LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE

LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE

“La culture, c’est un peu comme le bonheur, ça se partage.”

UNE SOIRÉE EN PARTENARIAT AVEC LA 32 ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE LE JEUDI 14 SEPTEMBRE :
« Réjouissances » En compagnie de la violiste Juliette Guignard de l’Ensemble Les Surprises se fera l’écho harmonique des œuvres du peintre Jean-Pierre Plundr.

COUP D’ENVOI DE LA NOUVELLE EXPOSITION,
DU 14 SEPTEMBRE AU 14 NOVEMBRE 2017 :
«Les réjouissances en musique, en peintures dans les lumières de la sculpture contemporaine », avec nos invités Jean-Pierre Plundr artiste peintre et la participation du jeune sculpteur/plasticien sur cuivre et ses «heures d’ambiances» Étienne Grangien.

PRÉFACE DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, LES 16 ET 17 SEPTEMBRE; LE THÈME DE CETTE ANNÉE :

JEUNESSE ET PATRIMOINE

La relation au patrimoine peut quelquefois confiner au passéisme ou à la nostalgie. L’introduction, apparemment paradoxale au sein du patrimoine, d’artistes pleinement engagés dans les problématiques actuelles est pourtant susceptible de retisser un lien vivant entre le passé et notre époque contemporaine. Mais si l’art éclaire le patrimoine, il convient néanmoins de ne pas l’instrumentaliser :

L’art reste irréductible à une mission précise, il s’épanouit par la liberté qu’il incarne.

Éditorial de Françoise Nyssen, ministre de la culture

«Parce que la sensibilisation des jeunes générations à la connaissance et la préservation du patrimoine est un objectif prioritaire du ministère de la Culture, les Journées européennes du patrimoine sont placées cette année, pour leur trente- quatrième édition, sous le thème de la jeunesse. Pendant deux jours, les 16 et 17 septembre prochains, tout sera mis en œuvre, partout en France, pour sensibiliser les plus jeunes à ces enjeux. Pour leur donner, grâce à une programmation dédiée et adaptée à chacun, quel que soit son âge, les moyens de s’approprier le patrimoine dans toute sa diversité. Mettre la jeunesse à l’honneur, c’est porter un éclairage particulier sur le travail remarquable accompli quotidiennement, en matière d’éducation artistique et culturelle, par l’ensemble des professionnels des établissements culturels et du monde de l’enseignement : conservateurs, médiateurs, animateurs, professeurs, conseillers pédagogiques, architectes, plasticiens, etc. C’est également valoriser le travail des associations et des réseaux passionnément engagés dans la connaissance, la conservation et la transmission du patrimoine sur l’ensemble du territoire, en métropole comme dans les Outre-mer, et dont je veux saluer l’investissement constant. Nos jeunes sont nombreux à s’illustrer par leurs actions au service du patrimoine : bénévoles des chantiers de restauration du patrimoine ou de fouilles archéologiques, repreneurs de monuments historiques ou encore étudiants en métiers du patrimoine. Ces Journées européennes du patrimoine sont l’occasion de leur rendre hommage. Je remercie chaleureusement tous ceux qui, professionnels et amateurs, propriétaires publics et privés, associations, partenaires privés et institutionnels, médias, contribuent à l’immense succès des Journées européennes du patrimoine. Je vous souhaite de belles découvertes».

Françoise Nyssen, Ministre de la Culture

L’Espace culturel Gingko’Art conçu autour d’une architecture du XIVème siècle, l’ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, Bossuet y fût sacré évêque de Condom le 21 septembre1670, lieu chargé d’Histoire qui a accueilli les Etats Généraux en l’an 1561, le Parlement de 1652, 1720, 1753 et les Assemblées Générales du Clergé en 1656, 1660, 1665 et1670. Cette année, l’oratoire, ( petit édifice à l’intérieur du Gingko’Art appelant à la prière, selon la tradition religieuse pour invoquer la protection divine).

Jean-Pierre Plundr est né en 1957.Vit et travaille à Auvers-sur-Oise. Après un passage à l’école des Beaux-Arts pour étudier l’architecture, se consacre entièrement à la peinture dès 1980. Rencontre avec les artistes Pol Bury et Henri Cueco et les écrivains Michel Butor, Bernard Noël, Jean Roudaut, avec lesquels il a réalisé plusieurs livres d’artistes. A exposé à la galerie Claude Samuel, Michèle Broutta ; en 2007 à la Cité des Arts de Chambéry et à l ‘Apostrophe-Scène Nationale de Cergy-Pontoise et en juin 2008 à la galerie anne -marie et roland pallade, à Lyon.

À vous, voici ma biographie !
«Je suis né à la fin du printemps de l’année mille neuf cent cinquante sept.
L’été fut chaud et ensoleillé. Il se prolongea jusqu’aux derniers jours d’octobre. Ainsi, j’ai passé les premiers mois de mon existence dans un berceau à l’ombre des fruitiers d’un jardin. Pour me protéger des guêpes et autres insectes malveillants, un discret voile de tulle m’a fait percevoir le monde, allongé que j’étais, derrière la trame protectrice du tissu. J’ai emmagasiné dans cet état, les vibrations de la lumière dans les feuilles, enivré par le parfum des fruits à point qui tombaient sur la pelouse. Il faut croire que mon cerveau en formation, réceptif à ce qu’on nomme les fonctions implicites de la mémoire, orienta pour toujours ma perception du monde ; je ne le conçois désormais que comme un jardin d’Éden soumis aux caprices d’un éclairage changeant.

Vers les dix ans, le dimanche, ne trouvant que l’ennui, dans un petit cabanon aménagé au fond du potager familial, j’ai commencé à peindre. À dix huit ans, J’ai rêvé d’être architecte et ne le devenant pas au cours d’études buissonnières où je passais plus de temps dans les musées et les bibliothèques qu’à ma table, le vent de la peinture m’a rattrapé logiquement. Cette passion a balayé d’un coup l’échafaudage des mes architectures de papier. J’ai sérieusement envisagé qu’hélas je ne pouvais que répondre à cet appel.Longtemps, je me suis couché tard ou pas du tout, aimant travailler la nuit, sortant peu de l ‘atelier, ne montrant pas mon travail. Me sentant coupé du monde qu’on dit “culturel”, j’ai trouvé comme moyen de m’y relier, ayant le goût d’écrire, la pratique épistolaire d’un autre âge ; celle ci m’a permis de rencontrer et de devenir ami avec des artistes et des écrivains qui m’ont encouragé. Parmi ceux ci, Pol Bury, Henri Cueco, Samuel Buri, Michel Butor, Bernard Noël, Jean Roudaut ont été de précieux soutiens et les échanges sur le papier à lettre ont été formateurs. Si je devais définir en quelques mots mon parcours, maintenant que les oeuvres osent prendre l’air, je dirais qu’il est fait de détours et de continuité ; aimant changer de technique, de support et de format, alternant les périodes de noir et blanc et de couleur, flirtant entre abstraction et figuration, je pense avoir toujours suivi le même chemin. De mes premiers tableaux et dessins où se superposaient avec minutie tout un arsenal de grilles et de trames jusqu’aux peintures récentes où le geste est
présent et la composition plus spontanée, j’ai toujours voulu exprimer mon étonnement devant le réel. Depuis une quinzaine d’années, sur des carnets, je consigne méthodiquement par l’image et l’écriture mes impressions de voyage, ceux effectués dans l’atelier et ceux qui m’amènent en Grèce. Ces carnets sont un lieu de grande liberté et de création immédiate ; je retrouve là, dans la légèreté des moyens mis en oeuvre autant de plaisir à esquisser les tableaux qui verront peut-être le jour qu’à représenter, sur une île de l’Égée, l’ombre d’un tamaris sous lequel je somnole. Façon sans doute de revenir avec innocence aux illuminations de la première enfance, auxquelles je suis resté fidèle, quand les variations de l’intensité lumineuse orientaient mon regard vers la gratuité et la jubilation.»

Artiste autodidacte, Étienne Grangien, né le 22 aout 1986, s’intéresse d’abord à l’évolution dans l’espace de son matériel de prédilection, le cuivre rouge; c’est dans les années 2007, attiré par la sensualité des volumes, que le jeune artiste s’oriente très vite vers la sculpture.

Il travaille les courbes et les torsions, malmène sa réalité, lui donne des aspérités qui jouent avec les éclairages. Jeux d’ombres et de lumière, rencontre des matières… Mises en contraste. Par les reflets de ses compositions sculpturales il apporte une dimension supplémentaire à son œuvre lui conférant une mobilité et une dynamique tendant à l’éloigner de la matérialité.

« Mon but est de dégager une notion, comme si l’humain était déjà passé et la nature reprenait ses droits ».

