L’espace culturel Gingko’Art de Pontoise et la représentation animale

Le premier rendez-vous de la création animalière contemporaine se déroulera à partir du 14 septembre prochain. Une nouvelle exposition placée sous le signe de l’Art animalier, du dessin, de la gravure, de la photographie, de la peinture et des sculptures; plus de soixante œuvres d’art réalisées par vingt artistes et la participation de cinq représentants des Ateliers de la Cité Cézanne de Pontoise.

CreationAnimaliere_Affiche

« Je me sers d’animaux pour instruire les hommes.»

Jean de La Fontaine.

Girafes et tortues, grenouilles, sourie, rhinocéros, singes et panthères, éléphants, hippocampe et mosasaure vont envahir les espaces du Gingko’Art de Pontoise dans une scénographie onirique et enchantée ! Exceptionnelle par son propos et sa volonté de remettre sur le devant de la scène la Création animalière, sous toutes ses formes d’expression, l’exposition de l’Espace Culturel présente une soixantaine  d’oeuvres des plus grands représentants(es) du genre: de Diego Giacometti à Jeff Koons, du Docteur Gachet à François Pompon ainsi que des oeuvres d’artistes contemporains majeurs – Nick Brandt, Florence Jacquesson, Isabelle Panelas-Huard, Klod Amar, Bernadette Wiener, Merhan Zirak, en passant par Marie-rose Lortet, Alain Prillard, ainsi que  Silvio Cadelo, Clotilde Prévost, Mirabelle Roosenburg, Patrick Platel et Barbara Aubry-Paciullo,  Yan Torchet, Clovis Prévost et Yi Myung Rim apportent également un éclairage nouveau à ce thème qui reste étonnement moderne.

Cette exposition est exceptionnelle également par sa durée puisqu’elle sera présentée du 14 septembre  au 14 décembre 2013 et permettra ainsi à un vaste public de la découvrir.

La sculpture animalière est un genre de sculpture qui se caractérise par des œuvres dont le sujet principal est un animal, domestique, sauvage ou imaginaire.

En Europe, la sculpture animalière a longtemps été tenue pour mineure. Elle connaît un tournant à l’occasion du Salon de Paris de 1831 où une sculpture d’Antoine-Louis Barye intitulée le Tigre dévorant un gavial suscite l’admiration du public. Barye est l’un des premiers sculpteurs à abandonner la représentation mythologique de l’animal au profit d’une représentation naturaliste. C’est à cette période, à la fin du XIXème siècle, que se développe le renouveau de la sculpture animalière.

Les sculptures animalières sont particulièrement en vogue sous le Second Empire. Il est aussi possible de parler d’une école animalière française qui regrouperait Pierre Louis Rouillard, Antoine-Louis Barye, Auguste Caïn, Pierre Jules Mêne et François Pompon plus récemment.

L’histoire chrétienne des animaux commence par leur création décrite dans la Genèse. Dans le premier récit de la Genèse, Dieu crée les animaux comme ornementation du monde avant de créer l’homme et la femme à son image.

Les poissons de la mer et les oiseaux du ciel sont créés le cinquième jour, suivis par les bêtes de la terre au sixième jour.

Dans le second récit de la Genèse, Dieu destine les animaux à aider l’homme. Adam nomme les animaux, asseyant ainsi sa supériorité.

En 1971, l’historienne de l’art Linda Nochlin, dans un article publié dans Artnews, lance un défi aux historiens de l’art classiques et féministes, en lâchant la question : « Pourquoi n’y a-t-il pas de grandes femmes artistes?»

Nochlin rejette tout d’abord le présupposé d’une absence ou d’une quasi absence des femmes dans l’histoire de l’art à cause d’un défaut de « génie artistique », mais n’est pas non plus partisane de la position féministe d’une invisibilité des femmes dans les ouvrages d’histoire de l’art provoquée par un biais sexiste de la discipline.

