L’Espace culturel Gingko’art de Pontoise présente: Valérie Hamel, photographe, une exposition intitulée, « Au-delà du silence…»

L’artiste trouve dans le tissu urbain une inspiration sans cesse renouvelée. A travers près de 40 images, l’exposition retrace plus de quinze ans d’un parcours photographique qui a mené cette artiste des atmosphères de son lieu d’habitation aux squares parisiens via les plages de Normandie, avec toujours cette attention si particulière portée à l’énigmatique. L’artiste n’aperçoit pas la nature des choses comme elle apparaît au commun, puisque son émotion lui révèle les vérités intérieures sous les apparences.

Un appel à la contemplation, une invitation à abandonner une forme de rationalité pour accéder à l’impossible et en profiter.

La photographie est souvent considérée comme un art qui se suffit à lui même, et leurs auteurs peu enclins au travail littéraire.

Témoignage précieux d’un temps passé, écrin de tranches de vie, sensation du toucher au-delà de l’image…

La passagère du Pont des Arts

La passagère du Pont des Arts

Conçues comme des poèmes visuels, ses images nous entraînent dans le monde de l’infini et de l’indicible, dans un univers où le mystère côtoie le familier, l’étrange, le poétique. Elles invitent à la plus grande concentration au milieu même des choses les plus insignifiantes, célèbrent une certaine qualité de lumière qui renvoie à un profond mystère et cherchent à dépasser, en une image, la simple forme des choses pour exprimer tout à la fois les sensations, les sentiments et les pensées.

Pourtant lorsqu’on a l’occasion d’en apprendre plus sur ce qu’une image veut dire ou les directions, les inspirations qui ont menées la photographe, l’œuvre s’enrichit d’autant. En rencontrant Valérie Hamel qui travaille d’abord la construction mentale qu’elle illustre de photographies, nous allons à la recherche de ces artistes vers une voie où l’image et la pensée sont indissociables.

« La composition doit être une de nos préoccupations constantes, mais au moment de photographier elle ne peut être qu’intuitive, car nous sommes aux prises avec des instants fugitifs où les rapports sont mouvants.

Le temps court et s’écoule et notre mort seule arrive à le rattraper. La photographie est un couperet qui dans l’éternité saisit l’instant qui l’a éblouie. »

Henri Cartier-Bresson

«Un monde d’une transparence unique, léger, doux, accueillant et sensible pour une série d’images indatables, entre nostalgie et rêve, qui en appellent au bonheur. Chaque carré est comme un petit conte séduisant dans lequel on a envie de se lover, de rester, de se protéger puisque le temps est arrêté, que la lumière est là, installée telle une caresse et qu’il n’y a plus aucune raison d’aller retrouver ailleurs un monde qui ne saurait avoir des teintes aussi raffinées. […] Un appel à la contemplation, une invite à abandonner une forme de rationalité pour accéder à l’impossible et en profiter.»

Porte close

Porte close

Depuis 1997, Valérie Hamel photographie avec un Pentax K1000. Il y a presque 4 décennies, si vous vouliez apprendre les ficelles de la photo, l’une de vos options en matière d’appareil était un reflex basique 35mm manufacturé par Pentax : le K1000. Ce reflex abordable avait tout ce dont le photographe amateur avait besoin : il était complètement mécanique, avait des réglages manuels, un système de mesure TTL, des vitesses d’obturation allant de 1/1000 à 1 seconde et était compatible avec tous les objectifs pour boîtier K disponibles. Remarqué pour sa longévité exceptionnelle, Pentax produisit cet appareil basique mais fonctionnel de 1976 à 1997, en vendant plus de 3 millions d’unités.

L’appareil devient extension de l’œil. Tout au fil de sa carrière, ce type d’appareil ne la quittera jamais… Le format de ses images (inhérent à ce type d’appareil) est rectangulaire, ce qui renforce, plus que le format carré, la dynamique de ses sujets. Quant à ses tirages (sur papier presque mat), elle les aime dans toutes les nuances de gris. Ses photographies sont essentiellement en noir et blanc.