L’oeuvre du sculpteur/plasticien est celle d’un créateur solitaire qu’il est difficile de relier à un courant artistique précis. Si elle annonce l’abstraction plastique qui caractérise l’évolution de la sculpture moderne, elle s’est développée selon une démarche exceptionnellement personnelle et cohérente. Comme les cubistes, Étienne est à la recherche d’une nouvelle réalité plastique et reste sensible aux simplifications de la sculpture moderne . Cependant, ses références à un monde naturel et cosmique, qui sous-tend l’ensemble de son oeuvre, l’éloigne des préoccupations plus intellectuelles.

Il est des natures qui banalisent les images les plus rares : ils ont toujours des concepts prêts à recevoir les images. D’autres natures, celles des vrais poètes, remettent en vie les images les plus banales : écoutez ! dans le creux même d’un concept, ils font retentir le bruit de la vie. Mais alors les poètes de la platitude se soulèveront et nous diront : nous aussi nous parlons au sens fort, au sens plein, au sens vivant. Et ils étalent les riches images, ils retentissent en de sonores allitérations. Mais toutes ces richesses sont hétéroclites, toutes ces sonorités sont des cliquetis. A toutes ces parures il manque l’être, la constance poétique, la matière même de la beauté, la vérité du mouvement.

Biographie de Juliette Guignard:

Juliette Guignard étudie la viole de gambe depuis l’âge de 6 ans avec Paul Rousseau, puis Marianne Muller au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Lyon et enfin au Conservatoire National Supérieur de Musique et Danse de Paris auprès de Christophe Coin où elle obtient en juin 2013 son master de viole de gambe avec la mention Très Bien. Elle se perfectionne également auprès de Jordi Savall, Rainer Zipperling et Wieland Kuijken. En 2012, elle obtient une maîtrise à l’université de La Sorbonne Nouvelle-Paris 3 intitulé « Conception et direction de projets culturels ». Très investie dans le milieu du théâtre musical et des arts dramatiques, elle s’est produite en 2007 et 2008 avec la compagnie théâtrale Le Sablier. Elle travaille régulièrement avec la compagnie de théâtre musical contemporain Éclats basée à Bordeaux pour laquelle elle a créé un concert jeune public intitulé « Les petites folies de Juliette » ; programme pour viole de gambe seule autour des Folies d’Espagne de Marais et de pièces baroques et contemporaines. Sensibilisée à la musique contemporaine dès son plus jeune âge, elle cherche à faire connaître des compositeurs qui écrivent pour la viole de gambe tels que François Rossé ou David Loeb, mais aussi de jeunes compositeurs. Elle s’est produite en France et à l’étranger (tournées à Djibouti, en Belgique). Son travail a notamment été salué lors du festival d’Ambronay : « le continuo – de l’ensemble Les Surprises – est riche, inventif et animé. Signalons en particulier le son net et incisif de la basse de viole de Juliette Guignard. » (Muse baroque, oct. 2012).

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise

L’exposition participe aux journées Européennes du Patrimoine: Visites gratuites: Ouverture le jeudi 15 septembre à partir de 15 heures.

Heures d’ouvertures de la semaine: du lundi au dimanche de 15h30 à 19h. Contacts: Tel O9 54 58 35 37 et 06 10 20 05 56
E.mail: espacegingkoart@gmail.com
Blog: http://gingko art.wordpress.com

 

E n 2 0 1 7 , l e s J o u rn é e s e u r o p é e n n e s d u p a t ri m o i n e ,
c’est : 17 000 lieux ouverts
2 6 0 0 0 animations
50 pays européens participants

La jeunesse au cœur de la 34e édition des Journées européennes du patrimoine Les Journées européennes du patrimoine sont cette année résolument tournées vers le jeune public et sa sensibilisation au patrimoine, à l’histoire de la Nation et à l’histoire de l’art, ou encore aux métiers du patrimoine. Comprendre et connaître le patrimoine dans son contexte historique et social, c’est mieux appréhender la société dans laquelle nous vivons. C’est discerner les valeurs sur lesquelles elle se construit pour les comprendre, pour les questionner, pour mieux se les approprier. S’adresser aux jeunes générations, c’est une occasion de saluer le travail des associations et des réseaux engagés dans l’éducation artistique et culturelle, des réseaux des Villes et Pays d’art et d’histoire, des Conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et bien d’autres encore qui valorisent le patrimoine auprès de la jeunesse. Ces Journées permettront également de mettre en valeur les chantiers de bénévoles, dans leur dimension technique et d’apprentissage : ils constituent une étape essentielle dans le développement de l’action pédagogique. Ils sont le lieu où se joue la première orientation professionnelle ou la sensibilisation aux filières de formation professionnelle. La formation sera ainsi au cœur de cette 34e édition. Ce sera l’occasion de mettre en valeur l’ensemble des actions entreprises dans ce domaine.

Le ministère de l’Éducation nationale, avec le concours du ministère de la Culture, a ainsi créé en 2008, le bac professionnel « Intervention sur le bâti ancien», avec la participation de la Confédération de l’artisanat et des petites entreprises du bâtiment, du Groupement des entreprises de monuments historiques, de l’association Maisons paysannes de France, de la Fédération nationale des conseils d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement et de personnalités référentes du bâti ancien. Plusieurs écoles sous tutelle du ministère, ou dont les diplômes font l’objet d’une reconnaissance de la part de l’État, proposent des formations diplômantes, afin d’assurer la transmission des savoir-faire. Les Journées européennes du patrimoine sont organisées par le ministère de la Culture. Placées sous le patronage du Conseil de l’Europe et de la Commission européenne, elles reçoivent le concours des propriétaires publics et privés de monuments historiques. Elles bénéficient de l’implication du Centre des monuments nationaux, du réseau des Villes et Pays d’art et d’histoire, de la Fondation du Patrimoine et des associations de sauvegarde du patrimoine présentes depuis la toute première édition : les Vieilles Maisons françaises et La Demeure Historique. Elles sont soutenues par Lidl, le Crédit Agricole, la Fondation d’Entreprise Michelin, la RATP, Phenix Digital, la Journée du transport public, Radio France, France Télévisions, le magazine Art & Décoration et Toute l’histoire.

Réjouissances? Vous avez dit « réjouissances »? Par ces temps d’incertitudes, par ces temps d’inquiétudes, peut-on vraiment songer à se réjouir? N’est-ce pas faire preuve d’une folle impertinence ou pire, d’une coupable indécence? Oserons-nous continuer ainsi, coûte que coûte, à solliciter le plaisir? Aurons-nous encore l’audace d’opposer ses sortilèges à la morosité?

Alors, comme le dit si bien la chanson, qu’attendons-nous pour être heureux? Qu’attendons-nous pour faire la fête?
Au festival, la joie vous guette, c’est merveilleux! Alors venez, ne songez plus qu’à vous réjouir!

Patrick lhotellier, directeur artistique.
Pablo Souverain, chargé de production & des publics

FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE
2 rue des Pâtis – 95300 Pontoise
01.34.35.18.73
http://www.festivalbaroque-pontoise.fr

Publicités

Nouvelle exposition à l’espace culturel Gingko’Art de Pontoise: Un rendez-vous placé sous le signe de la représentation animale et du maxiréalisme.

 Le monde merveilleux de Dan Jacobson un nouveau rendez-vous pictural et aussi sculptural dans le cadre de la thématique « Regard sur la création animalière contemporaine », cette édition opus IV propose aux visiteurs de partir vers un voyage extraordinaire!

L’œuvre d’art délivre celui qui la crée, mais aussi ceux qui la contemplent de leurs tensions intérieures en leur permettant de les extérioriser.

Le quatrième rendez-vous de la création animalière contemporaine se déroulera à partir du 15 décembre prochain et jusqu’au 15 janvier 2017. Une nouvelle exposition placée sous le signe de l’Art animalier et plus particulièrement de découvrir les aquarelles inédites du peintre maxiréaliste Dan Jacobson, les sculptures animalières d’Isabelle Panélas Huard notamment le grand hippocampe déjà exposé au Musée national de la Marine à Paris ainsi que l’incontournable « Puppy » une sculpture en substrat représentant un petit chien vert par l’artiste américain Jeff Koons.

Quand le Possible devient Réel…

Le Maxi réalisme

C’est un mouvement réaliste imaginaire, un décalage par rapport au temps présent, passé, ou futur entre deux mondes qui se rejoignent, créant ainsi une virtualité plausible. Physiquement, tout est possible, concrètement le rêve l’emporte sur la réalité. Le Maxiréalisme s’éloigne du réalisme photographique, n’est pas figé comme l’hyperréalisme, plus humain, pas statique mais scénique, intimiste ou humoristique.

Les toiles généralement de grand format, sont brossées ou lissées avec une exigence du dessin et de la perspective poussée à l’extrême de façon à perturber l’œil du spectateur et à créer l’ambiguïté entre le Rêve et le Réel. Le Maxiréalisme apporte une créativité contemporaine nourrie par l’héritage de nos anciens Maîtres. “Rimbaud n’avait-il pas des visions de Bateau Ivre lorsqu’il longeait la seine?” Dan Jacobson.

