L’éloge de la folie et l’Espace culturel Gingko’art: Du pigment à la matière, Pour ne pas nous perdre dans les nuages !

«Je veux aller plus loin, je veux vous prouver qu’il n’y a pas d’actions d’éclat que je n’inspire, pas d’arts ni de sciences que je n’aie pour ainsi dire créés ».

UNE EXPOSITION EN PARTENARIAT AVEC LA 33 ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE.

Jean-Pierre Ricouard né en 1947 à Mers-les-Bains (Somme)

L’envie de peindre date de l’enfance. Elle est étouffée par les années d’étude et le métier d’ingénieur dans l’industrie nouvelle de l’électronique automobile puis renaît encore plus forte dès la retraite.

Depuis 12 ans, Jean-Pierre suit les cours du peintre professionnel Jérome Delépine à Pontoise.

Son style est surtout figuratif avec une préférence pour le portrait, les scènes de genre, les paysages, la transposition de cartes postales anciennes sans dédaigner les vues saisissantes de notre monde d’images. Il traque la lumière, la couleur et le mouvement. Il transpose les premières photographies en couleur de Louis Lumière, qui sont composées comme des tableaux de peinture. Il s’amuse à faire ressembler des images figuratives à des tableaux abstraits. 

Jacques Lafont artiste Vald’oisien vit et travaille entres Sannois et le Temple sur Lot.

L’oeuvre du sculpteur Jacques Lafont est celle d’un créateur solitaire et autodidacte qu’il est difficile de relier à un courant artistique précis.

Si elle prolongel’abstraction plastique qui caractérise l’évolution de la sculpture moderne, son œuvre  s’est développée selon une démarche exceptionnellement personnelle et cohérente.

Comme les cubistes, Jacques Lafont est à la recherche d’une nouvelle réalité plastique et reste sensible aux simplifications de la sculpture africaine.

Cependant, la référence à un monde naturel et cosmique, qui sous-tend l’ensemble de son oeuvre, l’éloigne de leurs préoccupations plus intellectuelles.

Ghislaine Forest artiste dramatique travaille et met en espace ses différentes créations autour du papier et de l’encre.

Son travail de comédienne l’emmène régulièrement vers les horizons du dessin et de la peinture tant sur le plan des décors et de l’illustration de contes qu’elle crée, joue et met en scène. Pour sa participation dans le cadre de l’exposition intitulée « L’Éloge de la folie », l’artiste à réalisée un mémoire de vingt quatre pages véritable grimoire de papier d’encre de collage et de pensées vacillantes et inavouables ; construction d’un véritable plaidoyer de l’esprit libéré de toutes contraintes !

La vie elle-même n’est pas une solution, la vie n’a aucune espèce d’existence choisie, consentie, déterminée. Elle n’est qu’une série d’appétits et de forces adverses, de petites contradictions qui aboutissent ou avortent suivant les circonstances d’un hasard odieux. Le mal est disposé inégalement dans chaque homme, comme le génie, comme la folie. Le bien comme le mal sont le produit des circonstances et d’un levain plus ou moins agissant.

“C’est bien la pire folie que de vouloir être sage dans un monde de fous.”

ÉLOGE DE LA FOLIE

La Folie que personnifie Erasme en lui donnant un droit de parole est à l’image d’une balancelle : vous pouvez vous servir d’elle d’avant et d’arrière, puis vous retrouver les quatre fers en l’air ! Si l’on devait résumer l’ouvrage d’après un thème botanique, la Folie serait le tronc commun de l’Humanité. Nos attitudes à répétition qui se suivent sans s’apprendre en seraient son écorce ou scories. Enfin, la philosophie, dans le droit-fil de la pensée des pères de l’Antiquité, en serait la sève.

Erasme présente…

Avec son Eloge de la folie, celui qui cherche à pincer « plutôt qu’à mordre » signe un coup de maître. Il n’y a qu’à voir le nombre de contempteurs de l’ouvrage pour s’en rendre compte ! Du vivant de l’auteur déjà, son Eloge est condamné à Paris et à Oxford. Ses prises de position du style « des subtilités plus subtiles encore encombrent les voies où vous conduisent les innombrables scolastiques » ne lui valent pas une franche amitié de la part des instances d’autorité susnommées…En pleine Contre-Réforme, Erasme préférera choisira un profil-bas et ira jusqu’à présenter ses excuses à ceux que ses paroles auraient blessés.

Entre Spinoza et Rabelais, se tient Erasme, prince des mots et chantre d’un utilitarisme humanitaire que beaucoup lui envieront, sans parvenir à son génie du sous-entendu critique. Le château mental d’Erasme est vaste. Ses étages sont ceux d’un roi mais ses oubliettes sont d’un juge. D’une langue sapide (puissamment retranscrite ici dans la traduction de Claude Blum), il dégorge nos travers (dé)raisonnables, passés ou actuels. Si la folie est sœur de l’imagination (cette dernière surnommée « la folle du logis »), alors l’esthétique Renaissance du propos saute aux yeux. Personne ne s’y trompe, et malgré un mea culpa hypocrite nonobstant la tranquillité de son auteur, l’Eloge de la folie est le bestselling book européen de son temps ! Rapidement traduit en langues vulgaires, le livre et son aura de brûlot anticlérical se répandent rapidement. Il connaîtra pas moins de 600 rééditions, rien qu’au 16e siècle !!

L’Eloge, c’est aussi l’un des livres les plus pourchassés de tous les temps. Le parlement de Paris, la Sorbonne, les théologiens de Louvain, condamneront sa sortie. En 1559, c’est la Bibliothèque apostolique vaticane qui l’inscrit sur sa prestigieuse (et sinistre) liste des livres mis à l’Index, que tout bon chrétien doit se garder d’ouvrir sous peine de rôtir dans les flammes de l’Enfer ! Comme si une telle « publicité » ne suffisait pas, tous les écrits d’Erasme seront interdits par le Vatican jusqu’en…1930.

L’autre face de la grimace

En cinq années, l’Eloge en était déjà à sa troisième réédition latine. C’est à cette occasion, qu’en 1516, Hans Holbein se voit proposé d’apporter une touche picturale à l’édifice humaniste. Ses 82 saynètes successives, réalisées à la plume et à l’encre, ne servent pas tant à illustrer littéralement le texte, qu’à l’enrichir sur la base de l’imagier populaire de l’époque. 17 ans avant son célèbre portrait des « Ambassadeurs », Holbein s’essaie peut-être déjà au jeu des anamorphoses…spirituelles, celles-là…

 

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise
Tel 09 54 58 35 37 et 06 10 20 05 56
E.mail : gingkoart@gmail.com
Facebook : pierre gauthier gingko art

Entrées gratuites du mardi au samedi de 15H30 à 19H

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