UNE SOIRÉE EN PARTENARIAT AVEC LA 31ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE LE JEUDI 15 SEPTEMBRE

LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE:

“La culture, c’est un peu comme le bonheur, ça se partage.”

UNE SOIRÉE EN PARTENARIAT AVEC LA 31ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE LE JEUDI 15 SEPTEMBRE

Turbulences, Attachez vos ceintures ! » En compagnie de Marco Angioloni, ténor de l’ensemble Il Groviglio, qui se produira au festival le 7 octobre prochain à l’église Saint-Aubin d’Ennery.

COUP D’ENVOI DE LA NOUVELLE EXPOSITION, DU 15 SEPTEMBRE AU
15 NOVEMBRE, « Turbulences et les quatre éléments», subligraphies par Éric Milochau et compositions abstraites par Pierre Gauthier.

PRÉFACE DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, LES 17 ET 18 SEPTEMBRE; Le thème de cette année « Patrimoine et citoyenneté. »

L’Espace culturel Gingko’Art conçu autour d’une architecture du XIVème siècle , l’ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, Bossuet y fût sacré évêque de Condom le 21 septembre 1670, lieu chargé d’Histoire qui a accueilli les Etats Généraux en l’an 1561, le Parlement de 1652, 1720, 1753 et les Assemblées Générales du Clergé en 1656, 1660, 1665 et 1670.

Cette année, l’oratoire, ( petit édifice à l’intérieur du Gingko’Art appelant à la prière, selon la tradition religieuse pour invoquer la protection divine) recevra les nouvelles oeuvres du peintre pontoisien Éric Milochau, une série de subligraphies ou l’image sublimée, consacrées aux quatre éléments, qui sont l’air, le feu, l’eau et la terre.

Cette nouvelle exposition est placée sous le signe d’un partenariat avec nos amis du Festival baroque de pontoise et permettra au public de voyager vers les éléments et sur le fil des turbulences.

TURBULENCES: L’esprit du Festival Baroque dePontoise pour sa 31ème édition…

Attachez vos ceintures ! Le tonnerre gronde sa colère et l’implacable foudre lance ses éclairs acérés ! Il y a de l’orage dans les airs. Prenez-garde ! Des turbulences harmoniques en tous genres investissent notre programmation et viennent ébranler vos sens sidérés…

Eric Milochau est né le 07 décembre 1962 à Paris. L’artiste, peintre et musicien vit et travaille à Pontoise.

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La théorie des quatre éléments est la théorie qui place le feu et l’eau, l’air et la terre au centre d’un système de correspondances symboliques. Il ne faut donc pas comprendre le mot « élément » avec sa signification actuelle, réduite aux domaines physique et chimique. Il s’agirait plutôt de « carrefours de sens », à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire, comme peut l’être une peinture. Ce sont ces « peintures élémentaires » que l’alchimie a réutilisées, avant que l’alchimie ne se réduise à la chimie et que la chimie ne réduise la signification du mot « élément ». Pour rappeler cette réduction, nous utiliserons une majuscule dans la suite de notre étude pour désigner les quatre symboles élémentaires: le Feu, l’Eau, l’Air et la Terre.

Rêver magnifiquement n’est pas un don accordé à tous les hommes, et, même chez ceux qui le possèdent, il risque fort d’être de plus en plus diminué par la dissipation moderne toujours croissante et par la turbulence du progrès matériel.

Charles Baudelaire Les Paradis artificiels Un Mangeur d’opium

« Quelques lectures qui ont jalonnées ma vie m’ont bouleversées, « l’hypothèse Gaïa » de James Lovelock, « le singe nu » de Desmond Morris, « une brève histoire du temps » de Stephen Hawking, les oeuvres de Rupert Sheldrake et ses champs morphogénétiques…Petit à petit j’ai éprouvé le besoin dans mes tableaux et dans ma musique d’en venir à l’ expression de l’universel, de l’essentiel, du retour à l’essence même de ce qu’est notre nature et la nature elle même. De contrer ce monde fou de l’humanité qui a perdu son sens. Après avoir traité de ma pagaille intérieure, il m’a fallu traiter de la pagaille extérieure ! Merci Baleines, merci dauphins de nous rappeler dans votre glissade incessante au milieu des eaux que la nature a besoin d’être caressée avant tout, et non brusquée, exploitée torturée. Si le rêve m’a permis de survivre, l’espoir me permet de vivre.»

