Osez…

20 histoires d’amour au bureau…missKat

Le monde fermé de la finance et l’écrivain Miss Kat à 09:00GMT, heure de Paris, la jeune et jolie jeune femme surfe sur un CAC 40 à moins 4.75…

IMG_2761Ferdinand Joseph, grand patron de la société de courtage Nexalliance et héros de la page 47, regarde les indicateurs boursiers d’un air morose. L’ensemble des marchés est à la baisse depuis plusieurs semaines, sauf les marchés asiatiques, évidemment. Assis dans son bureau en salle des marchés, il observe à travers les parois de verre les analystes et les traders. Tous semblent avoir fait à peu près la même analyse: « Ça va nous péter à la gueule…Oui, mais quand ? »

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Rendez-vous avec des femmes écrivains… La Littérature au féminin.

Du monde fermé de la finance à histoires de sexe dans un train en passant par le Taille- crayon où encore la Reine de la nuit tout en écoutant les Confessions d’une branleuse, le Gingko’Art accueille le samedi 18 mai à partir de 17 heures, quatre femmes bien dans une peau d’écrivain au féminin, tannée au monde des belles lettres contemporaines feront lecture d’une prose trempée dans un acide non corrosif…

Pour une femme écrire à toujours été subversif : elle sort ainsi de la condition qui leur est faite et entre comme par effraction dans un domaine qui leur était interdit.La littérature est aventure de l’esprit, de l’universel, de l’Homme, mais aussi de la Femme…
Les femmes écrivains et l’Institution littéraire ont toujours été prises dans une dialectique subtile. Les femmes ont conscience de leur force subversive. Lire la suite

Lalanne fait sont entrée au Gingko’Art

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Un monde  merveilleux !
Un nouveau livre,  Lalanne (s), par Daniel Abadie, Éditions Flammarion, 350 pages, pour la bibliothèque de l’Espace Gingko’Art de Pontoise, qui compte déjà plus de deux mille ouvrages dArt ; Catalogues raisonnés sur la peinture et la sculpture, la photographie, monographies et catalogues d’expositions ainsi que des ouvrages rares et illustrés.

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Les trois âges de la vie et la poésie

Trois générations de poètes pour une  lecture le samedi 8 décembre à 17 heures dans l’espace chapelle, la langue française à l’honneur, du prosélytisme aux clochettes du bonheur, hommage à Cécile Patin, la sortie du premier ouvrage, commis par la jeune Jane, dix-huit ans « Poèmes en l’Her », et nous retrouverons Laurent Letaut à l’occasion de la parution de son deuxième livre, « Les armes de mes frères d’âme ».

Cécile Patin : Née en 1923 , monitrice- chef d’éducation physique, directrice de colonies de vacances, Maître de gymnastique éducative et corrective et kinésithérapeute elle créa en 1967 le Centre de Guidance Infantile à Pontoise avant de fonder le Centre National d’Entraînement à la Réflexion Vécue par le Jeu Corporel en 1975 qui s’intitule maintenant méthode Cécile Patin. Puis l’écriture et les beaux textes, une rencontre avec l’espace Gingko’Art que nous n’oublierons pas.

La réflexion vécue, nouvelles propositions pour un nouveau code de conduite.

« A tous les enfants qui n’aperçoivent pas leur valeur, a tous les parents qui craignent pour leurs enfants, a toutes les personnes qui vivent dans le doute parce qu’elles ne connaissent pas vraiment leur nature, a tous les enfants qui m’ont appris la simplicité, fait redécouvrir le naturel et comprendre le principe de réalité, à qui je dis le plus grand merci !
Avec le fruit de mon expérience, de ma réflexion vécue ».

Sais-tu que tu es belle
O créature de rêve !
Le temps nous le révèle
Et tout cela sans trêve.
Cécile Patin.

Jane l’Her : Un voyage au bout de la vie ! Itinéraire d’une adolescente en mal de mots…

« Do what you want to do, and go where you’re going to : think for yourself ‘cause I won’t be there with you ! »
George Harrison

« J’avais dix ans, en classe de CM2. Le maître nous avait donné un exercice à faire sur le conditionnel : écrire un poème sur le modèle « Si j’étais » ou « Si je pouvais ». Je me prêtai au jeu. Depuis toujours, j’aimais les expressions écrites à l’école. Mais ce jour-là, ce fut différent : au début, je ne savais pas trop quoi écrire, je me sentais gênée, j’avais peur que l’on me regarde si je posai ne serait-ce qu’un mot. Puis, j’osai. Et mon maître accueillit mon texte avec beaucoup d’enthousiasme, pareil pour ma famille. J’étais lancée. J’allais être poète. Cela m’amusa beaucoup, surtout que je découvris qu’il était possible de faire passer son mal par les mots, d’extérioriser ses problèmes et ainsi les oublier, passer à autre chose. Enfin, c’est ce que je croyais à treize ans, en 5e. À cette époque, j’étais persuadée que j’étais la plus malheureuse du monde : moi, j’avais des bagues, à chaque dent, et pas de bracelets autour des poignées, et puis je chantais avec une voix qui sitôt s’enrailla. Alors je décidai de faire du théâtre, pour tenter de sortir cette tristesse par les mots d’autres auteurs : je découvris Cyrano. Déclamai Rimbaud. Ne compris pas Beaumarchais.

