BONNE ET HEUSEUSE ANNÉE À TOUTE LA PLANÈTE

Puissiez vous trouver, comme chaque habitant de la Terre, grâce à la magie du nouvel an, l’étoile infaillible qui vous guidera vers la lumière, la paix, la vérité et l’amour universel.

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Meilleurs Vœux ! Que la paisibilité, la créativité et la joie soient avec vous tous les jours de l’Année nouvelle !

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BONNE ET HEUSEUSE ANNÉE À TOUTE LA PLANÈTE
L’ESPACE GINGKO’ART

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Si la vie n’est qu’un passage, sur ce passage au moins, semons des fleurs.

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J’ai ainsi vécu seul, sans personne avec qui parler ‘véritablement, jusqu’à une panne dans le désert du Sahara, il y a six ans. Quelque chose s’était cassée dans mon moteur. Et comme je n’avais avec moi ni mécanicien, ni passagers, je me préparai à essayer de réussir, tout seul, une réparation difficile. C’était pour moi une question de vie ou de mort. J’avais à peine de l’eau à boire pour huit jours,

Le premier soir je me suis donc endormi sur le sable à mille milles de toute terre habitée. J’étais bien plus isolé qu’un naufragé sur un radeau au milieu de l’Océan. Alors vous imaginez ma surprise, au lever du jour, quand une drôle de petite voix m’a réveillé. Elle disait :

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton !
– Dessine-moi un mouton…

J’ai sauté sur mes pieds comme si j’avais été frappé par la foudre. J’ai bien frotté mes yeux. J’ai bien regardé. Et j’ai vu un petit bonhomme tout à fait extraordinaire qui me considérait gravement. Voilà le meilleur portrait que, plus tard, j’ai réussi à faire de lui. Mais mon dessin, bien sûr, est beaucoup moins ravissant que le modèle. Ce n’est pas ma faute. J’avais été découragé dans ma carrière de peintre par les grandes personnes, à l’âge de six ans, et je n’avais rien appris à dessiner, sauf les boas fermés et les boas ouverts.

je regardai donc cette apparition avec des yeux tout ronds d’étonnement. N’oubliez pas que je me trouvais à mille milles de toute région habitée. Or mon petit bonhomme ne me semblait ni égaré, ni mort de fatigue, ni mort de faim, ni mort de soif, ni mort de peur. Il n’avait en rien l’apparence d’un enfant perdu au milieu du désert, à mille milles de toute région habitée. Quand je réussis enfin à parler, je lui dis :

– Mais… qu’est-ce que tu fais là ?

Et il me répéta alors, tout doucement, comme une chose très sérieuse :

– S’il vous plaît… dessine-moi un mouton…

Quand le mystère est trop impressionnant, on n’ose pas désobéir. Aussi absurde que cela me semblât à mille milles de tous les endroits habités et en danger de mort, je sortis de ma poche une feuille de papier et un stylographe. Mais je me rappelai alors que j’avais surtout étudié la géographie, l’histoire, le calcul et la grammaire et je dis au petit bonhomme (avec un peu de mauvaise humeur) que je ne savais pas dessiner. Il me répondit :

– Ça ne fait rien. Dessine-moi un mouton.

Comme je n’avais jamais dessiné un mouton je refis, pour lui, l’un des deux seuls dessins dont j’étais capable. Celui du boa fermé. Et je fus stupéfait d’entendre le petit bonhomme me répondre :

– Non ! Non ! je ne veux pas d’un éléphant dans un boa. Un boa c’est très dangereux, et un éléphant c’est très encombrant. Chez moi c’est tout petit. J’ai besoin d’un mouton. Dessine-moi un mouton.

Alors j’ai dessiné. Il regarda attentivement, puis:

– Non ! Celui-là est déjà très malade. Fais-en un autre.

Je dessinai :

Mon ami sourit gentiment, avec indulgence :

– Tu vois bien… Ce n’est pas un mouton, c’est un bélier. Il a des cornes…

Je refis donc encore mon dessin. Mais il fut refusé, comme les précédents :

– Celui-là est trop vieux. je veux un mouton qui vive longtemps.

Alors, faute de patience, comme j’avais hâte de commencer le démontage de mon moteur, je griffonnai ce dessin-ci. Et je lançai :

– Ça c’est la caisse. Le mouton que tu veux est dedans.

Mais je fus bien surpris de voir s’illuminer le visage de mon jeune juge :

– C’est tout à fait comme ça que je le voulais ! Crois-tu qu’il faille beaucoup d’herbe à ce mouton ?
– Pourquoi ?
– Parce que chez moi c’est tout petit…
– Ça suffira sûrement. je t’ai donné un tout petit mouton.

Il pencha la tête vers le dessin :

– Pas si petit que ça… Tiens Il s’est endormi…

Et c’est ainsi que je fis la connaissance du petit prince.

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Extrait: « Le Petit Prince » d’Antoine de Saint-Exupéry. Publié en 1943 à New York.

ALLEMAND ein gutes neues Jahr / prost Neujahr,
ALSACIEN e glëckliches nëies / güets nëies johr,
ANGLAIS happy new year,
ARABE aam saiid / sana saiida, BAMBARA bonne année
BASQUE urte berri on,
BERBÈRE asgwas amegas, BETI mbembe mbu,
BIÉLORUSSE Z novym hodam,
BOSNIAQUE sretna nova godina,
BRETON bloavez mat,
BULGARE chestita nova godina,
CANTONAIS kung hé fat tsoi,
CATALAN bon any nou,
CHINOIS xin nièn kuai le / xin nièn hao,
CORÉEN seh heh bok mani bat uh seyo,
CORSE pace e salute,
CRÉOLE ANTILLAIS bon lanné ,
CRÉOLE GUADELOUPÉEN bonne année,
CRÉOLE GUYANAIS bon nannen / bon lannen,
CRÉOLE HAITIEN bònn ané,
CRÉOLE MARTINIQUAIS bon lanné / bonanné
CRÉOLE MAURICIEN mo swet zot la banané,
CRÉOLE RÉUNIONNAIS bone-érèz ané
CROATE sretna nova godina,
DANOIS godt nytår, ESPAGNOLfeliz año nuevo,
ESTONIEN head uut aastat,
FINNOIS onnellista uutta vuotta,
FLAMAND gelukkig Nieuwjaar,
GALLOIS blwyddyn newydd dda,
GREC kali chronia / kali xronia eutichismenos o kainourgios chronos,
HÉBREU shana tova,
HONGROIS boldog új évet,
ISLANDAIS farsælt komandi ár,
ITALIEN felice anno nuovo, buon anno,
JAPONAIS akemashite omedetô,
KABYLE asseguèsse-ameguèsse
LANGUEDOCIEN (OCCITAN) bona annada,
LETTON laimigo Jauno gadu,
LITUANIEN laimingu Naujuju Metu,
MACÉDONIEN srekna nova godina,
MAORI kia hari te tau hou
NÉERLANDAIS gelukkig Nieuwjaar,
NORVÉGIEN godt nytt år,
OCCITAN bona annada
POLONAIS szczesliwego nowego roku,
PORTUGAIS feliz ano novo,
PROVENÇAL bòna annada / bono annado (provençal rhodanien)
ROUMAIN un an nou fericit / la multi ani,
RUSSE S novim godom,
SERBE srecna nova godina
SLOVAQUE stastlivy novy rok
SLOVÈNE srecno novo leto,
SUÉDOIS gott nytt år,
SWAHILI mwaka mzuri,
TAHITIEN ia ora te matahiti api,
TCHÈQUE štastný nový rok,
TURC yeni yiliniz kutlu olsun,
UKRAINIEN Z novym rokom,
WALLON bone annéye / bone annéye èt bone santéye.

