Les trois âges de la vie et la poésie

Trois générations de poètes pour une  lecture le samedi 8 décembre à 17 heures dans l’espace chapelle, la langue française à l’honneur, du prosélytisme aux clochettes du bonheur, hommage à Cécile Patin, la sortie du premier ouvrage, commis par la jeune Jane, dix-huit ans « Poèmes en l’Her », et nous retrouverons Laurent Letaut à l’occasion de la parution de son deuxième livre, « Les armes de mes frères d’âme ».

Cécile Patin : Née en 1923 , monitrice- chef d’éducation physique, directrice de colonies de vacances, Maître de gymnastique éducative et corrective et kinésithérapeute elle créa en 1967 le Centre de Guidance Infantile à Pontoise avant de fonder le Centre National d’Entraînement à la Réflexion Vécue par le Jeu Corporel en 1975 qui s’intitule maintenant méthode Cécile Patin. Puis l’écriture et les beaux textes, une rencontre avec l’espace Gingko’Art que nous n’oublierons pas.

La réflexion vécue, nouvelles propositions pour un nouveau code de conduite.

« A tous les enfants qui n’aperçoivent pas leur valeur, a tous les parents qui craignent pour leurs enfants, a toutes les personnes qui vivent dans le doute parce qu’elles ne connaissent pas vraiment leur nature, a tous les enfants qui m’ont appris la simplicité, fait redécouvrir le naturel et comprendre le principe de réalité, à qui je dis le plus grand merci !
Avec le fruit de mon expérience, de ma réflexion vécue ».

Sais-tu que tu es belle
O créature de rêve !
Le temps nous le révèle
Et tout cela sans trêve.
Cécile Patin.

Jane l’Her : Un voyage au bout de la vie ! Itinéraire d’une adolescente en mal de mots…

« Do what you want to do, and go where you’re going to : think for yourself ‘cause I won’t be there with you ! »
George Harrison

« J’avais dix ans, en classe de CM2. Le maître nous avait donné un exercice à faire sur le conditionnel : écrire un poème sur le modèle « Si j’étais » ou « Si je pouvais ». Je me prêtai au jeu. Depuis toujours, j’aimais les expressions écrites à l’école. Mais ce jour-là, ce fut différent : au début, je ne savais pas trop quoi écrire, je me sentais gênée, j’avais peur que l’on me regarde si je posai ne serait-ce qu’un mot. Puis, j’osai. Et mon maître accueillit mon texte avec beaucoup d’enthousiasme, pareil pour ma famille. J’étais lancée. J’allais être poète. Cela m’amusa beaucoup, surtout que je découvris qu’il était possible de faire passer son mal par les mots, d’extérioriser ses problèmes et ainsi les oublier, passer à autre chose. Enfin, c’est ce que je croyais à treize ans, en 5e. À cette époque, j’étais persuadée que j’étais la plus malheureuse du monde : moi, j’avais des bagues, à chaque dent, et pas de bracelets autour des poignées, et puis je chantais avec une voix qui sitôt s’enrailla. Alors je décidai de faire du théâtre, pour tenter de sortir cette tristesse par les mots d’autres auteurs : je découvris Cyrano. Déclamai Rimbaud. Ne compris pas Beaumarchais.

À quinze ans, je me rendis compte à quel point deux ans auparavant, ma vie était parfaite ! Et comme je n’avais pas su en profiter ! Je consultai un psy, pensant qu’un médecin ou mieux, un médicament pourrait m’aider à me sortir de cette dépression adolescente. Mais rien n’y fit. Le 18 avril 2010, lendemain de rupture, je m’envolai en terre inconnue : l’Espagne ! Mes parents m’y envoyèrent de force par le biais d’un organisme pour remonter ma moyenne dans la matière castillane. Je me retrouvai, perdue, dans cette immense rêverie concrète. Et là, tout s’éclaira : vivre à Barcelone. Voilà, le remède ! Il ne fallait pas chercher bien loin. Un an plus tard, je visitai Madrid, qui me bouleversa. Mais je voulais Barcelone. Les jardins de Montjuic, le labyrinthe de Horta. Je voulais m’y perdre, afin d’y renaître.
Alors, ce recueil m’a finalement permise de rendre hommage au plus grand événement de ma vie : la découverte de ma personnalité. J’ai 18 ans, je viens d’achever la préface de mon existence ».
Jane.

Laurent Letaut : Auteur inclassable, Laurent écrit ou plutôt décrit avec cynisme la vie et la societé. Ses procédés : le collage, le détournement, un rien de surréalisme et surtout un vaste pragmatisme qui emmène la conscience dans une vérité qu’elle réfute souvent.

Mais où est passé le trésor des Templiers ?

Qui sait donc où l’Arche perdue est située ?
La chambre d’ambre, quand à elle, est-t-elle brûlée ?
Et l’abbé Saunière, lui, a-t-il affabulé ?
Tous ces trésors métamorphosés en mystères
Seraient nés dans l’imagination populaire.
On dit pourtant qu’il n’y a pas de fumée sans feu,
Nier qu’ils existent est quelque peu prétentieux.

« Vous tenez entre les mains, le second strip-tease de mon âme ! ».
Laurent Letaut.

« La poésie à ceci d’inadmissible, à notre époque, d’être le seul acte créatif d’écriture qui ne soit pas assujetti à un quelconque intérêt, qui soit totalement gratuit, qui ne cherche aucun profit, ne vise aucun but autre que celui de réussir, parfois, à atteindre la beauté. Cette recherche, cette quête, cette poésie peut être faite « par une jeune fille de quatorze ans ». Ce qui compte c’est que le poète (affecté par la conjugaison historique ou par des incidents personnels) réussisse à exprimer sa pensée, les tréfonds de son âme dans le relatif d’un effet à produire sur son lecteur.
Dans la poésie, pas de thèses à défendre, pas d’histoire à raconter, pas de mise en scène de personnages mais des images souhaitées et voulues, fabriquées par le poète dans son athanor d’où il extraira le suc cohobé de l’écriture. Le poète appelle l’image pour embellir l’objet qu’il cherche à décrire. Qu’il soit rimé ou non, le vers du poète doit être suave, souple, délicat et se faire le docile instrument des nécessités organiques de l’émotion et de la pensée ».
Philippe Di Maria

Réservations : coordonnées au bas du blog.

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