Pour Nochlin, la présence moindre des femmes dans l’histoire de l’art s’explique par le fait que celles-ci se sont simplement vues écartées de l’apprentissage et de la pratique de l’art pour des raisons historiques et culturelles. Néanmoins, bien qu’en Europe, depuis les temps les plus anciens jusqu’à la période contemporaine, les arts visuels étaient en très large majorité le fait des hommes, les femmes ont bel et bien joué un rôle dans la production artistique.

Au cours des dernières décennies, les historiens de l’art, et, surtout, Griselda Pollock, ont tenté de redécouvrir les biographies des femmes artistes, de signaler leur contribution magistrale à l’art moderne et postmoderne et de les incorporer à l’histoire de l’art. En 2006, le livre Women Artists at the Millennium, issu de la conférence «Pourquoi n’y a-t-il pas de grandes femmes artistes

? – 30 ans après» (université de Princeton, 1999) montre le changement obtenu depuis les années 1970.

Portraits croisés des neufs femmes artistes qui participent à l’exposition.

Florence Jacquesson

FlorenceJacquessonL’artiste est née en 1962, peintre et sculpteur diplômée en 1980 des Arts Appliqués Duperré de Paris. Après avoir travaillée pendant dix ans comme styliste de mode, Florence découvre la sculpture en 1992.

Une passion pour la représentation animalière s’impose à elle, un travail soutenu et obstiné la place aujourd’hui parmi les animaliers les plus appréciés.

Florence Jacquesson a reçu plusieurs récompenses comme la médaille d’or du Salon National des Artistes Animaliers de Bry -sur-marne ou encore, la médaille de bronze au Salon des Artistes Français de Paris.
Que serai-je sans toi !
Miroir de l’homme, les singes représentés par l’artiste font référence au sacré. Leurs attitudes humaines, comme le nasique qui marche, renvoient à notre propre existence et nos interventions sur la nature. Les primates de Florence Jacquesson appellent au respect.

Florence Jacquesson vit et travaille à Saint-Germain-en-Laye.

Une de ses sculptures, le « Bonobo pensif », acquis par la Fondation Jeanne Augier, est exposé dans le salon royal du Negresco à Nice2. Florence Jacquesson a déjà réalisé une vente aux enchères à Saint-Barthélémy, chez François Plantation, dont les bénéfices avaient été reversés à l’Institut Jane Goodall. Plusieurs bronzes ont été vendus également aux enchères à Drouot en 2009.

En 2010 elle expose à l’hôtel Fouquet’s avenue George-V une série de singes en bronze. Cette exposition sous le parrainage de l’Institut Jane Goodall fait réfléchir sur l’urgence de la sauvegarde de la biodiversité3,4.

Récompenses

1999 – Salon d’art de Rambouillet, prix du Conseil général des Yvelines et prix du Conseil régional d’Île-de-France;

2002 – 4e Biennale d’art animalier de Saint-Pierre-les-Nemours, prix du Conseil général de Seine-et-Marne;

2004 – Salon National des Artistes Animaliers de Bry-sur-Marne, médaille d’or1;

2004 – Salon Violet Paris, médaille de bronze de la ville de Paris

2005 – Salon d’art de Saint-Germain-en-Laye, 2e prix de sculpture;

2005 – Salon des artistes français, médaille de bronze et prix de l’Amicale des artistes français;

Isabelle Panelas-Huard

IsabellePanelasHuard

Isabelle Panélas-Huard dite Isabelle Huard commence sa carrière artistique en 1999. Elle fréquente alors l’atelier de l’ADAC de Paris, dans la section modèle vivant. Deux ans plus tard, elle fait sa première exposition au Festival européen de la sculpture avenue Georges V à Paris.

A ses débuts, elle sculpte des nus dans un style académique avant d’évoluer vers un style personnel. Son univers se peuple alors de personnages asiatiques et d’animaux. Elle rapporte de ses voyages des sujets à thèmes, en particulier des Mandarins et des Samouraïs.