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Le Gingko vous offre un conte de Noël

Que la paix et la promesse de Noël vous remplissent le cœur de joie. Il serait si agréable de pouvoir se retrouver ensemble, comme autrefois, afin de célébrer la Noël comme il se doit. Nous aurions tant à nous dire, de vive voix et avec le sourire!

Ces quelques mots visent cependant à faire oublier quelque peu la distance qui nous sépare en vous confirmant le lien qui nous unit par le cœur et la pensée.

Joyeux Noël!

Dans toutes les langues européennes.

Froehliche Weihnachten, Frohe Weihnachten, Zalig Kerstfeest , Joyeux Noël, Jwaïeu Nouel, Jénwèl, Chestita Koleda, Mutlu yillar et Kala Christouyenna, Glaedelig Jul, Nollaig Chridheil, Feliz Navidad, Roomsaid Joulu Puhi, Iloista Joulua ou Huyvä Joulua, Joyeux Noël, Kala Christouyenna, Vroolijk Kerfeest, Kellemes karacsonyi unnepeket, Nodlaig mhaith chugnat, Gleðileg Jól, Gleðileg Jól, Buone Feste Natalizie, Buon Natale, Priecigus Ziemassvetkus, Linksmu Kaledu, su Kaledoms, Schéi Chrëschtdeeg Joyeux Noël, Il Milied it-tajjeb, Bòn nové, Gledelig Jul, Wesolych Swiat, Boas Festas, Veselé vanoce, Sarbatori vesele, un Crãciun fericit, Veselé Vianoce, Vesel božic / vesele božicne praznike, God Yul, Fröhlichi Wiehnacht, Joyeux Noël, Mutlu yilla.

Noël

Noël

Histoire des symboles de Noël:

Chaque symbole contribue à son intensité et est venu progressivement embellir la fête. 
Voici l’histoire des principaux symboles de Noël tel qu’il est fêté par le plus grand nombre.

La bûche:

Les Gaulois, les Germains et les Scandinaves, brûlait la bûche pour célébrer le solstice d’hiver. 
Au Moyen-âge, la bûche de Noël portait porte-bonheur, on faisait brûler des bûches à Noël car cela apportait chaleur et lumière. Les cendres devaient être précieusement conservées car on disait qu’elles protégeaient de l’orage, guérissaient des maladies et fertilisaient les terres.

Maintenant, le bûche de la cheminée est remplacée par la bûche du pâtissier !

La crèche:

Au XIIIème siècle, la crèche vivante apparut avec comme témoin saint François d’Assise. Au XVIIème siècle, les santons font leurs apparitions. Au XIXème siècle la crèche familiale.

L’arbre de Noël:

Au XVIIème siècle, le sapin de Noël est originaire d’Alsace, . On y pendait de petites pommes rouges. En 1837, la belle-fille du roi Louis-Philippe commanda l’érection d’un arbre de Noël aux Tuileries. A la suite de la guerre de 1870, les Alsaciens et Lorrains qui s’installèrent à Paris contribuèrent à asseoir la coutume.

Les cadeaux de Noël:

Les cadeaux du solstice d’hiver existent depuis l’Antiquité. 
Ils ont conservé de nos jours les 3 symboles qui y étaient attachés : la richesse en offrant des objets précieux ou de l’argent. La douceur en offrant du miel, des fruits ou des friandises. La vie en offrant de la lumière par une bougie. De nos jours, on retrouve toujours ces 3 symboles. 
La dinde:

L’oie, le paon, le cygne étaient souvent dégustés à Noël ou tout au moins au solstice d’hiver. Ce sont d’une part des animaux solaires, et d’autre part leurs gros œufs symbolisent la vie. Soleil et vie étaient donc associés à l’entrée dans l’hiver froids et ses longues nuits. La dinde a été introduite du Nouveau Monde au XVIème siècle et s’est imposée de nos jours.

Les quêtes de Noël:

La veille de Noël avait lieu dès le Moyen-âge une quête, comme d’ailleurs à la saint Martin et à la fête des Rois. 
Il s’agissait plutôt de quêtes d’adultes qui devinrent avec l’amélioration du niveau de vie des quêtes d’enfants. Il était mal vu de ne rien donner ! 
Les quêtes d’enfants pour Noël ont commencé à disparaître à la fin du XIXème siècle avec l’urbanisation et la baisse du monde paysan. 
Les cadeaux reçus lors des quêtes, sont aujourd’hui déposés au bord de la cheminée ou au pied du sapin.

Laissez-vous conter Noël!

Géomance

Géomance

Je vais vous conter la belle histoire de Géomance et l’Hiver.

« Connaissez-vous Géomance ? C’est une petite fille, une marionnette, aux yeux bleus, au nez en trompette, et des cheveux roux. On l’appelle Géomance, car toujours elle danse et fait des pirouettes. C’est une petite fille très joyeuse, comme vous, et pourtant Géomance habite un drôle de pays. Un pays où le temps n’existe plus. Il ne s’est jamais installé ici. Ici, c’est un pays où il n’y a pas de saison : pas d’automne, pas d’hiver, pas de printemps, pas d’été. Jamais le vent ne souffle, ni la pluie, ni la neige ne tombent. Le ciel n’a pas de couleur. Parfois des nuages passent, doucement dans le ciel, mais sans déranger le temps.
On peut porter tous les jours les mêmes habits et les arbres ont toujours des fruits, beaux et bons. Quand on cueille une pomme, hop ! une autre pomme pousse immédiatement, comme par enchantement, toute aussi bonne et toute aussi juteuse. Voilà le beau pays de Géomance où rien ne semblait devoir changer. Et pourtant, un jour, Géomance trouve un livre à la bibliothèque Guillaume Apolinaire, et elle lit ….

« L’histoire du Papa Noël »

Père Noël

Père Noël

Le Papa Noël habite loin, loin, dans un pays où il fait très froid. Toute l’année, avec ses lutins, il fabrique des jouets, pour tous les enfants du monde. Puis, le soir de Noël, il charge tous ces jouets dans son traîneau et il les apporte aux enfants endormis… »

Cà alors !, s’écrit Géomance, mais le Papa Noël n’est jamais venu ici.

Alors Géomance se met à rêver. Comme elle aimerait que le Papa Noël lui apporte des jouets. Mais pour cela, il faudrait que l’hiver s’installe dans son pays et fasse tomber de la belle neige, bien blanche.

Lumières de Fées

Lumières de Fées

Alors Géomance appelle l’Hiver : Hiver où es-tu ? Hiver que fais-tu ?