Ce peintre absorbe le temps pour le remodeler dans un dérèglement qui prend tout son sens. Ses tableaux expriment l’éventualité d’une rencontre entre deux mondes complètement opposés et ne pouvant s’unir que par la force du rêve et de la perception. Le droit au rêve devient une réalité. Les normes du raisonnable se modifient au profit de l’impensable. Par le biais de sa peinture et de ses aquarelles, Dan Jacobson nous guide vers d’autres dimensions parallèles affleurant notre présent. Parfois, elles se résument à la téléportation d’un élément. Mais elles peuvent aussi se transformer en une confrontation entre deux époques. En clair, l’impossible n’est possible que lorsqu’il n’y a plus de barrière. Et cet obstacle, c’est le temps. L’artiste nous en livre la clé par le truchement d’un imaginaire bien plus que réel. Et c’est là le « Paris » de Dan Jacobson.

Extrait de « Arts Actualités Magazine » de Harry Kampianne.

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux d‘hommes ! Des arcs-en-ciel tendus comme des brides Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

« Lire dans l’oeuvre objective…la vision intérieure de l’artiste, voilà le but de l’analyse psychologique. Et cette vision nous mène bientôt à l’état d’âme qui est à sa base. »

Dan Jacobson est un peintre français contemporain, né en 1942 à Paris. Il vit entre ses ateliers du Val d’Oise et de Paris.
Diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques ESTIENNE, ses professeurs sont Albert Flocon et Jean Cluseau Lanauve.
1962 : Il Obtient le Grand Prix de l’Art et l’Industrie aux Beaux Arts de Paris. La Marine Nationale lui commande un reportage de 40 aquarelles sur la vie des marins à la base d’Hourtin.
Parallèlement à sa peinture, il exerce une activité de Directeur Artistique dans les grandes agences de publicités parisiennes.
1975 : Roger Tagliana lui offre les cimaises de la « Maison de Van Gogh » à Auvers sur Oise pour sa première exposition, avec un reportage télévisé par Micheline Sandrel sur FR3.
1978 : la galerie Drouant lui décerne le prix de la Jeune Peinture parrainé par Tofoli ; il y exposera régulièrement.
Ses expositions à thème se multiplient dans les galeries en France et à l’étranger : » la mer et les marins pêcheurs, passion pour la voile, les marchés, les bistrots, Paris d’Hier et d’aujourd’hui, Evasion, à Fleur d’eau » ( galeries les Heures Claires / Médicis / la Caverne des Arts/ les Orfèvres / Drouant / Saint Roch / Colette Dubois / Arts Expo / Opéra Gallery / l’Orée du Rêve …)
1995 : création du mouvement « MAXIREALISTE » au Salon COMPARAISONS; il en devient le chef de file.
Pendant la Coupe du Monde de Football, il expose au Toit de la Grande Arche ses grandes toiles « Imagine Paris » … Depuis l’Edition 1999, Dan figure au « BENEZIT »
2001 : Il est l’invité officiel à MEXICO de « FRANCIA 2001 » organisé par le centre Français du Commerce Extérieur.
2002 : Acquisition d’une de ses œuvres par le Musée de la Marine.
2005 : Le Député Maire Axel PONIATOWSKI invite au Centre d’Art Jacques Henri Lartigue de l’ISLE ADAM « Dan Jacobson et les Maxiréalistes ».
Invité d’honneur dans plusieurs salons, il est Sociétaire du Salon d’Automne / Comparaison / SNBA / Salon du Dessin et de la Peinture à l’eau / Salon de la Marine. Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections particulières.dan-jacobson-le-montreur-dours-sest-echappe

Histoire:
La représentation des animaux dans la peinture est particulièrement ancienne puisqu’on la retrouve dans les premières peintures de la Préhistoire (art rupestre et art pariétal) comme les grandes fresques murales de la grotte Chauvet, la grotte Cosquer et surtout, durant le Magdalénien, dans les grottes de Lascaux et d’Altamira.

dan-jacobson-la-sortie-des-empreurs-copie

Fresque de Pompéi (premier siècle av. J.-C.)
Durant l’Antiquité, dans l’Égypte antique on trouve de nombreuses représentation de figures d’animaux dont beaucoup avaient une signification religieuse (lion, hyène, chacal, chat, chien, chèvre, loups, bouquetin, oryx ainsi que des oiseaux et des poissons).
Si les Phéniciens ont laissé très peu de peintures animalières, en revanche, les Étrusques représentaient assez souvent des animaux, surtout des chevaux, sur les amphores, les cratères ou les murs de salles funéraires (félins de la période orientalisante). Les Grecs ont également contribué à développer ce genre de peinture même si c’est plutôt dans la sculpture que l’art animalier s’est exprimé. Le goût pour les bêtes peintes apparaît aussi dans les mosaïques et les peintures de Pompéi. La peinture de la Renaissance marqua un renouveau du style avec une volonté d’imiter la nature.

dan-jacobson-derive-a-venise

Isabelle Panélas Huard dite Isabelle Huard commence sa carrière artistique en 1999. Elle fréquente alors l’atelier de l’ADAC de Paris, dans la section modèle vivant. Deux ans plus tard, elle fait sa première exposition au Festival européen de la sculpture avenue Georges V à Paris.
A ses débuts, elle sculpte des nus dans un style académique avant d’évoluer vers un style personnel. Son univers se peuple alors de personnages asiatiques et d’animaux. Elle rapporte de ses voyages des sujets à thèmes, en particulier des Mandarins et des Samouraïs.
Les animaux se font peu à peu très présents avec des hippopotames, des ours, tout en rondeur, aux formes épurées, aux surfaces lisses. Actuellement ses recherches la conduisent vers un travail en force, au couteau, de façon à accentuer la dynamique de l’animal, à donner plus de relief à ses lignes et ses caractéristiques propres. En fonction du message qu’elle veut véhiculer, elle imprime plus ou moins fortement son empreinte dans la terre. C’est le cas de son fameux Rhino-féroce, très travaillé. A noter que ces animaux sont souvent traités dans un sens symbolique, avec une attention toute particulière portée à la tête, généralement plus grosse que la normale : rhinocéros et hippopotames nous apparaissent dotés d’une tête qui fait la moitié du corps alors qu’en réalité elle représente le tiers.
Isabelle Huard développe régulièrement son apprentissage dans le domaine de la ciselure, du moulage et de la patine dans la fonderie d’art Chapon.

isabelle-panelas-huard_2

L’artiste participe à de nombreuses exposition depuis 2001, en particulier le salon des Artistes indépendants, le salon Nature et animaux à Paris, le salon international du monde de la culture et des arts à Cannes. Ses travaux ont été de nombreuses fois récompensés, en particulier son Rhino-Féroce, trois médailles d’or. En 2004, elle vient d’être sélectionnée pour le Salon National des Artistes Français. Elle signe ses pièces I.P.H, monogramme de son nom.
Isabelle Panélas-Huard, après avoir travaillé avec différentes galeries de Paris (place des Vosges), de province et à l’étranger (Allemagne, Suisse, Italie), est actuellement exposée en permanence à la « galerie 23 » au domaine de Rochevilaine à Billiers, ainsi qu’a la galerie « les artistes et la mer » à St Malo.
Article paru dans le « Dictionnaire illustré des Sculpteurs animaliers et fondeurs de l’Antiquité à nos jours » Jean Charles HACHET / Éditeur : argusvalentines. http://www.argusvalentines.com/ Jeff Koons, considéré comme le maître incontestable du kitsch.

isabelle-panelas-huard

Jeff Koons a commencé sa carrière comme courtier à la bourse de Wall Street à New York avant d’étudier les arts plastiques à Baltimore et Chicago.
Passionné par l’art depuis l’enfance, il installe son atelier à Chelsea où il travaille avec ses collaborateurs toutes sortes de supports et où il pratique le détournement d’objets du quotidien. Koons puise son inspiration dans le thème de l’enfance et réalise des jouets et des animaux gonflables.

Son Rabbit, lapin en acier inoxydable réalisé en 1986, Lobster, son homard géant en aluminium polychrome ou ses Balloon Dogs ont séduit les plus grands collectionneurs.

« L’art m’a permis de développer ma personnalité d’abord au sein de ma famille. J’ai une sœur, de trois ans mon aînée, qui faisait toujours mieux que moi. Elle était meilleure en maths ou en langues mais en art, c’était l’inverse, j’étais plus doué. C’est d’ailleurs le domaine où mes parents me valorisaient un peu. J’étais encore un enfant, je devais avoir 5 ans et cela m’a donné une grande force et une confiance en moi. »

Il est aussi fasciné par les mythes et les légendes de la culture de masse et l’auteur des célèbres sculptures de Michael Jackson et de la Panthère rose. En 1992, l’artiste a conçu Puppy, un chien de douze mètres de haut, recouvert de fleurs, qui se trouve actuellement à l’entrée du musée Guggenheim de Bilbao.