À quinze ans, je me rendis compte à quel point deux ans auparavant, ma vie était parfaite ! Et comme je n’avais pas su en profiter ! Je consultai un psy, pensant qu’un médecin ou mieux, un médicament pourrait m’aider à me sortir de cette dépression adolescente. Mais rien n’y fit. Le 18 avril 2010, lendemain de rupture, je m’envolai en terre inconnue : l’Espagne ! Mes parents m’y envoyèrent de force par le biais d’un organisme pour remonter ma moyenne dans la matière castillane. Je me retrouvai, perdue, dans cette immense rêverie concrète. Et là, tout s’éclaira : vivre à Barcelone. Voilà, le remède ! Il ne fallait pas chercher bien loin. Un an plus tard, je visitai Madrid, qui me bouleversa. Mais je voulais Barcelone. Les jardins de Montjuic, le labyrinthe de Horta. Je voulais m’y perdre, afin d’y renaître.
Alors, ce recueil m’a finalement permise de rendre hommage au plus grand événement de ma vie : la découverte de ma personnalité. J’ai 18 ans, je viens d’achever la préface de mon existence ».
Jane.

Laurent Letaut : Auteur inclassable, Laurent écrit ou plutôt décrit avec cynisme la vie et la societé. Ses procédés : le collage, le détournement, un rien de surréalisme et surtout un vaste pragmatisme qui emmène la conscience dans une vérité qu’elle réfute souvent.

Mais où est passé le trésor des Templiers ?

Qui sait donc où l’Arche perdue est située ?
La chambre d’ambre, quand à elle, est-t-elle brûlée ?
Et l’abbé Saunière, lui, a-t-il affabulé ?
Tous ces trésors métamorphosés en mystères
Seraient nés dans l’imagination populaire.
On dit pourtant qu’il n’y a pas de fumée sans feu,
Nier qu’ils existent est quelque peu prétentieux.

« Vous tenez entre les mains, le second strip-tease de mon âme ! ».
Laurent Letaut.

« La poésie à ceci d’inadmissible, à notre époque, d’être le seul acte créatif d’écriture qui ne soit pas assujetti à un quelconque intérêt, qui soit totalement gratuit, qui ne cherche aucun profit, ne vise aucun but autre que celui de réussir, parfois, à atteindre la beauté. Cette recherche, cette quête, cette poésie peut être faite « par une jeune fille de quatorze ans ». Ce qui compte c’est que le poète (affecté par la conjugaison historique ou par des incidents personnels) réussisse à exprimer sa pensée, les tréfonds de son âme dans le relatif d’un effet à produire sur son lecteur.
Dans la poésie, pas de thèses à défendre, pas d’histoire à raconter, pas de mise en scène de personnages mais des images souhaitées et voulues, fabriquées par le poète dans son athanor d’où il extraira le suc cohobé de l’écriture. Le poète appelle l’image pour embellir l’objet qu’il cherche à décrire. Qu’il soit rimé ou non, le vers du poète doit être suave, souple, délicat et se faire le docile instrument des nécessités organiques de l’émotion et de la pensée ».
Philippe Di Maria

Réservations : coordonnées au bas du blog.

Griots du Mali, les chasseurs de l’invisible

Dany Leriche et Jean-Michel Fickinger, photographes

Un Griot ou Jeli est, en Afrique de l’Ouest, un conteur, un chanteur de louanges, un poète et un musicien. Le Griot est un référentiel de la tradition orale. Comme tels, ils sont parfois appelés bardes. Selon Paul Oliver dans son livre Syncopators Savannah,  « Bien que le griot se doit de connaître de nombreux chants traditionnels sans erreur, il doit aussi avoir la capacité à improviser sur les évènements actuels, les incidents de chances et de la scène de passage. Son esprit peut être dévastateur et sa connaissance de l’histoire locale formidable ». Bien qu’ils soient populairement connus comme chanteurs de louanges, les Griots peuvent aussi utiliser leurs compétences vocales pour les commérages, la satire ou un commentaire politique.

Les griots d’aujourd’hui vivent dans de nombreuses régions d’Afrique occidentale et sont présents parmi les Mandé, les Malinké, les Bambara, les Peul etc… De nombreux autres petits groupes vivent notamment en Mauritanie.