Les animaux se font peu à peu très présents avec des hippopotames, des ours, tout en rondeur, aux formes épurées, aux surfaces lisses. Actuellement ses recherches la conduisent vers un travail en force, au couteau, de façon à accentuer la dynamique de l’animal, à donner plus de relief à ses lignes et ses caractéristiques propres. En fonction du message qu’elle veut véhiculer, elle imprime plus ou moins fortement son empreinte dans la terre. C’est le cas de son fameux Rhino-féroce, très travaillé.

A noter que ces animaux sont souvent traités dans un sens symbolique, avec une attention toute particulière portée à la tête, généralement plus grosse que la normale : rhinocéros et hippopotames nous apparaissent dotés d’une tête qui fait la moitié du corps alors qu’en réalité elle représente le tiers.

Isabelle Huard développe régulièrement son apprentissage dans le domaine de la ciselure, du moulage et de la patine dans la fonderie d’art Chapon.

Elle participe à de nombreuses exposition depuis 2001, en particulier le salon des Artistes indépendants, le salon Nature et animaux à Paris, le salon international du monde de la culture et des arts à Cannes. Ses travaux ont été de nombreuses fois récompensés, en particulier son Rhino-Féroce, trois médailles d’or. En 2004, elle vient d’être sélectionnée pour le Salon National des Artistes Français. Elle signe ses pièces I.P.H, monogramme de son nom.

Marie-Rose Lortet

Marie-RoseLortet

L’artiste Vit et travaille à Vernon.

La vie s’élabore et se tisse de fils fins, parfois elle est cousue de fils blancs, d’autres fois elle se construit de cotons de couleur. Si la curiosité est notre alliée, fortunés nous serons pour apprécier et nourrir les sentiers de la création. Guidés par cette avantageuse complice et tous nos sens, nous nous apercevrons alors que les entrelacs, les nœuds, les tissages, es tresses et toutes choses entremêlées nous côtoient depuis toujours, sous une forme ou une autre.
Éléments végétaux, racines, lierre qui grimpe vers la lumière des cimes, troncs de glycine qui s’enroulent jusqu’à l’étouffement. Lorsque l’on croise les doigts, c’est déjà un tricot, même le nœud entrelacs des serpents endormis nous annonce l’amorce d’un tissage. De la boucle rebelle à la tresse, il n’y a qu’un geste. Embrasser, s’enlacer, c’est tresser des liens.
Au fil de la vie, Marie-Rose Lortet nous indique son chemin particulier, reflet des mailles de ses jours, incitant nos connexions neuronales vers le complexe tissage qu’est la mémoire. Dans son travail, on retrouve l’instantané du regard qui transparaît aussi dans les poèmes de Kandinsky (klânge) et ceux de J.Prévert, portant un regard sur des images de couleurs qui semblent naïves, mais ou le sujet et les petits moments de la vie quotidienne établissent de véritables trésors structurels.
Tout peut être tissé! Peu importe le matériel, un nid d’oiseau, c’est la poésie magistrale du tissage et de la récupération. Chanvre, plastique, épluchure, fil électrique, papiers de chocolats, fil de fer des bouchons de Champagne, pour Marie-Rose Lortet, tout est le résultat d’un long procédé de fermentation créative ou toute chose, à un moment ou à un autre, resurgira, et sera utilisée.
Elle passe son temps en faisant des tresses. Il n’est pas rare de la rencontrer dans un transport en commun avec du fil dans les mains; elle ne tue pas le temps, elle le gagne, elle l’élabore, elle le prépare, elle le tresse. Jean Dubuffet eut du flair lorsqu’en 1969, il s’intéressa et encouragea cette petite Alsacienne à la chevelure de sainte Marie-Madeleine.
Aux prémices de la naïveté et de la jeunesse s’élaborent «les masques» pour effrayer et calmer les mauvais esprits de l’inconnu. S’ensuivent les longues épopées des «territoires de laines» où les mailles par accumulations formèrent soudain des boursouflures, des excroissances, naquirent «des montagnes dévoreuses de fenêtres…» les araignées ne font pas de fausse maille. Débuta alors, l’époque des fenêtres, petites constructions délicates où se mêlent l’ancien et le nouveau pour nous offrir d’autres horizons. Puis s’érigèrent les sublimes architectures de fils: « paysage cérébral « , architectures de nuages, matérialisation des associations mentales, oeuvres rares dans l’histoire de la sculpture car peu d’artistes ont travaillé ainsi l’intelligence du vide avec autant de brio. C’est la « sculpture réinventée « , où l’on oublie la masse matière pour laisser place à l’âme. Ce n’est ni le poids ni la mesure qui fait l’œuvre sinon l’espace qu’elle nomme, par ses vides. La poésie première des mémoires de la rétine.
Avec la maîtrise la plus précieuse et l’acquis de tant d’écritures textiles, elle passe des grands formats aux miniatures en «tricotant à l’épingle» des habits bigarrés pour les rêves inouïs des souris oubliées et chassées de nos demeures. Souris des champs en habits de ville. Vêtements de pluie pour des souris aviateurs.les mimiques sont des clins d’oeil qu’elle fait à son époux Jacques Lortet (1946/2005) unis dans le trait millénaire du pinceau et de l’ajout de la mimique de fils. La trace de l’intention picturale, rehaussée d’un sourire.
Avec «les petits Fragonards» les personnages semblent s’évader hors du cadre. Le personnage devient principal, il s’échappe, plus défini que jamais; comme réalisé. Ce qui, autrefois, se perdait, se confondait dans un décor onirique et enfantin, aujourd’hui se dessine et s’émancipe vers une nouvelle maturité. Dans les mains de cette artiste particulière, tout peut être tissé, cousu, tressé, emmêlé.
Ariane ne devrait donc pas trop laisser traîner son fil car au hasard d’une rencontre avec Marie-Rose Lortet celle-ci risquerait de s’en emparer, et de multiplier les possibilités de trouver un chemin vers la liberté.