Tout d’abord, ce ne fut qu’un nuage, une brume qui s’enroula au pied du lit de Géomance. Puis un long ruban couleur arc en ciel déploya des bras, noueux comme des branches. Un corps de terre où miroitaient des feuilles, des mers et des forêts s’éleva et tout en haut un visage rayonnait, tel un soleil. 
Géomance éberluée demande d’une voix tremblante : « mais qui es-tu ? »

– Tu m’as appelé, je suis le Temps. J’ai la tête dans les étoiles et les pieds dans les profondeurs de la terre. Tu as demandé l’Hiver, alors me voilà. C’est moi qui fait les saisons. Je suis donc très important ; tout le monde parle de moi :

« Bonjour ! Quel temps fait-il ?
 Quel beau temps !
Je n’aurai jamais le temps ! 
Quel temps de chien ! »

Même à la télé, on essaie de savoir le temps qu’il fera. Mais je suis imprévisible ! je fais ce qui me plait. Je souffle parfois le chaud, parfois le froid. Cela dépend de mon humeur. Bref, je fais la pluie et le beau temps !

– Mais, dit Géomance intimidée, j’avais demandé juste l’hiver !

– Ah, Ah, Ah !, s’esclaffe le temps, mais l’hiver tout seul n’existe pas ! il lui faut l’automne qui fait tomber les feuilles des arbres. Il lui faut le printemps pour réchauffer la terre que l’hiver a glacée, mes saisons ont besoin les unes des autres. Ensemble, elles se donnent la main et forment une ronde éternelle.

– Mais pourquoi donc veux-tu l’hiver ?

– Je voudrais qu’il fasse froid pour que le Papa Noël passe cette nuit, dans la boutique d’Isandra à Pontoise, j’y dors la nuit avec des centaines de cadeaux, des petits personnages et des tableaux, des beaux vêtements et des sculptures extraordinaires…

La boutique Isandra

La boutique Isandra

Ou alors il peut passer dans la boutique de Julie boire un bon chocolat, il y a une décoration de Noël fabuleuse avec des sapins, des pâtisseries sous des cloches de verre, de jolies tasses et des lumières de fées…

Le Salon de Julie

Le Salon de Julie

Alors Géomance réfléchit et se met à chanter : « Vive le vent, vive le vent, vive le vent d’hiver, qui s’en va soufflant crachant dans les grands sapins verts…. »

Nounours

Nounours

A la fin de chanson, le Temps charmé lui dit : « Merci petite fille. Tu m’as fait grand plaisir. Maintenant, tu vas aller te coucher, car il est tard. Pose tes chaussures au pied de ton lit et ferme tes yeux. Fais de beaux rêves et si tu rêves du Papa Noël, peut être il passera cette nuit… ».

Cloches et Champignons

Cloches et Champignons

Et le temps s’enfuit, laissant l’hiver derrière lui. La neige se mit à tomber et au milieu de la nuit, on entendit au loin une musique qui s’approchait. C’était les chants de Noël de la grande cathédrale Saint-Maclou de Pontoise et dans la boutique Isandra les beaux objets se sont animés jusqu’au petit matin et Pontoise se souviendra très très longtemps d’une bonne odeur de cannelle et de chocolat, des parfums du bout du monde …

A Noël je n’ai pas plus envie de rose que je ne voudrais de neige au printemps. J’aime chaque saison pour ce quelle apporte.
William Shakespeare

Julie34_nEspace Gingko'ArtIsandra

 

 

 

IMAGINE LES ANIMAUX de DAN JACOBSON : soirée dédicace à l’espace GINGKO’ART 

L’ESPACE CULTUREL GINGKO’ART ET LES ÉDITIONS ISANDRA, PRÉSENTENT LE 19 NOVEMBRE PROCHAIN À PARTIR DE 18H30: LE NOUVEAU LIVRE DE DAN JACOBSON, « IMAGINE LES ANIMAUX », UNE SOIRÉE PLACÉE SOUS LE SIGNE DE LA DÉDICACE ET DU DIALOGUE AVEC LES ARTISTES PHOTOGRAPHES AURÉLIANE CHAILLET-VESTUR ET CATHERINE GUGELMANN AINSI QUE L’ARTISTE NUMÉRIQUE ENZO ABAK. ENTRE CRÉATION ANIMALIÈRE ET SUBLIGRAPHIES…

Quand le Possible devient Réel…

Le Maxi réalisme

C’est un mouvement réaliste imaginaire, un décalage par rapport au temps présent, passé, 
ou futur entre deux mondes qui se rejoignent, créant ainsi une virtualité plausible.
 Physiquement, tout est possible, concrètement le rêve l’emporte sur la réalité. Le Maxiréalisme s’éloigne du réalisme photographique, n’est pas figé comme l’hyperréalisme, plus humain, pas statique mais scénique, intimiste ou humoristique. Les toiles généralement de grand format, sont brossées ou lissées avec une exigence du dessin et de la perspective poussée à l’extrême de façon à perturber l’œil du spectateur et à créer l’ambiguïté entre le Rêve et le Réel.
 Le Maxiréalisme apporte une créativité contemporaine nourrie par l’héritage de nos anciens Maîtres.

Rimbaud n’avait-il pas des visions de Bateau Ivre lorsqu’il longeait la seine?”
Dan Jacobson.

Ce peintre absorbe le temps pour le remodeler dans un dérèglement qui prend tout son sens. Ses tableaux expriment l’éventualité d’une rencontre entre deux mondes complètement opposés et ne pouvant s’unir que par la force du rêve et de la perception. Le droit au rêve devient une réalité. Les normes du raisonnable se modifient au profit de l’impensable. Par le biais de sa peinture et de ses aquarelles, Dan Jacobson nous guide vers d’autres dimensions parallèles affleurant notre présent. Parfois, elles se résument à la téléportation d’un élément. Mais elles peuvent aussi se transformer en une confrontation entre deux époques. En clair, l’impossible n’est possible que lorsqu’il n’y a plus de barrière. Et cet obstacle, c’est le temps. L’artiste nous en livre la clé par le truchement d’un imaginaire bien plus que réel. Et c’est là le « Paris » de Dan Jacobson.

Extrait de « Arts  Actualités Magazine » de Harry Kampianne.

J’ai heurté, savez-vous, d’incroyables Florides
Mêlant aux fleurs des yeux de panthères à peaux
 d‘hommes !
Des arcs-en-ciel tendus comme des brides

Sous l’horizon des mers, à de glauques troupeaux !

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Dan Jacobson est un peintre français contemporain, né en 1942 à Paris. Il vit entre ses ateliers du Val d’Oise et de Paris.

Diplômé de l’Ecole Supérieure des Arts Graphiques ESTIENNE, ses professeurs sont Albert Flocon et Jean Cluseau Lanauve.

1962 : Il Obtient le Grand Prix de l’Art et l’Industrie aux Beaux Arts de Paris.

La Marine Nationale lui commande un reportage de 40 aquarelles sur la vie des marins à la base d’Hourtin.

Parallèlement à sa peinture, il exerce une activité de Directeur Artistique dans les grandes agences de publicités parisiennes.

