L’éloge de la folie et l’Espace culturel Gingko’art: Du pigment à la matière, Pour ne pas nous perdre dans les nuages !

Galerie

Cette galerie contient 7 photos.

«Je veux aller plus loin, je veux vous prouver qu’il n’y a pas d’actions d’éclat que je n’inspire, pas d’arts ni de sciences que je n’aie pour ainsi dire créés ». UNE EXPOSITION EN PARTENARIAT AVEC LA 33 ÈME ÉDITION DU FESTIVAL … Lire la suite

Interviews croisées sur RGB

Exposition : Regard sur le dessin contemporain, de Cézanne à l’abstraction

Interviews croisées avec Jean Pierre Plundr, à la radio RGB 99.2 (début à 9.57 mn).

 

Conte de Noël

Je vais vous conter la belle histoire de Puppy le petit chien et de l’Hiver !

« Connaissez-vous Puppy? C’est un petit chien fait de feuilles, de fleurs et de mousse, une sculpture créée par monsieur Jeff Koons, aux yeux en boutons de bottines noir, au nez carré, et au pelage vert et jaune avec des fleurs multicolores. On l’appelle Puppy, car toujours il danse et fait des pirouettes. C’est un petit chien très joyeux, comme vous, et pourtant le charmant Puppy habite un drôle de pays.

Un pays où le temps n’existe plus. Il ne s’est jamais installé ici !

C’est un pays où il n’y a pas de saison : pas d’automne, pas d’hiver, pas de printemps, pas d’été. Jamais le vent ne souffle, ni la pluie, ni la neige ne tombent. Le ciel n’a pas de couleur. Parfois des nuages passent, doucement dans le ciel, mais sans déranger le temps.

On peut porter tous les jours les mêmes habits et les arbres ont toujours des fruits, beaux et bons. Quand on cueille une pomme, hop ! une autre pomme pousse immédiatement, comme par enchantement, toute aussi bonne et toute aussi juteuse. Voilà le beau pays de Puppy où rien ne semblait devoir changer. Et pourtant, un jour, Puppy trouve un livre à la bibliothèque Guillaume Apollinaire, et il lit ….la belle et incroyable histoire du père Noël.

Le Papa Noël habite loin, loin, dans un pays où il fait très froid. Toute l’année, avec ses lutins, il fabrique des jouets, pour tous les enfants du monde.

Puis, le soir de Noël, il charge tous ces jouets dans son traîneau et il les apporte aux enfants endormis.

Çà alors !, s’écrit Puppy, mais le Papa Noël n’est jamais venu ici.

Alors Puppy se met à rêver. Comme elle aimerait que le Papa Noël lui apporte des jouets. Mais pour cela, il faudrait que l’hiver s’installe dans son pays et fasse tomber de la belle neige, bien blanche.

Alors Puppy appelle l’Hiver : Hiver où es-tu ? Hiver que fais-tu ?

Tout d’abord, ce ne fut qu’un nuage, une brume qui s’enroula au pied du lit de Puppy. Puis un long ruban couleur arc en ciel déploya des bras, noueux comme des branches. Un corps de terre où miroitaient des feuilles, des mers et des forêts s’éleva et tout en haut un visage rayonnait, tel un soleil. Puppy éberlué demande d’une voix tremblante : « mais qui es-tu ? »

Tu m’as appelé, je suis le Temps. J’ai la tête dans les étoiles et les pieds dans les profondeurs de la terre. Tu as demandé l’Hiver, alors me voilà. C’est moi qui fait les saisons. Je suis donc très important ; tout le monde parle de moi :

« Bonjour ! Quel temps fait-il ? Quel beau temps ! Je n’aurai jamais le temps ! Quel temps de chien ! »

Même à la télé, on essaie de savoir le temps qu’il fera. Mais je suis imprévisible ! je fais ce qui me plait. Je souffle parfois le chaud, parfois le froid. Cela dépend de mon humeur. Bref, je fais la pluie et le beau temps !

Mais, dit Puppy intimidé, j’avais demandé juste l’hiver !

– Ah, Ah, Ah !, s’esclaffe le temps, mais l’hiver tout seul n’existe pas ! il lui faut l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres. Il lui faut le printemps pour réchauffer la terre que l’hiver a glacée, mes saisons ont besoin les unes des autres. Ensemble, elles se donnent la main et forment une ronde éternelle.

Mais pourquoi donc veux-tu l’hiver ?Je voudrais qu’il fasse froid pour que le Papa Noël passe cette nuit, dans le Salon de Julie à Pontoise, j’y dors la nuit après avoir traversé la Place de l’Hôtel de ville et glissé sous la porte du Gingko’Art, avec des gâteaux, des centaines de boîtes de thé du monde entier, des pâtisseries réalisées par la gentille Katia et des cakes délicieux , des TiBiscuits de belles décorations et des tableaux très colorés … cette année un petit nougat est arrivé !