La surface de mon esprit était parfaitement calme. Mais sous la surface, une houle montait des profondeurs, un courant sous-marin qui agitait les eaux. Pendant des années, une épave avait reposé dans les grands fonds, un vaisseau rouillé chargé d’une cargaison d’ossements. Mais maintenant, il bougeait.

 Je l’avais dérangé, j’avais provoqué une turbulence qui faisait monter des nuages de sable du fond de la mer. Les grains tourbillonnaient follement dans l’eau sombre et troublée.

Le Treizième Conte Diane Setterfield.

 Pierre Gauthier revisite le thème des tournesols monochromes depuis l’année 2013 et pour se consacrer pleinement à cette série qui comprends aujourd’hui plus de huit cent variations.

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Ses oeuvres abstraites, dominées par des couleurs sombres, tranchent avec les compositions figuratives et les collages .

Durant cette période, l’artiste expérimente ses premiers brous de noix. L’utilisation de ce médium, habituellement utilisé par les artisans, lui offre un jeu d’opacité et de transparence, ainsi que des possibilités chromatiques, allant du marron au noir. Les compositions ainsi réalisées délaissent la ligne qui marquait jusque là son oeuvre, pour lui préférer des formes charpentées, des traces assemblées en un signe se livrant immédiatement à la vue.

Le brou de noix est fabriqué à partir de l’enveloppe verte de la noix, pilée jusqu’à former une poudre qui sera ensuite diluée dans de l’eau chaude.

Dans cette oeuvre, la couleur noire recouvre presque intégralement la toile qu’elle n’épargne que par de rares percées. Elle dévoile par endroits une matière brune, répandue au préalable de manière à faire apparaître dans un même temps une forme et une surface sur lesquelles le peintre peut alors travailler.

Par la confrontation de ces deux couleurs, l’artiste cherche à explorer la capacité du noir à illuminer par contraste le blanc qu’il cerne ou laisse deviner.

L’artiste se trouve plongé dans l’évocation comme un disciple-admirateur d’ Anselm Kiefer dont les Tournesols (1996) appartiennent à une série d’images que Kiefer réalisa en juxtaposant les formes fossilisées des tournesols sombres et l’image d’un homme nu. Bien que la figure montre une grande ressemblance avec l’artiste, on identifie habituellement cet homme à Robert Fludd (1574–1637), un philosophe et occultiste anglais du XVIIe siècle qui pensait que chaque plante de l’univers avait son étoile équivalente dans le firmament, et qu’il y avait une connexion entre le monde microcosmique de la terre et le monde macrocosmique du ciel. (Les idées de Fludd inspirèrent aussi le livre de Kiefer Pour Robert Fludd [Für Robert Fludd, 1995–96], qui appartient à la collection du Musée Guggenheim Bilbao.) Cette image suggère aussi un lien entre l’individu et le cosmos qui l’entoure.

Y a-t-il une couleur philosophique?

La question paraît aussi absurde que de demander, comme dans le Peau d’âne, de Perrault, une robe couleur du temps.

C’est-à-dire: y a-t-il une couleur qui soit un objet particulièrement philosophique? Une rapide réflexion nous convaincra, même si l’on est daltonien, que les couleurs ne sont pas des propriétés des objets. Chacun peut en faire l’expérience chez soi: qu’on baisse suffisamment la lumière et toutes disparaissent. A l’inverse, un stylo dont la coque en plastique est noire, exposé à un rayon de soleil correctement anglé devient… brillant? En tout cas, il n’est plus noir.

Chez Platon déjà, la couleur n’est pas bonne camarade pour la pensée. Le Timée lui consacre plusieurs paragraphes: la couleur résulte de flammes qui s’échappent des objets et vont frapper le feu des yeux pour produire du blanc ou du noir, puis des mélanges intermédiaires difficiles à qualifier, selon la proportion d’humidité et de feu qui se mêlent et dont on ne « saurait donner la raison nécessaire ni la raison probable d’une manière satisfaisante ». La couleur est une réaction insaisissable entre deux corps. Elle n’intéresse donc pas tellement les classiques du point de vue esthétique: pour penser l’art, c’est la ligne, le dessin, qui importent. En dehors du blanc et du  noir, la couleur est informe et accidentelle.

La seule couleur qui intéresserait la philosophie, c’est, si l’on peut dire, la couleur du ratage, ou plutôt l’échec à définir la couleur.

Tu me parles du fond d’un rêve Comme une âme parle aux vivants.