1975 : Roger Tagliana lui offre les cimaises de la « Maison de Van Gogh » à Auvers sur Oise pour sa première exposition, avec un reportage télévisé par Micheline Sandrel sur FR3.

1978 : la galerie Drouant lui décerne le prix de la Jeune Peinture parrainé par TOFOLI ;
il y exposera régulièrement.

Ses expositions à thème  se multiplient dans les galeries  en France et à l’étranger :
 » la mer et les marins pêcheurs, passion pour la voile, les marchés, les bistrots, Paris d’Hier et d’aujourd’hui, Evasion, à Fleur d’eau » ( galeries les Heures Claires / Médicis / la Caverne des Arts/ les Orfèvres / Drouant / Saint Roch / Colette Dubois / Arts Expo / Opéra Gallery / l’Orée du Rêve …)

1995 : création du mouvement « MAXIREALISTE » au Salon COMPARAISONS;
il en devient le chef de file.

Pendant la Coupe du Monde de Football, il expose au Toit de la Grande Arche
ses grandes toiles « Imagine Paris » …

Depuis l’Edition 1999, Dan figure au « BENEZIT »

2001 : Il est l’invité officiel à MEXICO de « FRANCIA 2001 » organisé par le centre Français du Commerce Extérieur.

2002 : Acquisition d’une de ses œuvres par le Musée de la Marine.

2005 : Le Député Maire Axel PONIATOWSKI invite au Centre d’Art Jacques Henri Lartigue de l’ISLE ADAM « Dan Jacobson et les Maxiréalistes ».

Invité d’honneur dans plusieurs salons, il est Sociétaire du Salon d’Automne / Comparaison / SNBA / Salon du Dessin et de la Peinture à l’eau / Salon de la Marine.

Ses œuvres figurent dans de nombreuses collections particulières.

Auréliane Chaillet-Vestur

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EXCLUSION

L’artiste nous propose ici un travail plongeant dans le monde de Kafka et de « La Métamorphose ».

C’est en utilisant la métaphore des insectes que je souhaite parler du phénomène d’exclusion que ressentent, de par une différence quelle qu’elle soit, des personnes au sein d’une société. Au travers de paysages et de portraits hybrides, l’insecte, sans nul doute l’animal le plus exclu de notre société, qui nous inspire peur, curiosité, sentiment d’envahissement et dégout se mêle à l’humain dans une représentation fantastique très imagée. L’exclu, en marge, devient tel qu’il est perçu ; un parasite qui ne peut que se greffer à une société qui le repousse.

Ces images volontairement fantastiques pour la plupart d’entre elles résultent de ma volonté de faire passer un message face à ces exclusions autrement que par un reportage plus proche de la réalité. Ma passion des insectes a également pesé dans mon choix de ce sujet et c’est en ramenant ces « petites bêtes » à une échelle humaine que je souhaite attirer l’attention sur ceux à qui nous ne prêtons que rarement attention.

Ce travail de photographie contemporaine cherche à faire passer un message mais aussi à provoquer chez vous, contemplateurs, des émotions et des interprétations qui vous seront propres.

« L’araignée qui fait peur est écrasée, le phasme parmi ses branchages est occulté, le papillon de nuit drogué de lumière est ignoré jusqu’à sa funeste overdose, une cité de fourmis devenue gênante gazée. »

Catherine Gugelmann.

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Née en 1969, Catherine Gugelmann commence la photo à 16 ans.

Après des études de cinéma, elle travaille comme photographe indépendante puis, depuis 2001, avec l’Agence France Presse et l’agence Opale. Tout en privilégiant le portrait, elle développe un travail personnel présenté en expositions, mêlant numérique et argentique, autour du street art, du corps et des portraits d’animaux. »

J’ai voulu donner une vision pérenne à ces silhouettes fugaces, prolonger la durée de vie de ces visions.

Pour la présentation de l’exposition « Jungle urbaine » autour de la création animale:

« Jungle urbaine » présente un panorama incomplet et partial de la créativité de la représentation animale dans le street art, à travers des photographies réalisées à Paris, Berlin, Marseille, Bruxelles ou New York. Alors que le contexte urbain accentue la frontière entre Nature et Culture, une faune exilée hante les murs des capitales et interroge sur la présence de l’animal dans nos vies. Bestiaire ludique où animaux réels et imaginaires affichent leur personnalité, s’imposant, démesurés, sur toute une façade ou à déceler, minuscules, au détour d’une ruelle.

J’ai voulu mêler numérique et argentique dans ma démarche. Avec le numérique, faire la prise de vue, nettoyer les traces et dégradations, et ajuster la réalité à mon idée. Avec l’argentique, retrouver la poésie de l’aléatoire, utiliser des plaques de verre du début du XXème siècle et leur émulsion chimique altérée comme ces surfaces de mur soumises aux diktats du temps qui passe.

J’ai voulu donner une vision pérenne à ces silhouettes fugaces, prolonger la durée de vie de ces visions colorées qui égayent la ville et sont vouées à disparaître sous les graffs d’autres artistes, les tracés intempestifs du vandalisme, les manifestations météorologiques ou sous le Torcher des services de la ville

Enzo Abak

enzoabak

Cette série de peintures numériques est teintée d’influences
hétéroclites et baroques.

Par ce biais je souhaite donner à mes vanités une liberté visuelle et symbolique plus large. J’évite de les rattacher trop explicitement à une époque ou un courant esthétique donné.

Elles oscillent entre la représentation sacralisée de la mort, la farce et l’effroi.

Pour ces variations, j’ai puisé l’inspiration non seulement dans des représentations très contemporaines de la mort, mais aussi dans des évocations plus tribales.

Invoquer les anciens esprits à travers les masques rappelle parfois l’effet de sidération produit par la diffusion continuelle d’images macabres déversées jusqu’à l’overdose par les médias actuels.»

Ces mises en scène revêtent un esthétisme souvent douteux, voire choquant.

Cette prolifération virtuelle finit par désincarner la mort dans nos cultures, mais

le magnétisme qu’elle exerce reste naturellement aussi fort.

Une telle déréalisation m’apparaît comme une tentative, vaine par définition, de se soustraire à la décrépitude programmée. Le besoin de rentrer dans une transe visuelle qui ne livre aucun secret. Son pouvoir hypnotique réside dans la boulimie de représentations qu’elle exhibe.

J’expose ce télescopage visuel pour en tirer une harmonie paradoxale, comme si
elle relevait d’une constante universelle, voire d’une nécessité culturelle.