Dans le Salon de Julie j’aime boire un bon chocolat, il y a une décoration de Noël fabuleuse avec des sapins, des pâtisseries sous des cloches de verre, de jolies tasses et des lumières de fées…

Alors Puppy réfléchit et se met à chanter : « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soufflant crachant dans les grands sapins verts…. »A la fin de la chanson, le Temps charmé lui dit : « Merci petit chien en mousse. Tu m’as fait grand plaisir. Maintenant, tu vas aller te coucher, car il est tard. Pose tes chaussures au pied de ton lit et ferme tes yeux. Fais de beaux rêves et si tu rêves du Papa Noël, peut être il passera cette nuit… ».

Et le temps s’enfuit, laissant l’hiver derrière lui. La neige se mit à tomber et au milieu de la nuit, on entendit au loin une musique qui s’approchait. C’était les chants de Noël de la grande cathédrale Saint-Maclou de Pontoise et dans le Salon de Julie les beaux objets se sont animés, les tasses se sont mises à danser et les verres à faire de la musique jusqu’au petit matin et Pontoise se souviendra très très longtemps d’une bonne odeur de cannelle et de chocolat, des parfums du bout du monde …

Le petit chien Puppy retourna vers l’espace Gingko’Art après avoir traversé la Place de l’Hôtel de ville et s’installa sous sa cloche de verre, sur une colonne blanche et fixa son regard émerveillé pour l’éternité…

Si vous approché du petit chien fait de mousse et de feuilles avec de jolies fleurs jaunes vous entendrez peut-être l’histoire de Puppy le chien!

Un soir, une petite Marie me l’a raconté après une visite au Gingko’Art dans sa journée,elle s’approcha de la cloche de verre et lentement dans un petit souffle appelé murmure, le petit chien lui avait raconté sa merveilleuse histoire dans le creux de l’oreille gauche!

Ne le dites à personne, c’est le secret de Noël !

LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE

LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE

“La culture, c’est un peu comme le bonheur, ça se partage.”

UNE SOIRÉE EN PARTENARIAT AVEC LA 32 ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE LE JEUDI 14 SEPTEMBRE :
« Réjouissances » En compagnie de la violiste Juliette Guignard de l’Ensemble Les Surprises se fera l’écho harmonique des œuvres du peintre Jean-Pierre Plundr.

COUP D’ENVOI DE LA NOUVELLE EXPOSITION,
DU 14 SEPTEMBRE AU 14 NOVEMBRE 2017 :
«Les réjouissances en musique, en peintures dans les lumières de la sculpture contemporaine », avec nos invités Jean-Pierre Plundr artiste peintre et la participation du jeune sculpteur/plasticien sur cuivre et ses «heures d’ambiances» Étienne Grangien.

PRÉFACE DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, LES 16 ET 17 SEPTEMBRE; LE THÈME DE CETTE ANNÉE :

JEUNESSE ET PATRIMOINE

La relation au patrimoine peut quelquefois confiner au passéisme ou à la nostalgie. L’introduction, apparemment paradoxale au sein du patrimoine, d’artistes pleinement engagés dans les problématiques actuelles est pourtant susceptible de retisser un lien vivant entre le passé et notre époque contemporaine. Mais si l’art éclaire le patrimoine, il convient néanmoins de ne pas l’instrumentaliser :

L’art reste irréductible à une mission précise, il s’épanouit par la liberté qu’il incarne.

Éditorial de Françoise Nyssen, ministre de la culture

«Parce que la sensibilisation des jeunes générations à la connaissance et la préservation du patrimoine est un objectif prioritaire du ministère de la Culture, les Journées européennes du patrimoine sont placées cette année, pour leur trente- quatrième édition, sous le thème de la jeunesse. Pendant deux jours, les 16 et 17 septembre prochains, tout sera mis en œuvre, partout en France, pour sensibiliser les plus jeunes à ces enjeux. Pour leur donner, grâce à une programmation dédiée et adaptée à chacun, quel que soit son âge, les moyens de s’approprier le patrimoine dans toute sa diversité. Mettre la jeunesse à l’honneur, c’est porter un éclairage particulier sur le travail remarquable accompli quotidiennement, en matière d’éducation artistique et culturelle, par l’ensemble des professionnels des établissements culturels et du monde de l’enseignement : conservateurs, médiateurs, animateurs, professeurs, conseillers pédagogiques, architectes, plasticiens, etc. C’est également valoriser le travail des associations et des réseaux passionnément engagés dans la connaissance, la conservation et la transmission du patrimoine sur l’ensemble du territoire, en métropole comme dans les Outre-mer, et dont je veux saluer l’investissement constant. Nos jeunes sont nombreux à s’illustrer par leurs actions au service du patrimoine : bénévoles des chantiers de restauration du patrimoine ou de fouilles archéologiques, repreneurs de monuments historiques ou encore étudiants en métiers du patrimoine. Ces Journées européennes du patrimoine sont l’occasion de leur rendre hommage. Je remercie chaleureusement tous ceux qui, professionnels et amateurs, propriétaires publics et privés, associations, partenaires privés et institutionnels, médias, contribuent à l’immense succès des Journées européennes du patrimoine. Je vous souhaite de belles découvertes».