Valérie Hamel a réalisée un travail onirique assez étonnant. Elle a une lumière très particulière, assez transparente et extrêmement légère. On devine des ombres qui se promènent dans des paysages urbains qui sont à la fois des mélanges de paysages d’intérieur et d’extérieur, des paysages mentaux inquiétants et très énigmatiques.

On a l’impression de se promener dans une sorte de rêve nuageux, léger et aérien. C’est un travail qui procède beaucoup de cette sorte de transparence de l’image.

Il ne faut pas que la technique envahisse la photographie comme pour faire écran à son essence.

La photographie comme la peinture est l’expression d’un condensé de « l’Esprit » ou de la « Conscience » humaine, dans sa dimension la plus profonde.

Sur la plage abandonnée

Sur la plage abandonnée

Tout le contraire de ce flot d’images pour la plupart inutiles, éphémères et superficielles, dont nous bombardent continuellement les médias,
au point de créer la plus grande confusion intérieure.

La photographie telle que je la conçois, est « un arrêt sur image »,
de sorte que la pensée émotionnelle dans sa cacophonie et sa bousculade effrénées,
s’arrête enfin paisiblement, et que l’Esprit dont la Nature essentielle est l’immobilité contemplative, émerge tout à coup dans la lumière de la Beauté éternelle.

La photographie argentique est une technique photographique permettant l’obtention d’une photographie par un processus photochimique comprenant l’exposition d’une pellicule sensible à la lumière puis son développement et, éventuellement, son tirage sur papier.

Elle se pratique en noir et blanc et en couleur.

« Cela fait partie du travail du photographe de voir plus intensément que la plupart des gens. Il doit avoir et garder en lui quelque chose de la réceptivité de l’enfant qui regarde le monde pour la première fois ou du voyageur qui pénètre dans
un
pays étrange. »

Bill Brandt

Le terme « argentique » s’est répandu au début des années 2000 quand le besoin s’est fait sentir de distinguer la photographie classique, sur pellicule, de la photographie dite « numérique » en plein essor.

Emprunté au vocabulaire de la chimie, il fait référence aux minuscules agrégats d’argent qui constituent les images produites selon ce procédé. Il doit probablement son succès en français à une heureuse euphonie avec « numérique » (« digital » en anglais) dont il paraît l’antonyme naturel: même nombre de syllabes, même terminaison en «ique », même distinction savante. Cependant, le terme « numérique », dans cette acception, est issu de la théorie du signal où les procédés non numériques sont plus généralement appelés « analogiques ». On parle donc aussi parfois de « photographie analogique » et c’est plutôt ainsi qu’elle est désignée en anglais. L’image inscrite sur la pellicule est en effet une reproduction analogue de ce qui est photographié alors que dans un appareil numérique, l’image est codée sous forme binaire.

Enregistrement des images sur pellicule:

La pellicule est constituée d’un film support en plastique, recouvert d’une émulsion : c’est une couche de gélatine sur laquelle sont couchés en suspension des cristaux d’halogénure d’argent; pour les émulsions modernes il s’agit de bromure d’argent (AgBr). Dans ce cas, chaque cristal est formé de plusieurs milliards d’ions d’argent (Ag+) et d’ions de brome (Br−) organisés en un réseau cubique.

Lors de l’exposition à la lumière, une image latente se forme en petite gouttelette:

  • des photons provenant de la partie éclairée du sujet arrivent sur la pellicule;
  • pour chaque photon absorbé se forme une paire électron-trou: un électron se libère du réseau et va être capté par un ion Ag+;
  • cet ion Ag+ est réduit, c’est-à-dire qu’il se transforme en un atome d’argent qui est exclu du réseau cristallin.

Pour chaque cristal, selon l’intensité lumineuse de la partie du sujet qu’il décrit, de zéro à une dizaine d’atomes se forment. Ces atomes ont tendance à s’agglutiner pour former un agrégat (cluster en anglais).