Nous étions trois ou quatre au bout du jour assis
A marier les sons pour rebâtir les choses
Sans cesse procédant à des métamorphoses
Et nous faisions surgir d’étranges animaux
Car l’un de nous avait inventé pour les mots
Le piège à loup de la vitesse
Garçon de quoi écrire
Et naissaient à nos pas
L’antilope-plaisir les mouettes compas
Les tamanoirs de la tristesse
Images à l’envers comme on peint les plafonds
Hybrides du sommeil inconnus à Buffon
Êtres de déraison Chimères
Vaste alphabet d’oiseaux tracé sur l’horizon
De coraux sur le fond des mers
Hiéroglyphes aux murs cyniques des prisons
N’attendez pas de moi que je les énumère
Chasse à courre aux taillis épais Ténèbres-mère
Cargaison de rébus devant les victimaires
Louves de la rosée Élans des lunaisons
Floraisons à rebours où Mesmer mime Homère
Sur le marbre où les mots entre nos mains s’aimèrent
Voici le gibier mort voici la cargaison
Voici le bestiaire et voici le blason
Au soir on compte les têtes de venaison
Nous nous grisons d’alcools amers
O saisons
Du langage ô conjugaison
Des éphémères
Nous traversons la toile et le toit des maisons
Serait-ce la fin de ce vieux monde brumaire
Les prodiges sont là qui frappent la cloison
Et déjà nos cahiers s’en firent le sommaire
Couverture illustrée où l’on voit Barbizon
La mort du Grand Ferré Jason et la Toison
Déjà le papier manque au temps mort du délire
Garçon de quoi écrire

invitation

Louis Aragon évoque, dans ce poème intitulé « Les mots m’ont pris par la main »
(Le Roman inachevé, 1956), la période au cours de laquelle le groupe surréaliste élabora les principes de l’écriture automatique.

couverture

 

Exposition : Artistes coréens en France, musée Cernuschi, d
u 16 octobre 2015 au 7 février 2016

A l’occasion de l’Année de la Corée en France, le musée Cernuschi organise une exposition consacrée aux artistes coréens contemporains ayant travaillé ou travaillant toujours en France.

L’Année France-Corée 2015-2016, qui vient célébrer les 130 ans de l’établissement des relations diplomatiques entre les deux pays, a été inaugurée le 18 septembre 2015. Elle marque la volonté des deux pays d’intensifier et de densifier leurs relations, de valoriser toute la richesse et la diversité de leurs échanges résolument tournés vers l’avenir.

Cette Année propose, en France puis en Corée, des événements culturels d’envergure dans les musées, les théâtres, les salles de concert mais aussi des manifestations dans les espaces publics. Associant toutes les formes artistiques, des plus classiques aux plus novatrices (art digital, twittérature, etc.), elle réunira aussi tous les publics lors de grands événements sportifs, scientifiques ou encore gastronomiques. Dans le domaine économique, elle permettra de valoriser tous les savoir-faire d’excellence et les pratiques innovantes, tout en favorisant les relations commerciales déjà très dynamiques entre les deux pays. Sur le plan universitaire et scientifique, elle développera des partenariats structurants entre les établissements supérieurs d’enseignement et de recherche.

Bénéficiant d’une volonté et d’une implication politique aux plus hauts niveaux, l’Année France-Corée offrira une visibilité nationale et une ouverture internationale à de nombreux opérateurs français, aux collectivités territoriales, aux partenaires publics et privés qui permettent sa mise en œuvre.

Privilégiant le dialogue et les regards croisés, l’Année France-Corée 2015-2016 permettra de renforcer toutes les formes de coopération pour construire ensemble un partenariat global pour le XXIe siècle.

Artistes coréens en France
16 octobre 2015 – 7 février 2016 au musée Cernuschi



A l’occasion de l’Année de la Corée en France, le musée Cernuschi organise une exposition consacrée aux artistes coréens contemporains ayant travaillé ou travaillant toujours en France.

Attirés à partir des années 1950 par le rayonnement culturel de Paris, ces derniers ont étudié dans la capitale, se sont intégrés aux milieux artistiques français et ont, par leur travail, participé activement au renouveau de la peinture coréenne ainsi qu’à sa diffusion en Europe.

Bang Hai Ja, photo 1

Bang Hai Ja

L’exposition propose une approche historique et thématique de ce sujet à travers des sections consacrées à la génération des pionniers de l’art coréen contemporain, à l’Académie de peinture orientale, aux rapports entre artistes coréens et école de Paris,  aux conséquences de la pratique calligraphique sur l’œuvre de ces artistes, à l’intérêt porté à des matériaux traditionnels ainsi qu’à leur attrait pour la valorisation des processus créatifs.

Moon Shin, 2

Moon Shin

Les plus importants artistes coréens du XXe siècle, ainsi que quelques artistes plus jeunes, sont présents dans l’exposition: Pai Unsung, Rhee Seund Ja, Kim Whanki, Lee Ungno,  Bang Hai Ja, Han Mook, Moon Shin, Nam Kwan, Park Seo- Bo, Kim Tschang-Yeul, Yun Hyong-Keun, Shim Kyung Ja, Lee Bae, Chung Sang-Hwa, Paek Youngsu, Kim Guiline, Park In-Kyung, Hong Insook, Lee Jinwoo, Chae Sung-Pil, Won Sou-Yeol, Yoon-Hee.

Kim Tschang-Yeul, 3

Kin Tschang Yeul

Les soixante œuvres exposées proviennent des collections du Musée Cernuschi, du Musée national d’art moderne  et contemporain de Corée, du musée Lee Ungno de Daejeon ainsi que de collections privées.

Cette exposition  s’inscrit dans les manifestations de l’Année France-Corée 2015/2016/www.anneefrancecoree.com.

Lee Ungno, 4

Lee Ungno

Elle est organisée avec le soutien de l’Institut français, de la Société des Amis du Musée Cernuschi et le concours du Musée Lee Ungno de Daejeon (Corée).
Elle a bénéficié de l’aide de Dior Parfums et de la Fondation Loo & Lou sous l’égide de la Fondation de Luxembourg.

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Kim Whanki

Figurations coréennes 16 octobre – 7 novembre 2015 à la mairie du 8e arrondissement de Paris, 3 rue de Lisbonne 75008 – Paris



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Lee Bae

Tandis que les artistes présentés au musée deviennent pour la plupart de grands peintres abstraits, la mairie du 8e arrondissement , en partenariat avec le musée Cernuschi et la Société des Amis du Musée Cernuschi, propose au public des oeuvres figuratives d’autres artistes. Leurs choix de techniques, traditionnelles ou occidentales, leurs styles et leurs expérimentations témoignent de leur rapport complexe à la figuration. Ils révèlent aussi leurs différentes sensibilités et leur relation contrastée à leur culture d’origine.

Artistes présentés : Son Seock, Yi Myung-Rim, Tchine Yu Yeung, Yoo Hye-Sook, Moon Chang-Dawn, Hwang Hosup, Jeung Hyun, Kwak Soo-Young, Kwum Sun-Cheol, Min Jung-Yeon.

Commissaire :
Mael Bellec, conservateur du patrimoine au musée Cernuschi – See more at: http://parismusees.paris.fr/fr/exposition/seoul-paris-seoul#sthash.ilSieIEU.dpuf

YI MYUNG RIM

L’Art de l’artiste coréenne Yi Myung Rim, aide l’homme à être le plus paisible, car il lui permet de réagir contre un certain processus d’aliénation spirituelle, dont les métaphysiques de la matière et de l’esprit représentent les moments extrêmes. Céder à ce processus, c’est se précipiter dans l’une ou l’autre de ces abstractions inhumaines, fatalistes qui s’appellent existentialisme et angélisme. La vraie culture est au contraire un protocole de conscience.