Puppy , fleurs et mascottes

jeff-koons-puppy

« Avec Puppy, Koons allie passé et présent, en employant un modèle d’ordinateur sophistiqué pour créer une œuvre qui fait référence à un jardin classique européen du XVIIIe siècle. Le West Highland Terrier géant avec sa livrée de plantes en fleur combine l’iconographie la plus édulcorée — fleurs et mascottes — dans un monument au sentimentalisme. Sa taille imposante, fermement contenue et en même temps, échappant à tout contrôle apparent (l’animal continue de grandir, au sens littéral et au figuré), et la juxtaposition de références élitistes et de la culture populaire (l’art de sculpter des arbustes et l’élevage de chiens, la céramique décorative et les cartes de vœux), peuvent être interprétées comme une analogie de la culture contemporaine. Koons a irrévocablement cherché, avec cette sculpture publique, à attirer, à inspirer l’optimisme et à transmettre, selon ses propres mots, « confiance et sécurité ». Puppy, gardien majestueux et robuste des portes du Musée, remplit les spectateurs d’admiration et de joie.»

« Mon père était décorateur architecte d’intérieur et il avait un magasin de meubles. C’est donc à travers lui que j’ai découvert l’esthétique, et c’est à ses côtés que j’ai appris la couleur et comment différentes combinaisons de couleurs et de surfaces peuvent faire éprouver des émotions extrêmement variées. »

Son art peut être considéré comme le croisement entre les ready-made de Marcel Duchamp et le Pop Art d’Andy Warhol, le tout mêlé à l’imagerie populaire américain.

« Je suis probablement devenu artiste car mon père était décorateur d’intérieur. C’est lui qui m’a initié à l’esthétique. Je me rendais dans son magasin et je voyais toutes ces couleurs, ces textures et ces objets : des lampes, des tables, des chaises… »

L’ARTISTE ET L’ANIMAL : DE L’ESTHÉTIQUE A L’ÉTHIQUE

Animal : du latin anima « vent, souffle, respiration, être vivant, être animé, créature »

Premier sujet de l’art, toujours à l’étude, l’animal représenté témoigne de la longue et lointaine relation qui l’unit à l’homme, dans tous les arts et dans tous les pays, réunissant dès l’origine tout le répertoire des formes : naturalisme, symbolisme, stylisation, hybridation.

C’est à partir du XVIIe siècle que la représentation des animaux devient un genre particulier de la peinture occidentale. Longtemps tenue pour mineure, la sculpture animalière connaît son apogée au XIXe siècle. Le premier salon d’art animalier ouvre ses portes en 1912. L’artiste animalier choisit de faire de l’animal le sujet principal de son œuvre où lui donne la prééminence, se distinguant en cela des artistes qui l’intègrent à des scènes plus générales.

Cet art nécessite une observation patiente et sensible afin de saisir la justesse des formes et des postures et faire en sorte de « déceler l’âme animale » (Les représentations plastiques de l’animal / Claude-Georges Mallet). Dans la hiérarchie des genres « celui qui peint des animaux vivants est plus estimable que celui qui représente des choses mortes et sans mouvement » (Conférences de l’Académie / André Félibien, 1667), pour autant des peintres de chasse et de natures mortes comme le flamand Snyders et les français Desportes et Oudry excellèrent en cette manière. Bien loin de la création fabuleuse tirée du bestiaire médiéval (Le jardin des délices de Bosch), l’étude quasi scientifique de l’animal par les maîtres anciens comme Léonard de Vinci (Étude de chevaux) ou Dürer (Le lièvre) ouvre la voie à des illustrateurs chevronnés auxquels fera appel Buffon pour les planches de son « Histoire naturelle » -revisitée par Picasso- puis aux naturalistes du XIXe siècle (Birds of America du peintre naturaliste Jacques-Audubon) resserrant ainsi les liens entre art et science.

La relation plus intime que l’homme et l’animal nouent à la Renaissance prend un caractère plus familier voire anecdotique au XVIIIe siècle avec la mode de la scène de genre, qui associe aux portraits de femmes et d’enfants un animal de compagnie (Greuze). L’animal devient le miroir des émotions humaines. L’intérêt grandissant pour la représentation des animaux familiers, animaux domestiques (Paulus Potter) ou animaux sauvages (Barye) trouve un nouveau souffle au XIXe siècle. Parmi les animaux les plus représentés figure le cheval, symbole de noblesse et de liberté. Depuis la préhistoire, la liste est longue des artistes qui tentèrent de capturer sa beauté naturelle (…Wouvermans, Stubbs, dit le peintre du cheval, Géricault, Delacroix, Degas, Franz Marc…).

Sa représentation, qui tient de la fascination et du sentiment, se transforme dans l’art contemporain en d’inquiétantes et tragiques mises en scène comme dans La Ballade de Trotski, « un véritable cheval empaillé à suspendre à un haut plafond », de Maurizio Cattelan ou dans Le cheval noir, cheval empaillé à l’agonie, de Berlinde de Bruyckere.

Dans le même registre regardons « les chiens multicolores, couleurs du temps », Puppies de Jeff Koons, dérisoire avatar du fidèle compagnon de l’homme ou encore les hybrides monstrueux de Barney (Cycle Cremaster) ou Piccini…dans un rapport inversé animalité/ humanité, lointaine référence à la mythologie ou aux études de physiognomonie de Le Brun.

Ainsi, depuis une cinquantaine d’années, l’art contemporain développe une antithèse de la sacralisation de l’animal des temps anciens, et exprime peut-être le regret du lien vital, de notre humanité perdue. Cependant, l’utilisation transgressive de l’animal au-delà de ce qu’elle dénonce (exploitation, clonage, fétichisme, réification…) pose la question éthique et la légitimité de la démarche artistique.

Marié aux larges masses d’insoumis, brassé dans l’universel attroupement des choses, livré aux dénicheurs de graves tourments, aux radicelles humaines figées dans le recueillement et la complicité des jaloux, tu te regardes accomplir les gestes quotidiens dans les limites serrées des souples ‘branches. Au désir de papier buvard, tu t’opposes, tu t’agites sous le vent d’un sillage toujours en fleurs. Que je n’arrive pas à distinguer des choses les fantômes des parties qui ont aidé à leur épanchement hors de moi, cela est dû à la continuité de leur action médiatrice entre le monde et mon adolescence. Et, désormais soumis à un sentiment, morcelé et étranger, de gouffre, pouvais-je, sinon subir avec terreur leur désertique et ferrugineux appel? Tout l’espace terreux se cabrait sous les bancs de nuages. Je me suis entouré d’hivernages fragiles, de forces desséchantes. Que reste-t-il d’humain sur les glabres visages tannés par les lectures et les astreignantes politesses des dossiers dont je me suis constitué un décor famélique? Coutumière faiblesse il sera dit un jour de révolte que les yeux qu’on a cherchés étaient vides de la joie des hommes. Et les hommes et la joie, j’ai toujours essayé de me mêler à eux, à défaut de la féroce fusion promise que l’on trouve cependant encore vivante au fond résiduel des contes, parmi les germes de froid et les portes parsemées d’enfances.

TRISTAN TZARA – LA MAIN PASSE

UNE SOIRÉE EN PARTENARIAT AVEC LA 31ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE LE JEUDI 15 SEPTEMBRE

LES RENDEZ-VOUS DE LA RENTRÉE:

“La culture, c’est un peu comme le bonheur, ça se partage.”

UNE SOIRÉE EN PARTENARIAT AVEC LA 31ÈME ÉDITION DU FESTIVAL BAROQUE DE PONTOISE LE JEUDI 15 SEPTEMBRE

Turbulences, Attachez vos ceintures ! » En compagnie de Marco Angioloni, ténor de l’ensemble Il Groviglio, qui se produira au festival le 7 octobre prochain à l’église Saint-Aubin d’Ennery.

COUP D’ENVOI DE LA NOUVELLE EXPOSITION, DU 15 SEPTEMBRE AU
15 NOVEMBRE, « Turbulences et les quatre éléments», subligraphies par Éric Milochau et compositions abstraites par Pierre Gauthier.

PRÉFACE DES JOURNÉES EUROPÉENNES DU PATRIMOINE, LES 17 ET 18 SEPTEMBRE; Le thème de cette année « Patrimoine et citoyenneté. »

L’Espace culturel Gingko’Art conçu autour d’une architecture du XIVème siècle , l’ancienne chapelle du couvent des Cordeliers, Bossuet y fût sacré évêque de Condom le 21 septembre 1670, lieu chargé d’Histoire qui a accueilli les Etats Généraux en l’an 1561, le Parlement de 1652, 1720, 1753 et les Assemblées Générales du Clergé en 1656, 1660, 1665 et 1670.