Françoise Nyssen, Ministre de la Culture

L’Espace culturel Gingko’Art conçu autour d’une architecture du XIVème siècle, l’ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, Bossuet y fût sacré évêque de Condom le 21 septembre1670, lieu chargé d’Histoire qui a accueilli les Etats Généraux en l’an 1561, le Parlement de 1652, 1720, 1753 et les Assemblées Générales du Clergé en 1656, 1660, 1665 et1670. Cette année, l’oratoire, ( petit édifice à l’intérieur du Gingko’Art appelant à la prière, selon la tradition religieuse pour invoquer la protection divine).

Jean-Pierre Plundr est né en 1957.Vit et travaille à Auvers-sur-Oise. Après un passage à l’école des Beaux-Arts pour étudier l’architecture, se consacre entièrement à la peinture dès 1980. Rencontre avec les artistes Pol Bury et Henri Cueco et les écrivains Michel Butor, Bernard Noël, Jean Roudaut, avec lesquels il a réalisé plusieurs livres d’artistes. A exposé à la galerie Claude Samuel, Michèle Broutta ; en 2007 à la Cité des Arts de Chambéry et à l ‘Apostrophe-Scène Nationale de Cergy-Pontoise et en juin 2008 à la galerie anne -marie et roland pallade, à Lyon.

À vous, voici ma biographie !
«Je suis né à la fin du printemps de l’année mille neuf cent cinquante sept.
L’été fut chaud et ensoleillé. Il se prolongea jusqu’aux derniers jours d’octobre. Ainsi, j’ai passé les premiers mois de mon existence dans un berceau à l’ombre des fruitiers d’un jardin. Pour me protéger des guêpes et autres insectes malveillants, un discret voile de tulle m’a fait percevoir le monde, allongé que j’étais, derrière la trame protectrice du tissu. J’ai emmagasiné dans cet état, les vibrations de la lumière dans les feuilles, enivré par le parfum des fruits à point qui tombaient sur la pelouse. Il faut croire que mon cerveau en formation, réceptif à ce qu’on nomme les fonctions implicites de la mémoire, orienta pour toujours ma perception du monde ; je ne le conçois désormais que comme un jardin d’Éden soumis aux caprices d’un éclairage changeant.

Vers les dix ans, le dimanche, ne trouvant que l’ennui, dans un petit cabanon aménagé au fond du potager familial, j’ai commencé à peindre. À dix huit ans, J’ai rêvé d’être architecte et ne le devenant pas au cours d’études buissonnières où je passais plus de temps dans les musées et les bibliothèques qu’à ma table, le vent de la peinture m’a rattrapé logiquement. Cette passion a balayé d’un coup l’échafaudage des mes architectures de papier. J’ai sérieusement envisagé qu’hélas je ne pouvais que répondre à cet appel.Longtemps, je me suis couché tard ou pas du tout, aimant travailler la nuit, sortant peu de l ‘atelier, ne montrant pas mon travail. Me sentant coupé du monde qu’on dit “culturel”, j’ai trouvé comme moyen de m’y relier, ayant le goût d’écrire, la pratique épistolaire d’un autre âge ; celle ci m’a permis de rencontrer et de devenir ami avec des artistes et des écrivains qui m’ont encouragé. Parmi ceux ci, Pol Bury, Henri Cueco, Samuel Buri, Michel Butor, Bernard Noël, Jean Roudaut ont été de précieux soutiens et les échanges sur le papier à lettre ont été formateurs. Si je devais définir en quelques mots mon parcours, maintenant que les oeuvres osent prendre l’air, je dirais qu’il est fait de détours et de continuité ; aimant changer de technique, de support et de format, alternant les périodes de noir et blanc et de couleur, flirtant entre abstraction et figuration, je pense avoir toujours suivi le même chemin. De mes premiers tableaux et dessins où se superposaient avec minutie tout un arsenal de grilles et de trames jusqu’aux peintures récentes où le geste est
présent et la composition plus spontanée, j’ai toujours voulu exprimer mon étonnement devant le réel. Depuis une quinzaine d’années, sur des carnets, je consigne méthodiquement par l’image et l’écriture mes impressions de voyage, ceux effectués dans l’atelier et ceux qui m’amènent en Grèce. Ces carnets sont un lieu de grande liberté et de création immédiate ; je retrouve là, dans la légèreté des moyens mis en oeuvre autant de plaisir à esquisser les tableaux qui verront peut-être le jour qu’à représenter, sur une île de l’Égée, l’ombre d’un tamaris sous lequel je somnole. Façon sans doute de revenir avec innocence aux illuminations de la première enfance, auxquelles je suis resté fidèle, quand les variations de l’intensité lumineuse orientaient mon regard vers la gratuité et la jubilation.»

Artiste autodidacte, Étienne Grangien, né le 22 aout 1986, s’intéresse d’abord à l’évolution dans l’espace de son matériel de prédilection, le cuivre rouge; c’est dans les années 2007, attiré par la sensualité des volumes, que le jeune artiste s’oriente très vite vers la sculpture.