Aurélien Lortet — Carmona, mai 2009

Klod Amar

KlodAmar

Klod Amar est née le 7 décembre 1957 à Paris, l’artiste vit et travaille Cité Cézanne à Pontoise.

1977-1982 : Beaux-Arts De Paris, Section Peinture

1981 : Etudes De Communication Audiovisuelle A L’i.N.S.U.P

1981 : Scuola Internazionale Di Grafico Di Venezia

Nous aimons l’oeuvre de Klod! La Nature a fourni son vocabulaire, l’âme de l’artiste son fonds; et, comme tout langage, Klod pose maintenant le problème de la forme!

L’ensemble des œuvres, des dessins représentant des primates que nous avons choisi d’exposer, sont ici, pour communiquer quelque chose, mais d’une certaine façon! Ne poursuivre que la clarté du sens et la correction de la syntaxe établie…

S’il n’est pire erreur que de réduire l’art de Klod au réalisme, comment ne pas reconnaître ce qu’il y a de grandiose dans sa conquête du réel, du visible. Pour traduire le choc de la beauté ressenti devant la trace de son pastel où encore le sillon de son fusain, à s’abandonner derrière lui un instant, qui déjà s’échappait dans la distance de sa feuille, par delà sa signature…

«Je ne saurais pas dire exactement pourquoi
Il m’est apparu comme une nécessité absolue de prendre le rôle de témoin
Ni pourquoi c’est au travers d’autoportraits austères et sans complaisance
que se situe cette approche de notre humanité
Mais je peux affirmer
Que même si je ne retrouve pas cette société qui satanise
la misère et la mort
Comme l’hologramme intègre dans chacun de ses fragments
Je suis partie prenante de cette humanité
Non pas un ange survolant les barbares.»

