LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE

LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE

“La culture, c’est un peu comme le bonheur, ça se partage.”

UNE SOIRÉE EN PARTENARIAT AVEC LA 32 ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE LE JEUDI 14 SEPTEMBRE :
« Réjouissances » En compagnie de la violiste Juliette Guignard de l’Ensemble Les Surprises se fera l’écho harmonique des œuvres du peintre Jean-Pierre Plundr.

COUP D’ENVOI DE LA NOUVELLE EXPOSITION,
DU 14 SEPTEMBRE AU 14 NOVEMBRE 2017 :
«Les réjouissances en musique, en peintures dans les lumières de la sculpture contemporaine », avec nos invités Jean-Pierre Plundr artiste peintre et la participation du jeune sculpteur/plasticien sur cuivre et ses «heures d’ambiances» Étienne Grangien.

PRÉFACE DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, LES 16 ET 17 SEPTEMBRE; LE THÈME DE CETTE ANNÉE :

JEUNESSE ET PATRIMOINE

La relation au patrimoine peut quelquefois confiner au passéisme ou à la nostalgie. L’introduction, apparemment paradoxale au sein du patrimoine, d’artistes pleinement engagés dans les problématiques actuelles est pourtant susceptible de retisser un lien vivant entre le passé et notre époque contemporaine. Mais si l’art éclaire le patrimoine, il convient néanmoins de ne pas l’instrumentaliser :

L’art reste irréductible à une mission précise, il s’épanouit par la liberté qu’il incarne.

Éditorial de Françoise Nyssen, ministre de la culture

«Parce que la sensibilisation des jeunes générations à la connaissance et la préservation du patrimoine est un objectif prioritaire du ministère de la Culture, les Journées européennes du patrimoine sont placées cette année, pour leur trente- quatrième édition, sous le thème de la jeunesse. Pendant deux jours, les 16 et 17 septembre prochains, tout sera mis en œuvre, partout en France, pour sensibiliser les plus jeunes à ces enjeux. Pour leur donner, grâce à une programmation dédiée et adaptée à chacun, quel que soit son âge, les moyens de s’approprier le patrimoine dans toute sa diversité. Mettre la jeunesse à l’honneur, c’est porter un éclairage particulier sur le travail remarquable accompli quotidiennement, en matière d’éducation artistique et culturelle, par l’ensemble des professionnels des établissements culturels et du monde de l’enseignement : conservateurs, médiateurs, animateurs, professeurs, conseillers pédagogiques, architectes, plasticiens, etc. C’est également valoriser le travail des associations et des réseaux passionnément engagés dans la connaissance, la conservation et la transmission du patrimoine sur l’ensemble du territoire, en métropole comme dans les Outre-mer, et dont je veux saluer l’investissement constant. Nos jeunes sont nombreux à s’illustrer par leurs actions au service du patrimoine : bénévoles des chantiers de restauration du patrimoine ou de fouilles archéologiques, repreneurs de monuments historiques ou encore étudiants en métiers du patrimoine. Ces Journées européennes du patrimoine sont l’occasion de leur rendre hommage. Je remercie chaleureusement tous ceux qui, professionnels et amateurs, propriétaires publics et privés, associations, partenaires privés et institutionnels, médias, contribuent à l’immense succès des Journées européennes du patrimoine. Je vous souhaite de belles découvertes».

Françoise Nyssen, Ministre de la Culture

L’Espace culturel Gingko’Art conçu autour d’une architecture du XIVème siècle, l’ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, Bossuet y fût sacré évêque de Condom le 21 septembre1670, lieu chargé d’Histoire qui a accueilli les Etats Généraux en l’an 1561, le Parlement de 1652, 1720, 1753 et les Assemblées Générales du Clergé en 1656, 1660, 1665 et1670. Cette année, l’oratoire, ( petit édifice à l’intérieur du Gingko’Art appelant à la prière, selon la tradition religieuse pour invoquer la protection divine).