Yi Myung Rim

Yi Myung Rim

Le labyrinthe d’une œuvre se révèle être le mystère d’une femme.

Des conceptions originales définies par le temps, l’espace, les variations chromatiques de la lumière ainsi qu’une observation rigoureuse de la nature. Se confondre dans l’essence même des protocoles d’évolution que seul les mouvements perpétuels imposé par « Dame Nature », préfaces à l’interprétation du trait et des gestes des pinceaux de soie qui déposent le précieux produit noir; l’encre de Chine…

Des conceptions originales définies par le temps, l’espace, les variations chromatiques de la lumière ainsi qu’une observation rigoureuse de la nature.

La peinture de Yi Myung Rim est un langage, un moyen de communiquer, un moyen de liaison entre la nature sauvage et la nature humaine: une preuve de l’existence, mais aussi de confiance dans cette existence. Si par époque de création originale l’on retranche certaines œuvres et avec elles le vœu de l’abstraction totale renonçant désespérément de croire au nirvâna pictural, il n’y a pas dans toute son œuvre accomplie, de peinture irréaliste, ni pessimiste, et c’est là une des supériorités incontestables de la peinture poétique de l’artiste; toujours présent une description du monde naturel et surnaturel, de la terre et du ciel, de la vie et de l’espace.

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Ateliers balade-écriture à l’Espace Gingko’Art de Pontoise

Y-a-t-il un sens dans l’action d’écrire, qui serait entièrement indépendant du contenu? Une sédimentation du temps de l’écriture? Une signification qui pourrait apparaître dans la ligne écrite elle-même? Y-a-t-il quelque chose qui est propre à l’écriture de l’écriture, de toute écriture, peu importe son lexique? Ce sont là quelques-unes des questions que pose L’écriture de l’écriture. Chacune des œuvres photographiques d’Auréliane Chaillet-Vestur de l’exposition incarnent ainsi la quête d’un sens en dehors de la signification conventionnelle des signes scripturaux.

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 » L’écriture est la peinture de la voix. »
Voltaire

Auréliane Chaillet-Vestur, photographe, qui expose en ce moment au Gingko’Art, souhaite lier à son projet artistique toutes les formes créatives possibles. Elle a fait appel aux Ateliers balade-écriture, (Les mots…ma muse), animé par Marie-Véronique pour «poser» des mots sur ses photographies.

Avec sa série «Exclusion», l’artiste nous propose un travail plongeant dans le monde de Kafka et de «La Métamorphose», c’est donc ce thème qui sera le fil rouge d’un atelier d’écriture que nous vous proposons ce samedi 10 octobre 2015, à l’espace culturel, Vous êtes attendus dès 14 h pour partager un moment créatif, chaleureux et original.

Qu’est-ce qu’un atelier balade-écriture?

C’est un moment qui se décompose en deux temps :

  • Une première partie de découverte au cours d’une rencontre avec un artiste, d’une balade, d’une visite d’un lieu ou d’une exposition… ;
  • Une seconde partie où le groupe, guidé par des propositions d’écriture inspirantes, écrit et partage les textes produits.

Vous croyez ne pas savoir écrire, ne rien avoir à dire… Détrompez-vous et laissez-vous aller, les mots connaissent le chemin du stylo à la feuille.

Les Ateliers balade-écriture ont lieu le 2ème samedi de chaque mois depuis janvier 2015.

Plus de renseignements et réservation sur www.lesmotsmamuse.com (formulaire contact)

Les mots… ma muse, au travers des Ateliers balade-écriture, soutiennent et développent la pratique de l’écriture créative. Participer aux ateliers c’est tout aussi bien se concentrer sur soi-même que s’ouvrir aux autres. C’est aussi se laisser surprendre par son écriture ; chacun s’exprime, partage ses expériences et est écouté sans aucun jugement dans le plus grand respect de la personne et de sa créativité.

Boissons et grignotage offerts. Participation 10 €.

Sans doute, un des plus importants progrès de l’humanité a été l’écriture, mais bien souvent les gens ignorent les difficultés et le temps que cette conquête a demandé. À l’école on présente l’écriture comme quelque chose qui a toujours existé. De cette façon, les enseignants perdent l’occasion de décrire une histoire fascinante qui pourrait enchanter les enfants et augmenter leur curiosité pour apprendre ces techniques d’expression et de communication anciennes et raffinées.

Non seulement les enfants, mais aussi de nombreux adultes ne réfléchissent pas au processus complexe qui a amené l’écriture dans notre existence. Si vous êtes intéressés à connaitre un peu plus sur la naissance de l’écriture, rejoignez moi dans les paragraphes suivants pour un retour dans le temps à des milliers d’année de notre époque. Nous ferons aussi quelques expériences sur l’écriture. La naissance de l’écriture est un processus long et très intéressant, et je suis convaincu qu’à la fin de cet article vous voudrez en savoir plus sur ce sujet.

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 » Les choses les plus belles sont celles que souffle la folie et qu’écrit la raison »
André Gide

Une analyse d’œuvre d’art, même modeste, doit être faite à votre niveau d’abord. Voici quelques éléments méthodologiques pour vous aider, mais rien ne doit être figé, immuable. Une œuvre c’est du sens mis en formes sensibles. On peut donc l’aborder par le sensible. L’interaction de ces deux aspects enrichit l’analyse, qui ne peut être exhaustive. Se mêlent forcément une résonance universelle et un écho tout personnel. Le mouvement doit logiquement être percevoir, comprendre connaître, apprécier. Ne pas commencer par le « j’aime/ je n’aime pas », qui peut fermer les portes. La critique devient possible dès lors que l’on approfondit. Éviter de ne choisir que des oeuvres que vous aimez (aime-t-on le programme de géographie ou de maths ? la question ne se pose pas ? pas plus en histoire des arts !). Les élèves n’ont pas d’a priori négatif sur l’art contemporain. 

L’invention de l’écriture

Dans les temps anciens, personne de savait que l’écriture devait être inventée et sa découverte à été le fruit d’avancées continues, à travers un processus qui s’est déroulé pendant des milliers d’années qui s’est enrichis au fur et à mesure de différents développements. L’invention de l’écriture s’est fait de manière indépendante en différents endroits du globe et a suivi à chaque endroit les mêmes étapes fondamentales. Au début, pour indiquer une chose les gens utilisaient une image ou un symbole conventionnel. Ils ont eu ensuite progressivement recours à une écriture phonétique semblable à celle utilisée pour les rébus, puis ont utilisé une écriture syllabique pour enfin arriver à une écriture alphabétique.

Avant l’écriture

Vers la fin du paléolithique, il y a 30 – 40 000 ans de cela, les hommes commencèrent à tracer des graffitis et des peintures sur la roche et les murs des grottes. C’est à peu près à la même époque que remontent les plus anciens fragments d’os et les galets avec des encoches que l’on a trouvé. Malheureusement, nous ne connaissons précisément ni le but de ces magnifiques images d’animaux peintes sur les grottes, ni le but des signes répétés. Les peintures d’animaux étaient probablement l’objet de rites magiques pour les chasseurs, alors qu’il semble que les encoches gravés sur les os ou la pierre pouvaient être un moyen de compter des choses, comme par exemple les jours qui passaient, les mois lunaires, ou les proies capturées.


