Blog du GingkoArt, statistiques 2012

Les lutins statisticiens de WordPress.com ont préparé le rapport annuel 2012 de ce blog. Merci à tous pour votre participation !

En voici un extrait :

4.329 films ont été soumis au festival de Cannes cette année. Ce blog a été vu 24 000 fois en 2012. Si chaque vue était un film, ce blog pourrait supporter 6 festivals.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Les origines de la fête de Noël

L’Espace Gingko’Art est heureux de vous souhaiter un très joyeux Noël à tous, en compagnie du Christ réalisé par Geneviève Matthieu à partir des feuilles du palmier Pambil.

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Jésus Christ naquit-il le 25 décembre ?

Jésus-Christ (que la paix soit avec lui) a apporté un grand nombre de beaux enseignements pour les gens de son époque, notamment la foi en Dieu unique. Mais il était inévitable qu’avec le temps sa religion souffre d’un déclin constant ; ce qui a facilité l’adoption progressive par les chrétiens de croyances et de rites païens et de pratiques culturelles nouvelles. Dans cette brève présentation, nous vous invitons à examiner l’authenticité de la fête de Noël, et nous poserons quelques questions : Cette fête est-elle réellement chrétienne ? Est-ce l’anniversaire de Jésus ? Jésus l’aurait-il approuvé ? Lire la suite

Matthieu Arama : la répétition en 360 ° !

Une exclusivité de l’Espace Culturel Gingko’Art de Pontoise : Matthieu Arama et le Stradivarius, accompagné au piano par Aurélien Pontier. Concert du 4 septembre 2012, Salle du Dôme à Pontoise en 360°.

Bons baisers de Russie !

Mars de la photographie : Carnet de voyage, le photographe Marc Héritier nous embarque dans les wagons du Transsibérien, de Moscou à Vladivostok. Un voyage de plus de neuf mille deux cent quatre-vingt huit kilomètres à travers les steppes de la Sibérie. Attention, le train rouge va partir… 

À la fin du XIXème siècle, le gouvernement impérial russe avait pour objectif de développer l’économie de la Sibérie, d’appuyer la flotte russe du Pacifique et d’augmenter l’influence commerciale politique et militaire de la Russie en Chine.
Un premier tronçon du transsibérien avait déjà été achevé en 1888, de Samara à Oufa ; mais c’est le dix-sept mars 1891 que le prolongement d’Oufa à Vladivostock fut décrété par oukase de l’empereur Alexandre III.

Au delà du rideau de fer, attention !  Un jeune artiste était surveillé…

Le jeune photographe en herbe, Marc Héritier, attiré par les grandes contrées, s’est révélé être un pionnier en partant vers l’Union des Républiques Soviétiques, six nuits, sept jours dans le Transsibérien , à une époque où le régime communisme déboutait plus d’un artiste. « Je voulais passer le Rideau de Fer et voir de mes yeux ce que je ne pouvais concevoir. Mon voyage s’est déroulé en compagnie du KGB, de l’hôtel au terminus ; car mon passeport de l’époque comportait l’annotation « photographe », je me suis amusé à chercher à les semer… J’ai rapporté de ce voyage de nombreux clichés qui ont été exposés. Souvent, mes prises de vues ont été faites en dehors des sentiers battus… En véritable reporter, après coup, je me suis rendu compte qu’il m’avait fallu une large dose d’inconscience ! Un photographe ne revient jamais totalement le même, cette expérience en particulier m’a amener à voir le monde tel qu’il est réellement, non comme les états voudraient  le vendre. Je me souviens du marché du Kolkhoze, à l’occasion d’une halte en gare,  nous sommes au printemps dix neuf cent quatre-vingt trois, sous le régime de Léonid Brejnev, la grande réquisition des biens avait fait son ouvrage et son lot de spoliations, pour permettre la soit-disant redistribution des terres, devenues terrains agricoles, l’exploitation chèrement payée et revendue sur le marché… des champignons séchés et autres topinambours à côté du miel sauvage, tout un programme ; les cultivateurs improvisés que j’ai pris en photo m’ont offert de superbes portraits, émouvants à la fois de réalisme et de dignité».