Comme l’écume de la grève, Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l’algue des flots sans nombre, Le captif du destin vainqueur ; Je suis celui que toute l’ombre Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île, Et mon sort à cet océan ; Et je suis l’habitant tranquille De la foudre et de l’ouragan.

Depuis la nuit des temps les hommes se sont trouvés en contact avec les quatre éléments aussi indispensables à leur vie matérielle qu’a leur vie psychique. L’impérieux besoin de l’eau pour se désaltérer, l’air pour respirer, du feu pour se nourrir et se réchauffer, dans la terre sa substance, ces éléments essentiels et primordiaux étaient là avant l’homme, autonomes près à servir la vie.

L’esprit universel de Léonard de Vinci l’avait génialement formulé: « les anciens ont appelé l’homme microcosme et la formule est bienvenue puisque l’homme est composé de terre, d’eau, d’air et de feu, et le corps de la terre est analogue.

Assimilés à des divinités, l’eau, le feu, la terre, l’air ont toujours été convoqués, utilisés par les hommes pour leurs cérémonies religieuses.

Chaque rite appelle pour s’accomplir l’eau bienfaisante qui lave, baigne, régénère ; le feu purificateur qui consume les offrandes, brûle l’encens et fait monter jusqu’aux narines des dieux la fumée portée par les airs; la terre mère divine est à la fois respectable des dons et offrandes elle-même, à travers ses fruits et ses récoltes.

L’homme est alors, le grand prêtre d’une création qu’il respecte et qu’il craint.Pour les anciens, le terme clémenta, pluriel latin, désignant d’une manière globale l’eau, le feu, l’air et la terre.

Il en va de même pour la F\M\ et le rituel initiatique: cette série d’actes bien réels qui ne sont qu’une simulation préparatrice à une nouvelle vie. Car le profane, celui qui n’est pas vraiment né, va de la poussière matérielle vers l’or vulgaire. De lourdes paupières ferment encore son regard.

Pour le F \l’Or des initiés n’est pas le métal des marchands. C’est le corps de la lumière, la splendeur de la vie, le signe de l’impérissable. C’est lui qui illumine la loge. C’est la lumière qui donne vie à la pierre, la lumière est dans la vie du sculpteur. L’homme a toujours eu l’esprit hanté par le besoin de prendre un point d’appui dans l’immensité de l’espace et du temps. Et son plus sûr soutien fut le miracle originel, révélé durant l’initiation.

L’initiation c’est l’art de remporter des victoires sur nos faiblesses et nos limites, pour retrouver notre vocation d’être divin. Elle offre un secret par conversion, l’initiation donne le sens de la nature, le sourire flamboyant de la recherche de la connaissance. On nous invite à plonger dans le printemps de la vie et à rejoindre le point ultime de la conscience.

Depuis le cabinet de réflexion, il y a 4 voyages initiatiques = 4 éléments ( la terre, l’air, l’eau, le feu)

Les forces naturelles qui nous entourent sont les 4 éléments: l’eau qui nous abreuve, l’air que nous respirons, le feu qui nous réchauffe et la terre qui nous porte; L’âme au feu, l’esprit à l’air, l’âme animale à l’eau et le corps pour la terre

Attachez vos ceintures ! Le tonnerre gronde sa colère et l’implacable foudre lance ses éclairs acérés ! Il y a de l’orage dans les airs. Prenez-garde ! Des turbulences harmoniques en tous genres investissent notre programmation et viennent ébranler vos sens sidérés.

A l’époque baroque la nature se fait volontiers querelleuse en musique. Afin de restituer avec la plus grande acuité la rageuse véhémence des forces naturelles, les compositeurs, dont elles alimentent et stimulent l’imaginaire, rivalisent d’inventions, élaborent de savantes et puissantes alchimies fusionnant les notes répétées, les gammes descendantes, les tempi accélérés, les trémolos vigoureux, les pizzicati trépidants et l’éclat des fanfares. Ces œuvres divinement expressives déchaînent les éléments.

Avide de sensations fortes la musique baroque se veut descriptive. Puisant son inspiration au cœur des tumultes du ciel et de la terre, elle ambitionne par la puissance évocatrice de ses effets sonores de nous faire éprouver la fragilité de notre humaine condition. Son art de la transposition nous donne à revivre les émotions suscitées par les perturbations les plus dramatiques.

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Fougueux sont les souffles qui traversent cette turbulente édition.