Jean-Pierre Plundr est né en 1957.Vit et travaille à Auvers-sur-Oise. Après un passage à l’école des Beaux-Arts pour étudier l’architecture, se consacre entièrement à la peinture dès 1980. Rencontre avec les artistes Pol Bury et Henri Cueco et les écrivains Michel Butor, Bernard Noël, Jean Roudaut, avec lesquels il a réalisé plusieurs livres d’artistes. A exposé à la galerie Claude Samuel, Michèle Broutta ; en 2007 à la Cité des Arts de Chambéry et à l ‘Apostrophe-Scène Nationale de Cergy-Pontoise et en juin 2008 à la galerie anne -marie et roland pallade, à Lyon.

À vous, voici ma biographie !
«Je suis né à la fin du printemps de l’année mille neuf cent cinquante sept.
L’été fut chaud et ensoleillé. Il se prolongea jusqu’aux derniers jours d’octobre. Ainsi, j’ai passé les premiers mois de mon existence dans un berceau à l’ombre des fruitiers d’un jardin. Pour me protéger des guêpes et autres insectes malveillants, un discret voile de tulle m’a fait percevoir le monde, allongé que j’étais, derrière la trame protectrice du tissu. J’ai emmagasiné dans cet état, les vibrations de la lumière dans les feuilles, enivré par le parfum des fruits à point qui tombaient sur la pelouse. Il faut croire que mon cerveau en formation, réceptif à ce qu’on nomme les fonctions implicites de la mémoire, orienta pour toujours ma perception du monde ; je ne le conçois désormais que comme un jardin d’Éden soumis aux caprices d’un éclairage changeant.

Vers les dix ans, le dimanche, ne trouvant que l’ennui, dans un petit cabanon aménagé au fond du potager familial, j’ai commencé à peindre. À dix huit ans, J’ai rêvé d’être architecte et ne le devenant pas au cours d’études buissonnières où je passais plus de temps dans les musées et les bibliothèques qu’à ma table, le vent de la peinture m’a rattrapé logiquement. Cette passion a balayé d’un coup l’échafaudage des mes architectures de papier. J’ai sérieusement envisagé qu’hélas je ne pouvais que répondre à cet appel.Longtemps, je me suis couché tard ou pas du tout, aimant travailler la nuit, sortant peu de l ‘atelier, ne montrant pas mon travail. Me sentant coupé du monde qu’on dit “culturel”, j’ai trouvé comme moyen de m’y relier, ayant le goût d’écrire, la pratique épistolaire d’un autre âge ; celle ci m’a permis de rencontrer et de devenir ami avec des artistes et des écrivains qui m’ont encouragé. Parmi ceux ci, Pol Bury, Henri Cueco, Samuel Buri, Michel Butor, Bernard Noël, Jean Roudaut ont été de précieux soutiens et les échanges sur le papier à lettre ont été formateurs. Si je devais définir en quelques mots mon parcours, maintenant que les oeuvres osent prendre l’air, je dirais qu’il est fait de détours et de continuité ; aimant changer de technique, de support et de format, alternant les périodes de noir et blanc et de couleur, flirtant entre abstraction et figuration, je pense avoir toujours suivi le même chemin. De mes premiers tableaux et dessins où se superposaient avec minutie tout un arsenal de grilles et de trames jusqu’aux peintures récentes où le geste est
présent et la composition plus spontanée, j’ai toujours voulu exprimer mon étonnement devant le réel. Depuis une quinzaine d’années, sur des carnets, je consigne méthodiquement par l’image et l’écriture mes impressions de voyage, ceux effectués dans l’atelier et ceux qui m’amènent en Grèce. Ces carnets sont un lieu de grande liberté et de création immédiate ; je retrouve là, dans la légèreté des moyens mis en oeuvre autant de plaisir à esquisser les tableaux qui verront peut-être le jour qu’à représenter, sur une île de l’Égée, l’ombre d’un tamaris sous lequel je somnole. Façon sans doute de revenir avec innocence aux illuminations de la première enfance, auxquelles je suis resté fidèle, quand les variations de l’intensité lumineuse orientaient mon regard vers la gratuité et la jubilation.»