Il travaille les courbes et les torsions, malmène sa réalité, lui donne des aspérités qui jouent avec les éclairages. Jeux d’ombres et de lumière, rencontre des matières… Mises en contraste. Par les reflets de ses compositions sculpturales il apporte une dimension supplémentaire à son œuvre lui conférant une mobilité et une dynamique tendant à l’éloigner de la matérialité.

« Mon but est de dégager une notion, comme si l’humain était déjà passé et la nature reprenait ses droits ».

L’oeuvre du sculpteur/plasticien est celle d’un créateur solitaire qu’il est difficile de relier à un courant artistique précis. Si elle annonce l’abstraction plastique qui caractérise l’évolution de la sculpture moderne, elle s’est développée selon une démarche exceptionnellement personnelle et cohérente. Comme les cubistes, Étienne est à la recherche d’une nouvelle réalité plastique et reste sensible aux simplifications de la sculpture moderne . Cependant, ses références à un monde naturel et cosmique, qui sous-tend l’ensemble de son oeuvre, l’éloigne des préoccupations plus intellectuelles.

Il est des natures qui banalisent les images les plus rares : ils ont toujours des concepts prêts à recevoir les images. D’autres natures, celles des vrais poètes, remettent en vie les images les plus banales : écoutez ! dans le creux même d’un concept, ils font retentir le bruit de la vie. Mais alors les poètes de la platitude se soulèveront et nous diront : nous aussi nous parlons au sens fort, au sens plein, au sens vivant. Et ils étalent les riches images, ils retentissent en de sonores allitérations. Mais toutes ces richesses sont hétéroclites, toutes ces sonorités sont des cliquetis. A toutes ces parures il manque l’être, la constance poétique, la matière même de la beauté, la vérité du mouvement.

Biographie de Juliette Guignard:

Juliette Guignard étudie la viole de gambe depuis l’âge de 6 ans avec Paul Rousseau, puis Marianne Muller au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon et enfin au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris auprès de Christophe Coin où elle obtient en juin 2013 son master de viole de gambe avec la mention Très Bien. Elle se perfectionne également auprès de Jordi Savall, Rainer Zipperling et Wieland Kuijken. En 2012, elle obtient une maîtrise à l’université de La Sorbonne Nouvelle-Paris 3 intitulé « Conception et direction de projets culturels ». Très investie dans le milieu du théâtre musical et des arts dramatiques, elle s’est produite en 2007 et 2008 avec la compagnie théâtrale Le Sablier. Elle travaille régulièrement avec la compagnie de théâtre musical contemporain Éclats basée à Bordeaux pour laquelle elle a créé un concert jeune public intitulé « Les petites folies de Juliette » ; programme pour viole de gambe seule autour des Folies d’Espagne de Marais et de pièces baroques et contemporaines. Sensibilisée à la musique contemporaine dès son plus jeune âge, elle cherche à faire connaître des compositeurs qui écrivent pour la viole de gambe tels que François Rossé ou David Loeb, mais aussi de jeunes compositeurs. Elle s’est produite en France et à l’étranger (tournées à Djibouti, en Belgique). Son travail a notamment été salué lors du festival d’Ambronay : « le continuo – de l’ensemble Les Surprises – est riche, inventif et animé. Signalons en particulier le son net et incisif de la basse de viole de Juliette Guignard. » (Muse baroque, oct. 2012).

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise

L’exposition participe aux journées Européennes du Patrimoine: Visites gratuites: Ouverture le jeudi 15 septembre à partir de 15 heures.

Heures d’ouvertures de la semaine: du lundi au dimanche de 15h30 à 19h. Contacts: Tel O9 54 58 35 37 et 06 10 20 05 56
E.mail: espacegingkoart@gmail.com
Blog: http://gingko art.wordpress.com

 

E n 2 0 1 7 , l e s J o u rn é e s e u r o p é e n n e s d u p a t ri m o i n e ,
c’est : 17 000 lieux ouverts
2 6 0 0 0 animations
50 pays européens participants

La jeunesse au cœur de la 34e édition des Journées européennes du patrimoine Les Journées européennes du patrimoine sont cette année résolument tournées vers le jeune public et sa sensibilisation au patrimoine, à l’histoire de la Nation et à l’histoire de l’art, ou encore aux métiers du patrimoine. Comprendre et connaître le patrimoine dans son contexte historique et social, c’est mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons. C’est discerner les valeurs sur lesquelles elle se construit pour les comprendre, pour les questionner, pour mieux se les approprier. S’adresser aux jeunes générations, c’est une occasion de saluer le travail des associations et des réseaux engagés dans l’éducation artistique et culturelle, des réseaux des Villes et Pays d’art et d’histoire, des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et bien d’autres encore qui valorisent le patrimoine auprès de la jeunesse. Ces Journées permettront également de mettre en valeur les chantiers de bénévoles, dans leur dimension technique et d’apprentissage : ils constituent une étape essentielle dans le développement de l’action pédagogique. Ils sont le lieu où se joue la première orientation professionnelle ou la sensibilisation aux filières de formation professionnelle. La formation sera ainsi au cœur de cette 34e édition. Ce sera l’occasion de mettre en valeur l’ensemble des actions entreprises dans ce domaine.

