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Bourgeois, Braque, Brauner, Chagall, Dali, Klee, Léger, Magritte, Picasso, : la création d’un nouveau coffret portfolio permet à Élisabeth Paoletti, céramiste de rendre un hommage aux grands Maîtres de la peinture du XXème siècle. Terre Insolite, par une réalisation de plaques sculptées et colorées en bas reliefs, l’artiste immortalise par le feu, ces œuvres considérées comme des chefs-d’oeuvre de la création artistique.

La réalisation de ce magnifique portfolio, hommage au « Grands Maîtres« , a été organisée pour la clôture de la saison 2019, par SPAM Éditions en partenariat avec Isandra Éditions.

Le coffret accueille dix oeuvres originales en céramique peintes, bel échantillon des œuvres inspirées des grands maîtres ayant marqué l’entrée dans le vingtième siècle. 

Un parcours à travers les différents usages de la couleur à l’époque, un cheminement « scientifique et objectif, mais aussi émotif, sensuel, cérébral, philosophique et symboliste », montrant en outre le passage du Dadaïsme, du Surréalisme à la peinture d’avant-garde. 

Pour cela, la céramiste Élisabeth Paoletti exhibe des oeuvres majeures, comme un célèbre portrait « Dora Maar », de Picasso ou « Montres Molles« , de Dali, mais aussi un « portrait d’homme à la pomme » de Magritte ou « Deux oiseaux » de Georges Braque. Encore, deux « Têtes Bleus », regard vers Louise Bourgeois.

Note: La céramique est l’art de modeler la terre à base d’argile pour en fabriquer des objets usuels et décoratifs de toutes formes. Les céramiques subissent un ensemble de cuissons leur donnant une grande dureté.


Du point de vue technique, la céramique comprend les terres desséchées, les terres cuites, les terres vernissées, les barbotines, les faïences, les grès et les porcelaines et les biscuits.
Les plus simples des céramiques sont les briques, les tuiles et des poteries communes.

Le mot céramique vient du terme grec « kéramos » signifiant « terre à potier ».

« La Couleur des rêves !»

Une production originale d’ouvrages numérotés entre un auteur et illustrés par une artiste.

« Il n’y a pas d’auteur sans éditeur » : La matérialité du livre comme espace communicationnel.

Ce coffret est composé de textes de Louis Aragon, Éluard, Pablo Néruda et Prévert; un entretien avec Antonin Artaud et des plaques sculptées en bas reliefs par la céramiste Élisabeth Paoletti; rendant hommage aux oeuvres picturales des Grands Maîtres du XXème siècle. Ce coffret portfolio est intitulé, « Terre Insolite ».

Pour la première fois nous avons choisi d’associer les œuvres originales sculptées et les écrits publiés d’auteurs amis des peintres célèbres.

Cette édition comprend 10 exemplaires numérotés et signés par l’artiste plasticienne.

« TERRE INSOLITE ».

TERRES DE COULEURS, TERRES D’AMOUR !

Novis Terram

CONVERSATION AVEC ANTONIN ARTAUD ! AU-DELÀ DU RÉEL…

Il n’est pas cette “utilisation purement formelle des formes”. Il semble que la même idée soit d’ailleurs développée lorsqu’Artaud écrit de Dufy ou de Matisse que l’exécution du dessin passe au second plan ; les formes, selon lui, “disent toute l’étendue d’une âme qui a su sentir

L’expression est vague, trop instinctive ou en tout cas trop subjective pour nous faire avancer dans la définition de ce nouveau langage. Mais ce qui devient certain et que laissait déjà percevoir l’équivalence art-esthétisme pur, c’est que l’œuvre d’art doit dépasser sa forme : “le sujet importe peu et et aussi l’objet”, le sujet parce que l’œuvre n’est pas là pour raconter une histoire — nous le verrons plus tard —, l’objet parce que la forme pour soi ne suffit pas. Ainsi pour faire appel ici à une métaphore linguistique, le signifié comme le signifiant sont séparément inaptes à faire une œuvre d’art ; l’œuvre d’art est un signe, c’est en tant que totalité qu’il faut la concevoir.

Le mot « signe » n’est pas apparu par hasard dans notre réflexion. Car son utilisation pose rapidement le problème du sens qui, dans un nouveau langage tel que voudrait le définir Artaud, est essentiel. Avec ce langage qui, en fin de compte, est celui de l’art, il ne s’agit plus de rendre clair. Il faut au contraire se détacher de cet impératif de compréhension évidente. Ainsi selon lui, “la hantise du mot clair et qui dit tout, aboutit au dessèchement des mots.

