Vernissage de l’exposition « Le Christ dans l’Art »

Une Arche d’Alliance entre les artistes et les visiteurs. Jacques-Bénigne Bossuet de retour à la maison.

Le public a répondu présent et plus de cent personnes ont admiré le travail des artistes qui avaient pour l’occasion réalisé des œuvres en rapport avec le sujet de l’exposition. 

Ainsi, les Maîtres anciens comme Philippe de Champaigne, portrait de Bossuet vers 1670,  Salvador Dali, une sculpture en bronze doré intitulée Saint-Jean de la Croix, Jan Ikens, une maternité de 1664,  Simon Mazières, un Christ aux liens en bois sculpté, vers 1720,  Savator Rosa, Christ avec un manteau pourpre, un panneau du XVIIème siècle et  Simon Vouet, Le Baptême du Christ, de 1621.

En effet, dans l’ancienne chapelle du Couvent des Cordeliers, aujourd’hui, l’espace bibliothèque du Gingko’Art, Jacques- Bénigne Bossuet fut sacré évêque de Condom, le 21 septembre 1670.

L’exposition du Christ dans l’Art est enrichie d’une œuvre importante par le peintre Philippe de Champaigne, (1602-1674),  lePortrait de Jacques-Bénigne Bossuet, en habit d’Évêque, une huile sur toile vers 1670 Provenant de la Collection de la Famille le Pichon, et, par descendance, Yan le Pichon.

Le 21 septembre 1670, Charles-Maurice Le Tellier devenu archevêque de Reims, consacre, avec l’assentiment du Pape, Jacques Bénigne Bossuet comme évêque de Condom (Gers), en l’église des Cordeliers à Pontoise ; mais l’année suivante il renonce à ce poste et devient le précepteur du Dauphin, fils de Louis XIV. Le Roi lui donne le Prieuré du Plessis-Grimoult.

Dans cette figure imposée nous remercions vivement l’artiste coréenne Yi Myung Rim et ses quinze stations, un concept unique dans l’histoire de la peinture, un ensemble d’oeuvres abstraites réalisées à l’encre de chine entre les principes du Taoïsme et le suprématisme.

De se réjouir de la conception d’une croix numérique par l’artiste Dominique Giral, les derniers instants de la vie de Jésus, avec cet esprit subjectif d’une mémoire résiduelle.

Du Christ cousu main par Patrick Platel, un géant de deux mètres quatre-vingts fait de grillage et situé sur la terrasse du jardin.

Du Christ végétal par Geneviève Matthieu, placé sur le plancher de verre, et qui, dans la plus simple des expressions, illumine l’architecture du XVème siècle, tant la spiritualité s’incarne dans les tresses de la feuille du palmier Pambil.

Nous remercions l’artiste Mounir Fatmi pour nous avoir confié ses deux réalisations à partir du câble coaxial, la grande Piéta, d’après Michel-Ange et sa tête de Christ intitulée Présumé Innocent. Les œuvres monumentales sont placées dans l’espace chapelle du Gingko’Art et rayonnent d’intelligence et de beauté.

L’Italie, représentée par Silvio Cadelo, un artiste pontoisien, une sensation, une vision, un rêve intitulé, Mon Dieu, Temps Réel et Purime, trois animations vidéos projetées en différents endroits de l’espace culturel et placées sous vitrine dans son emboîtage doré à la feuille, Mon Dieu, que le public a qualifié d’exceptionnel.

Puis, cette exposition qui compte plusieurs artistes internationaux, est aussi un prétexte à mettre à l’honneur la photographie, représentée par Vitaly et Elena Vasilieva, une épreuve en noir & blanc, un nu de dos avec chaîne et crucifix, une lumière en adéquation avec les maîtres du Sfumato de la renaissance italienne.

Deux œuvres absolument superbes réalisées par Madame Irina Ionesco, jeunes femmes aux crucifix, étonnantes compositions à la limite du surnaturel…

L’animation musicale du vernissage avait été confiée à l’équipe du guitariste Christophe Lagane, un Jazz Manouche sur les traces de Django et nous remercions l’ensemble vocal de Pontoise pour nous avoir offert trois Chants Sacrés, dix sept voix remarquables et à l’unisson côté jardin.

Le Christ dans l’Art, une exposition à voir jusqu’au 14 novembre 2012.

Une réflexion au sujet de « Vernissage de l’exposition « Le Christ dans l’Art » »

  1. Dans le tableau de Philippe de Champaigne (« Portrait de Jacques-Bénigne Bossuet », vers 1670), la tête et le col blanc sortent du noir. Il y a peu d’effets de couleur dans cette toile, mis à part l’ocre rouge utilisée en sous-couche dans le visage et les touches de lumière sur le nez et le front. C’est un tableau austère comme la vie monacale. Mais l’âme du personnage transparaît dans le reflet de l’œil. Nous éprouvons beaucoup de respect face à cette peinture.

    Mounir Fatmi (« Présumé innocent », 2007) représente une tête de Christ barbu, aux longs cheveux, avec une couronne d’épines. Ici, il n’y a pas de couleur du tout. L’artiste a utilisé du câble blanc sur un fond blanc. Mais les traits formés par les câbles ont une grande force par leurs ombres, leurs volumes, leurs puissances d’évocation de notre monde moderne.

    L’exposition du Gingko’Art rassemble des travaux anciens et contemporains prenant comme sujet le Christ ou ses serviteurs. Ce sont des œuvres très respectueuses de leur sujet. L’art est l’expression de la spiritualité, porteur d’une élévation intérieure, source d’esthétique.

    Avec les sujets religieux, l’art dépasse l’artiste (et le spectateur). L’artiste créé une œuvre plus grande que lui. C’est la force de l’art. Nous avons des œuvres réelles qui dépassent la réalité, qui permettent d’accéder à une autre dimension que la réalité.

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