Le ministère de l’Éducation nationale, avec le concours du ministère de la Culture, a ainsi créé en 2008, le bac professionnel « Intervention sur le bâti ancien», avec la participation de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, du Groupement des entreprises de monuments historiques, de l’association Maisons paysannes de France, de la Fédération nationale des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et de personnalités référentes du bâti ancien. Plusieurs écoles sous tutelle du ministère, ou dont les diplômes font l’objet d’une reconnaissance de la part de l’État, proposent des formations diplômantes, afin d’assurer la transmission des savoir-faire. Les Journées européennes du patrimoine sont organisées par le ministère de la Culture. Placées sous le patronage du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, elles reçoivent le concours des propriétaires publics et privés de monuments historiques. Elles bénéficient de l’implication du Centre des monuments nationaux, du réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire, de la Fondation du Patrimoine et des associations de sauvegarde du patrimoine présentes depuis la toute première édition : les Vieilles Maisons françaises et La Demeure Historique. Elles sont soutenues par Lidl, le Crédit Agricole, la Fondation d’Entreprise Michelin, la RATP, Phenix Digital, la Journée du transport public, Radio France, France Télévisions, le magazine Art & Décoration et Toute l’histoire.

Réjouissances? Vous avez dit « réjouissances »? Par ces temps d’incertitudes, par ces temps d’inquiétudes, peut-on vraiment songer à se réjouir? N’est-ce pas faire preuve d’une folle impertinence ou pire, d’une coupable indécence? Oserons-nous continuer ainsi, coûte que coûte, à solliciter le plaisir? Aurons-nous encore l’audace d’opposer ses sortilèges à la morosité?

Alors, comme le dit si bien la chanson, qu’attendons-nous pour être heureux? Qu’attendons-nous pour faire la fête?
Au festival, la joie vous guette, c’est merveilleux! Alors venez, ne songez plus qu’à vous réjouir!

Patrick lhotellier, directeur artistique.
Pablo Souverain, chargé de production & des publics

FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE
2 rue des Pâtis – 95300 Pontoise
01.34.35.18.73
http://www.festivalbaroque-pontoise.fr

Nouvelle exposition à l’espace culturel Gingko’Art de Pontoise: Un rendez-vous placé sous le signe de la représentation animale et du maxiréalisme.

 Le monde merveilleux de Dan Jacobson un nouveau rendez-vous pictural et aussi sculptural dans le cadre de la thématique « Regard sur la création animalière contemporaine », cette édition opus IV propose aux visiteurs de partir vers un voyage extraordinaire!

L’œuvre d’art délivre celui qui la crée, mais aussi ceux qui la contemplent de leurs tensions intérieures en leur permettant de les extérioriser.

Le quatrième rendez-vous de la création animalière contemporaine se déroulera à partir du 15 décembre prochain et jusqu’au 15 janvier 2017. Une nouvelle exposition placée sous le signe de l’Art animalier et plus particulièrement de découvrir les aquarelles inédites du peintre maxiréaliste Dan Jacobson, les sculptures animalières d’Isabelle Panélas Huard notamment le grand hippocampe déjà exposé au Musée national de la Marine à Paris ainsi que l’incontournable « Puppy » une sculpture en substrat représentant un petit chien vert par l’artiste américain Jeff Koons.

Quand le Possible devient Réel…

Le Maxi réalisme

C’est un mouvement réaliste imaginaire, un décalage par rapport au temps présent, passé, ou futur entre deux mondes qui se rejoignent, créant ainsi une virtualité plausible. Physiquement, tout est possible, concrètement le rêve l’emporte sur la réalité. Le Maxiréalisme s’éloigne du réalisme photographique, n’est pas figé comme l’hyperréalisme, plus humain, pas statique mais scénique, intimiste ou humoristique.

Les toiles généralement de grand format, sont brossées ou lissées avec une exigence du dessin et de la perspective poussée à l’extrême de façon à perturber l’œil du spectateur et à créer l’ambiguïté entre le Rêve et le Réel. Le Maxiréalisme apporte une créativité contemporaine nourrie par l’héritage de nos anciens Maîtres. “Rimbaud n’avait-il pas des visions de Bateau Ivre lorsqu’il longeait la seine?” Dan Jacobson.

Ce peintre absorbe le temps pour le remodeler dans un dérèglement qui prend tout son sens. Ses tableaux expriment l’éventualité d’une rencontre entre deux mondes complètement opposés et ne pouvant s’unir que par la force du rêve et de la perception. Le droit au rêve devient une réalité. Les normes du raisonnable se modifient au profit de l’impensable. Par le biais de sa peinture et de ses aquarelles, Dan Jacobson nous guide vers d’autres dimensions parallèles affleurant notre présent. Parfois, elles se résument à la téléportation d’un élément. Mais elles peuvent aussi se transformer en une confrontation entre deux époques. En clair, l’impossible n’est possible que lorsqu’il n’y a plus de barrière. Et cet obstacle, c’est le temps. L’artiste nous en livre la clé par le truchement d’un imaginaire bien plus que réel. Et c’est là le « Paris » de Dan Jacobson.