Artiste autodidacte, Étienne Grangien, né le 22 aout 1986, s’intéresse d’abord à l’évolution dans l’espace de son matériel de prédilection, le cuivre rouge; c’est dans les années 2007, attiré par la sensualité des volumes, que le jeune artiste s’oriente très vite vers la sculpture.

Il travaille les courbes et les torsions, malmène sa réalité, lui donne des aspérités qui jouent avec les éclairages. Jeux d’ombres et de lumière, rencontre des matières… Mises en contraste. Par les reflets de ses compositions sculpturales il apporte une dimension supplémentaire à son œuvre lui conférant une mobilité et une dynamique tendant à l’éloigner de la matérialité.

« Mon but est de dégager une notion, comme si l’humain était déjà passé et la nature reprenait ses droits ».

L’oeuvre du sculpteur/plasticien est celle d’un créateur solitaire qu’il est difficile de relier à un courant artistique précis. Si elle annonce l’abstraction plastique qui caractérise l’évolution de la sculpture moderne, elle s’est développée selon une démarche exceptionnellement personnelle et cohérente. Comme les cubistes, Étienne est à la recherche d’une nouvelle réalité plastique et reste sensible aux simplifications de la sculpture moderne . Cependant, ses références à un monde naturel et cosmique, qui sous-tend l’ensemble de son oeuvre, l’éloigne des préoccupations plus intellectuelles.

Il est des natures qui banalisent les images les plus rares : ils ont toujours des concepts prêts à recevoir les images. D’autres natures, celles des vrais poètes, remettent en vie les images les plus banales : écoutez ! dans le creux même d’un concept, ils font retentir le bruit de la vie. Mais alors les poètes de la platitude se soulèveront et nous diront : nous aussi nous parlons au sens fort, au sens plein, au sens vivant. Et ils étalent les riches images, ils retentissent en de sonores allitérations. Mais toutes ces richesses sont hétéroclites, toutes ces sonorités sont des cliquetis. A toutes ces parures il manque l’être, la constance poétique, la matière même de la beauté, la vérité du mouvement.

Biographie de Juliette Guignard:

Juliette Guignard étudie la viole de gambe depuis l’âge de 6 ans avec Paul Rousseau, puis Marianne Muller au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon et enfin au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris auprès de Christophe Coin où elle obtient en juin 2013 son master de viole de gambe avec la mention Très Bien. Elle se perfectionne également auprès de Jordi Savall, Rainer Zipperling et Wieland Kuijken. En 2012, elle obtient une maîtrise à l’université de La Sorbonne Nouvelle-Paris 3 intitulé « Conception et direction de projets culturels ». Très investie dans le milieu du théâtre musical et des arts dramatiques, elle s’est produite en 2007 et 2008 avec la compagnie théâtrale Le Sablier. Elle travaille régulièrement avec la compagnie de théâtre musical contemporain Éclats basée à Bordeaux pour laquelle elle a créé un concert jeune public intitulé « Les petites folies de Juliette » ; programme pour viole de gambe seule autour des Folies d’Espagne de Marais et de pièces baroques et contemporaines. Sensibilisée à la musique contemporaine dès son plus jeune âge, elle cherche à faire connaître des compositeurs qui écrivent pour la viole de gambe tels que François Rossé ou David Loeb, mais aussi de jeunes compositeurs. Elle s’est produite en France et à l’étranger (tournées à Djibouti, en Belgique). Son travail a notamment été salué lors du festival d’Ambronay : « le continuo – de l’ensemble Les Surprises – est riche, inventif et animé. Signalons en particulier le son net et incisif de la basse de viole de Juliette Guignard. » (Muse baroque, oct. 2012).