« Tout cela n’est qu’un songe… La télègue se balance… À côté marche un moujik, la casquette enfoncée sur les yeux : il y a deux mille ans qu’il chemine à côté d’un télègue…Le voici, l’espace infini du temps, qui s’ouvre dans la brume lunaire…Des ombres surgissent de la nuit des siècles ; on entend grincer les télègues ; elles sillonnent le monde de noires ornières. Et là-bas, dans le brouillard blême, parmi les décombres, se dressent les cheminées des maisons brûlées ; la fumée des incendies monte jusqu’au ciel, et l’on entend grincer et gronder des roues. Et ce grincement et ce fracas s’amplifient, s’élargissent ; le ciel est plein d’un grondement qui vous empoigne l’âme… ».

Alexéï Tolstoï, extrait du chemin des tourments.Trilogie 1,
Deux soeurs, L’an dix-huit, Sombre matin, 1954.

Le Cameroun de Patricia Vergez

Carnet de voyage : le pays où les crapauds ont la taille d’un nouveau-né, les escargots gros comme le poing, où les écorces sont cloutées d’épines.

« Seul le chasseur entend le souffle de la tortue dans sa besace ».

C’est après quinze années de présence africaine, que la spécialiste de l’Institut National du Patrimoine nous confie sa passion du voyage et de la photographie, le Cameroun en particulier et ses clichés à caractère ethnographique…

« Le Cameroun était une  colonie allemande, le territoire a été placé sous la tutelle de la Société des Nations à la fin de la Première Guerre mondiale et confié à l’administration de la France et du Royaume-Uni. L’ancien territoire sous administration française accéda à l’indépendance sous l’appellation de République du Cameroun le 1er janvier 1960. Il est rejoint par une partie du territoire sous administration britannique (Cameroons) en 1963 pour former la République Fédérale du Cameroun, qui, le 20 mai 1971, fut renommée République Unie du Cameroun, puis République du Cameroun  depuis 1985.

Le Cameroun et ses frontières actuelles résultent de la colonisation européenne, mais l’histoire de ses habitants remonte à bien plus longtemps. Avant la période coloniale au XIXe siècle, les habitants ne formaient pas un seul groupe homogène et présentaient donc différentes formes d’organisation sociale allant de royaumes structurés à des ethnies nomades. Le Cameroun est aujourd’hui membre de droit de l’Organisation internationale de la Francophonie, ainsi que du Commonwealth ».

À Pontoise, j’écoute  la main de l’Homme…

« J’aime ce pays, je le pratique depuis quinze années, toujours à l’abri des sentiers battus, avec mon petit Canon de poche, souple et léger, en fait, je l’explore hors-circuit, hors du monde, hors du temps ! Un coup de coeur pour le littoral du Golf de Guinée ; j’y ai découvert une très ancienne jetée appelée également « un pier de débarquement » sur l’océan, en face le Brésil… Là-bas, tout est forêt, c’est la forêt équatoriale qui structure et domine le monde, un écho-système encore mal connu et presque inexploré.
La pourriture et la germination, l’odeur du substrat humide, ce terreau qui sans cesse renouvelé vous accompagne tel un enchantement avoué et prédispose à la magie et aux rites millénaires  baigné dans la moiteur nocturne et salvatrice.
Ici, à Pontoise j’écoute souvent la main de l’Homme Camerounais qui tresse et compose grâce aux feuilles, aux écorces et aux lianes, mille et un objets éphémères du quotidien ! Je vous entends, ne vous arrêtez-pas ! ».

« Même un animal à quatre pattes ne peut suivre deux chemins à la fois ».

Proverbe Bantous