Dominique Giral, artiste numérique

A l’occasion de l’exposition du « Christ dans l’Art », Dominique Giral présente, la croix multimédia, ou les derniers instants de la vie de Jésus sur terre

L’animation représente les derniers évènements de la Passion du Christ, la mort de Jésus, la descente de la croix puis la résurrection. L’expression de la douleur et de la compassion est soulignée par l’artiste. L’œuvre cinétique s’impose et nous conduit à percevoir différemment, le jeu des couleurs, le mouvement symboliste et les distensions de la matière et donc du temps. L’idée d’une mémoire résiduelle, comme des infimes particules de souvenirs que seul Jésus aurait pu avoir, nous informe et nous confond vers un parti-pris aléatoire.

C’est le symbole de la croix qui se multiplie, se déforme en différentes images géométriques à la mesure de chacun et en superposition des iconographies inspirées par le déluge, la tempête ou le calme, avec des contorsions pour s’immiscer dans la croyance, finalement toujours vivante dans la posture intellectuelle de l’artiste par la résurrection. L’accompagnement musical par des chœurs vocaux ou des symboles de la pratique religieuse affirme la foi selon les mots sacrés du Sanctus ou l’espérance de nos prières : Amen .

Dominique Giral a renoué pour cette installation visuelle avec les idées du collectif des artistes opto-cinétiques et a donc privilégié un art accessible directement par le spectateur ; d’ailleurs le manifeste de la 3ème Biennale de Paris en octobre 1963 s’intitulait : Assez de mystifications et contenait les lignes suivantes :

« Nous voulons intéresser le spectateur, le sortir des inhibitions, le décontracter. Nous voulons le faire participer. Nous voulons le placer dans une situation qu’il déclenche et qu’il transforme par sa seule présence. Nous voulons qu’il s’oriente vers une interaction avec d’autres spectateurs. Enfin, nous souhaitons développer chez le spectateur une forte capacité de perception et d’action. » 

Le matériel utilisé est un système, novateur dans le domaine des nouvelles technologies et la conception des diffusions d’images à caractères multi-formats, appelé CORIOmaster (brevet Anglo-saxon) appartenant à la Société TV ONE.

L’implantation dans l’espace scientifique du Gingko’Art a été réalisé à partir d’un support représentant une croix en bois de sapin et d’un aspect très rudimentaire afin de recevoir la présence de cinq écrans : trois écrans verticaux de 23 » puis deux écrans horizontaux de 19 ». Un programme informatique, développé spécifiquement par l’auteur, pilote l’installation en temps réel et propose des variations géométriques et des valeurs cinétiques. Seule l’image du Christ qui apparaît et disparaît, appartient à la catégorie des apparitions dîtes figuratives.

Au sol, un petit écran diffuse des séquences couleurs représentant le monde animal, (Dieu créa ses espèces le cinquième jour) et les éléments naturels comme l’eau, le ciel et la terre. Un message sur l’état de la planète aujourd’hui et de rappeler que le paradis terrestre existe bien !

Les projections sont accompagnées d’une bande sonore, continue et subjective notamment la diffusion du  premier Sanctus ( Composition musicale par Dominique Giral ).

L’installation de l’artiste Dominique Giral a pour objectif de nous faire réfléchir sur un contenu millénaire et de manière sensorielle conduire nos cinq sens à réfléchir sur la condamnation, la résurrection, et l’éventuelle proposition d’une vie après la mort !

On mesure mal les révolutions dont nous sommes les spectateurs : l’Homme se croit longtemps encore contemporain de ce qui n’est plus et  reste inconscient de la nouveauté du présent. Redisons-nous bien que depuis l’apparition de l’humanité, notre monde a subi des bouleversements majeurs. L’émergence du Christianisme fut le vecteur d’une mutation de notre culture.

« Il serait certes très beau qu’il y eut un Dieu créateur du monde et une Providence pleine de bonté, un ordre moral de l’univers et une vie future, mais il est cependant très curieux que tout cela soit exactement ce que nous pourrions nous souhaiter à nous-mêmes. »

Sigmund Freud / 1856-1939 / L’avenir d’une illusion.

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