Cette année, l’oratoire, ( petit édifice à l’intérieur du Gingko’Art appelant à la prière, selon la tradition religieuse pour invoquer la protection divine) recevra les nouvelles oeuvres du peintre pontoisien Éric Milochau, une série de subligraphies ou l’image sublimée, consacrées aux quatre éléments, qui sont l’air, le feu, l’eau et la terre.

Cette nouvelle exposition est placée sous le signe d’un partenariat avec nos amis du Festival baroque de pontoise et permettra au public de voyager vers les éléments et sur le fil des turbulences.

TURBULENCES: L’esprit du Festival Baroque dePontoise pour sa 31ème édition…

Attachez vos ceintures ! Le tonnerre gronde sa colère et l’implacable foudre lance ses éclairs acérés ! Il y a de l’orage dans les airs. Prenez-garde ! Des turbulences harmoniques en tous genres investissent notre programmation et viennent ébranler vos sens sidérés…

Eric Milochau est né le 07 décembre 1962 à Paris. L’artiste, peintre et musicien vit et travaille à Pontoise.

eric-milochau

eric-milochau-i-planete-pyramide

La théorie des quatre éléments est la théorie qui place le feu et l’eau, l’air et la terre au centre d’un système de correspondances symboliques. Il ne faut donc pas comprendre le mot « élément » avec sa signification actuelle, réduite aux domaines physique et chimique. Il s’agirait plutôt de « carrefours de sens », à mi-chemin entre le réel et l’imaginaire, comme peut l’être une peinture. Ce sont ces « peintures élémentaires » que l’alchimie a réutilisées, avant que l’alchimie ne se réduise à la chimie et que la chimie ne réduise la signification du mot « élément ». Pour rappeler cette réduction, nous utiliserons une majuscule dans la suite de notre étude pour désigner les quatre symboles élémentaires: le Feu, l’Eau, l’Air et la Terre.

Rêver magnifiquement n’est pas un don accordé à tous les hommes, et, même chez ceux qui le possèdent, il risque fort d’être de plus en plus diminué par la dissipation moderne toujours croissante et par la turbulence du progrès matériel.

Charles Baudelaire Les Paradis artificiels Un Mangeur d’opium

« Quelques lectures qui ont jalonnées ma vie m’ont bouleversées, « l’hypothèse Gaïa » de James Lovelock, « le singe nu » de Desmond Morris, « une brève histoire du temps » de Stephen Hawking, les oeuvres de Rupert Sheldrake et ses champs morphogénétiques…Petit à petit j’ai éprouvé le besoin dans mes tableaux et dans ma musique d’en venir à l’ expression de l’universel, de l’essentiel, du retour à l’essence même de ce qu’est notre nature et la nature elle même. De contrer ce monde fou de l’humanité qui a perdu son sens. Après avoir traité de ma pagaille intérieure, il m’a fallu traiter de la pagaille extérieure ! Merci Baleines, merci dauphins de nous rappeler dans votre glissade incessante au milieu des eaux que la nature a besoin d’être caressée avant tout, et non brusquée, exploitée torturée. Si le rêve m’a permis de survivre, l’espoir me permet de vivre.»

La surface de mon esprit était parfaitement calme. Mais sous la surface, une houle montait des profondeurs, un courant sous-marin qui agitait les eaux. Pendant des années, une épave avait reposé dans les grands fonds, un vaisseau rouillé chargé d’une cargaison d’ossements. Mais maintenant, il bougeait.

 Je l’avais dérangé, j’avais provoqué une turbulence qui faisait monter des nuages de sable du fond de la mer. Les grains tourbillonnaient follement dans l’eau sombre et troublée.

Le Treizième Conte Diane Setterfield.

 Pierre Gauthier revisite le thème des tournesols monochromes depuis l’année 2013 et pour se consacrer pleinement à cette série qui comprends aujourd’hui plus de huit cent variations.

pierre-gauthier img_0193

Ses oeuvres abstraites, dominées par des couleurs sombres, tranchent avec les compositions figuratives et les collages .

Durant cette période, l’artiste expérimente ses premiers brous de noix. L’utilisation de ce médium, habituellement utilisé par les artisans, lui offre un jeu d’opacité et de transparence, ainsi que des possibilités chromatiques, allant du marron au noir. Les compositions ainsi réalisées délaissent la ligne qui marquait jusque là son oeuvre, pour lui préférer des formes charpentées, des traces assemblées en un signe se livrant immédiatement à la vue.

Le brou de noix est fabriqué à partir de l’enveloppe verte de la noix, pilée jusqu’à former une poudre qui sera ensuite diluée dans de l’eau chaude.

Dans cette oeuvre, la couleur noire recouvre presque intégralement la toile qu’elle n’épargne que par de rares percées. Elle dévoile par endroits une matière brune, répandue au préalable de manière à faire apparaître dans un même temps une forme et une surface sur lesquelles le peintre peut alors travailler.

Par la confrontation de ces deux couleurs, l’artiste cherche à explorer la capacité du noir à illuminer par contraste le blanc qu’il cerne ou laisse deviner.

L’artiste se trouve plongé dans l’évocation comme un disciple-admirateur d’ Anselm Kiefer dont les Tournesols (1996) appartiennent à une série d’images que Kiefer réalisa en juxtaposant les formes fossilisées des tournesols sombres et l’image d’un homme nu. Bien que la figure montre une grande ressemblance avec l’artiste, on identifie habituellement cet homme à Robert Fludd (1574–1637), un philosophe et occultiste anglais du XVIIe siècle qui pensait que chaque plante de l’univers avait son étoile équivalente dans le firmament, et qu’il y avait une connexion entre le monde microcosmique de la terre et le monde macrocosmique du ciel. (Les idées de Fludd inspirèrent aussi le livre de Kiefer Pour Robert Fludd [Für Robert Fludd, 1995–96], qui appartient à la collection du Musée Guggenheim Bilbao.) Cette image suggère aussi un lien entre l’individu et le cosmos qui l’entoure.

Y a-t-il une couleur philosophique?

La question paraît aussi absurde que de demander, comme dans le Peau d’âne, de Perrault, une robe couleur du temps.

C’est-à-dire: y a-t-il une couleur qui soit un objet particulièrement philosophique? Une rapide réflexion nous convaincra, même si l’on est daltonien, que les couleurs ne sont pas des propriétés des objets. Chacun peut en faire l’expérience chez soi: qu’on baisse suffisamment la lumière et toutes disparaissent. A l’inverse, un stylo dont la coque en plastique est noire, exposé à un rayon de soleil correctement anglé devient… brillant? En tout cas, il n’est plus noir.

Chez Platon déjà, la couleur n’est pas bonne camarade pour la pensée. Le Timée lui consacre plusieurs paragraphes: la couleur résulte de flammes qui s’échappent des objets et vont frapper le feu des yeux pour produire du blanc ou du noir, puis des mélanges intermédiaires difficiles à qualifier, selon la proportion d’humidité et de feu qui se mêlent et dont on ne « saurait donner la raison nécessaire ni la raison probable d’une manière satisfaisante ». La couleur est une réaction insaisissable entre deux corps. Elle n’intéresse donc pas tellement les classiques du point de vue esthétique: pour penser l’art, c’est la ligne, le dessin, qui importent. En dehors du blanc et du  noir, la couleur est informe et accidentelle.

La seule couleur qui intéresserait la philosophie, c’est, si l’on peut dire, la couleur du ratage, ou plutôt l’échec à définir la couleur.

Tu me parles du fond d’un rêve Comme une âme parle aux vivants.

Comme l’écume de la grève, Ta robe flotte dans les vents.

Je suis l’algue des flots sans nombre, Le captif du destin vainqueur ; Je suis celui que toute l’ombre Couvre sans éteindre son coeur.

Mon esprit ressemble à cette île, Et mon sort à cet océan ; Et je suis l’habitant tranquille De la foudre et de l’ouragan.

Depuis la nuit des temps les hommes se sont trouvés en contact avec les quatre éléments aussi indispensables à leur vie matérielle qu’a leur vie psychique. L’impérieux besoin de l’eau pour se désaltérer, l’air pour respirer, du feu pour se nourrir et se réchauffer, dans la terre sa substance, ces éléments essentiels et primordiaux étaient là avant l’homme, autonomes près à servir la vie.

L’esprit universel de Léonard de Vinci l’avait génialement formulé: « les anciens ont appelé l’homme microcosme et la formule est bienvenue puisque l’homme est composé de terre, d’eau, d’air et de feu, et le corps de la terre est analogue.

Assimilés à des divinités, l’eau, le feu, la terre, l’air ont toujours été convoqués, utilisés par les hommes pour leurs cérémonies religieuses.

Chaque rite appelle pour s’accomplir l’eau bienfaisante qui lave, baigne, régénère ; le feu purificateur qui consume les offrandes, brûle l’encens et fait monter jusqu’aux narines des dieux la fumée portée par les airs; la terre mère divine est à la fois respectable des dons et offrandes elle-même, à travers ses fruits et ses récoltes.