Extrait de « Arts Actualités Magazine » de Harry Kampianne.

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux d‘hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

« Lire dans l’oeuvre objective…la vision intérieure de l’artiste, voilà le but de l’analyse psychologique. Et cette vision nous mène bientôt à l’état d’âme qui est à sa base. »

Dan Jacobson est un peintre français contemporain, né en 1942 à Paris. Il vit entre ses ateliers du Val d’Oise et de Paris.
Diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques ESTIENNE, ses professeurs sont Albert Flocon et Jean Cluseau Lanauve.
1962 : Il Obtient le Grand Prix de l’Art et l’Industrie aux Beaux Arts de Paris. La Marine Nationale lui commande un reportage de 40 aquarelles sur la vie des marins à la base d’Hourtin.
Parallèlement à sa peinture, il exerce une activité de Directeur Artistique dans les grandes agences de publicités parisiennes.
1975 : Roger Tagliana lui offre les cimaises de la « Maison de Van Gogh » à Auvers sur Oise pour sa première exposition, avec un reportage télévisé par Micheline Sandrel sur FR3.
1978 : la galerie Drouant lui décerne le prix de la Jeune Peinture parrainé par Tofoli ; il y exposera régulièrement.
Ses expositions à thème se multiplient dans les galeries en France et à l’étranger : » la mer et les marins pêcheurs, passion pour la voile, les marchés, les bistrots, Paris d’Hier et d’aujourd’hui, Evasion, à Fleur d’eau » ( galeries les Heures Claires / Médicis / la Caverne des Arts/ les Orfèvres / Drouant / Saint Roch / Colette Dubois / Arts Expo / Opéra Gallery / l’Orée du Rêve …)
1995 : création du mouvement « MAXIREALISTE » au Salon COMPARAISONS; il en devient le chef de file.
Pendant la Coupe du Monde de Football, il expose au Toit de la Grande Arche ses grandes toiles « Imagine Paris » … Depuis l’Edition 1999, Dan figure au « BENEZIT »
2001 : Il est l’invité officiel à MEXICO de « FRANCIA 2001 » organisé par le centre Français du Commerce Extérieur.
2002 : Acquisition d’une de ses œuvres par le Musée de la Marine.
2005 : Le Député Maire Axel PONIATOWSKI invite au Centre d’Art Jacques Henri Lartigue de l’ISLE ADAM « Dan Jacobson et les Maxiréalistes ».
Invité d’honneur dans plusieurs salons, il est Sociétaire du Salon d’Automne / Comparaison / SNBA / Salon du Dessin et de la Peinture à l’eau / Salon de la Marine. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections particulières.dan-jacobson-le-montreur-dours-sest-echappe

Histoire:
La représentation des animaux dans la peinture est particulièrement ancienne puisqu’on la retrouve dans les premières peintures de la Préhistoire (art rupestre et art pariétal) comme les grandes fresques murales de la grotte Chauvet, la grotte Cosquer et surtout, durant le Magdalénien, dans les grottes de Lascaux et d’Altamira.

dan-jacobson-la-sortie-des-empreurs-copie

Fresque de Pompéi (premier siècle av. J.-C.)
Durant l’Antiquité, dans l’Égypte antique on trouve de nombreuses représentation de figures d’animaux dont beaucoup avaient une signification religieuse (lion, hyène, chacal, chat, chien, chèvre, loups, bouquetin, oryx ainsi que des oiseaux et des poissons).
Si les Phéniciens ont laissé très peu de peintures animalières, en revanche, les Étrusques représentaient assez souvent des animaux, surtout des chevaux, sur les amphores, les cratères ou les murs de salles funéraires (félins de la période orientalisante). Les Grecs ont également contribué à développer ce genre de peinture même si c’est plutôt dans la sculpture que l’art animalier s’est exprimé. Le goût pour les bêtes peintes apparaît aussi dans les mosaïques et les peintures de Pompéi. La peinture de la Renaissance marqua un renouveau du style avec une volonté d’imiter la nature.

dan-jacobson-derive-a-venise

Isabelle Panélas Huard dite Isabelle Huard commence sa carrière artistique en 1999. Elle fréquente alors l’atelier de l’ADAC de Paris, dans la section modèle vivant. Deux ans plus tard, elle fait sa première exposition au Festival européen de la sculpture avenue Georges V à Paris.
A ses débuts, elle sculpte des nus dans un style académique avant d’évoluer vers un style personnel. Son univers se peuple alors de personnages asiatiques et d’animaux. Elle rapporte de ses voyages des sujets à thèmes, en particulier des Mandarins et des Samouraïs.
Les animaux se font peu à peu très présents avec des hippopotames, des ours, tout en rondeur, aux formes épurées, aux surfaces lisses. Actuellement ses recherches la conduisent vers un travail en force, au couteau, de façon à accentuer la dynamique de l’animal, à donner plus de relief à ses lignes et ses caractéristiques propres. En fonction du message qu’elle veut véhiculer, elle imprime plus ou moins fortement son empreinte dans la terre. C’est le cas de son fameux Rhino-féroce, très travaillé. A noter que ces animaux sont souvent traités dans un sens symbolique, avec une attention toute particulière portée à la tête, généralement plus grosse que la normale : rhinocéros et hippopotames nous apparaissent dotés d’une tête qui fait la moitié du corps alors qu’en réalité elle représente le tiers.
Isabelle Huard développe régulièrement son apprentissage dans le domaine de la ciselure, du moulage et de la patine dans la fonderie d’art Chapon.