Cependant, ne craignez pas leur virulence, ils vous entraîneront, ardents à exciter vos esprits comme à provoquer l’effervescence de vos sens, vers de surprenantes découvertes, vers des moments intensément émouvants au cours desquels s’épanouira, pour votre plus grand plaisir, le jubilatoire dialogue que la musique entretient au sein du Festival avec le théâtre et la danse.

Patrick Lhotellier directeur du Festival Baroque de Pontoise.

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Retrouvez le ténor Marco Angioloni le Vendredi 7 octobre 2016, église Saint- Aubin – ENNERY

VOYAGES EN ITALIE

Les Souffles Impétueux

Œuvres de Vivaldi, Sances, Merula, Kapsberger

Au cœur de la Méditerranée baroque, l’Italie est une terre de voyages, d’influences et de passions. Épicentre artistique de toute l’Europe, la péninsule est alors traversée par de nombreuses turbulences transcrites en musique par les plus sublimes pages jamais écrites. L’esprit d’innovation des compositeurs italiens ne peut que provoquer l’admiration du musicien et du public d’aujourd’hui.

Comme une ode à son pays d’origine, Marco Angioloni et ses acolytes d’Il Groviglio vous invitent à un périple initiatique dans le paysage instrumental et vocal des XVIIe et XVIIIe siècles, suivant la ligne de ses côtes, les crêtes de ses montagnes et poussés par la force des vents.

Né à Arezzo (Italie), issu du Conservatoire de musique “L. Cherubini” de Florence, où en 2010 il obtient son diplôme en hautbois, il se forme au chant lyrique toujours à Florence avec D. Debolini et à partir de l’année suivante à Paris avec J. F. Rouchon.

Il participe à des Masterclasses notamment auprès de L. Serra et F. Zingariello et il se perfectionne dans le chant Baroque avec S. Mingardo, G. Lesne et C. Lefilliatre.

Après avoir intégré le CMBV (Centre de Musique Baroque de Versailles) où il se forme auprès de:

  1. Durand, il se perfectionne également avec E. La Selva.

Il fait ses débuts en 2013 dans le rôle de Normanno (Lucia di Lammermoor) à l’Apostrophe, scène nationale de CergyPontoise. Depuis il se produit dans différentes salles et festivals, parmi lesquels, Festival International de Assisi,

Tuscan Sun Festival, Auditorium Parco della Musica de Rome, Chapelle Royale de Versailles, Teatro Verdi et Teatro Comunale de Florence, Théâtre de Gagny, Théâtre de Poissy, Théâtre du Châtelet, Opéra Royal du Château de Versailles.

Parmi ses rôles figurent Orfeo (Orfeo de Monteverdi), Lurcanio (Ariodante), Mercurio (La Virtù de’ Strali d’Amore), Goro Madama Butterfly), Pang (Turandot), Gastone (La Traviata), Arlecchino (Pagliacci), Bastien (Bastien et Bastienne), le Fils (Les mamelles de Tirésias), le Brésilien (La Vie Parisienne), Don Basilio (Le Nozze di Figaro), le Chevalier de la Force (Dialogues des Carmélites), Tempo (Il trionfo del Tempo e del Disinganno).

Il se produit sous la directions de chefs comme A. L. King, M. Beltrami, P. Neumann, I. Marchini,

  1. De Pablo, J. Webb, J.

Hantai, D. Fallis, O. Schneebeli et P. Agnew.

Il est lauréat de concours comme « L. Zanuccoli » et « N. Orizzonti » et a participé à des enregistrements tels que la musique pour les funérailles de la reine MarieThérèse de Charpentier avec l’Ensemble La Rêveuse ainsi que des extraits d’opéras de Cherubini pour la maison de disque Aethalia.

Récemment on a pu l’entendre en duo avec le pianiste Jacques Comby, ce qui lui permet d’explorer le grand répertoire de musique vocale de chambre, ainsi qu’avec l’ensemble baroque Il Groviglio, où on pourra l’entendre dans le cadre de plusieurs festivals comme, entre autres, le Petit Festival de Bretagne ainsi que le Festival Marin Marais.

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Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise
du 15  septembre au 15 novembre 2016.

L’exposition participe aux journées Européennes du Patrimoine:
Ouverture le jeudi 15 septembre à partir de 19 heures.

Heures d’ouvertures de la semaine: du lundi au dimanche de 15h30 à 19h.
Contacts:  01 34 43 55 13 et 06 10 20 05 56
E.mail: gingko-art@orange.fr

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