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise

L’exposition participe aux journées Européennes du Patrimoine: Visites gratuites: Ouverture le jeudi 15 septembre à partir de 15 heures.

Heures d’ouvertures de la semaine: du lundi au dimanche de 15h30 à 19h. Contacts: Tel O9 54 58 35 37 et 06 10 20 05 56
E.mail: espacegingkoart@gmail.com
Blog: http://gingko art.wordpress.com

 

E n 2 0 1 7 , l e s J o u rn é e s e u r o p é e n n e s d u p a t ri m o i n e ,
c’est : 17 000 lieux ouverts
2 6 0 0 0 animations
50 pays européens participants

La jeunesse au cœur de la 34e édition des Journées européennes du patrimoine Les Journées européennes du patrimoine sont cette année résolument tournées vers le jeune public et sa sensibilisation au patrimoine, à l’histoire de la Nation et à l’histoire de l’art, ou encore aux métiers du patrimoine. Comprendre et connaître le patrimoine dans son contexte historique et social, c’est mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons. C’est discerner les valeurs sur lesquelles elle se construit pour les comprendre, pour les questionner, pour mieux se les approprier. S’adresser aux jeunes générations, c’est une occasion de saluer le travail des associations et des réseaux engagés dans l’éducation artistique et culturelle, des réseaux des Villes et Pays d’art et d’histoire, des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et bien d’autres encore qui valorisent le patrimoine auprès de la jeunesse. Ces Journées permettront également de mettre en valeur les chantiers de bénévoles, dans leur dimension technique et d’apprentissage : ils constituent une étape essentielle dans le développement de l’action pédagogique. Ils sont le lieu où se joue la première orientation professionnelle ou la sensibilisation aux filières de formation professionnelle. La formation sera ainsi au cœur de cette 34e édition. Ce sera l’occasion de mettre en valeur l’ensemble des actions entreprises dans ce domaine.

Le ministère de l’Éducation nationale, avec le concours du ministère de la Culture, a ainsi créé en 2008, le bac professionnel « Intervention sur le bâti ancien», avec la participation de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, du Groupement des entreprises de monuments historiques, de l’association Maisons paysannes de France, de la Fédération nationale des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et de personnalités référentes du bâti ancien. Plusieurs écoles sous tutelle du ministère, ou dont les diplômes font l’objet d’une reconnaissance de la part de l’État, proposent des formations diplômantes, afin d’assurer la transmission des savoir-faire. Les Journées européennes du patrimoine sont organisées par le ministère de la Culture. Placées sous le patronage du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, elles reçoivent le concours des propriétaires publics et privés de monuments historiques. Elles bénéficient de l’implication du Centre des monuments nationaux, du réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire, de la Fondation du Patrimoine et des associations de sauvegarde du patrimoine présentes depuis la toute première édition : les Vieilles Maisons françaises et La Demeure Historique. Elles sont soutenues par Lidl, le Crédit Agricole, la Fondation d’Entreprise Michelin, la RATP, Phenix Digital, la Journée du transport public, Radio France, France Télévisions, le magazine Art & Décoration et Toute l’histoire.

Réjouissances? Vous avez dit « réjouissances »? Par ces temps d’incertitudes, par ces temps d’inquiétudes, peut-on vraiment songer à se réjouir? N’est-ce pas faire preuve d’une folle impertinence ou pire, d’une coupable indécence? Oserons-nous continuer ainsi, coûte que coûte, à solliciter le plaisir? Aurons-nous encore l’audace d’opposer ses sortilèges à la morosité?

Alors, comme le dit si bien la chanson, qu’attendons-nous pour être heureux? Qu’attendons-nous pour faire la fête?
Au festival, la joie vous guette, c’est merveilleux! Alors venez, ne songez plus qu’à vous réjouir!

Patrick lhotellier, directeur artistique.
Pablo Souverain, chargé de production & des publics

FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE
2 rue des Pâtis – 95300 Pontoise
01.34.35.18.73
http://www.festivalbaroque-pontoise.fr

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