Klod Amar

Yi Myung Rim

YiMyungRim

L’Art de l’artiste coréenne Yi Myung Rim, aide l’homme à être le plus paisible, car il lui permet de réagir contre un certain processus d’aliénation spirituelle, dont les métaphysiques de la matière et de l’esprit représentent les moments extrêmes. Céder à ce processus, c’est se précipiter dans l’une ou l’autre de ces abstractions inhumaines, fatalistes qui s’appellent existentialisme et angélisme.
La vraie culture est au contraire un protocole de conscience.
A mesure que l’homme, découvre, grâce au travail de l’artiste, la stérilité de son égocentrisme, il enrichit des facultés, et, en tirant des énergies nouvelles de cette encre de chine appliquée et captivante, qu’elle contribue à notre développement spirituel et moral.

Ce que je connais des travaux de Yi Myung Rim quand elle était encore à l’École des Beaux-Arts de Versailles, une artiste adolescente qui s’efforçait d’être une « grande personne », comme Matisse, comme Picasso. La brusque plongée dans le monde étranger à sa Corée natale, la boulimie de musées, de galeries, de rencontres, de lectures notamment Rimbaud, de voyages en particulier l’Italie et la culture occidentale, la découverte des maîtres anciens, puis le peintre Giorgio Morandi, l’esprit se questionne, et rajeunit l’oeil de Yi Myung Rim. Puis, c’est à cette époque qu’elle reçoit l’inattendu, l’oeuvre de Paul Klee qui jusque là était seulement entrevue; Klee va devenir un médiateur, un recours merveilleux contre deux périls qui menacent alors la jeune artiste : rester un peintre enraciné à l’excès dans l’admirable passé de son peuple, ou se trouver agressivement détachée de celui-ci, européanisée, et peut-être par la même dénaturée.

L’intelligence, l’intuition et la chance de Yi Myung Rim vont la préserver de ces deux écueils. La rencontre des œuvres de Klee lui fait découvrir un maître européen dont l’enseignement et l’exemple ne l’arracheront pas brutalement à l’esprit de sa culture originelle. Klee n’a jamais été, vers l’Orient, plus loin que Kairouan. Il n’a pas subi d’influence précise de la part des paysagistes ou des calligraphes chinois.

Mais il aborde la peinture avec une attitude intérieure analogue à celle des grands maîtres d’Extrême-Orient, et très précisément de ceux qui furent profondément imprégnés de bouddhisme, ou de la philosophie morale du Tao.

«Avant de faire le tour du monde, proposait Diderot, si nous faisions le tour de nous-même».

Yi Myung Rim a évolué comme Kandinsky et Klee et ne songe qu’au vrai, à détacher la subjectivité du peintre et de la réalité objective, à opposer le monde du dehors à l’univers intérieur. Il ne s’agit pas pour l’artiste coréenne de s’abstraire non plus que de se retraire. Il s’agit de se retrouver, que l’eau calme du lac et le calme miroir du ciel s’accordent aux sources de l’âme et au miroir de l’esprit, et qu’on ne puisse plus discerner si le paysage intérieur est un reflet du paysage extérieur – ou le contraire.

Rim a suscité des réactions étonnamment diverses. On a salué en elle l’artiste du quotidien, on a admiré son inlassable fidélité, principalement à la nature et le sentiment de solitude qu’elle a su traduire.

Sa peinture est considérée comme indéniablement moderne, capable de transcender la pensée, le motif intérieur pour atteindre à la forme pure ; les œuvres peuvent paraître interchangeables, mais elles forment en réalité, une chaîne d’une extrême précision, qui construit un mode de penser, un mode de vie.

Le labyrinthe d’une œuvre se révèle être le mystère d’une femme.