isabelle-panelas-huard_2

L’artiste participe à de nombreuses exposition depuis 2001, en particulier le salon des Artistes indépendants, le salon Nature et animaux à Paris, le salon international du monde de la culture et des arts à Cannes. Ses travaux ont été de nombreuses fois récompensés, en particulier son Rhino-Féroce, trois médailles d’or. En 2004, elle vient d’être sélectionnée pour le Salon National des Artistes Français. Elle signe ses pièces I.P.H, monogramme de son nom.
Isabelle Panélas-Huard, après avoir travaillé avec différentes galeries de Paris (place des Vosges), de province et à l’étranger (Allemagne, Suisse, Italie), est actuellement exposée en permanence à la « galerie 23 » au domaine de Rochevilaine à Billiers, ainsi qu’a la galerie « les artistes et la mer » à St Malo.
Article paru dans le « Dictionnaire illustré des Sculpteurs animaliers et fondeurs de l’Antiquité à nos jours » Jean Charles HACHET / Éditeur : argusvalentines. http://www.argusvalentines.com/ Jeff Koons, considéré comme le maître incontestable du kitsch.

isabelle-panelas-huard

Jeff Koons a commencé sa carrière comme courtier à la bourse de Wall Street à New York avant d’étudier les arts plastiques à Baltimore et Chicago.
Passionné par l’art depuis l’enfance, il installe son atelier à Chelsea où il travaille avec ses collaborateurs toutes sortes de supports et où il pratique le détournement d’objets du quotidien. Koons puise son inspiration dans le thème de l’enfance et réalise des jouets et des animaux gonflables.

Son Rabbit, lapin en acier inoxydable réalisé en 1986, Lobster, son homard géant en aluminium polychrome ou ses Balloon Dogs ont séduit les plus grands collectionneurs.

« L’art m’a permis de développer ma personnalité d’abord au sein de ma famille. J’ai une sœur, de trois ans mon aînée, qui faisait toujours mieux que moi. Elle était meilleure en maths ou en langues mais en art, c’était l’inverse, j’étais plus doué. C’est d’ailleurs le domaine où mes parents me valorisaient un peu. J’étais encore un enfant, je devais avoir 5 ans et cela m’a donné une grande force et une confiance en moi. »

Il est aussi fasciné par les mythes et les légendes de la culture de masse et l’auteur des célèbres sculptures de Michael Jackson et de la Panthère rose. En 1992, l’artiste a conçu Puppy, un chien de douze mètres de haut, recouvert de fleurs, qui se trouve actuellement à l’entrée du musée Guggenheim de Bilbao.

Puppy , fleurs et mascottes

jeff-koons-puppy

« Avec Puppy, Koons allie passé et présent, en employant un modèle d’ordinateur sophistiqué pour créer une œuvre qui fait référence à un jardin classique européen du XVIIIe siècle. Le West Highland Terrier géant avec sa livrée de plantes en fleur combine l’iconographie la plus édulcorée — fleurs et mascottes — dans un monument au sentimentalisme. Sa taille imposante, fermement contenue et en même temps, échappant à tout contrôle apparent (l’animal continue de grandir, au sens littéral et au figuré), et la juxtaposition de références élitistes et de la culture populaire (l’art de sculpter des arbustes et l’élevage de chiens, la céramique décorative et les cartes de vœux), peuvent être interprétées comme une analogie de la culture contemporaine. Koons a irrévocablement cherché, avec cette sculpture publique, à attirer, à inspirer l’optimisme et à transmettre, selon ses propres mots, « confiance et sécurité ». Puppy, gardien majestueux et robuste des portes du Musée, remplit les spectateurs d’admiration et de joie.»

« Mon père était décorateur architecte d’intérieur et il avait un magasin de meubles. C’est donc à travers lui que j’ai découvert l’esthétique, et c’est à ses côtés que j’ai appris la couleur et comment différentes combinaisons de couleurs et de surfaces peuvent faire éprouver des émotions extrêmement variées. »

Son art peut être considéré comme le croisement entre les ready-made de Marcel Duchamp et le Pop Art d’Andy Warhol, le tout mêlé à l’imagerie populaire américain.

« Je suis probablement devenu artiste car mon père était décorateur d’intérieur. C’est lui qui m’a initié à l’esthétique. Je me rendais dans son magasin et je voyais toutes ces couleurs, ces textures et ces objets : des lampes, des tables, des chaises… »

L’ARTISTE ET L’ANIMAL : DE L’ESTHÉTIQUE A L’ÉTHIQUE

Animal : du latin anima « vent, souffle, respiration, être vivant, être animé, créature »

Premier sujet de l’art, toujours à l’étude, l’animal représenté témoigne de la longue et lointaine relation qui l’unit à l’homme, dans tous les arts et dans tous les pays, réunissant dès l’origine tout le répertoire des formes : naturalisme, symbolisme, stylisation, hybridation.