Pour les émulsions actuelles, seuls les cristaux contenant au moins quatre atomes d’argent pourront être entièrement réduits lors du développement photographique, en particules noires visibles par l’œil humain (les grains d’argent) pour cause de la bande interdite (issue du modèle des bandes). Le développement est un phénomène d’accélération de la réduction des ions Ag+ en atomes d’argent : les cristaux contenant un agrégat ayant un potentiel électrique supérieur à celui du révélateur, c’est-à-dire un agrégat de quatre atomes ou plus, vont attirer les électrons du révélateur vers les ions du cristal, qui vont finir par tous être réduits. En revanche, les autres cristaux n’atteignant pas la masse critique de quatre atomes en agrégat rendent des électrons au révélateur et se transforment en ions invisibles. Ces ions seront ensuite dispersés lors d’une phase de lavage et de fixage. C’est la gélatine qui isole les cristaux les uns des autres et leur permet de réagir individuellement.

Le jardin des tuileries

Le jardin des tuileries

À cause d’un phénomène de recombinaison rapide de la paire électron-trou sans effet chimique, et de l’oxydation par le trou de certains atomes d’argent provisoirement formés, le rendement de la réaction de formation initiale des atomes d’argent est de 0,2 atome par photon. Il faut donc 15 photons pour produire les 3 atomes d’argent nécessaires à la formation des grains lors du développement. D’un point de vue macro, on peut donc constater que 80% de la lumière qui arrive sur la pellicule est non-assimilée.

Une publication de décembre 1999 dans la revue Nature par Jacqueline Belloni, Mona Treguer, Hynd Remita et René de Keyser montre qu’on peut décupler le rendement de cette réaction en incorporant dans l’émulsion du formiate d’argent (HCO2− + Ag+), qui agit comme un « piège à trou », c’est-à-dire un inhibiteur des phénomènes compétitifs qui limitent habituellement le rendement de la réaction2. La société de chimie Agfa est détentrice de brevets déposés à la suite de cette découverte, mais aucune application commerciale de cette dernière n’est apparue sur le marché.

Résolution des images:

Dans le cas d’une pellicule à grains fins (donc peu sensible à la lumière), la taille moyenne d’un grain d’argent est d’environ 20 micromètres. Il y en a donc environ 2 millions à la surface d’un négatif de 24 mm x 36 mm, et près de 180 millions à la surface d’une plaque de 24 cm x 30 cm. Même si un grain d’argent n’est pas exactement l’équivalent d’un pixel puisqu’il ne peut (à l’issue du développement) être que réduit ou intact, alors qu’un pixel peut enregistrer l’intensité lumineuse reçue, on constate que la résolution d’une image obtenue à l’aide d’une plaque photographique peut aujourd’hui encore être nettement supérieure à celle des meilleurs appareils photographiques numériques.

Espace Gingko’Art
2, Place de l’Hôtel de ville
01 34 43 55 13 & 06 10 20 05 56
gingko-art@orange.fr

Ouverture du mardi au samedi de 15h30 à 17 heures
Accès par A15, direction Rouen, sortie n°9 direction centre ville-Hôtel de ville.
SNCF gares du Nord ou Saint-Lazare Pontoise RER ligne C Terminus Pontoise Gare

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Nouvelle exposition : Jonathan Abbou, Photographe

ChouetteL’Espace Culturel Gingko’Art de Pontoise présente: « Des Fictions Urbaines à Olympia », la rétrospective du photographe Jonathan Abbou , se définit comme l’un des évènements majeur de la saison 2013.

« Dans le mouvement ancestral de la jouissance des chairs naufragées, elles boiront souvent la tasse… ! ».

Cette rétrospective intitulée, « Des Fictions Urbaines à Olympia », présente aux cimaises plus de soixante-dix œuvres, autour des extraits  choisis par l’artiste et se déroulera du vendredi premier mars au mercredi premier mai 2013. Lire la suite

Quand Christophe Mourthé réinvente la lumière !