Bernadette Wiener 

BernadetteWiener

Démarche Des marches   Dais marche   Dé marche  …

Jouer avec les antagonismes
Rassembler ce qui ne devrait pas l’être
Explorer le monde de derrière les choses
Donner matière à ressentir, à rêver …
Autant de chemins à parcourir pour ces aventures à plusieurs facettes:

  • celle des installations qui me permettent de plonger dans les univers symboliques à la recherche d’un langage commun : Sphères patinées ou émaillées, grandes vasques ou petites coupelles émaillées, fragments de terres éclatées et colonnes oxydées en sont les éléments principaux.
  • celle des “objets sculptures” (Fatrasies, cages aux Célestes…) qui m’entraînent sur les pistes de la dérision , de l’humour et du rêve à partager …

Deux itinéraires qui ne cessent de se croiser et de se mêler …
“Fatrasies “
Subtil mélange de règles et de vagabondages sans limites …
Non-sens, rigueur, rêveries saugrenues, subversion…
Autant de mots pour guider mes réflexions sur la beauté et la laideur, sur la normalité et sur l’essentiel de l’être …
Cages et colonnes  aux “Célestes”
Et si les Célestes c’était moi, c’était toi, c’était nous …
L’enfant qui reste en chacun,
Le facétieux qui sommeille en tout être sérieux,
Le tendre qui se cache derrière les gros durs,
L’esprit vagabond qui se trouve pris au piège de la réalité…
La sortie serait-elle là où l’on ne l’attend pas ???

Formation

1988-1990 Centre Artisanal, École Supérieure des Arts appliqués Duperré, Paris.

1980-1985 Licence et Maîtrise en Arts Plastiques
Atelier de Jean Rudel Université Paris I.

1978-1980 Dessin d’art et technique, Ecole Supérieure des Arts Appliqués Duperré, Paris.

1978  Travail du grès, chimie des émaux avec Jeanne et Norbert Pierlot, Ratilly, Yonne.

Mirabelle Roosenburg

MirabelleRoosenburg

Mirabelle a étudié le dessin, la photographie et l’informatique musicale à l’Ecole Nationale Supérieure d’Arts de Paris-Cergy. Après avoir suivi l’Université d’été de l’IRCAM (Institut de Recherche et Coordination Acoustique/Musique) en flûte et composition, elle a réalisé des créations musicale et visuelles dans le cadre du LISA (Laboratoire Interdisciplinaire Sciences/Arts). Elle se consacre parallèlement à la pédagogie en intervenant régulièrement en milieu scolaire, en Dordogne et en région parisienne.

Renouant avec l’image photographique à partir de 2004, elle participe à plusieurs expositions collectives (notamment au Centre d’Art Jacques-Henri Lartigue de l’Isle-Adam, à l’Espace des Calandres d’Éragny, au Carreau de Cergy, au Grand marché d’Art contemporain Paris-Bastille ; elle obtient le premier prix d’Art Actuel en Val d’Oise 2007 et est l’Invitée d’Art Rencontre dans le Cadre de «Courant d’Art 2011». Elle réalise plusieurs expositions personnelles (en médiathèques et Centres Culturels, à la Galerie de Mézières d’Eaubonne, à La Galerie JDC à Saint-Prix, à la galerie L’œil de la Gazelle à Sarlat, et à l’Abbaye de Mériel dans le cadre du Réseau d’Art Contemporain Paris-Île-de-France (TRAM). En 2013, elle est représentée par la Galerie Belarvita au Carrousel du Louvre à Paris.

Elle expose aussi dans le cadre de projets citoyens : Femmes Citoyennes et Actives; Réseau d’Écoute, d’Appui et d’Accompagnement des Parents; Aux Urnes Citoyens et Ligue de l’enseignement, Maison des Femmes, Voix de Femmes…

Elle réalise des reportages pour la presse, pour la revue Vivre en Val d’Oise, et la revue néerlandaise Maison en France (Beleef het echte Frankrÿk).

« C’est au cours d’une de mes promenades habituelles au bord de l’Oise que j’ai photographié ce cygne. Une forme de communication privilégiée, littéralement étrange, s’est engagée durant une heure ou deux, culminant lors de ce vis à vis entre l’objectif et le cygne faisant face. La photographie a été prise très près de l’animal, et j’ai ressenti dans cet instant la puissance de sa présence.» 