L’homme est alors, le grand prêtre d’une création qu’il respecte et qu’il craint.Pour les anciens, le terme clémenta, pluriel latin, désignant d’une manière globale l’eau, le feu, l’air et la terre.

Il en va de même pour la F\M\ et le rituel initiatique: cette série d’actes bien réels qui ne sont qu’une simulation préparatrice à une nouvelle vie. Car le profane, celui qui n’est pas vraiment né, va de la poussière matérielle vers l’or vulgaire. De lourdes paupières ferment encore son regard.

Pour le F \l’Or des initiés n’est pas le métal des marchands. C’est le corps de la lumière, la splendeur de la vie, le signe de l’impérissable. C’est lui qui illumine la loge. C’est la lumière qui donne vie à la pierre, la lumière est dans la vie du sculpteur. L’homme a toujours eu l’esprit hanté par le besoin de prendre un point d’appui dans l’immensité de l’espace et du temps. Et son plus sûr soutien fut le miracle originel, révélé durant l’initiation.

L’initiation c’est l’art de remporter des victoires sur nos faiblesses et nos limites, pour retrouver notre vocation d’être divin. Elle offre un secret par conversion, l’initiation donne le sens de la nature, le sourire flamboyant de la recherche de la connaissance. On nous invite à plonger dans le printemps de la vie et à rejoindre le point ultime de la conscience.

Depuis le cabinet de réflexion, il y a 4 voyages initiatiques = 4 éléments ( la terre, l’air, l’eau, le feu)

Les forces naturelles qui nous entourent sont les 4 éléments: l’eau qui nous abreuve, l’air que nous respirons, le feu qui nous réchauffe et la terre qui nous porte; L’âme au feu, l’esprit à l’air, l’âme animale à l’eau et le corps pour la terre

Attachez vos ceintures ! Le tonnerre gronde sa colère et l’implacable foudre lance ses éclairs acérés ! Il y a de l’orage dans les airs. Prenez-garde ! Des turbulences harmoniques en tous genres investissent notre programmation et viennent ébranler vos sens sidérés.

A l’époque baroque la nature se fait volontiers querelleuse en musique. Afin de restituer avec la plus grande acuité la rageuse véhémence des forces naturelles, les compositeurs, dont elles alimentent et stimulent l’imaginaire, rivalisent d’inventions, élaborent de savantes et puissantes alchimies fusionnant les notes répétées, les gammes descendantes, les tempi accélérés, les trémolos vigoureux, les pizzicati trépidants et l’éclat des fanfares. Ces œuvres divinement expressives déchaînent les éléments.

Avide de sensations fortes la musique baroque se veut descriptive. Puisant son inspiration au cœur des tumultes du ciel et de la terre, elle ambitionne par la puissance évocatrice de ses effets sonores de nous faire éprouver la fragilité de notre humaine condition. Son art de la transposition nous donne à revivre les émotions suscitées par les perturbations les plus dramatiques.

il-groviglio

Fougueux sont les souffles qui traversent cette turbulente édition.

Cependant, ne craignez pas leur virulence, ils vous entraîneront, ardents à exciter vos esprits comme à provoquer l’effervescence de vos sens, vers de surprenantes découvertes, vers des moments intensément émouvants au cours desquels s’épanouira, pour votre plus grand plaisir, le jubilatoire dialogue que la musique entretient au sein du Festival avec le théâtre et la danse.

Patrick Lhotellier directeur du Festival Baroque de Pontoise.

97422-festival-baroque-de-pontoise

Retrouvez le ténor Marco Angioloni le Vendredi 7 octobre 2016, église Saint- Aubin – ENNERY

VOYAGES EN ITALIE

Les Souffles Impétueux

Œuvres de Vivaldi, Sances, Merula, Kapsberger

Au cœur de la Méditerranée baroque, l’Italie est une terre de voyages, d’influences et de passions. Épicentre artistique de toute l’Europe, la péninsule est alors traversée par de nombreuses turbulences transcrites en musique par les plus sublimes pages jamais écrites. L’esprit d’innovation des compositeurs italiens ne peut que provoquer l’admiration du musicien et du public d’aujourd’hui.

Comme une ode à son pays d’origine, Marco Angioloni et ses acolytes d’Il Groviglio vous invitent à un périple initiatique dans le paysage instrumental et vocal des XVIIe et XVIIIe siècles, suivant la ligne de ses côtes, les crêtes de ses montagnes et poussés par la force des vents.

Né à Arezzo (Italie), issu du Conservatoire de musique “L. Cherubini” de Florence, où en 2010 il obtient son diplôme en hautbois, il se forme au chant lyrique toujours à Florence avec D. Debolini et à partir de l’année suivante à Paris avec J. F. Rouchon.

Il participe à des Masterclasses notamment auprès de L. Serra et F. Zingariello et il se perfectionne dans le chant Baroque avec S. Mingardo, G. Lesne et C. Lefilliatre.

Après avoir intégré le CMBV (Centre de Musique Baroque de Versailles) où il se forme auprès de:

  1. Durand, il se perfectionne également avec E. La Selva.

Il fait ses débuts en 2013 dans le rôle de Normanno (Lucia di Lammermoor) à l’Apostrophe, scène nationale de CergyPontoise. Depuis il se produit dans différentes salles et festivals, parmi lesquels, Festival International de Assisi,

Tuscan Sun Festival, Auditorium Parco della Musica de Rome, Chapelle Royale de Versailles, Teatro Verdi et Teatro Comunale de Florence, Théâtre de Gagny, Théâtre de Poissy, Théâtre du Châtelet, Opéra Royal du Château de Versailles.

Parmi ses rôles figurent Orfeo (Orfeo de Monteverdi), Lurcanio (Ariodante), Mercurio (La Virtù de’ Strali d’Amore), Goro Madama Butterfly), Pang (Turandot), Gastone (La Traviata), Arlecchino (Pagliacci), Bastien (Bastien et Bastienne), le Fils (Les mamelles de Tirésias), le Brésilien (La Vie Parisienne), Don Basilio (Le Nozze di Figaro), le Chevalier de la Force (Dialogues des Carmélites), Tempo (Il trionfo del Tempo e del Disinganno).

Il se produit sous la directions de chefs comme A. L. King, M. Beltrami, P. Neumann, I. Marchini,

  1. De Pablo, J. Webb, J.

Hantai, D. Fallis, O. Schneebeli et P. Agnew.

Il est lauréat de concours comme « L. Zanuccoli » et « N. Orizzonti » et a participé à des enregistrements tels que la musique pour les funérailles de la reine MarieThérèse de Charpentier avec l’Ensemble La Rêveuse ainsi que des extraits d’opéras de Cherubini pour la maison de disque Aethalia.

Récemment on a pu l’entendre en duo avec le pianiste Jacques Comby, ce qui lui permet d’explorer le grand répertoire de musique vocale de chambre, ainsi qu’avec l’ensemble baroque Il Groviglio, où on pourra l’entendre dans le cadre de plusieurs festivals comme, entre autres, le Petit Festival de Bretagne ainsi que le Festival Marin Marais.

espace-gingkoart

Espace Gingko’Art de Pontoise.
2, Place de l’Hôtel de Ville, 95300 Pontoise
du 15  septembre au 15 novembre 2016.

L’exposition participe aux journées Européennes du Patrimoine:
Ouverture le jeudi 15 septembre à partir de 19 heures.

Heures d’ouvertures de la semaine: du lundi au dimanche de 15h30 à 19h.
Contacts:  01 34 43 55 13 et 06 10 20 05 56
E.mail: gingko-art@orange.fr

Yi Myung Rim sur le chemin des Nymphéas: Entre l’eau et la lumière du peintre Claude Monet

« La femme-artiste possède un certain regard qui la fait disparaître; elle et tout le reste, êtres, terre et ciel; et qui fixe un temps, hors du temps.»

Yi Myung Rim portrait

« J’ai mis du temps à comprendre mes nymphéas… Je les cultivais sans songer à les peindre… Un paysage ne vous imprègne pas en un jour… Et puis, tout d’un coup, j’ai eu la révélation des féeries de mon étang. J’ai pris ma palette. Depuis ce temps, je n’ai guère eu d’autre modèle. »

Claude Monet

Le ministère de la culture et de la communication présente: « RENDEZ-VOUS AUX JARDINS » les, 3, 4 et 5 juin 2016.

Cette année: « Les couleurs du jardin », l’espace culturel Gingko’Art de Pontoise participe avec en exclusivité la présentation des Nymphéas, un hommage au peintre Claude Monet par l’artiste coréenne Yi Myung Rim.