L’idée est aisément concevable : le mot ne doit plus avoir son sens évident, car ce sens s’est épuisé de toute signification. Et nous pouvons certainement, sans craindre de trahir la pensée d’Artaud, élargir cette idée à l’art : le signe — et nous touchons ainsi au domaine de la peinture, de la musique… — ne doit pas avoir son sens évident, clair, connu. Sinon, où est l’intérêt d’envisager l’art comme un nouveau langage ? Le dégager de la contrainte du sens évident, c’est également redonner toute sa liberté au signe. Le signifiant reprend son importance : les mots deviennent des signes “entendus sous leur angle sonore, perçus comme des mouvements [qui] s’assimilent à d’autres mouvements”. Le mot ne peut plus être utilisé comme signe fermé, univoque, ne jouant que sur un plan de signification. D’où cette idée importante de correspondance entre différents plans : aussi bien entre arts (danse, musique, parole dans le théâtre) qu’entre concret et abstrait.

P.G.

Le SPAM Éditions propose une réflexion autour de l’expérience artistique comme chemin de recherche, une manière d’amplifier les processus de découverte et de s’approcher d’une connaissance sensible. La pensée artistique par l’expérience erratique se comprend alors comme une projection actualisée des processus de création et de recherche, pour trouver de nouveau la correspondance avec l’environnement et les personnes. Ce sont des actions quotidiennes hors de toutes prévisions qui nous permettent d’être-ensemble durant des expériences créatives. La recherche sensible et artistique est ainsi liée à l’erratique, au nomade, au jeu relationnel et à la dépendance créatrice. Ces processus créateurs révèlent le passage du projet au trajet qui fait surgir la pensée artistique et nous introduisent dans un autre mode d’être, de sentir, de partager et de vivre le monde.

Le bonheur, c’est comme la mort, il faut y être passé pour en parler.

Louise Bourgeois

Il n’est en art qu’une chose qui vaille : celle qu’on ne peut expliquer.

Georges Braque

Influencé ? Oui, évidemment on peut parler d’influence, dans la mesure où c’est mon œuvre qui les a influencé !

Victor Brauner

La couleur est tout. Quand la couleur est bonne, la forme est juste. La couleur est tout, la couleur est la vibration comme la musique; Tout est vibrations.

Marc Chagall

Ne craignez pas d’atteindre la perfection, vous n’y arriverez jamais.

Salvador Dali

L’art devrait être comme un jour férié: quelque chose pour donner à un homme la possibilité de voir les choses différemment et de changer son point de vue.

Paul Klee

La vie est un circuit. Tu veux partir en voyage, mais tu reviendras au point de départ.

Fernand Léger

La liberté, c’est la possibilité d’être et non l’obligation d’être.

René Magritte

Il y a des êtres qui font d’un soleil une simple tache jaune. Mais il y en a aussi qui font d’une simple tache jaune, un véritable soleil.

Pablo Picasso

Portfolio : Malick Sidibé

Un Portfolio « coup de coeur », pour le mois de juin, un petit morceau de vie dans les faubourgs de Bamako ; Malick Sidibé, le plus attachant des photographes africains, un homme sans histoire, ou plutôt aux mille et une narrations, témoignage d’une vie de reporter exemplaire !

Malick Sidibé n’a nul besoin de connaître son interlocuteur pour être à l’aise. C’est son métier de regarder l’autre et aussi ce rituel de l’échange qu’il pratique en virtuose, ponctuant la conversation de proverbes Peuls. Ou d’interjections, ainsi son fameux «  Plou plou plou plou ! », qui lui permet d’apprivoiser les enfants rétifs à l’objectif. Lire la suite

Irina Ionesco ou l’esprit de la Mode

Comment présenter la plus grande star de la photographie contemporaine, celle à qui nous devons tant ; tous les photographes de ma génération, ont, à un moment où à un autre, été confronté avec le dialogue d’Irina, à sa vision, à ses effets, à ses compositions et nous avons évolué à la découverte de ses tirages de ses épreuves. De nombreux chefs-d’oeuvre dont nous mesurons déjà l’importance artistique, souvent copiés, jamais égalés.

Le portfolio couleur réalisé pour l’exposition Fashion Victimes à l’espace Gingko’Art de Pontoise est un concentré de luxe et de volupté.

Irina Ionesco qui, au-delà de la technique ou de la beauté des mannequins, domine ses photographies et leur offre une dimension intemporelle, une qualité qui transcende l’instantanéité éphémère et frivole si caractéristique de la photographie de mode.

Le Gingko’Art signe avec sa participation, la quatrième édition de portfolios, Fashion Victimes un coffret d’une grande qualité, les seize tirages numériques ont été réalisés par le laboratoire Anxolab, bonne vision à tous et rendez-vous le mois prochain.

Marc Wolff.

« La composition doit être une de nos préocupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants. »

Henri Cartier Bresson.