Barbara Aubry-Paciullo

BarbaraAubry

Une vocation tardive pour cette artiste née le 2 septembre 1953 à Neuilly-sur-Seine. Après quelques évolutions dans le monde de la peinture dès son plus jeune âge, Barbara découvre le modelage et la sculpture en générale dans l’atelier de Claude Boutin. Barbara y pratique donc les cours de sculpture, de modelage, de dessin de nature-morte et modèle vivant.

La galerie présente pour l’occasion les éléphants stylisés, avec une facture cubo-futuristes et des lignes courbes dotées d’une couverte grise nuancée.

Claude Boutin-Gendreau  est heureuse de vous accueillir dans son atelier situé au 12, rue de la pierre aux poissons à Pontoise. Diplômée de l’école Camodo et ancienne élève des ateliers du Carrousel du Louvre.

Clotilde Prévost

ClotildePrevost

« De l’autre côté de la cour », 

La « Vache Bouchons », la « Vache Stars Emballée » et le « Veau Stars », une création originale dans le cadre des Journées du Patrimoine, un hommage au photographe Alain Quemper. Une oeuvre réalisée par  l’artiste Pontoisienne Clotilde Prévost, visible dans la cour de l’Hôtel de Ville de Pontoise, dans le cadre des Journées du Patrimoine; une idée originale de l’association Gingko’Art en partenariat avec la ville de Pontoise.

La relation au patrimoine peut quelquefois confiner au passéisme ou à la nostalgie. L’introduction, apparemment paradoxale au sein du patrimoine, d’artistes pleinement engagés dans les problématiques actuelles est pourtant susceptible de retisser un lien vivant entre le passé et notre époque contemporaine. Mais si l’art éclaire le patrimoine, il convient néanmoins de ne pas l’instrumentaliser :

L’art reste irréductible à une mission précise, il s’épanouit par la liberté qu’il incarne.

L’art, par sa force symbolique ou sa capacité à créer des situations alternatives, peut jouer un rôle fécond de transmission, de lien et de projection vers demain.

L’artiste a ici l’opportunité de dépasser la production d’œuvres recluses sur elles mêmes pour créer des situations relationnelles nouvelles : entre les êtres fréquentant l’édifice, mais aussi entre celui-ci et des œuvres.

Clotilde Prévost a suivi ses études à lʼécole dʼart de Cergy-Pontoise, puis aux Beaux-Arts de Paris dans lʼatelier de Claude Viseux pour se consacrer à la sculpture.

Clotilde Prévost vie et travaille à Pontoise depuis 1992, cité Cézanne, créée en mille neuf cent quatre vingt onze, à l’initiative du Ministère de la Culture et de la DRAC (Direction Régionale des Affaires Culturelles). Le lieu situé à deux pas de la Viosne, une partie de son cours fut modifié sous Napoléon III dans la traversée de la ville basse de Pontoise pour pouvoir construire la gare et son esplanade, abrite quatorze ateliers d’artistes, dessinateurs, graphistes, peintres, photographes, plasticiens, sculpteurs de toutes origines; un patrimoine vivant, une histoire qui s’écrit et ce compose au jour le jour…Une bénédiction culturelle pour la ville de Pontoise.

« Toute mon enfance, jʼai passé mes vacances dans le Lot, près de Cajarc, où habitaient mes grands-parents. Lʼété, nous allions souvent à la foire aux bestiaux. Nanou, la fille de Mme Coudert gardait les vaches dans le pré derrière la maison. La foire, la ferme, les paysans : ce monde mʼa profondément inspirée. Je réalisais interviews, photos, séquences filmées que je rapportais et exposais aussi à lʼécole. Aujourdʼhui, cʼest à travers mon regard dʼartiste que je renoue avec notre passé, à la recherche dʼune mémoire collective : réalisant des installations bovines dans les lieux publics, photographiant et filmant ces événements. »

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