroles » projet qui vise à rendre compte d’un bâtiment ou un lieu, non à travers son architecture, mais à travers les paroles de ceux qui y habitent, y travaillent, le traversent. Le premier volet a été réalisé lors d’une résidence au 104, sous la forme d’une pièce sonore et d’un texte, Viande froide (Nouvelles éditions Lignes/ éditions CENTQUATRE, 2008). Le deuxième volet de ce projet, diffusé sous la forme d’une pièce sonore dans l’exposition qu’organise le musée Carnavalet sur L’Impossible photographie: les prisons parisiennes 1851-2010, est publié sous le titre « Maison d’arrêt Paris-La Santé, 42, rue de la Santé 75014 Paris » dans le catalogue de cette exposition. Pour le troisième volet, Olivia Rosenthal a travaillé avec Philippe Bretelle (graphiste) sur la ville de Bobigny. Elle a conçu avec lui des affiches collées sur certains bâtiments de la ville et ils ont réalisé ensemble (avec l’aide du musicien Pierre Avia) une performance musicale intitulée C’est très loin d’ici. Toujours avec Philippe Bretelle, elle prépare actuellement une œuvre visuelle pour l’inauguration du tramway de Brest (commande de Brest métropole océane). Depuis 2009, Olivia Rosenthal s’est également tournée vers le cinéma. Elle a composé deux performances sur la manière dont le cinéma change nos vies, a écrit et joué un court-métrage de fiction Les Larmes (mis en scène par Laurent Larivière) sur le même sujet et vient d’achever son nouveau livre ils ne sont pour rien dans mes larmes conçu à partir d’entretiens.

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