Près de 3000 événements à découvrir partout en France pour la 14ème édition des Rendez-vous aux jardins. Retrouvez le programme des 2 300 jardins participants sur la carte interactive et dans la rubrique « Dans votre région » !

http://rendezvousauxjardins.culturecommunication.gouv.fr/

L’artiste coréenne s’inspire des chefs-d’œuvre du Maître de l’impressionnisme et trempe son pinceau dans l’eau de l’étang de Giverny; déjà, autrefois, l’artiste expressionniste américaine Joan Mitchell avait dans une technique picturale appelée « All over », réalisée de remarquable compositions abstraites. Tandis que le peintre chinois Zao Wou-Ki grand admirateur de Monet, réalisa en 1991 un triptyque intitulé hommage à Claude Monet qui évoque d’une part le pont et les nymphéas de Giverny.

Claude Monet

Au printemps de 1883, après avoir arpenté les rives de la Seine du Havre à Paris pendant vingt ans, Claude Monet (1840-1926) se fixe à Giverny. Le peintre a participé à l’aventure collective de l’impressionnisme et exposé aux quatre premières expositions du groupe, de 1874 à 1879. Auréolé de succès, il se retire et acquiert la maison du Pressoir en 1890. Sa peinture prend bientôt un tour différent. Alors que l’exaltation de la couleur demeure, l’étude de l’espace pictural l’occupe de plus en plus. En 1893, Claude Monet demande l’autorisation de détourner la rivière du Ru afin de créer un « jardin d’eau ». Il aménage un bassin enjambé par un pont, référence à l’art japonais qu’il apprécie tout particulièrement.

Dès 1899, avec la série des Nymphéas, Monet oriente son oeuvre vers une recherche inédite en s’attachant à un motif qui deviendra comme une signature. Ayant achevé en 1900 la série du pont japonais, l’artiste entreprend de se consacrer à l’étang fleuri de nénuphars. D’abord par intermittence, quand il ne travaille pas à sa série consacrée au Waterloo Bridge, puis de façon continue à partir de 1904, il se lance dans une grande série consacrée à ce thème. Du printemps à l’automne, l’artiste, installé au bord de l’étang, traduit simultanément sur plusieurs toiles des sensations qu’il reprendra ensuite à l’atelier. Les Nymphéas du MuMa, peints en 1904, font partie d’un ensemble de quarante-huit tableaux intitulés « Les Nymphéas, séries de paysages d’eau », exposés à la galerie Durand-Ruel à Paris en 1909.

« Le jardin de Monet compte parmi ses œuvres, réalisant le charme d’une adaptation de la nature aux travaux du peintre et de la lumière. Un prolongement d’atelier en plein air, avec des palettes de couleurs profusément répandues de toutes parts pour les gymnastiques de l’œil, au travers des appétits de vibrations dont une rétine fiévreuse attend des joies jamais apaisées (…). Il n’est pas besoin de savoir comment il fit son jardin. Il est bien certain qu’il le fit tel que son œil le commanda successivement, aux invitations de chaque journée, pour la satisfaction de ses appétits de couleurs. »

Georges Clemenceau

Monet conçoit donc les Nymphéas comme un ensemble devant lequel le spectateur peut laisser vagabonder son esprit, il voyage. Or ce voyage spirituel n’est possible que grâce à la grande maîtrise du peintre qui a su illustrer les changements éphémères de la lumière naturelle par ses habiles jeux de couleurs.

Méditation

Monet a soixante-quatorze ans quand il commence ce décor et son élaboration coïncide avec le début de la Première Guerre mondiale. Ce projet de peinture a une mission ambitieuse : réaliser une œuvre de paix dans un monde en guerre. L’artiste plonge le spectateur dans une nature pure et silencieuse propice à la rêverie et à la réflexion. L’indéterminé stimule l’imaginaire même si le regard est arrêté par quelques nymphéas, dont le rythme pourrait suggérer une douce musique. Ce paysage, sans présence humaine ni animale, pose une question sur le lien entre l’homme et la nature, un lien perdu, peut-être, avec l’ère industrielle et la civilisation urbaine. Plus on avance dans les salles, plus le calme et le silence nous entourent. Le temps s’écoule avec la course des nuages et la scansion des arbres. Une tonalité bleue, propice à la méditation et chère aux symbolistes, y domine. L’Orangerie prend, au cœur de Paris, une dimension paisible : c’est un havre où l’on s’abrite des trépidations de la vie moderne. Un message universel d’espoir et de recommencement possible est induit par le cycle rassurant de la course du soleil.

fragment_1

*La force et la signification du geste créateur, le traitement large de toute la surface de la toile sans distinction de plans, sont autant d’éléments qui séduiront, après 1945, les jeunes artistes américains de l’expressionnisme abstrait, comme Joan Mitchell dans ses œuvres « all over ».*

Joan Mitchell et les nymphéas

Fonctionnant souvent en diptyque, les œuvres doivent être vues de loin, dans leur ensemble. Ainsi, Edrita Fried (1981) est constituée de quatre panneaux parcourus de grandes traces bleues, violettes et jaunes. Par endroits, on croit reconnaître des feuillages, des tiges. Le mouvement naît de ces gerbes colorées qui investissent tout l’espace. C’est depuis les années cinquante que Joan Mitchell, qui fait partie de l’École de New-York, réalise des toiles où la composition naît de la gestuelle. L’emploi de couleurs vives et variées, comme la répétition de gestes expansifs, caractérise son style expressionniste abstrait. Née à Chicago en 1925, l’artiste n’a pas seulement été influencée par des peintres américains, comme Franz Kline et Willem de Kooning. En 1955, Joan Mitchell s’installe en France pour rejoindre son compagnon le peintre canadien Jean-Paul Riopelle. C’est à Vétheuil, qu’elle passe l’essentiel de sa carrière, à quelques kilomètres de l’atelier de Claude Monet à Giverny. Marquée par les nymphéas du peintre impressionniste, Joan Mitchell peint de grandes toiles, avec pour ambition de retranscrire ses souvenirs de jardins environnants et les paysages de la Seine. Ainsi La Grande Vallée IX (1983) donne à voir la vallée de la Seine dans deux panneaux verticaux. Les larges coups de pinceaux envahissent l’espace.

Yi Myung Rim et les nymphéas

Par ses compositions subtiles et pleines d’énergie, Myung Rim s’accorde aux sources de l’âme et au miroir de l’esprit, ainsi le spectateur ne discerne plus si le paysage intérieur est un reflet du paysage extérieur-ou le contraire. Le dialogue du dessin et de l’encre se poursuit, mais dans un autre univers, mystique et primordial. L’intelligence, l’intuition et une maîtrise parfaite des techniques, nous fait découvrir ici, un  disciple révélé par l’enseignement et la philosophie des grands maître d’Extrême-Orient, et précisément de ceux qui furent profondément imprégnés de bouddhisme, ou de la philosophie morale du Tao. Une célèbre phrase de Paul Valéry, à laquelle les surréalistes souvent se réfèrent, constate que « l’homme possède un certain regard qui le fait disparaître; lui et tout le reste, êtres, terre et ciel; et qui fixe un temps, hors du temps.»

Mais l’œuvre de Myung Rim ne fait pas disparaître les êtres, la terre, le ciel, elle anéantit seulement toute séparation entre l’homme et Dieu, entre la spiritualité et l’homme.

fragment_2

C’est à l’âge de13 ans, que la jeune adolescente découvre les écrits du philosophe chinois Zhuangzi et son ouvrage, « le rêve du papillon ». L’auteur, apprécié par celle qui venait de découvrir les métaphores de l’écrivain avait permis de révéler une sensibilité naturelle, elle avait alors pris conscience du silence dans lequel était muré ce qu’il y avait de plus précieux, de plus unique et inexploré en chacun.

L’expression du vide comme un état primordial et nécessaire à toute création objective, le vide par quoi tout commence et tout s’achève; un principe que l’artiste préconise dans la construction métaphysiques de ses créations.

Zao Wou-Ki et Claude Monet

Né à Pékin en 1921, dans une famille de grands lettrés chinois, Zao Wou-Ki passe son enfance à étudier la calligraphie, puis la peinture chinoise et occidentale à l’école des Beaux-arts de Hang-Tcheou. Il arrive à Paris en 1948 et s’installe à Montparnasse, la France étant devenue son pays d’adoption. Grand admirateur de Monet, Zao Wou-Ki réalisa en 1991 un triptyque intitulé Hommage à Claude Monet qui évoque d’une part le pont et les nymphéas de Giverny et d’autre part le pont que Zao Wou-Ki est parvenu à jeter entre la peinture chinoise et la peinture occidentale. Un paysage onirique à la gloire du génie des hommes. Comment Zao Wou-Ki a-t-il connu Monet ? Quel a été son impact sur son œuvre ? Quel rôle la France a t-elle joué sur lui ? sont les questions que nous posons à notre invité rencontré au domicile de l’académicien des beaux-arts. Yann Hendgen nous rappelle que Zao Wou-Ki a été formé en Chine, à l’école de Hang-Tcheou. Dans le cadre de cette formation il suit un double cursus composé de tradition chinoise (calligraphie, peinture chinoise) et de l’enseignement de la peinture occidentale (perspective, peinture à l’huile). Il étudie le fauvisme et l’impressionnisme.