C’est à partir du XVIIe siècle que la représentation des animaux devient un genre particulier de la peinture occidentale. Longtemps tenue pour mineure, la sculpture animalière connaît son apogée au XIXe siècle. Le premier salon d’art animalier ouvre ses portes en 1912. L’artiste animalier choisit de faire de l’animal le sujet principal de son œuvre où lui donne la prééminence, se distinguant en cela des artistes qui l’intègrent à des scènes plus générales.

Cet art nécessite une observation patiente et sensible afin de saisir la justesse des formes et des postures et faire en sorte de « déceler l’âme animale » (Les représentations plastiques de l’animal / Claude-Georges Mallet). Dans la hiérarchie des genres « celui qui peint des animaux vivants est plus estimable que celui qui représente des choses mortes et sans mouvement » (Conférences de l’Académie / André Félibien, 1667), pour autant des peintres de chasse et de natures mortes comme le flamand Snyders et les français Desportes et Oudry excellèrent en cette manière. Bien loin de la création fabuleuse tirée du bestiaire médiéval (Le jardin des délices de Bosch), l’étude quasi scientifique de l’animal par les maîtres anciens comme Léonard de Vinci (Étude de chevaux) ou Dürer (Le lièvre) ouvre la voie à des illustrateurs chevronnés auxquels fera appel Buffon pour les planches de son « Histoire naturelle » -revisitée par Picasso- puis aux naturalistes du XIXe siècle (Birds of America du peintre naturaliste Jacques-Audubon) resserrant ainsi les liens entre art et science.

La relation plus intime que l’homme et l’animal nouent à la Renaissance prend un caractère plus familier voire anecdotique au XVIIIe siècle avec la mode de la scène de genre, qui associe aux portraits de femmes et d’enfants un animal de compagnie (Greuze). L’animal devient le miroir des émotions humaines. L’intérêt grandissant pour la représentation des animaux familiers, animaux domestiques (Paulus Potter) ou animaux sauvages (Barye) trouve un nouveau souffle au XIXe siècle. Parmi les animaux les plus représentés figure le cheval, symbole de noblesse et de liberté. Depuis la préhistoire, la liste est longue des artistes qui tentèrent de capturer sa beauté naturelle (…Wouvermans, Stubbs, dit le peintre du cheval, Géricault, Delacroix, Degas, Franz Marc…).

Sa représentation, qui tient de la fascination et du sentiment, se transforme dans l’art contemporain en d’inquiétantes et tragiques mises en scène comme dans La Ballade de Trotski, « un véritable cheval empaillé à suspendre à un haut plafond », de Maurizio Cattelan ou dans Le cheval noir, cheval empaillé à l’agonie, de Berlinde de Bruyckere.

Dans le même registre regardons « les chiens multicolores, couleurs du temps », Puppies de Jeff Koons, dérisoire avatar du fidèle compagnon de l’homme ou encore les hybrides monstrueux de Barney (Cycle Cremaster) ou Piccini…dans un rapport inversé animalité/ humanité, lointaine référence à la mythologie ou aux études de physiognomonie de Le Brun.

Ainsi, depuis une cinquantaine d’années, l’art contemporain développe une antithèse de la sacralisation de l’animal des temps anciens, et exprime peut-être le regret du lien vital, de notre humanité perdue. Cependant, l’utilisation transgressive de l’animal au-delà de ce qu’elle dénonce (exploitation, clonage, fétichisme, réification…) pose la question éthique et la légitimité de la démarche artistique.

Marié aux larges masses d’insoumis, brassé dans l’universel attroupement des choses, livré aux dénicheurs de graves tourments, aux radicelles humaines figées dans le recueillement et la complicité des jaloux, tu te regardes accomplir les gestes quotidiens dans les limites serrées des souples ‘branches. Au désir de papier buvard, tu t’opposes, tu t’agites sous le vent d’un sillage toujours en fleurs. Que je n’arrive pas à distinguer des choses les fantômes des parties qui ont aidé à leur épanchement hors de moi, cela est dû à la continuité de leur action médiatrice entre le monde et mon adolescence. Et, désormais soumis à un sentiment, morcelé et étranger, de gouffre, pouvais-je, sinon subir avec terreur leur désertique et ferrugineux appel? Tout l’espace terreux se cabrait sous les bancs de nuages. Je me suis entouré d’hivernages fragiles, de forces desséchantes. Que reste-t-il d’humain sur les glabres visages tannés par les lectures et les astreignantes politesses des dossiers dont je me suis constitué un décor famélique? Coutumière faiblesse il sera dit un jour de révolte que les yeux qu’on a cherchés étaient vides de la joie des hommes. Et les hommes et la joie, j’ai toujours essayé de me mêler à eux, à défaut de la féroce fusion promise que l’on trouve cependant encore vivante au fond résiduel des contes, parmi les germes de froid et les portes parsemées d’enfances.

TRISTAN TZARA – LA MAIN PASSE