Dans les langues africaines, les griots sont mentionnés par un certain nombre de noms : jeli dans les zones Mandé du nord, jali dans les zones Mandé du sud, guewel en Wolof, gawlo en Pulaar (peul).

Les griots constituent une endogamie de caste (fait de se marier à l’intérieur de son groupe tribal).

Origine géographique
L’Empire du Mali ( Malinké Empire), à son apogée au milieu du XIVème siècle, s’étendait de l’Afrique centrale( aujourd’hui le Tchad et le Niger) pour l’Afrique occidentale (aujourd’hui le Mali et le Sénégal). L’empire a été fondé par Soundjata Keita, dont les exploits restent célébrés au Mali, encore aujourd’hui. Dans l’épopée du Soundjata,  le roi Naré Maghann Konaté a offert un griot à son fils pour le conseiller dans son règne ; Balla Fasséké est donc considéré comme le premier griot et  fondateur de la lignée.

Ils nous regardent, ils nous montrent qui ils sont.
Dany Leriche et Jean-Michel Fickinger vivent et travaillent en France à Pontoise et forment un couple d’artistes. Dany enseigne à l’université de Paris1, Panthéon-Sorbonne depuis 1995, elle anime des  ateliers de pratique artistique à Bamako au Mali et à Ryadh en Arabie Saoudite. Jean-Michel enseigne la photographie à l’Ecole Nationale Supérieure d’Art de Nancy. Il mène également des workshops au CAMM de Bamako. Leur travail sur les Chasseurs de l’Invisible a été exposé au Musée Tavet-Delacour en 2010, Christophe Duvivier, Directeur des Musées de Pontoise expliquait : « La figure humaine, envisagée sous l’angle particulier du portrait, relève tout à la fois de la singularité des individus, des modèles et de leur mise en perspective dans le cadre de l’histoire de la peinture. Ici, on prendra conscience d’une tension, celle qui fait de l’individu, extrait du temps commun, par la réalisation de son portrait, un archétype humain… Les sujets nous regardent, ils nous montrent qui ils sont ». 

« Les chasseurs de l’invisible sont ceux qui détiennent la magie, ceux qui touchent le passé, ceux qui savent, ceux qui voient… D’incroyables personnages qui marchent sur le temps ».

                                                     Jean Hurpy

Les féticheurs, eux, sont chargés de patrimoines immémoriaux. N’est pas chasseur qui veut. Pas de chasseurs au petit pied ! « Robert Mapplethorpe photographiant des noirs de New-York, je n’ai jamais pensé une seule seconde à lui, en Afrique », certifie Dany Leriche.
Et encore :  « La photographie n’est plus l’image de la réalité. Elle est enfin libérée des contraintes de l’objectivité. La photographie ne se fige plus. Le médium outrepasse ses limites et revendique sa fonction d’intercesseur entre le visible et le lisible. Les fictions sont alors de mise, qui se construisent comme « una cosa mentale », si chère à Léonard de Vinci. Je ne ressens pas ma pratique comme un direct lien avec la photographie. Je vois d’abord les portraits de la Renaissance, je ne vois jamais la photo. La photo est souvent anecdotique, illustrative, alors que la peinture, elle, transcende. C’est de la mémoire ».

Au Mali, les femmes n’utilisent pas de miroir, elles sont le miroir de l’autre !

Dany Leriche

La volonté de photographier frontalement
Jean-Michel Fickinger explique :  « En général, je décide de la pose ; mais il arrive qu’un féticheur en impose une : ce fut le cas pour Barou (qui voulait une photo de face et une autre de dos pour montrer son carquois) et Tata, Tata de Sido, une personnalité inoubliable, qui a deux poses officielles (Quel que soit le photographe) – la photo de Barou de dos ne figure pas dans le catalogue. En ce qui concerne Tata, il ne s’agit pas d’une question de buste ou de pied, mais une façon de tenir ses deux queues magiques avec lesquelles il est censé pouvoir tuer quelqu’un. Ça n’est pas  une attitude séculaire des Maliens, c’est particulier à Tata. Je suis libre de cadrer comme je l’entends ! ».

La photographie n’est pas au Mali un objet de consensus,
mais d’enchantement ! 

Jean-Michel Fickinger

Dany Leriche et Jean-Michel Fickinger, extraits des propos recueillis par Alain (Georges) Leduc, membre de l’A.I.C.A, Association Internationale des Critiques d’Art et de l’A.I.S.L.F, Association Internationale des Sociologues de Langue Française.
« Chasseurs de l’invisible », Dany Leriche  Jean Michel Fickinger, Musée Tavet-Delacour, Exposition 2010, catalogue encore disponible.