C’est certainement à ce moment-là que l’académicien entend parler de Monet pour la première fois.

Il apparait évident que Zao Wou-Ki a cherché à aller au-delà de la simple étude de quelques tableaux du peintre impressionniste. Dès le départ il acquiert des livres, des revues, des périodiques qui traitent du Paris des années 40 mais il s’intéresse aussi à Renoir et Modigliani. Il voue très tôt un véritable intérêt pour l’impressionnisme. Lorsqu’il arrive à Paris, son premier geste est d’aller au musée du Louvre et au musée de l’Orangerie.

*Le all-over est une pratique apparue en peinture vers 1948, qui consiste à répartir de façon plus ou moins uniforme les éléments picturaux sur toute (en anglais all over) la surface du tableau ; celle-ci semble ainsi se prolonger au-delà des bords, ce qui élimine le problème du champ. Chaque coup de pinceau annule le précédent et le rapport de celui-ci avec la surface du fond. Cette technique a été inventée par Janet Sobel (1894–1968), peintre américaine d’origine ukrainienne. Jackson Pollock a vu son travail exposé en 1944, à la galerie Art of This Century, et s’en est inspiré pour créer ses propres drippings, en 19451. Avec sa manière, qui était de peindre une toile étendue sur le sol, il ne pouvait jamais voir la composition de façon globale. Par conséquent, la seule façon de lui redonner une unité était pour lui de répandre de la peinture partout, de manière égale[réf. nécessaire]. Dans son cas, il utilisait des bâtonnets et de la peinture industrielle, qu’il répartissait par gestes amples, mais contrôlés. Le résultat est une pure abstraction dans l’espace pictural.

Cycle des Nymphéas:

Offerts par le peintre Claude Monet à la France le lendemain même de l’armistice du 11 novembre 1918 comme symbole de la paix, les Nymphéas sont installés selon ses plans au musée de l’Orangerie en 1927, quelques mois après sa mort. Cet ensemble unique, véritable « Sixtine de l’impressionnisme », selon l’expression d’André Masson en 1952, offre un témoignage de l’œuvre du dernier Monet conçu comme un véritable environnement et vient couronner le cycle des Nymphéas débuté près d’une trentaine d’années auparavant. L’ensemble est l’une des plus vastes réalisations monumentales de la peinture de la première moitié du XXe siècle. Les dimensions et la surface couverte par la peinture environnent et englobent le spectateur sur près de cent mètres linéaires où se déploie un paysage d’eau jalonné de nymphéas, de branches de saules, de reflets d’arbres et de nuages, donnant « l’illusion d’un tout sans fin, d’une onde sans horizon et sans rivage » selon les termes mêmes de Monet. Ce chef-d’œuvre unique ne connaît pas d’équivalent de par le monde.

Expressionnisme abstrait :

Mouvement de peintres américains qui renouvellent l’abstraction après 1945. Chez ces peintres, le tableau est affirmé comme surface peinte et expérience intérieure du réel.

On distingue généralement deux groupes : le color field, qui valorise le champ coloré (Mark Rothko, Barnett Newman…) et l’action painting qui valorise la gestuelle (Jackson Pollock, Willem de Kooning…).

« Si je puis voir un jour le jardin de Claude Monet, je sens bien que j’y verrai, dans un jardin de tons et de couleurs plus encore que de fleurs, un jardin qui doit être moins l’ancien jardin-fleuriste qu’un jardin coloriste, si l’on peut dire, des fleurs disposés en un ensemble qui n’est pas tout à fait celui de la nature, puisqu’elles ont été semées de façon que ne fleurissent en même temps que celles dont les nuances s’assortissent, s’harmonisent à l’infini en une étendue bleue ou rosée, et que cette intention de peintre puissamment manifestée a dématérialisée, en quelque sorte, de tout ce qui n’est pas la couleur. »

Marcel Proust

Zao Wou Ki-COLLAGE 1

BONNE ET HEUSEUSE ANNÉE À TOUTE LA PLANÈTE

Puissiez vous trouver, comme chaque habitant de la Terre, grâce à la magie du nouvel an, l’étoile infaillible qui vous guidera vers la lumière, la paix, la vérité et l’amour universel.

photo 1

Meilleurs Vœux ! Que la paisibilité, la créativité et la joie soient avec vous tous les jours de l’Année nouvelle !

Photo 2

BONNE ET HEUSEUSE ANNÉE À TOUTE LA PLANÈTE
L’ESPACE GINGKO’ART

Photo 3

Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins, semons des fleurs.

Photo 4

J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler ‘véritablement, jusqu’à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassée dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours,

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait :

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton !
– Dessine-moi un mouton…

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j’ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n’est pas ma faute. J’avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l’âge de six ans, et je n’avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d’étonnement. N’oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis :

– Mais… qu’est-ce que tu fais là ?

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse :

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton…

Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j’avais surtout étudié la géographie, l’histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :

– Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton.

Comme je n’avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l’un des deux seuls dessins dont j’étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d’entendre le petit bonhomme me répondre :

– Non ! Non ! je ne veux pas d’un éléphant dans un boa. Un boa c’est très dangereux, et un éléphant c’est très encombrant. Chez moi c’est tout petit. J’ai besoin d’un mouton. Dessine-moi un mouton.

Alors j’ai dessiné. Il regarda attentivement, puis:

– Non ! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

Je dessinai :

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence :

– Tu vois bien… Ce n’est pas un mouton, c’est un bélier. Il a des cornes…

Je refis donc encore mon dessin. Mais il fut refusé, comme les précédents :

– Celui-là est trop vieux. je veux un mouton qui vive longtemps.

Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci. Et je lançai :

– Ça c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon jeune juge :

– C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à ce mouton ?
– Pourquoi ?
– Parce que chez moi c’est tout petit…
– Ça suffira sûrement. je t’ai donné un tout petit mouton.

Il pencha la tête vers le dessin :

– Pas si petit que ça… Tiens Il s’est endormi…

Et c’est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.

Ph petit-prince-et-son-asteroide-b-612_i-G-58-5864-PEUSG00Z

Extrait: « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943 à New York.

ALLEMAND ein gutes neues Jahr / prost Neujahr,
ALSACIEN e glëckliches nëies / güets nëies johr,
ANGLAIS happy new year,
ARABE aam saiid / sana saiida, BAMBARA bonne année
BASQUE urte berri on,
BERBÈRE asgwas amegas, BETI mbembe mbu,
BIÉLORUSSE Z novym hodam,
BOSNIAQUE sretna nova godina,
BRETON bloavez mat,
BULGARE chestita nova godina,
CANTONAIS kung hé fat tsoi,
CATALAN bon any nou,
CHINOIS xin nièn kuai le / xin nièn hao,
CORÉEN seh heh bok mani bat uh seyo,
CORSE pace e salute,
CRÉOLE ANTILLAIS bon lanné ,
CRÉOLE GUADELOUPÉEN bonne année,
CRÉOLE GUYANAIS bon nannen / bon lannen,
CRÉOLE HAITIEN bònn ané,
CRÉOLE MARTINIQUAIS bon lanné / bonanné
CRÉOLE MAURICIEN mo swet zot la banané,
CRÉOLE RÉUNIONNAIS bone-érèz ané
CROATE sretna nova godina,
DANOIS godt nytår, ESPAGNOLfeliz año nuevo,
ESTONIEN head uut aastat,
FINNOIS onnellista uutta vuotta,
FLAMAND gelukkig Nieuwjaar,
GALLOIS blwyddyn newydd dda,
GREC kali chronia / kali xronia eutichismenos o kainourgios chronos,
HÉBREU shana tova,
HONGROIS boldog új évet,
ISLANDAIS farsælt komandi ár,
ITALIEN felice anno nuovo, buon anno,
JAPONAIS akemashite omedetô,
KABYLE asseguèsse-ameguèsse
LANGUEDOCIEN (OCCITAN) bona annada,
LETTON laimigo Jauno gadu,
LITUANIEN laimingu Naujuju Metu,
MACÉDONIEN srekna nova godina,
MAORI kia hari te tau hou
NÉERLANDAIS gelukkig Nieuwjaar,
NORVÉGIEN godt nytt år,
OCCITAN bona annada
POLONAIS szczesliwego nowego roku,
PORTUGAIS feliz ano novo,
PROVENÇAL bòna annada / bono annado (provençal rhodanien)
ROUMAIN un an nou fericit / la multi ani,
RUSSE S novim godom,
SERBE srecna nova godina
SLOVAQUE stastlivy novy rok
SLOVÈNE srecno novo leto,
SUÉDOIS gott nytt år,
SWAHILI mwaka mzuri,
TAHITIEN ia ora te matahiti api,
TCHÈQUE štastný nový rok,
TURC yeni yiliniz kutlu olsun,
UKRAINIEN Z novym rokom,
WALLON bone annéye / bone annéye èt bone santéye.