Des origines multiples

Il n’y a pas une origine unique à l’écriture; elle est née de manière indépendante dans différentes parties du monde. Il semblerait que les premières civilisations qui utilisèrent l’écriture furent les Sumériens et les Egyptiens dans les alentours de 3500 – 3300 av.JC. Il n’est pas possible de dire précisément laquelle des deux civilisations inventa l’écriture en premier, bien qu’il parait que l’écriture égyptienne ait eu des influx sumériens et non vice versa. C’étaient deux civilisations qui maitrisaient l’agriculture et le commerce depuis des millénaires et qui éprouvaient le besoin d’un système de notation des produits de l’agriculture. Souvent, les souverains imposaient des taxes à leurs sujets, taxes prélevées en pourcentages de la production agricole. Ils utilisaient ces ressources pour payer la construction des palais et des temples, pour maintenir l’armée, la cour, etc. Pour faciliter les échanges les gens éprouvèrent le besoin d’annoter les denrées. Il en allait de même pour les offrandes acheminées au temple. L’invention de l’écriture fut suivie de prés par des inventions typiques de l’âge Néolithique, comme la construction des cites, l’utilisation du bronze, l’invention de la roue, le tour de potier et du métier à tisser. A cette époque, l’agriculture et l’élevage s’étaient affirmés et il était de plus en plus important d’être capable de tenir le compte des denrées et des personnes sur des documents et lors des transactions commerciales.

De lents progrès

En Syrie, il y a 10 000 ans, les gens utilisaient jetons en argile de différentes formes pur indiquer les produits agricoles. Par exemple, un jeton en forme de coin et avec une croix gravée représentait un mouton. Une jeton conique faisait référence à une mesure de blé, un jeton ovoïdal indiquait une amphore d’huile, etc. pour faire la différence entre les moutons, les brebis et les agneaux, les jetons étaient gravés avec différentes marques. Pour signifier 20 moutons, les gens utilisaient 20 jetons. Ce système sera encore utilisé pendant des millénaires. En 3500 av.JC, les fonctionnaires des magasins du palais pour éviter de perdre des jetons les rangeaient dans des boules d’argile creuses et scellés (bullae). Sur ces bulles, ils représentaient la forme et la quantité des jetons qu’elles contenaient. Apres 300 ans environ, les jetons furent supprimés et les boules d’argile creuses laissèrent la place à des tablettes d’argile sur lesquelles on représentait simplement la forme et la quantité des jetons. Ces tablettes étaient plus petites et plus faciles à utiliser que les lourdes boules creuses. Ainsi, les objets tridimensionnels du départ furent remplacés par des tablettes plates figurant des objets en deux dimensions, plus pratiques à transporter et à ranger.

L’écriture cunéiforme

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Le terme d’écriture cunéiforme vient du fait que cette écriture se composait de signes qui ressemblaient à de petits coins, en latin : cuneus. Au tout début, l’écriture cunéiforme n’était pas composée du tout de coins et sur les tablettes d’argile les scribes gravaient la forme des objets à représenter et les signes indiquant des nombres. En général, les animaux domestiques et les produits de l’agriculture étaient représentés par des signes conventionnels alors que pour d’autres objets et pour les animaux sauvages il était de coutume de les dessiner en représentant leurs caractéristiques distinctives. Malheureusement, quand les scribes gravaient l’argile avec un stylet pointu ils causaient des fissures et le détachement de fragments argileux. Ils devaient donc nettoyer en permanence les dessins pendant qu’ils les gravaient sur la tablette. Pour éviter ces désagréments ils commencèrent à imprimer des marques droites à l’aide d’un stylet.

Ceci avait pour conséquence d’altérer le dessin. Les courbes étaient remplacées par des marques droites et les figures perdaient de leur réalisme. Au fil des siècles, les pictogrammes utilisés par les Mésopotamiens se transformèrent en un procédé de schématisation. A la fin, les figurant étaient méconnaissables. Elles étaient devenues des symboles abstraits. Leur signification n’était plus reliée à l’image originale que les gens n’étaient plus capable de reconnaître.

Comme je l’ai dit, l’écriture qui était née à des fins administratives s’est enrichie de signes ayant une valeur phonétique qui permettaient d’écrire des mots qu’on ne pouvait pas représenter par une image, comme les noms de familles et les concepts abstraits. Cette écriture s’est enrichie de figures qui dépeignaient des objets de la nature, des actions, etc.… le système d’écriture qui s’est développé était mixte, contenant aussi bien des pictogrammes, des phonogrammes que des symboles numériques.

L’écriture cunéiforme se répandit dans une bonne partie dans l’ancien Moyen Orient et était utilisée par des peuples différentes comme les Sumériens, les Akkadiens, les Babyloniens et les Assyriens. La plupart de ces peuples parlaient un langage sémitique, mais le système cunéiforme était aussi utilise par des peuples qui parlaient des langages Indo-Européens,

comme les Hittites. Il était aussi utilise par les Egyptiens pour communiquer avec les princes de la cote orientale de la Méditerranée. L’écriture cunéiforme fut utilisée pendant des millénaires jusqu’à ce qu’elle soit remplacée par l’écriture alphabétique, qui était beaucoup plus facile à apprendre et à utiliser. Cependant l’écriture cunéiforme n’a pas disparue au moment ou l’écriture alphabétique est entrée en vigueur. Elle a survécu pendant de nombreux siècles parce que les scribes la considéraient comme supérieure pour exprimer les subtilités du langage et de la pensée.

L’écriture hiéroglyphique

Les origines de l’écriture hiéroglyphique fut à peu prés contemporaine de l’écriture cunéiforme. Elle n’évolua pas vers la structure cunéiforme, mais garda un aspect pictographique des symboles. Cela était probablement du au fait que les Egyptiens n’utilisaient pas de support en argile pour écrire mais des papyrus, des bois et des murs en pierres polies comme ceux des temples. Durant son évolution, l’écriture hiéroglyphique eut quelques influencés par les sumériens, mais développa sa voie originale. Ses symboles dérivaient des objets de la vie de tous les jours du peuple égyptien. A la différence de l’écriture sumérienne, qui pendant longtemps a été utilisée dans les documents de comptes exclusivement, assez vite l’écriture égyptienne a rapidement été utilisée pour écrire, c’est ainsi que les Egyptiens commencèrent à écrire des documents et des textes de littérature bien longtemps avant les Sumériens.