Portfolio : Jonathan Abbou

Le mois de mars prédispose déjà l’humain aux jeux interdits que nous offre le printemps à venir et ses poses lentes… J’ai choisi pour illustrer cette rubrique, les photographies de Jonathan, qui pour moi incarne, dans sa démarche artistique, la perfection, la maîtrise du tirage et surtout la culture de l’oeil ; un style sobre et singulier. «Pose Lente» est le second portfolio de Jonathan Abbou édité aux éditions Chez Higgins dans la collection Erotica.

Jonathan est un artiste passionné, désinvolte et provocateur assumé. Refusant les étiquettes, se qualifiant lui-même d’électron libre, il puise son inspiration dans la critique et dans ses rencontres avec les gens. C’est dans son atelier de Montreuil, qu’on imagine être un véritable cabinet de curiosités recelant  mille trésors, qu’il expérimente et renouvelle sans cesse ses pratiques photographiques.

Avec «Pose Lente», Jonathan Abbou nous invite à un voyage intemporel et laisse libre court à son imagination pour nous plonger dans son univers mystérieux et onirique, avec des modèles bruts et authentiques. Qu’ils soient critiqués ou adulés, les travaux subversifs de Jonathan  Abbou ne laissent personne indifférent !

Également disponible dans la même collection «Le petit monde d’Otto», et à paraître bientôt «Double Je».

Bonne lecture à tous, bonne vision aussi, moi je pars en voyage bientôt, à l’autre bout du monde, rassurez-vous j’emporte ma rubrique portfolios et mon portable vous me retrouverez en avril, je m’y découvrirai d’un fil…

Marc Wolff

Biographie simplifiée :
Jonathan Abbou est né le 27 décembre 1967, l’artiste réside et travaille à Montreuil et à Paris. Il débute la photographie en 1989 puis s’inscrit aux cours d’art plastique à l’université  Paul Valérie de Montpellier.
En 1991, l’artiste commence des études de psycho à l’université de Toulouse en parallèle de son inscription à l’École de photographie de Toulouse (ETPA).
1994 /1996, ses premières vraies expositions, ses premiers contacts avec le public et la  considération  des photographes Philippe Assalit et François Canard qui le soutiendrons dans ses recherches.
En, dix neuf cent quatre-vingt seize Jonathan obtiens son D.E.S.S. De psychologie clinique et pathologique (Université, Paris 8), alors qu’en parallèle l’artiste produit presque frénétiquement des clichés d’une extraordinaire qualité. 
Depuis l’artiste n’a cessé de produire et d’exposer.

Les portfolios de Marc Wolff

Chaque mois, je vous présenterai un portfolio, je vous parlerai de l’artiste et du contenu de ces charmants petits coffrets, de véritables concentrés d’images de qualité,  de clichés sélectionnés avec soin par l’artiste et l’éditeur, pour le plus grand plaisir des amateurs de photographies; pour vous donner une idée , il en sort plus d’une centaine par an, un très bon investissement pour commencer une collection !

Mon choix, mon coup de cœur, en ce début d’année, s’est porté sur le photographe Alain Quemper et son portfolio intitulé « Seventie’s », dix neuf clichés composent ce coffret présenté dans une boîte en métal avec imprimé en couverture, une Brigitte Bardot en cuissardes ;

Serge Gainsbourg et Jane, Myriam Makeba, Françoise Hardy, Alain Delon, Belmondo, Régine, Mai 68… etc. Idée géniale, la planche contact qui se trouve à la fin, le portfolio est tiré à cent exemplaires, numérotés et signés par l’artiste.

Pour le trouver, il est encore disponible à l’Espace Gingko’Art de Pontoise, sinon, envoyez-moi un mail à marcwolff95@gmail.com, je vous répondrai avec plaisir !

Alors, pas mal pour une première… bon, je ferai mieux la prochaine fois ! Encore que !
Good bye, et rendez-vous le mois prochain.

Marc Wolff.

Biographie simplifiée :

Alain Quemper est né en 1947 et a débuté très jeune au Service Photos du journal l’Aurore. Puis Reporter-Photographe à l’Agence Dalmas et à l’Agence Paris International Presse. L’artiste a photographié les plus grandes stars du Cinéma, du show-business et de la scène politique des années soixante — soixante-dix, ses clichés ont participé aux plus grandes expositions.
Il est également l’auteur des ouvrages-photos comme, Paroles de Marins, aux Éditions Solar et Mots de Mer aux Éditions Dubriand.
Auteur de spectacles multimédias en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture et de la Pêche, Paroles de Marins et Route Pêche.
Alain Quemper s’est illustré aussi avec une comédie musicale, le Cabaret Marin, interprété par Bernard-Pierre Donnadieu.

« L’important c’est que la photo possède une force constative et que le constatif de la photo porte, non sur l’objet, mais sur le temps ».

Roland Barthes, Sémiologue, Critique et Essayiste Français.