Le photographe Christophe Mourthé à qui l’espace culturel a consacré une exposition intitulée les « Muses » de l’artiste, à voir et à revoir jusqu’au 31 août ; Dita Von Teese, Mylène Farmer et les Casanovas, a consacré sa journée autour d’une séance de prises de vues intitulée « WomenLatex. »


De 10 heures à 21 h30, le 25 juillet dernier, le photographe, son maquilleur Stefy et le modèle Marie Kalista ont investi l’espace bibliothèque du Gingko’Art et particulièrement l’escalier de métal. Plusieurs heures de maquillage ont été nécessaire pour une préparation où l’aléatoire n’avait pas sa place, et le résultat est extraordinaire de beauté, baignée d’une lumière signée par le maître de l’éclairage, nous vous laissons juger !

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Conférence à l’espace Gingko’Art

Un samedi placé sous le signe de l’Oracle ; Le Mali et sa vérité, quelque chose d’extraordinaire !

Dany Leriche et Jean-Michel Fickinger, nos photographes pontoisiens, initiés aux merveilles de l’Afrique de l’ouest depuis de nombreuses années nous ont fait partager un carnet de voyage vers un pays hors du temps ; redécouvrir la patience de tout un peuple ainsi que d’étonnants moyens d’adaptation et de survie malgré les difficultés, soulignées en ce moment par l’actualité internationale et la destruction de certains ouvrages survenue après le classement par l’Unesco de plusieurs sites historiques…
Un moment précieux et unique partagé par un public ému à la projection des paysages revisitant ainsi la plus grande mosquée du monde, celle de Djenné avant de nous débarquer à Tombouctou sur les traces du peuple Dogon.
Puis, comme une apothéose, nous sont apparus les Chasseurs de l’invisible, les Griots, présentés aux cimaises du Gingko’Art pour l’occasion et l’émouvante narration du photographe Jean-Michel Fickinger qui n’a eu de cesse de les approcher afin d’établir un véritable recensement de plus de cent personnalités du monde de l’ésotérisme.

 » Chasseurs de l’invisible », ceux qui détiennent la magie, ceux qui touchent le passé, ceux qui savent, ceux qui voient… D’incroyables personnages qui marchent sur le temps… »
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Conférence : Le Mali, demain est encore hier ! 

Dany Leriche et Jean-Michel Fickinger photographes. Samedi 30 juin à 18 heures, embarquement immédiat sur le fleuve Niger à la découverte d’un pays aux mille et une coutumes de Bamako à Tombouctou !

« Comme il est dans l’eau, on ne voit pas que le poisson pleure. »

C’est à la suite d’une bourse obtenue dans le cadre du programme intitulé « Hors les Murs » à l’initiative de la Villa Médicis à Rome que nos photographes pontoisiens ont rapporté des clichés représentant des mères et des enfants maliens; ils ont découvert des ressources humaines fondamentales et inimaginables dans des régions où l’eau se fait de plus en plus rare et cause encore 50% de mortalité. La conférence se propose d’explorer les différents sites jusqu’en pays Dogon, de partager le quotidien de ces peuples et les émotions de nos photographes ; un voyage au centre de l’humain.
Au milieu de la misère la beauté subsiste !
«  Nous sommes très touchés par la force de ces femmes maliennes qui même dans la plus grande misère ou en dépit des liens étroits où la tradition les enferme, arrivent à se dépasse… Aussi, nos photos de mères et d’enfants maliens se veulent silencieuses et contemplatives. »


Géographie
Le Mali, avec ses 1 241 238 kilomètres carrés, est le plus vaste État d’Afrique de l’Ouest après le Niger. Il est enclavé à l’intérieur de l’Afrique occidentale entre le tropique du Cancer et l’Équateur. Il est traversé par deux grands fleuves : le Sénégal et le Niger. La plus grande part de la population vit en zone rurale. La densité, très variable, passe de 90 hab./km² dans le delta central du Niger à moins de 5 hab./km² dans la région saharienne du Nord.
Le pays possède trois zones climatiques , les deux tiers nord du pays, entièrement désertiques, appartiennent au Sahara méridional, et prend le nom d’Azawad avec des précipitations annuelles inférieures à 127 mm. Cette région est traversée par des nomades avec leurs troupeaux.