A l’instar des Sumériens, les Egyptiens utilisaient des pictogrammes pour indiquer des objets et des phonogrammes pour représenter des sons. La langue égyptienne n’était pas exactement une langue sémitique, mais lorsqu’ils écrivaient les Egyptiens utilisaient principalement des consonnes. Selon le nombre de consonnes qu’ils représentaient, les phonogrammes étaient séparés en quatre-lettre, trois-lettre, deux-lettres et une-lettre. En raison du fréquent usage des phonogrammes, l’écriture hiéroglyphique était pour la plupart phonétique. Plus tard, les phonogrammes composés d’une seule lettre furent appelés “signes alphabétiques”. Depuis le début, les Egyptiens disposaient de lettres alphabétiques qu’ils utilisaient comme n’importe quel signe parmi tant d’autres. Ils avaient la possibilité d’utiliser une écriture purement alphabétique mais ils ne l’ont pas fait parce qu’ils ont toujours préféré utiliser le riche répertoire de hiéroglyphes dont ils disposaient. En utilisant les phonogrammes, pictogrammes et déterminatives, les hiéroglyphes étaient aussi un langage mixte et pour la plupart phonétique.

Les écritures Linéaire A et Linéaire B

Dans la première moitié du IIème millénaire av.JC, les Minoens en Crète utilisaient une écriture qui n’a pas encore été décryptée: la linéaire A, de claire dérivation Egyptienne. Quand les Mycéniens conquirent Crête, ils adoptèrent la linéaire A pour écrire dans leur propre langue, le grec ancien. Cette écriture, appelée la linéaire B, remplaça la précédente. Ces deux écritures étaient écrites sur des tablettes d’argile, mais ce n’était pas du cunéiforme. Elles utilisaient des caractères syllabiques et n’avaient rien à voir avec l’écriture alphabétique. La linéaire B disparut à cause de la destruction des palais Mycéniens qui eut lieu entre le XIII et le XIIème siècle av.JC. A cette période, les grandes civilisations de l’âge de bronze, de la mer Egée s’éteignirent soudainement. Des siècles de difficultés sérieuses suivirent et la population de cette région diminua de manière drastique. La Grèce redécouvrit l’écriture seulement 4 siècles plus tard, avec l’arrivée de l’alphabet Phénicien.


Les écritures alphabétiques

Dans le moyen Orient, on a trouvé des témoignages diffus d’essais d’une écriture plus simple que celles cunéiforme ou hiéroglyphique. Au XIV ème siècle av.JC, à Ougarit, une ville au nord sur la cote Syrienne, un alphabet cunéiforme se développa. L’écriture ougaritique fut utilisé jusqu’à la destruction de la ville en 1180 av.JC. Un autre alphabet cunéiforme fut utilisé dans le 500 av.JC dans la région de l’actuel Iran pour écrire en Perse ancien.


L’écriture alphabétique phénicienne

Maintenant, imaginez qu’entre 1900 et 1800 av.JC. Vous étiez un mineur et que vous travailliez pour les Egyptiens dans des mines de cuivre et de turquoise. Souvent vous côtoyez des hiéroglyphes et vous savez qu’ils font partie d’une écriture mais vous ne savez pas la lires, aussi car vous parlez un langue sémitique, différente de celle des Egyptiens. Vous voulez écrire des inscriptions votives aux Dieux, afin qu’ils vous protègent dans votre travail dangereux, mais vous ne savez pas comment vous y prendre. En observant les hiéroglyphes, vous avez l’idée d’en utiliser certains pour faire référence à des sons. De manière à mieux les mémoriser, chaque figure indique le premier son de son nom (acrophonie). Par exemple, la tête de taureau ou de bœuf (en sémitique ‘aleph) pour indiquer la lettre A (dans ce cas là il est orienté avec le museau vers le haut et les cornes vers le bas), la plante de maison (en sémitique Beth) pour indiquer le b, la paume de la main (kaph) pour indiquer le k, l’eau (Mem) pour signifier le m et ainsi de suite .

De cette manière, vous obtenez un système d’écriture contenant seulement 22 signes. De par sa simplicité, il peut être appris par tous et ne demande plus des années d’étude comme pouvaient le demander le système cunéiforme ou hiéroglyphique. Les signes employés furent appelés les lettres. La collection de lettres fut nommée alphabet, et le système d’écriture qui utilisait ce genre de signes (acrophonique) fut appelé système alphabétique.

Cette écriture était aussi utilisée par les travailleurs occupés à la construction des palais et des temples, par les mercenaires au service du pharaon, et aussi par les marchands. Les inscriptions de Wadi el-Hol, qui sont l’un des premiers exemples de l’écriture alphabétique d’où provenait l’écriture Phénicienne, fut gravée entre 1900 et 1800 av.JC., sur une paroi de roche qui longeait une route militaire reliant Abidos et Thèbes dans la Vallée des Rois.

L’écriture appelée par les archéologues Proto-Sinaitic, parce que cette première inscription fut trouvée dans les mines de cuivre et de turquoise de la Péninsule du Sinai, était utilisée par des hommes de bas rang social pour marquer des courtes inscriptions. Petit à petit l’écriture, aussi connue comme Proto-Canaanite, se répandit et fut ensuite utilisée couramment par les Phéniciens. En observant, vous pouvez voir que de nombreux signes de l’écriture ancienne sont similaires à ceux que nous utilisons aujourd’hui. En effet, notre alphabet provident justement de celui Proto-Sinaitique. Pendant des siècles, ces lettres ont été modifiées et plus tard d’autres ont été ajoutée. Nous pouvons dire que chaque lettre de notre alphabet a une histoire propre.

Le Lettrisme dans l’art

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Le Lettrisme, également nommé Hyper-créatisme ou Hyper-novatisme, est un mouvement né en 1945 avec l’arrivée en France de son créateur Isidore Isou.

Le lettrisme, renonçant à l’usage des mots, s’attache au départ à la poétique des sons, des onomatopées, à la musique des lettres.

Voici la définition qu’en donne Isou en 1947 dans Bilan lettriste: «Art qui accepte la matière des lettres réduites et devenues simplement elles-mêmes (s’ajoutant ou remplaçant totalement les éléments poétiques et musicaux) et qui les dépasse pour mouler dans leur bloc des œuvres cohérentes.» Parmi les premiers poètes lettristes, avec Isou: Gabriel Pomerand, François Dufrêne, Maurice Lemaître, Jean-Louis Brau, Gil J Wolman.

Par la suite, le Lettrisme se définira comme un mouvement culturel fondé sur la novation dans toutes les disciplines du savoir et de la vie, au moyen notamment de La Créatique ou la Novatique, ouvrage rédigé par Isou entre 1941 et 1976. Il est donc nécessaire de distinguer le « Lettrisme » comme mouvement d’avant-garde, et le « lettrisme » comme art basé sur les lettres ou les phonèmes.

Le Lettrisme est l’un des principaux mouvements d’avant-garde depuis le dadaïsme et le surréalisme. Il représente une tentative extrême de dépassement de l’activité créatrice, fondée sur une connaissance rigoureuse des domaines abordés (la kladologie, du grec klados, branche qui signifie littéralement Science des branches de la culture et de la vie, et qui se propose de faire une description profonde et complète de la culture, qu’elle divise en domaines de l’Art, de la Science, de la Philosophie, de la Théologie et de la Technique, dont elle précise les secteurs de recherche et de découverte).

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Qui donc a dit que le dessin est l’écriture de la forme ? La vérité est que l’art doit être l’écriture de la vie.”
Edouard Manet